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11 mai 2021 2 11 /05 /mai /2021 23:08

Peut être une image de texte qui dit ’Shadit on Déconfinement...’

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9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 07:16

 

La Fête de Jeanne d’Arc et du patriotisme est en France une fête nationale officielle instituée par la loi du 10 juillet 1920, adoptée à l’unanimité par la Chambre des députés et le Sénat, sur proposition du député et écrivain Maurice Barrès, quelques semaines après sa canonisation.

Elle est célébrée chaque année, lors du deuxième dimanche du mois de mai (jour anniversaire de la libération d’Orléans, 8 mai 1429, par l’armée française sous le commandement de Jeanne).

Pour en savoir plus ...

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4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 23:18

Sans commentaire

si ce n'est qu'on peut faire suivre ...

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3 mai 2021 1 03 /05 /mai /2021 18:20

Saint Philippe nous montre qui est Saint Jacques ...

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2 mai 2021 7 02 /05 /mai /2021 08:35
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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 09:13

 

Le , à Fourmies, dans le Nord de la France, la manifestation tourne au drame : la troupe tire sur la foule, dix personnes sont tuées, dont deux enfants de onze et treize an. Avec ce nouveau drame, le 1er mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens. Les militants épinglent une églantine écarlate, fleur traditionnelle du Nord, en souvenir du sang versé et en référence à Fabre d'Eglantine.

Plus tard : « République d’assassins » titre La Guerre sociale du 29 juillet 1908. "La République française est le gouvernement qui, en Europe (exception faite de la Russie) fusille le plus d'ouvriers !" proclame par exemple l'affiche de l'Union des syndicats ouvriers, de la Fédération anarchiste du Rhône et du parti socialiste SFIO appelant les travailleurs lyonnais à manifester, le 6 août 1908, salle "du nouvel Alcazar", contre les "tueries de Villeneuve St Georges".

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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 09:05

La fête de saint Joseph, travailleur, a été fixée au 1er mai par le pape Pie XII en 1955. Le monde du travail prend une conscience grandissante de son importance et c'est le rôle de l'Église de lui enseigner toute sa dignité ; la figure de saint Joseph y contribue merveilleusement. Cette fête de saint Joseph est une triple fête patronale : fête de l'Église, fête de la famille et du foyer, fête du travail.

La présence de Jésus dans l'atelier de Nazareth enseigna à saint Joseph le prix des heures pénibles. Le dur labeur, accepté comme une réparation pour le mépris de l'homme des lois de Dieu, a acquis grâce au Christ, une valeur rédemptrice. Artisan avec Dieu créateur, frère de travail de Jésus-Ouvrier, associé au rachat du monde, saint Joseph n'attirera jamais trop les regards et la prière de notre siècle.

C'est pourquoi l'Église, s'inspirant de la Tradition qui baptisa autrefois quantité de fêtes païennes pour les doter d'un contenu chrétien tout nouveau, plaça la fête civile du travail sous le puissant patronage de saint Joseph. Ouvrier toute sa vie, qui mieux que lui rendit grâces à Dieu le Père en son labeur de chaque jour ? C'est ce modeste artisan que Dieu choisit pour veiller sur l'enfance du Verbe incarné venu sauver le monde par l'humilité de la croix.

« N'est-il pas le fils du charpentier ? » disait-on du Sauveur. Joseph, connu à Nazareth comme l'époux de Marie et le père de Jésus, homme juste, sans autres ressources que son métier, Joseph, ce fugitif de la grandeur, nous apparaît comme le modèle achevé de l'ouvrier selon le cœur de Dieu.

Diligence, application, constance, sérénité, abnégation de soi, telles furent les vertus du saint charpentier de Nazareth. Par ses paroles et par ses exemples, Joseph nous enseigne l'humilité, la pauvreté, la mortification du corps et le travail. Quand nous avons, comme dit l'Apôtre, la nourriture et le vêtement, contentons-nous-en ; tenons-nous-en au nécessaire, sans aspirer au superflu. Apprenons du saint charpentier de Nazareth à envisager le travail, non comme un esclavage, mais comme un privilège de grandeur et de noblesse, car le travail expie le péché et sanctifie l'homme.

