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27 novembre 2022 7 27 /11 /novembre /2022 12:00
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24 novembre 2022 4 24 /11 /novembre /2022 22:00

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24 novembre 2022 4 24 /11 /novembre /2022 21:11

Gad

Gad Elmaleh confesse sa dévotion à la Vierge Marie

On ne connaissait pas cette face de l’humoriste. Gad Elmaleh est habité par la foi. Celle de sa religion juive, mais il est aussi très marqué par la Vierge Marie. C’est le sujet de son film « Reste un peu ».

Il arrive tout sourire au siège rennais du journal. On s’attend presque à une petite vanne sur le blond, l’homme parfait de ses spectacles, ou à une réplique culte de La vérité si je mens. Elles viendront plus tard, au fil de la conversation, et des déambulations au sein de la rédaction. Mais avec parcimonie.

Car aujourd’hui, là n’est pas l’essentiel. Ciel, il est même plutôt spirituel ! Gad Elmaleh, 51 ans, est venu parler de son dernier film Reste un peu . Une sorte d’Ovni intimiste et familial sur le thème de la religion. « J’avais envie d’aborder ce sujet qui crispe beaucoup notre société, où radicalité et laïcité s’affrontent sans fin. Moi je parle de foi. De mon cheminement. »

Une foi née au Maroc, au sein de la communauté juive de Casablanca, où vivait sa famille. « Là-bas, j’ai étudié à l’école talmudique, j’ai appris l’hébreu et l’araméen. Mais je dois bien l’avouer, si j’étais dans cette école, ce n’était pas un acte de pure religion. J’avais surtout été viré de beaucoup d’autres établissements plus classiques ! »

Mais l’un de ses souvenirs les plus marquants n’a pas grand-chose à voir avec la Torah. Loin de là. « Quand j’étais petit, à Casablanca, il y avait une grande maison blanche dans laquelle mes parents nous interdisaient d’aller. J’avais une petite copine musulmane pour qui c’était la même chose. Ses parents ne voulaient pas qu’elle pénètre dans cette grande bâtisse. On ne comprenait pas pourquoi. Alors forcément, un jour, avec ma sœur, on a poussé la porte ! »

Elle était lourde, en bois et grinçait un peu. « Comme dans un film ! J’ai fait quelques pas à l’intérieur. Il y avait un grand rayon de soleil qui éclairait des fenêtres colorées, une odeur agréable, un silence apaisant… » C’était une église où trônait une statue de la Vierge Marie.

En la regardant, quelque chose s’est passé… « J’étais très ému, j’ai pleuré. Je n’ai pas eu d’apparition (il rit) mais j’ai ressenti un truc qui, depuis, ne m’a plus quitté. Ma sœur, elle, est rentrée et sortie de cette église comme d’une boulangerie… Rien ! »

Plus tard, à l’âge adulte, Gad Elmaleh participera à un pèlerinage à Lourdes, s’inscrira à des cours de théologie au collège des Bernardins à Paris, fera des retraites dans des monastères. Pour un juif sépharade, il en connaît plus sur la religion catholique que bon nombre de pratiquants du dimanche. « Je trouve d’ailleurs que les catholiques sont souvent très discrets sur leur foi, alors que le message est beau et universel. »

Mais alors, Gad Elmaleh va-t-il se convertir ? C’est tout le postulat et le mystère de Reste un peu. Nous n’en dévoilerons pas la fin mais juste l’intention : à son retour des États-Unis, Gad revient vivre quelques jours chez ses parents (ils jouent leur propre rôle dans le film). Sa mère découvre une statue de la Vierge dans sa valise et devine son intention de se faire baptiser. Ce qui va la faire hurler : « tu veux changer de Dieu et bien change aussi de parents. Fais-toi adopter ! » Un cri du cœur.

