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22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 20:55

Amoureux de l’Amour

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La belle figure de sainte Marie Madeleine, me donne l’occasion d’un éloge appuyé du Dictionnaire amoureux de Jésus, écrit par l’excellent historien Jean-Christian Petitfils. Ce livre mérite d’être sur la table de chevet de nombreux chrétiens, tant il permet de reprendre les fondamentaux historiques de notre Foi et de les transcender, à chaque entrée, par des réflexions spirituelles partagées par l’auteur.

Grâce à lui, nous ferons bien sûr la distinction, désormais admise par tous, entre les trois Marie : Marie de Magdala, Marie de Béthanie et Marie la pécheresse évoquée par saint Luc (7,36-50). La confusion séculaire entre ces trois-là a néanmoins donné naissance à un culte quasi universel dans l’Eglise, à une floraison d’œuvres d’art incomparable, et à une spiritualité de la conversion proposée même aux plus pécheurs, que l’on se saurait ignorer. « Marie-Madeleine est l’une des plus grandes saintes, dont on a fait un modèle de piété et de contemplation. La ferveur magdaléenne a envahi la chrétienté entière. Des centaines d’églises ont été construites sous son invocation. Saint Augustin Sévère d’Antioche, Odon de Cluny, Raban de Maur, abbé de Fulda, saint Bonaventure, Denys le Chartreux, sainte Thérèse d’Avila, le cardinal de Bérulle, beaucoup d’autres encore ont exalté sa figure et disserté sur elle. »

 

A la suite de Jean-Christian Petitfils, il me plaît de retenir de Marie Madeleine cette course effrénée au petit matin de Pâques vers le tombeau du Bien-aimé. Plus encore cette rencontre bouleversante avec le pseudo jardinier et cette exclamation : « Rabbouni » ! « Très cher Maître, ou Maître chéri« . Comme nous aimerions nous aussi rencontrer l’Amour, ce Jésus, nous jeter à ses pieds, le couvrir de baisers et l’appeler « Rabbouni« . Mais Jésus de nous répondre, comme à Marie de Magdala : « Noli me tangere ». Ne me retiens pas ! En ce bas monde, la sequela Christi, la poursuite du Christ, nous laissera toujours un goût d’inachevé, jusqu’à l’ultime rencontre au jour de notre mort. Mais soyons et restons toujours des amoureux de Jésus.

Père Christian Venard

Chronique parue dans Parole et Prière, août 2017

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