Rappelons-nous aussi que c'est l'effort et non le succès qui garantit le mérite et la récompense. Sur la terre, le travail est la suprême fonction de l'homme et toute sa vie dépend de la manière dont il sait l'accomplir. Comme saint Joseph, imprégnons notre travail de foi, d'espérance et de charité afin d'obtenir cette transfiguration divine des besognes ordinaires. Cet esprit surnaturel nous évitera le mécontentement et la mauvaise humeur. À l'exemple du saint Patriarche, que la prière se joigne à notre travail afin que notre travail devienne une prière.

Prière de saint Pie X au glorieux saint Joseph modèle des travailleurs :

Glorieux saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l'expiation de mes nombreux péchés ; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations ; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d'employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu ; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés ; de travailler surtout avec pureté d'intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l'œuvre de Dieu. Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche saint Joseph ! Telle sera ma devise à la vie à la mort. Amen

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30 avril 2021 5 30 /04 /avril /2021 11:46
Pour commander la BD et d'autres publications :
 
 
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30 avril 2021 5 30 /04 /avril /2021 10:16

La décroissance

le numéro en kiosque du moment 

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28 avril 2021 3 28 /04 /avril /2021 08:33

Emmanuel Macron s’est rendu mercredi 14 avril 2021 dans le service de pédopsychiatrie du CHU de Reims, afin d'évoquer l'impact psychologique de la crise du Covid-19 et du confinement sur les enfants et les adolescents. Mi-janvier des pédopsychiatres avaient alerté le chef de l'État sur la dégradation de la santé mentale des plus jeunes depuis le début de l'épidémie. Dans ce cadre, de plus en plus de psychologues cliniciens s’inquiètent des effets nuisibles du port du masque sur l’évolution des petits enfants.

Ingrid Riocreux, professeur agrégée de lettres modernes, spécialiste de rhétorique, partage ce danger dans le texte ci-dessous:

L’étiquette d’“anti-masques” est en passe de devenir au moins aussi infamante qu’anti-vaccins ou anti-IVG, c’est dire. Pourtant, il me paraît légitime de s’inquiéter des effets probablement nuisibles de cet accessoire qu’on prétendit inutile avant de le rendre obligatoire et que, désormais, il est si malvenu de critiquer.

Non, porter le masque n’est pas un “petit effort pour le bien de tous”, comme le prétendent de bons citoyens drogués aux chaînes d’info et gonflés de dédain envers les irresponsables qui pensent autrement, dont je suis. Et s’intéresser aux effets du masque sur la santé de ceux qui le portent ne saurait suffire ; on doit envisager ses effets sur les plus petits, trop jeunes pour se le voir imposer, mais qui ne rencontrent plus que des visages masqués.

Il faut être directement en contact avec des bébés pour imaginer les conséquences qu’aura sur eux cette aube de la vie vécue dans un monde de masques. Les pédiatres nous parlent de l’importance du caché- coucou pour acquérir “la permanence de l’objet” : pour Bébé, un visage masqué n’est donc pas un visage, c’est une paire d’yeux ; la bouche qu’il ne voit pas, il ne la devine pas ; et cette voix qu’il entend, il ne sait pas d’où elle vient. Ôtez votre masque devant Bébé : il vous regarde et vous sourit, ou manifeste de la crainte s’il ne vous connaît pas. Autrement dit, il sait qu’il a affaire à une personne. Remettez votre masque : Bébé vous fixe comme il regarderait un objet curieux et inquiétant. Nous sommes nombreux à faire ce constat et il faut rendre hommage à ceux qui tentent de ménager une place pour ce sujet dans le débat public.

En mai dernier, Libération publie une tribune rédigée par des psychologues cliniciennes alertant sur le danger des masques pour l’évolution des jeunes enfants : « Priver le bébé de plus de la moitié du visage de son interlocuteur plusieurs heures par jour entraîne un risque d’incompréhension relationnelle, car le bébé ne peut plus utiliser les canaux habituels pour lire dans le visage de l’adulte la tonalité émotionnelle de l’interaction. Surtout, le visage de l’adulte est un miroir […], et ce sont les états émotionnels du bébé que le visage de l’adulte reflète quand il sourit en réponse à un babillage, ou qu’il exprime son empathie devant ses pleurs. Privé du bas du visage de l’autre, une bonne partie de ces informations infraverbales sont perdues, et l’enfant peut se sentir davantage confus dans ses interprétations. »