Des rencontres rayonnantes

Le film est une quête profonde autour de la spiritualité, ponctuée de rencontres rayonnantes : le père Barthélémy, la sœur Catherine et la rabbine Delphine Horvilleur. Une fois de plus, l’intelligence et la clairvoyance de cette dernière font mouche lorsqu’elle évoque le parcours religieux de l’humoriste : « Tu seras toujours un homme en chemin. »

Et de l’humour, le film n’en manque pas. À la façon d’un chapelet, il égrène quelques perles. Comme lorsqu’un ami de Gad lui demande quel nom de baptême il choisira s’il va jusqu’au bout de sa démarche. Réponse : « Jean-Marie ». L’autre manque de tomber de sa chaise. « Mais ça fait Jean-Marie… Le Pen, ou Jean-Marie Bigard… »

La réalité est beaucoup plus profonde. Gad Elmaleh est très admiratif de Jean-Marie Lustiger. D’origine juive, il s’est converti au catholicisme avant de devenir archevêque de Paris. « Son histoire m’interroge et m’émeut : comment cet enfant issu d’une famille juive, séparé de ses parents lors de la Seconde Guerre mondiale, en arrive-t-il à demander le baptême à 14 ans ? Son existence nous parle du lien sans fin entre judaïsme et christianisme. »

L’heure avance, Gad Elmaleh doit repartir pour Paris. On a envie de lui dire « reste un peu » tant la conversation est riche et plaisante. En vérité, on vous le dit, ce gars-là cachait une facette de sa personnalité. Elle est brillante.

Ouest-France 

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24 novembre 2022 4 24 /11 /novembre /2022 17:01

  L’avortement n’est pas un droit constitutionnel

Communiqué d’Alliance Vita :

Constitutionnaliser le « droit à l’interruption volontaire de grossesse »

Un faux débat

L’Assemblée nationale examine demain la proposition de loi de LFI (La France Insoumise) prévoyant que « Nul ne peut porter atteinte au droit à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception. La loi garantit à toute personne qui en fait la demande l’accès libre et effectif à ces droits. » Alliance VITA dénonce un faux débat.

Depuis le début de cette législature, l’idée s’est répandue chez certains politiques qu’il faudrait modifier la Constitution en écho à la décision de la Cour Suprême des États-Unis du 24 juin 2022.

La situation en France est pourtant radicalement différente de celle des États-Unis. Dans ce pays il n’y a pas de loi fédérale régulant l’avortement. L’arrêt de la cour suprême renvoie désormais la législation de l’avortement aux Etats fédérés. En France comme dans de nombreux autres pays, l’avortement est encadré par des lois votées par le Parlement.

Dans notre pays, le nombre d’IVG demeure à un niveau élevé avec 223 300 interruptions volontaires de grossesse (IVG) enregistrées en 2021 et un taux record de recours (15,5 IVG pour 1000 femmes âgées de 15 à 49 ans en 2021).

Le faux débat autour de la constitutionnalisation occulte la réalité de l’IVG aujourd’hui. Non seulement le dernier rapport de la DREES montre que le taux global de recours à l’IVG a tendance à augmenter, mais l’organisme a également établi en 2020 que ce sont les femmes les plus pauvres qui avortent le plus souvent (rapport 2020). L’IVG s’avère ainsi un marqueur d’inégalités sociales qui devrait alerter les pouvoirs publics.

Des études récentes montrent aussi des liens entre les violences conjugales et les interruptions volontaires de grossesse à répétition. En France, le lien entre IVG et violences demeure cependant peu exploré :  très peu de médecins posent systématiquement la question des violences aux femmes réalisant une IVG[1]. Or, on sait que pour 40 % des 201 000 femmes concernées chaque année par les violences du conjoint, celles-ci ont débuté à la première grossesse.

Par ailleurs, inscrire un droit inconditionnel à l’avortement dans la constitution pourrait faire sauter le cadre législatif actuel et conduire à un accès illimité à l’IVG. On peut craindre qu’il devienne alors possible d’exiger une IVG jusqu’à son terme ou en raison du sexe.

Ces gesticulations politiciennes occultent la réalité de ce que vivent les femmes : la nécessité est plus que jamais à la prévention de l’avortement et à permettre à celles qui le souhaitent de poursuivre leur grossesse.

Source

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20 novembre 2022 7 20 /11 /novembre /2022 16:19

Ce dimanche dans le "Nouvel ordo".

 

Apocalypse 1, 5 « de la part de Jésus Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, le prince des rois de la terre. ».

« Prince des rois de la terre », tel l’appelle saint Jean dans l’Apocalypse, et, sur son vêtement comme sur Lui-même, il a pu lire : « Roi des rois et Seigneur des seigneurs ».

Matthieu 28,18 « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre ».

