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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 00:00

Retour sur un article plus qu'actuel.

 

Selon un rapport de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) publié lundi 1er décembre 2014, l'immigration a de nouveau augmenté en France en 2013 sur un rythme similaire à 2012 (259.000 migrants) . Voici quelques citations permettant de comprendre l'enseignement de l'Eglise sur l'accueil de l'étranger :

 

Le Catéchisme de l'Eglise catholique énonce clairement les principes de base :

"Les nations mieux pourvues sont tenues d'accueillir autant que faire se peut l'étranger en quête de la sécurité et des ressources vitales qu'il ne peut trouver dans son pays d'origine. Les pouvoirs publics veilleront au respect du droit naturel qui place l'hôte sous la protection de ceux qui le reçoivent.

Les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l'exercice du droit d'immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l'égard du pays d'adoption. L'immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d'accueil, d'obéir à ses lois et de contribuer à ses charges".

Catéchisme de l'Eglise catholique, n°2241.

 

Dans Laborem exercens, encyclique sur le travail humain, on peut lire que "l'émigration est sous certains aspects un mal", mais un mal qui peut être "en des circonstances déterminées ce que l'on appelle un mal nécessaire".

Après avoir rappelé que "l'homme a le droit de quitter son pays d'origine pour divers motifs (...) et de rechercher de meilleures conditions de vie dans un autre pays", l'encyclique précise que l'émigration représente en général "une perte pour le pays d'où on émigre. C'est l'éloignement d'un homme qui est en même temps membre d'une grande communauté unifiée par son histoire, sa tradition, sa culture, et qui recommence une vie au milieu d'une autre société, unifiée par une autre culture et très souvent aussi par une autre langue. Dans ce cas, vient à manquer un sujet du travail qui, par l'effort de sa pensée ou de ses mains, pourrait contribuer à l'augmentation du bien commun dans son pays ; et voici que cet effort, cette contribution sont donnés à une autre société, qui, en un certain sens, y a moins droit que la patrie d'origine."          

Jean-Paul Il, Laborem exercens , 1981, n°23.

 

"On ne peut (...) pas, a priori, considérer toute émigration comme un fait positif, à rechercher ou à promouvoir"

Jean-Paul Il,17 octobre 1985, Congrès mondial de pastorale de l'émigration.

 

"La solidarité dépasse les frontières politiques pour s'ouvrir à l'accueil de chaque travailleur (...). Cela n'exclut certainement pas la légitimité d'une réglementation de l'émigration en vue du bien commun de chaque nation particulière."

Jean-Paul II, 19 mars 1990.

 

Le document publié par la Commission "Justice et paix" a précisé :

"II appartient aux pouvoirs publics, qui ont la charge du bien commun, de déterminer la proportion de réfugiés ou d'immigrés que leur pays peut accueillir compte tenu de ses possibilités d'emploi et de ses perspectives de développement mais aussi de l'urgence du besoin des autres peuples. Et l'État veillera à ce que ne se créent pas des situations de déséquilibre social grave, accompagnées de phénomènes sociologiques de rejet, comme cela peut arriver lorsqu'une trop forte concentration de personnes d'une autre culture est perçue comme menaçant directement l'identité et les coutumes de la communauté locale d'accueil".

L 'Eglise face au racisme, février 1989.

 

Synthèse réalisée par Hélène Fruchard dans la revue Permanences N°397 de décembre 2002.

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