Les auteurs du texte parlent « d’un risque d’altération de l’identification des émotions, d’un sentiment d’insécurité, d’une entrave dans le développement de la communication orale, voire, par mimétisme ou par manque de stimulation, une tendance à l’immobilité du visage ». (…)

En octobre, France Culture consacre toute une émission à ce problème l’effet du masque sur « l’apprentissage du langage, la capacité sociale, l’empathie, la lecture des intentions de l’autre et la régulation des émotions », interrogeant des professionnels et une maman qui affirme ôter régulièrement son masque dans la rue quand elle est avec sa fille. Ce sujet est (abordé mi-novembre par France-Info qui rapporte) les propos d’une mère qui révèle (…) qu’elle a accouché masquée et que, depuis sa naissance, son enfant « n’a connu que des gens masqués ». Comment croire que cela puisse être anodin ? (…) (Anne Cognet, l’une des rédactrices de la tribune de Libération, exprime) ce que n’importe qui peut constater lorsqu’il se penche, masqué, vers un bébé : on crée une « situation d’inquiétante étrangeté » qui provoque un « sentiment d’anxiété » suscitant « du rejet ou du repli » ; un « inconfort » qui pousse le bébé à « se couper de ses émotions pour se protéger ».

Serait-ce un problème que les parents ôtent leur masque en présence des tout-petits quand ils ne sont à proximité de personne d’autre ? N’est-il pas aberrant que, depuis sa voiture, une dame courroucée fasse signe de remettre son masque à cette maman qui conduit une poussette, seule sur son trottoir et n’a que son enfant en face d’elle ?

Ce n’est pas du tout un questionnement secondaire que celui de l’avenir des tout-petits qui auront découvert le monde en rencontrant partout des visages masqués. Il faut certainement lutter contre ce coronavirus ; mais si nous produisons une génération de bègues autistes psychotiques et névrosés, aurons-nous vraiment gagné ?

Concluons sur un paradoxe : on s’est interrogé à longueur de débats télévisés et d’articles pour savoir si l’on avait le droit d’ôter son masque pour fumer ; puisque la réponse, semble-t-il, est “oui”, je crois que dès demain, j’allumerai une cigarette pour la promenade en poussette et j’expliquerai plus tard à mon enfant que c’est à cause du coronavirus qu’il a un cancer.

Ingrid Riocreux, dans Valeurs Actuelles du 4 mars 2021 

Merci à EVR.

 

La Langue des médias » d'Ingrid Riocreux - Polémia

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21 avril 2021 3 21 /04 /avril /2021 09:16

CE SOIR SUR C8

Pour commander le DVD

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15 avril 2021 4 15 /04 /avril /2021 21:05

La « forêt » de Notre‐Dame reproduite en maquette par les Compagnons  Charpentiers du Tour de France

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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 21:55

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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 18:38

Jean de La Fontaine aurait 400 ans aujourd'hui.

Lisons-le ! Méditons-le ! Et écoutons-le avec les Frères Jacques !

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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 08:59
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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 08:32

Quasimodo n'est pas seulement le Bossu de Notre Dame de Disney, ou de Victor Hugo ...

 

La quasimodo, aussi appelée deuxième dimanche de Pâquesdimanche in albisdimanche de Saint-Thomas ou Pâques close, est une fête ayant lieu le premier dimanche après Pâques, dans le calendrier chrétien. Dans l'Église catholique romaine, depuis la canonisation de Faustine Kowalska en 2000 par le pape Jean-Paul II, ce dimanche est devenu la fête de la divine Miséricorde.

 

 

Extrait du Liber usualis contenant les premières notes et premiers mots de l'introït en chant grégorien de la quasimodo, qui lui donnent son nom.

L'expression quasimodo est formée à partir des premiers mots latins qui commencent l'introït de ce jour, « Quasi modo geniti infantes, alleluia: rationabile, sine dolo lac concupiscite, ... » (« Comme des enfants nouveau-nés, alleluia : désirez ardemment le pur lait spirituel, ... »), tirés de la Première épître de Pierre (2,2). Une étymologie populaire attribue ce nom au fait qu'il désigne la fête la plus rapprochée de Pâques, qui est donc pour ainsi dire (quasi modo) une deuxième Pâques1. Le mot quasimodo est de genre féminin, mais devrait être de genre masculin selon le linguiste Kristoffer Nyrop2.