Jésus-Christ est donc roi. Roi par droit de naissance éternelle, puisqu’il est Dieu… Roi par droit de conquête, de rédemption, de rachat. Et cette royauté, on le conçoit, est universelle. Rien, en effet, ne peut être plus universel, plus absolu que cette royauté, puisque le Christ est Lui-même principe et fin de toute la Création. Cependant, pour qu’il y ait aucun doute, notre Seigneur a tenu à le préciser : « Omnia potestas data est mihi in coelo et in terra ». « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre ». Au ciel et sur la terre… autant dire : dans l’ordre surnaturel comme dans l’ordre naturel. (…)

Romain 13, 1 « il n’y a d’autorité qu’en dépendance de Dieu ».

Oui, tout pouvoir a été donné au Christ au ciel et sur la terre. Cette vérité est au principe même du catholicisme. Nous la trouvons dans les épîtres et les discours de saint Pierre. Nous la retrouvons sous-jacente à tout l’enseignement de saint Paul. Sa formule  » non est potestas nisi a Deo  » ne fait, au fond, qu’exprimer la même idée d’une façon particulière. Jésus-Christ a demandé et son Père Lui a donné. Tout, dès lors, Lui a été livré. Il est à la tête et le chef de tout, de tout sans exception.

La suite...

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20 novembre 2022 7 20 /11 /novembre /2022 16:14

Scandale : les forces du mal au sein de l’Église

Dans son émission En Quête d’esprit sur CNews, Aymeric Pourbaix reçoit avec Véronique Jacquier :

  • Jacques TREMOLET DE VILLERS, avocat et essayiste

  • Abbé Claude BARTHE, prêtre

  • Père Jean-Thomas de BEAUREGARD, religieux dominicain

A voir ICI !

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12 novembre 2022 6 12 /11 /novembre /2022 13:23

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12 novembre 2022 6 12 /11 /novembre /2022 12:27

Adaptation en BD du fameux roman de M. O´Brien, Père Elijah est le récit d´un moine carme, ancien homme politique appelé par le pape à une mission particulièrement périlleuse.

En vente ICI ou LA ...

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12 novembre 2022 6 12 /11 /novembre /2022 11:02
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12 novembre 2022 6 12 /11 /novembre /2022 09:54
 

 

H Baclet

 

COMMENT DEFENDRE LA LIBERTE D'EXPRESSION ?

 

 

DIALOGUES SUR L'ESSENTIEL

AVEC
ANDRE BERCOFF

Le 24 novembre 2022 au Théâtre des Sablons

( auditorium Ste Anne)
À Neuilly-sur-Seine

POUR VOUS INSCRIRE 

 

 

 
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11 novembre 2022 5 11 /11 /novembre /2022 18:06
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9 novembre 2022 3 09 /11 /novembre /2022 10:30

Comment le commerce russe se développe pendant le conflit ukrainien
Le commerce russe montre qu’isoler économiquement un pays est de plus en plus difficile dans une économie mondialisée et multipolaire.

Une étude du journal américain The New York Times révèle que le commerce russe s’est renforcé en 2022 et depuis le début du conflit en février, y compris avec l’Occident malgré les sanctions contre la Russie. Faire des politiques qui ne prennent pas en compte les réalités économiques conduit à des effets contraires à ceux désirés.

Cette situation illustre aussi que nous sommes désormais bien dans un monde multipolaire et que la scène internationale ne se résume plus aux décideurs occidentaux.

 

Le commerce de la Russie entre diversification et exportations plus lucratives
L’étude montre que les importations vers la Russie en provenance des pays occidentaux et même non occidentaux ont baissé en 2022. Ainsi, celles provenant d’Allemagne vers la Russie ont baissé de 51 %, celles des Pays-Bas de 52 % et celles d’Espagne 44 %. Par contre, les importations venant de Turquie et de Chine ont respectivement augmenté de 113 % et de 24 %. À première vue, la Russie se repositionne sur des pays qui ne la sanctionnent pas.

Néanmoins, l’évolution des exportations russes et plus précisément de leur valeur financière montre une situation différente. 

La suite ...

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5 novembre 2022 6 05 /11 /novembre /2022 08:04

Le chien suivait l’enterrement du maître.

Il pensait aux caresses ;

Et il pensait aux coups.

Les caresses étaient plus fortes…

Dans le cortège, on s’indignait beaucoup.

On excusait la veuve — elle était comme morte.

On pardonnait à la maîtresse

(Elle était morte aussi).

