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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 22:55

... profanation de la mémoire et spéculation financière

 

«Le vagin de la reine qui prend le pouvoir» à Versailles, une installation de Anish Kapoor (Crédits photo: Jean-Christophe MARMARA/JC MARMARA/LE FIGARO)

FIGAROVOX/HUMEUR - Christian Combaz feint de s'interroger sur l'intérêt que peut revêtir une installation contemporaine défigurant le parc de Versailles et surnommée par l'artiste le Vagin de la Reine. Il nous rappelle qu'il y a beaucoup d'argent derrière ce genre d'opérations.


 

Christian Combaz est écrivain et essayiste. Son dernier livre, «Votre serviteur», vient de paraître chez Flammarion. Lire également ses chroniques sur son blog.


L'irruption de l'art contemporain dans la sphère publique nous est présentée comme une telle nécessité qu'il doit bien y avoir une raison, se dit-on à chaque fois qu'une structure gonflable, textile,métallique, défigure un haut lieu touristique. Chaque printemps par exemple le parc de Versailles nous gratifie d'une dizaine d‘installations plus ou moins absurdes dont celle qui fait jaser en ce moment Dirty Corner que l'artiste Anish Kapoor décrit comme «le vagin de la reine qui prend le pouvoir», une espèce de conque, je parle évidemment de l'oeuvre, qu'il définit encore en disant «j'ai eu l'idée de bouleverser l'équilibre et d'inviter le chaos».

Quand, à propos de ces grandes opérations internationales qui coûtent des millions d'euros, on évoque l'offense faite à un certain ordre architectural et historique, quand on parle de profanation de la mémoire, on rend donc compte assez précisément de l'intention de l'artiste. Mais on ne comprendrait pas pourquoi on dépense autant d'argent pour infliger cette épreuve aux visiteurs (qui ont payé une visite normale du parc), s'il n'y avait, derrière, une sournoise et lucrative opération de spéculation financière.

La suite...

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