C'est aussi le jour où on lit le récit de l'apôtre Thomas refusant de croire à la résurrection de Jésus.

Ce jour est encore appelé dimanche in albis (sous entendu : depositis, « dimanche aux aubes déposées »), car, ce jour-là, les néophytes (adultes baptisés durant la vigile pascale), entrent à la messe vêtus de leurs habits ordinaires, ayant quitté, la veille (samedi in albis deponendis : « samedi aux aubes à déposer »), le vêtement blanc qu'ils portaient depuis leur baptême.

La fête est parfois nommée « Pâques closes » puisque c'est ce jour là que s'achève l'octave de Pâques. L'expression octave de Pâques désigne en général la période de huit jours qui va du dimanche de Pâques au dimanche suivant inclus. Elle est parfois employée pour indiquer le dernier jour de cette période.

 

Issu de Wikipedia.

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 11:39

Jeudi 8 avril, une proposition de loi du député radical de gauche Olivier Falorni pour «une fin de vie libre et choisie» a été débattue à l’Assemblée nationale. L’euthanasie, d’après les sondages, rencontre une adhésion très forte de la part des français. Et pourtant, une société qui légalise cette pratique fait un pas de plus vers la barbarie. Michel Hoellebecq pourfend depuis longtemps dans ses écrits l’euthanasie. Il reprend la plume pour intervenir dans ce débat public.

 

 Proposition numéro 1 : personne n’a envie de mourir. On préfère en général une vie amoindrie à pas de vie du tout ; parce qu’il reste de petites joies. La vie n’est-elle pas de toute façon, par définition presque, un processus d’amoindrissement ? Et y a-t-il d’autres joies que de petites joies (cela mériterait d’être creusé) ?

Proposition numéro 2 : personne n’a envie de souffrir. J’entends, de souffrir physiquement. La souffrance morale a ses charmes, on peut même en faire un matériau esthétique (et je ne m’en suis pas privé). La souffrance physique n’est rien d’autre qu’un enfer pur, dénué d’intérêt comme de sens, dont on ne peut tirer aucun enseignement. La vie a pu être sommairement (et faussement) décrite comme une recherche du plaisir ; elle est, bien plus sûrement, un évitement de la souffrance ; et à peu près tout le monde, placé devant une alternative entre une souffrance insoutenable et la mort, choisit la mort.

Proposition numéro 3, la plus importante : on peut éliminer la souffrance physique. Début du XIXe siècle : découverte de la morphine ; un grand nombre de molécules apparentées sont apparues depuis lors. Fin du XIXe siècle : redécouverte de l’hypnose ; demeure peu utilisée en France.

L’omission de ces faits peut expliquer à lui seul les sondages effarants en faveur de l’euthanasie (96 % d’opinions favorables, si je me souviens bien). 96 % des gens comprennent qu’on leur pose la question : « Préférez-vous qu’on vous aide à mourir ou passer le restant de vos jours dans des souffrances épouvantables ? », alors que 4 % connaissent réellement la morphine et l’hypnose ; le pourcentage paraît plausible.(…)

Les partisans de l’euthanasie se gargarisent de mots dont ils dévoient la signification à un point tel qu’ils ne devraient même plus avoir le droit de les prononcer. Dans le cas de la « compassion », le mensonge est palpable. En ce qui concerne la « dignité », c’est plus insidieux. Nous nous sommes sérieusement écartés de la définition kantienne de la dignité en substituant peu à peu l’être physique à l’être moral (en niant la notion même d’être moral ?), en substituant à la capacité proprement humaine d’agir par obéissance à l’impératif catégorique la conception, plus animale et plus plate, d’état de santé, devenu une sorte de condition de possibilité de la dignité humaine, jusqu’à représenter finalement son seul sens véritable.

Dans ce sens je n’ai guère eu l’impression, tout au long de ma vie, de manifester une dignité exceptionnelle ; et je n’ai pas l’impression que ce soit appelé à s’améliorer. Je vais finir de perdre mes cheveux et mes dents, mes poumons vont commencer à partir en lambeaux. Je vais devenir plus ou moins impotent, plus ou moins impuissant, peut-être incontinent, peut-être aveugle. Au bout d’un certain temps, un certain stade de dégradation physique une fois atteint, je finirai forcément par me dire (encore heureux si on ne me le fait pas remarquer) que je n’ai plus aucune dignité.