Mais, qu’en la présence du prêtre,

La bonne ait pu laisser vagabonder ainsi

Ce chien au milieu du cortège !

Ah !
Ces filles vraiment ne se font nul souci.

Quelqu’un, l’ordonnateur, la famille, que sais-je ?

Aurait dû l’obliger à attacher le chien !

Elle-même, voyons !

C’est une propre à rien

Qui n’avait même pas l’excuse du chagrin.

Pourquoi la gardaient-ils?

Un ménage d’artistes…

De véritables bohémiens.

Ce monde-là vivait d’une étrange manière…

De coup de pied en coup de pied dans le derrière,

Rejeté à la queue du cortège, le chien

Songeait que seule la bonne était triste;

La bonne qui ne disait rien,

Et à qui ne parlait personne.

Il suivit jusqu’au bout aux côtés de la bonne.

Au cimetière, tous les deux au dernier rang

Ils écoutèrent le discours du président

De la Société des Auteurs Dramatiques.

A la fin, las du pathétique,

Le chien s’avança posément

Et, pour venger un peu la bonne,

Il pissa sur une couronne.

Hugomanie

source

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4 novembre 2022 5 04 /11 /novembre /2022 08:53

 

Le numéro 591 de Permanences est enfin disponible !

Histoire et politique : je t'aime, moi non plus...

Vous y trouverez des articles passionnants, notamment :

Un entretien inédit avec Jean Sévilla : L'Histoire est toujours politique.

Benoît Dumoulin expose comment sauver l'Histoire pour ouvrir un avenir.

Faudra-t-il attendre qu'un ennemi nous désigne et nous submerge pour que nous, Français de bonne volonté, engagions une démarche de réconciliation autour d'un récit national qui puisse nous mobiliser vers un avenir commun ? Guillaume de Prémare tente de répondre à cette question.

Il est encore temps de vous abonner à notre revue Permanences ici

https://ichtus.assoconnect.com/.../273529-c-commander-le...

Et si ce n'est pas déja fait , de vous inscrire à notre cycle de conférences : les Mardis d'Ichtus qui débutent le 15 novembre avec des invités de prestige....

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3 novembre 2022 4 03 /11 /novembre /2022 17:32

Pour la commander et s'abonner ...

 

Au sommaire

Le numéro 144 de Juillet 2022 est paru depuis cet été !

  • Lettre de la rédaction
  • Joseph et l’hydraulique, F.CROMBETTE
  • L’héritage oublié des scolastiques (2)? S.RENAULT
  • Pour un plat de lentilles ... E.DELAVIGNE
  • Moscou la troisième Rome, D.MICHALOPOULOS
  • Une ère de tromperie généralisée, B.NEISS
  • D’ici ou d’ailleurs
  • Du côté des livres
  • Illustration de couverture : Michel-Ange Buronarroti – Roi Ezechias, Chapelle Sixtine. 
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3 novembre 2022 4 03 /11 /novembre /2022 11:37

L’émotion suscitée par l’assassinat de la jeune Lola est légitime mais ne doit pas nous faire taire. Au contraire. C’est lui rendre justice que de pointer l’incurie qui a rendu ce drame possible. Questionner nos responsables politiques n’est pas de la « récupération », c’est un devoir.


« Il y aura un avant et un après Lola ». Pour une fois, je ne suis pas d’accord avec mon cher Gilles-William Goldnadel. Le coup de « rien ne sera plus comme avant », on nous l’a fait après chaque attentat islamiste. Et tout s’est désespérément révélé comme avant, ou presque : le même déni, les mêmes incantations sur le « vivre-ensemble », les mêmes foutaises rassurantes sur l’infime minorité islamiste qui seule poserait problème (assertion démentie avec constance par l’actualité et par toutes les études sur le sujet). Si les massacres de 2015, celui de la promenade des Anglais, la décapitation d’un professeur n’ont pas dessillé ceux qui refusent avec constance de voir ce qu’ils voient, ni conduit nos dirigeants à changer radicalement de logiciel face à l’islamisme, on peut craindre que le meurtre barbare d’une collégienne ne change rien à notre politique migratoire, en fait à l’absence totale de politique migratoire.

