Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 11:03

 

Mars 1986 : les ultimes confessions de Jean Anouilh au Figaro Magazine

LES ARCHIVES DU FIGARO - Il y a 30 ans, le 3 octobre 1987, l'auteur dramatique Jean Anouilh décédait. Sa dernière interview il l'accordait un an avant sa mort, au Figaro Magazine en 1986La voici en intégralité.

«Je suis un rigolo misanthrope. La noirceur me fait marrer». Le 3 octobre 1987 le dramaturge Jean Anouilh meurt à l'hôpital de Lausanne en Suisse, des suites d'une crise cardiaque. Auteur à succès -il reste un demi-siècle à l'affiche- il écrit une quarantaine de pièces, qu'il qualifie de «noires, roses, grinçantes, costumées». Et fait la mise en scène de la plupart de ses pièces. Traduit dans le monde entier, il entre dans la Pléiade vingt ans après sa mort.

Sa disparition fait grand bruit dans les journaux: tantôt vénéré, tantôt dénigré. Ce solitaire qui vit en reclus, loin des honneurs et des mondanités, a la réputation d'être un caractère difficile, pessimiste, grinçant. Mais ceux qui l'ont côtoyé -comme Michel Galabru ou Bernard Blier- évoquent sa gentillesse, tendresse, générosité, courtoisie et fidélité.

Une vie consacrée au théâtre

L'académicien André Roussin écrit dans Le Figaro du 5 octobre 1987: «Et, pourtant, ce misanthrope toujours si difficile à joindre et surtout à retenir pouvait être d'une cordialité, d'une générosité spontanées sitôt qu'il s'agissait du métier théâtral. Il se voulait besogneux malgré sa facilité et sa particulière fécondité, et discuter d'une pièce lui était une sorte de bonheur.» Mais s'il a coutume de dire que tout ce qui n'est pas théâtre le laisse de «marbre», il collabore pourtant avec le cinéma en tant qu'adaptateur, scénariste et dialoguiste, sur une vingtaine de films.

Jean Anouilh homme secret, pudique, n'aime pas donner d'interviews. Aussi lorsqu'en mars 1986, le critique Jacques Nerson parvient, pour Le Figaro Magazine, à obtenir une rencontre en exclusivité c'est un exploit. D'autant plus que Jean Anouilh le reçoit chez lui en Suisse, à l'occasion de la reprise de sa pièce La Répétition au théâtre Édouard VII avec Anny Duperey, Bernard Giraudeau et Pierre Arditi. Cette interview est d'autant plus singulière que c'est sa dernière connue. Dans cette longue conversation il parle de Louis Jouvet, de la télévision, des producteurs et bien sûr de théâtre. La voici en intégralité.


Article paru dans Le Figaro Magazine du 22 mars 1986.

Anouilh sort du silence

Pully, une petite bourgade suisse, au-dessus au lac Léman. La banlieue chic de Lausanne, en quelque sorte. Des maisons cossues, dispersées à flanc de coteau sous de grands arbres et protégées des regards indiscrets par de hautes palissades ou des haies bien épaisses. Pelouses impeccablement tondues, jardins entretenus avec un soin maniaque: nous sommes en Suisse, ne l'oublions pas.

Ce jour-là, j'avais rendez-vous avec Jean Anouilh.

La suite ...

 

Anouilh sur Petrus Angel, c'est ICI ...

Partager cet article
Repost0

commentaires