Bon, et alors ? Si c’est ça, la dignité, on peut très bien vivre sans ; on s’en passe. Par contre, on a tous plus ou moins besoin de se sentir nécessaires ou aimés ; à défaut estimés — voire admirés, dans mon cas c’est possible. Ça aussi, c’est vrai, on peut le perdre ; mais, là, on n’y peut pas grand-chose ; les autres jouent à cet égard un rôle tout à fait déterminant. Et je me vois très bien demander à mourir juste dans l’espoir qu’on me réponde : « Mais non mais non, reste avec nous » ; ce serait tout à fait dans mon style. Et en plus j’avoue cela sans la moindre honte. La conclusion, j’en ai peur, s’impose : je suis un être humain absolument dépourvu de toute dignité. Un élément de baratin habituel consiste à affirmer que la France est « en retard » sur les autres pays. L’exposé des motifs de la proposition de loi qui va prochainement être déposée en faveur de l’euthanasie est à cet égard comique : cherchant les pays par rapport auxquels la France serait « en retard », ils ne trouvent que la Belgique, la Hollande et le Luxembourg ; je ne suis pas franchement impressionné.(…),

Quand (Anne Bert*)  affirme : « Non, l’euthanasie ne relève pas de l’eugénisme » ; il est pourtant patent que leurs partisans, du « divin » Platon aux nazis, sont exactement les mêmes. (…) Immédiatement après, elle lâche carrément le morceau en affirmant que l’euthanasie « n’est pas une solution d’ordre économique ». Il y a pourtant bel et bien certains arguments sordides que l’on ne rencontre que chez des « économistes », pour autant que le terme ait un sens. C’est bien Jacques Attali qui a insisté lourdement, dans un ouvrage déjà ancien, sur le prix que coûte à la collectivité le maintien en vie des très vieilles personnes ; et il n’est guère surprenant qu’Alain Minc, plus récemment, soit allé dans le même sens, Attali c’est juste Minc en plus bête (…).

Les catholiques résisteront de leur mieux, mais, c’est triste à dire, on s’est plus ou moins habitués à ce que les catholiques perdent à chaque fois. Les musulmans et les juifs pensent sur ce sujet comme sur bien d’autres sujets dits « sociétaux » (vilain mot), exactement la même chose que les catholiques ; les médias s’entendent en général fort bien à le dissimuler. Je ne me fais pas beaucoup d’illusions, ces confessions finiront par plier, par se soumettre au joug de la « loi républicaine » ; leurs prêtres, rabbins ou imams accompagneront les futurs euthanasiés en leur disant que là c’est pas terrible, mais que demain sera mieux, et que même si les hommes les abandonnent, Dieu va s’occuper d’eux.(…)

Demeurent les médecins, en qui j’avais fondé peu d’espérance, (…) certains d’entre eux résistent, se refusent obstinément à donner la mort à leurs patients, et (…) ils resteront peut-être l’ultime barrière. Je ne sais pas d’où ça leur vient, ce courage, c’est peut-être juste le respect du serment d’Hippocrate : « Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ». C’est possible ; ça a dû être un moment important, dans leurs vies, la prononciation publique de ce serment. En tout cas c’est beau, ce combat, même si on a l’impression que c’est un combat « pour l’honneur ». Ce ne serait d’ailleurs pas exactement rien, l’honneur d’une civilisation ; mais c’est bien autre chose qui est en jeu, sur le plan anthropologique c’est une question de vie ou de mort. Je vais, là, devoir être très explicite : lorsqu’un pays – une société, une civilisation – en vient à légaliser l’euthanasie, il perd à mes yeux tout droit au respect. Il devient dès lors non seulement légitime, mais souhaitable, de le détruire ; afin qu’autre chose — un autre pays, une autre société, une autre civilisation — ait une chance d’advenir. (Michel Houellebecq dans Le Figaro du 06 avril 2021)

* : écrivain (1958-2017), militante de l’euthanasie, qui a souhaité se faire euthanasier et a reçu le 2 octobre 2017 dans un hôpital belge une injection létale.

Michel Houellebecq: «Une civilisation qui légalise l'euthanasie perd tout  droit au respect»

Merci à EVR.