Pour le coup, je ne suis pas non plus d’accord avec l’ami Ivan Rioufol (dans ses « Carnets » du Causeur du mois de novembre) quand il affirme que nos dirigeants sont des brutes sans cœur. Ils ont du cœur, ils n’ont même que cela. Leur émotion n’était pas feinte. Mais l’émotion n’est pas une politique, comme l’a justement pointé Jonathan Siksou.[1] L’appel à compatir en silence visait surtout à interdire qu’on se posât des questions. Défense de réfléchir !

Bien sûr, on peine à imaginer la souffrance de cette famille et on n’ose même pas dire qu’on la partage – comment le pourrait-on ?

3 novembre 2022 , Article réservé aux abonnés

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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 16:49

« Cher Fiodor,

Par je ne sais quel étrange concours de circonstances, me voilà propulsé dans cet automne doux et poisseux du Paris de 2022. Une chose immonde s’est produite ici. Quand je dis immonde, c’est pour t’épargner les détails les plus scabreux de l’affaire, mais tout ce que je peux te dire c’est qu’il s’agit de l’un de ces événements qui révèlent au monde le visage du mal absolu. Ce rictus, tu sais, qui se reconnaît entre mille parce qu’il coche toutes les cases possibles de la souillure : la victime, son âge, le supplice, le fait que ce crime aurait pu être évité … Les gens sont sonnés ; comme dépassés par eux-mêmes. Il y a un trop qu’ils ne savent plus nommer.

Des détails pseudo-mystiques ont filtré mais dans une société où Dieu et le diable ont été renvoyés au rayon farces et attrapes, seule la science est désormais habilitée à répondre aux questions sans réponses. Comme d’habitude, on convoquera les troubles schizophrènes et psychotiques ; termes pseudo-scientifiques, fourre-tout païens impuissants à décrire la bête prenant le contrôle d’une âme. Du cerveau, on avoue ne comprendre que 10% du mystère mais au procès on convoquera un collège d’experts, en réalité, un concile d’hypothèses. Certains commencent déjà à évoquer le viol que la criminelle aurait subi durant sa propre enfance, ce qui, sans expliquer, pourrait aider à comprendre. Comprendre … Si tous les carencés affectifs de la Terre commettaient des actes pareils pour se renconstruire, il n’y aurait sans doute plus grand monde sur cette planète.

Tu le devines, ce dont je te parle ne fut pas un crime mais un holocauste, un sacrifice rituel, une immolation offerte aux ténèbres. Mais va leur parler de Satan et cela réveillera en eux le dernier homme de Nietzsche, celui qui se croyant affranchi du Mystère balaiera le tout d’un « Fables et superstitions ». Et il clignera de l’œil, cet athée débordant de certitudes en contreplaqué, ce grand rieur de tout ce qui pourrait faire regarder l’homme vers plus grand que soi ! Je te rassure, son ricanement, il n’osera l’appliquer aux rites du judaïsme parce qu’il y a le passé tragique, ni aux rites de l’islam parce qu’il y a la peur, ni à ceux du bouddhisme parce que cela lui arrive quand même parfois de bégayer une prière en sanskrit avant son yoga matinal ! Alors, il ira se consoler en moquant le Crucifié ; pleutrerie prévisible du lâche pansant ses failles en allant claquer le bigleux au fond de la cour.

Non, cher Fiodor, jamais l’idée du diable ne viendra effleurer ces esprits modernes si déliés. Jamais les Homais à fibre optique ne s’étaient aussi bien portés et pourtant, il faut les écouter quand ils vous parlent de tel guérisseur à pendule ou de tel autre poseur de pierres magiques capables de vous expulser un lumbago ou de vous connecter le plexus solaire avec le wi-fi d’un tronc d’arbre. Ils ricanent de tout ce qui pourrait évoquer le Mal mais s’aplatissent devant l’idée d’une vague énergie céleste, d’une éventualité de vortex cosmique, pédants rationalistes mais adorateurs imbéciles du premier trou noir grimé en soleil ! Assis en lotus, ils chercheront désespérément à aligner leurs chakras pour se faire traverser par je ne sais quel fluide céleste. C’est à croire qu’ils se rêvent en kebabs tournant sur des broches de feu invisibles. S’accroupir, respirer et se rêver en rien, le voilà, l’Everest métaphysique de ces hommes nouveaux pour qui lutter contre le diable en s’agenouillant devant Dieu s’apparente à la plus suprême des idioties. L’émotion retombera. Si tu savais comme les choses vont vite ici … Le poète disait : « La vraie malice du diable est de faire croire qu’il n’existe pas ». Nous y sommes. Je t’embrasse. Aliocha Karamazov. »

