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15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 10:16

 

Dimanche 16 janvier 2022, aura lieu à Paris la Marche pour la vie annuelle.

Son thème est imposé par l’actualité, principalement l’extension du délai légal d’avortement à 14 semaines en cours d’examen au Parlement. L’Assemblée nationale a adopté dans la nuit du mardi 30 novembre, cette proposition de loi. Le combat continue. Le seul espoir est désormais chez les sénateurs qui doivent examiner le texte en deuxième lecture avant le 28 février 2022, fin de la session parlementaire. Mais les marcheurs ne manqueront toutefois pas de rappeler qu’une vie n’en est pas moins humaine à sa conception, qu’à 14 semaines : il n’y a pas de hiérarchie des valeurs dans la biologie.

Voici trois textes du Pape François qui rappellent les notions fondamentales sur le sujet.

  • D’où naissent au fond la violence et le refus de la vie? De la peur. L’accueil de l’autre, en effet, est un défi à l’individualisme. Pensons, par exemple, au moment où l’on découvre qu’une vie naissante est porteuse d’un handicap, même grave. Les parents, dans ces cas dramatiques, ont besoin de vraie proximité, de vraie solidarité, pour affronter la réalité en surmontant les peurs compréhensibles. En revanche, ils reçoivent souvent les conseils hâtifs d’interrompre la grossesse, mais c’est une façon de dire: «interrompre la grossesse» signifie «supprimer quelqu’un», directement.(…)

Qu’est-ce qui conduit l’homme à refuser la vie? Ce sont les idoles de ce monde: l’argent — il vaut mieux supprimer celui-là, parce qu’il coûtera cher —, le pouvoir, le succès. Ce sont des paramètres erronés pour évaluer la vie. L’unique mesure authentique de la vie, quelle est-elle? C’est l’amour, l’amour avec lequel Dieu l’aime! L’amour avec lequel Dieu aime la vie: telle est la mesure. L’amour avec lequel Dieu aime chaque vie humaine.(…)

Le secret de la vie nous est révélé par la manière dont l’a traitée le Fils de Dieu qui s’est fait homme jusqu’à assumer, sur la croix, le rejet, la faiblesse, la pauvreté et la douleur (cf. Jn 13, 1) 

(Audience générale du mercredi 10 octobre 2018)

 

  • Aucun être humain ne saurait jamais être qualifié d’incompatible avec la vie, ni à cause de son âge, ni à cause de sa santé, ni à cause de la qualité de son existence. Chaque enfant qui s’annonce dans le sein d’une femme est un don qui change l’histoire d’une famille : d’un père et d’une mère, des grands-parents et des frères et sœurs. Et cet enfant a besoin d’être accueilli, aimé et soigné. Toujours ! (…)

Lorsqu’une femme découvre qu’elle attend un enfant, un sentiment de mystère profond l’envahit immédiatement. Les femmes qui sont mères le savent. La conscience d’une présence, qui grandit en elle, imprègne tout son être, faisant d’elle non seulement une femme mais aussi une mère. Dès le début, un dialogue intense s’établit entre elle et l’enfant : c’est ce que la science appelle le cross-talk, une relation réelle et intense entre deux êtres humains qui communiquent entre eux dès les premiers instants de la conception pour permettre l’adaptation mutuelle, au fur et à mesure que l’enfant grandit et se développe.(…)

On entend parfois : “Vous les catholiques, vous n’acceptez pas l’avortement, c’est le problème de votre foi”. Non, c’est un problème pré-religieux. La foi n’intervient pas. Elle vient après, mais elle n’intervient pas : c’est un problème humain. C’est un problème pré-religieux. Ne faisons pas porter à la foi une chose qui n’est pas de son ressort au départ. C’est un problème humain. Deux phrases seulement nous aideront à bien comprendre cela : deux questions. Première question : est-il licite d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème ? Seconde question : est-il licite de louer les services d’un tueur à gage pour résoudre un problème ? A vous de répondre. C’est la question. Ne pas entrer dans le religieux à propos d’une chose qui regarde l’humain. Ce n’est pas licite. Ne jamais, jamais éliminer une vie humaine ni louer les services d’un tueur à gage pour résoudre un problème.

L’avortement n’est jamais la réponse que les femmes et les familles recherchent. C’est plutôt la peur de la maladie et la solitude qui poussent les parents à hésiter. Les difficultés pratiques, humaines et spirituelles sont indéniables, (…) Il est donc nécessaire de créer des espaces, des lieux et des “réseaux d’amour” vers lesquels les couples peuvent se tourner, mais aussi de consacrer du temps à accompagner ces familles. J’ai en tête une histoire que j’ai connue dans mon ancien diocèse. C’était une jeune fille (atteinte du syndrome de) down de 15 ans qui est tombée enceinte, et les parents étaient allés au tribunal pour demander l’autorisation d’avorter. Le juge, un homme droit et sérieux, a étudié la chose et a dit : “je veux interroger l’enfant”. “Mais elle est « down », elle ne comprend pas…” “Non, non, qu’elle vienne”. La jeune fille de 15 ans est allée, elle s’est assise, elle a commencé à parler au juge qui lui a dit : “Mais sais-tu ce qui t’arrive ? ” “Oui, je suis malade”. “Ah, et elle est comment ta maladie ? ” “On m’a dit que j’avais à l’intérieur un animal qui me mange l’estomac, et c’est pourquoi je dois subir une intervention”. “Non… tu n’as pas un vers qui te mange l’estomac. Tu sais ce que tu as ? Un enfant ! ” Et la fille « down » a fait : “Oh que c’est beau ! ” comme ça ! Avec cela, le juge n’a pas autorisé l’avortement. La maman le veut. Les années sont passées. Une fille est née. Elle a étudié, elle a grandi, elle est devenue avocate. Cette jeune fille, à partir du moment où elle a compris son histoire, car on la lui a racontée, chaque jour de son anniversaire, elle appelait le juge pour le remercier du don de la naissance. Les choses de la vie. Le juge est mort et maintenant elle est devenue promoteur de justice. Mais quelle belle chose ! L’avortement n’est jamais la réponse que cherchent les femmes et les familles. 

(Discours aux participants à la conférence « Yes To Life », le samedi 25 mai 2019)

 

  • L’avortement est plus qu’un problème, l’avortement est un homicide. L’avortement... sans détour : celui qui pratique un avortement tue. Prenez n'importe quel livre d’embryologie, ceux qu’étudient les étudiants en médecine. La troisième semaine après la conception, la troisième semaine, souvent avant même que la mère ne s’aperçoive qu’elle est enceinte, tous les organes sont déjà là, tous, aussi l’ADN... N’est-ce pas une personne? C’est une vie humaine, point ! Et cette vie humaine doit être respectée. (…) Je pose la question: est-il juste de l’éliminer pour résoudre un problème? C’est pour cela que l’Eglise est si dure sur cette question, car si elle accepte cela, c’est comme si elle acceptait l’homicide au quotidien. 

(Conférence de presse au cours du vol de retour du voyage en Hongrie et Slovaquie, le 15 septembre 2021)

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