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 11:14

Charles Baudelaire aurait eu 200 ans hier ...

 

Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l’ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l’âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l’humeur est vagabonde ;
C’est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu’ils viennent du bout du monde.
– Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or ;
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Dans Les Fleurs du mal (1857)

 

L'invitation au voyage" de Charles Baudelaire -  baudelairedutemps.overblog.com

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 08:28

 

Alors, les vaccinés contre le COVID risquent-ils davantage de mourir ? Oui, selon deux documents officiels.

 

 

J’ai dû me pincer en lisant cette phrase attribuée par Europe 1 à Olivier Véran, citée à de multiples reprises dans les médias français et non démentie à ce jour :

 

« Les personnes vaccinées sont aussi celles qui sont les plus exposées aux formes graves et aux décès en cas d’inefficacité initiale du vaccin ou de réinfection post-vaccinale ou de la virulence d’un variant. »

 

Il s’agit de la citation d’un mémoire, auquel Europe 1 a eu accès, produit par le ministre de la santé pour contester la demande d’un octogénaire qui prétendait obtenir en référé du Conseil d’Etat le droit de ne pas se soumettre aux nouvelles restrictions COVID en mars, du fait qu’il avait reçu ses deux doses du vaccin Pfizer en janvier.

Relisez bien les propos de Véran : il reconnaît qu’être vacciné entraîne un risque plus grand de faire un COVID grave et d’en mourir pendant (suppose-t-on) la période où ledit vaccin n’a pas atteint sa pleine efficacité. Combien de temps ? Pour le requérant, cela faisait entre 6 et 8 semaines. Et puis il y a les ratés. Les cas où le vaccin n’est pas efficace du tout, et ils existent puisqu’aucun vaccin COVID n’affiche une efficacité à 100 %, et par ailleurs on sait que les défenses immunitaires des personnes très âgées – celles qui ne faisaient pas partis des essais initiaux de ces vaccins qui en sont encore à la phase expérimentale – ne répondent pas aussi bien que celles des jeunes.

Donc, au moins pour une partie de la population, le vaccin conduit à plus de risques, et non à moins, de mourir du COVID, puisqu’elles sont (je cite Olivier Véran) « les plus exposées aux formes graves et aux décès » dans certaines conditions.

Il faut y ajouter, toujours avec Olivier Véran, les cas de « réinfection post-vaccinale » : en termes clairs, les personnes qui ont eu le COVID, en le sachant ou non, et qui se font vacciner, ont un risque plus grand de mourir en cas de réinfection après le vaccin (qui donc n’est même pas supposé protéger de ce risque).

Vous me suivez ? Direction Royaume-Uni, maintenant, et un article d’un journal mainstream, le Daily Telegraph, qui s’étonne d’un « paragraphe extraordinaire » au sein d’un rapport de modélisation pessimiste soumis par l’Imperial College de Londres et publié sur un site du gouvernement britannique. Tout comme les prédictions fumeuses de Neil Ferguson au printemps dernier avaient entraîné le monde dans ses premiers confinement, c’est ce rapport qui a conduit Boris Johnson à retarder l’allégement prévu des mesures COVID au nom d’une troisième vague meurtrière qu’il s’agirait d’éviter.

Le Telegraph dénonce les « données défectueuses » retenues pour l’établissement de ce rapport, et s’étrangle devant cette phrase :

 

« La recrudescence des hospitalisations et des décès est dominée par les personnes qui ont reçu deux doses du vaccin, soit environ 60 % et 70 % de la vague respectivement. Cela peut être attribué aux niveaux élevés de prise du vaccin dans les groupes d’âge les plus à risque. »

 

 Le rapport fonde son calcul sur une efficacité à 90 % des vaccins, donc 10 % des plus de 50 ans non protégés, soit 2,9 millions de personnes vaccinées et non protégées dans cette catégorie d’âge, avec à la clef près de 40.000 morts en cas de levée complète des restrictions, voire 59.900 selon un autre modèle signé Warwick, qui prévoit tout cela à la centaine près ! On arriverait ainsi à un décès sur 70 dans la catégorie des personnes de plus de 50 ans ou vulnérables, au lieu de 1 décès sur 200 dans cette même catégorie au cours des 1e et 2e vagues. 