Source : Journal du Dimanche – JDD – du dimanche 21 au samedi 29 octobre 2022

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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 16:11

 

Au commencement, je vous disais que le scandale de la création n’était pas la souffrance mais la liberté. J’aurais pu aussi bien dire l’Amour. Si les mots avaient gardé leur sens, je dirais que la Création est un drame de l’Amour. Les moralistes considèrent volontiers la sainteté comme un luxe. Elle est une nécessité. Aussi longtemps que la charité ne s’est pas trop refroidie dans le monde, aussi longtemps que le monde a eu son compte de saints, certaines vérités ont pu être oubliées. Elles reparaissent aujourd’hui comme le roc à marée basse. C’est la sainteté, ce sont les saints qui maintiennent cette vie intérieure sans laquelle l’humanité se dégradera jusqu’à périr. C’est dans sa propre vie intérieure en effet que l’homme trouve les ressources nécessaires pour échapper à la barbarie ou à un danger pire que la barbarie, la servitude bestiale de la fourmilière totalitaire. Oh ! Sans doute, on pourrait croire que ce n’est plus l’heure des saints, que l’heure des saints est passée. Mais comme je l’écrivais jadis, l’heure des saints vient toujours.

La conclusion de "Nos amis les saints", conférence de Georges Bernanos. 

 

 

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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 15:40

 

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31 octobre 2022 1 31 /10 /octobre /2022 08:44
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31 octobre 2022 1 31 /10 /octobre /2022 08:06

Au programme du colloque du CEP :

  • Anthropocosmos : union de l’homme et du cosmos
  • La disparition des espèces: un fait "inéluctable"?
  • Vers un climat artificiel ? (projection du film)
  • Que penser de la géo-ingénierie ?
  • Les vaccins : quelle toxicité ? 
  • Table-ronde avec les conférenciers 
  • Corrompre les enfants pour détruire l’humanité ?
  • L’art d’aujourd’hui et l’homme : une entreprise de destruction Face à la mondialisation : émigrer sur place
  • Messe

« Le temps est venu de détruire ceux qui détruisent le terre » (Apocalypse 11, 18)

C'est ICI pour en savoir plus et s'inscrire ...

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30 octobre 2022 7 30 /10 /octobre /2022 07:03
  • Les humains ne sont pas à la cause d’une « sixième extinction de masse » ;
  • L’Amazonie n’est pas « le poumon du monde » ;
  • Le changement climatique n’aggrave pas les catastrophes naturelles ;
  • Les incendies ont diminué de 25 % dans le monde depuis 2003 ;
  • La superficie des terres que nous utilisons pour la viande (l’élevage est la plus grande utilisatrice de terres) a diminué d’une superficie presque équivalente à celle de l’Alaska ;
  • Ce sont l’accumulation de bois et la proximité des habitations des forêts, et non le changement climatique, qui expliquent pourquoi il y a davantage d’incendies et de plus dangereux, en Australie et en Californie ;
  • Les émissions de carbone diminuent dans les pays riches depuis des décennies et ont atteint un pic en Grande-Bretagne, en Allemagne et en France au milieu des années 1970 ;
  • En s’adaptant à la vie en dessous du niveau de la mer, les Pays-Bas sont devenus plus riches et non pas plus pauvres ;
  • Nous produisons 25 % de nourriture en plus de ce dont nous avons besoin et les excédents alimentaires continueront à augmenter à mesure que le monde deviendra plus chaud ;
  • La perte d’habitat et l’abattage direct d’animaux sauvages sont des menaces plus grandes pour les espèces que le changement climatique ;
  • Le bois est bien plus dangereux pour les gens et la faune que les combustibles fossiles ;
  • La prévention des futures pandémies nécessite plus d’agriculture « industrielle » et non pas l’inverse. 

Extrait de la présentation de Les confessions d'un écologiste : pourquoi et comment il a menti en plaidant la cause du catastrophisme climatique - Le Salon Beige

 

 

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25 octobre 2022 2 25 /10 /octobre /2022 21:05

 

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24 octobre 2022 1 24 /10 /octobre /2022 09:33

Pas 100. Pas 10. Pas 2. 1. Merci. 

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22 octobre 2022 6 22 /10 /octobre /2022 16:02

... on ne compte pas.

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