Bien sûr, on navigue en pleine science-fiction. Mais cela mérite tout de même d’être souligné : les vaccins étaient supposés conditionner la levée des restrictions, et voilà que les modélisateurs commencent à dire que la couverture vaccinale associée à cette levée peut encore aggraver la situation.

Ne trouvez-vous pas que cela commence à faire un peu beaucoup ?

Source 

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8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 06:46
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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 18:40

« En légalisant l’euthanasie, la société me renverrait le message que ma vie ne vaut plus la peine d’être vécue »

une personne avec un lourd handicap© Istock

Porteur d’une infirmité motrice cérébrale, Marc-Henri d’Alès s’inquiète de la prochaine proposition de loi sur l’euthanasie. Nous publions la lettre qu’il a adressée à de nombreux députés.

Je suis une personne lourdement handicapée de naissance, en fauteuil depuis 42 ans et je voudrais vous livrer mon témoignage. Je me fais aussi le porte-parole, je le sais, de nombreuses personnes handicapées qui n’ont pas l’usage de la parole mais partagent mes convictions. Aujourd’hui je suis très préoccupé par les questions de dignité humaine que soulève le débat sur la fin de vie. Quelle place faisons-nous réellement aux personnes souffrantes dans la société ? Le 8 avril prochain, vous allez examiner une proposition de loi  présentée par Olivier Falorni. Aujourd’hui la loi Leonetti-Claeys prévoit la sédation profonde et continue jusqu’au décès en phase terminale. Elle permet de respecter la dignité de la personne humaine.

Aller plus loin en légalisant l’euthanasie serait la plus grave erreur de votre mandat de parlementaire. Personne handicapée, je suis bien placé pour vous dire que la dignité ne se détermine pas par le degré d’autonomie ; la dignité se détermine par ce que je suis : je suis Marc Henri, personne lourdement handicapée, 100 % vivante. Quand certains identifient la dépendance à la fin de la vie, c’est dégradant. Moi, personne handicapée depuis ma naissance, je dis halte là : je ne suis pas dégradé. Je m’interroge : ma vie a-t-elle moins de valeur que celle de mon voisin ? Pourtant ma vie n’est pas indigne, je vous le garantis. Ne réduisons pas la dignité à la dignité d’apparence. Je suis témoin que la vie n’est pas un produit avec une date de péremption au-delà de laquelle, et ou selon l’aspect, il ne serait pas bon de vivre.

Intensifier les soins palliatifs

La fin de vie, c’est encore la vie. Cette question est assez révélatrice du regard que nous portons sur la vulnérabilité, que nous connaissons tous a un moment donné. Quel message me renvoie la société sur ma propre vie de personne lourdement handicapée connaissant une horrible souffrance ? En légalisant l’euthanasie la société me renvoie le message que ma vie ne vaut plus la peine d’être vécue dans mon état… Le « laissez-nous avoir le choix » est biaisé car si vous me demandez si je veux vivre dans cet état handicapé, dans cet état de souffrance, je vous réponds tout de suite : plutôt mourir ! Aujourd’hui, pour autant, je suis témoin que la souffrance se traverse si elle est accompagnée. Aujourd’hui, personne handicapée, je ne demande pas à mourir ; je demande à être soulagé de ma souffrance. Vous devez donc d’urgence intensifier les aides aux soins palliatifs pour les personnes en fin de vie. A mort l’euthanasie !

Croyant en la médecine de demain, je ne veux pas qu’elle se transforme en un permis de tuer. Soulager, mais pas tuer ! Ne trahissez pas la médecine dont la belle vocation est de soigner et de soulager les malades… Aujourd’hui en voulant supprimer la souffrance, on élimine l’être aimé. Drôle de conception de l’amour. Je le répète : la souffrance et la vulnérabilité font partie de mon ADN de vie, mais aussi de toute vie. Vouloir les éliminer m’élimine alors. Attention danger ! En m’opposant fermement à l’euthanasie, je défends la dignité de toute vie humaine, la dignité de ma vie ! Je compte sur votre présence dans l’hémicycle le 8 avril prochain pour voter contre cette proposition de loi d’Olivier Falorni.  

Marc-Henri d’Alès, ombresetlumiere.fr – 2 avril 2021

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5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 09:41

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5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 09:26

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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 19:16

- Noli me tangere

- Ne me touche pas. 

Respecte les gestes barrières et la distanciation sociale.

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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 19:05

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