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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 14:05

La joie est un des premiers fruits de l’Esprit : « charité, joie paix, patience » (Ga 5, 22). Elle se manifeste dans la gratitude de l’homme envers son Dieu : « Tout le culte de Dieu, disait saint Augustin, consiste principalement en ce point que l’âme ne lui soit point ingrate ».

Et pourtant, dans les œuvres de Bernanos comme dans la vie, ceux-là mêmes qui sont censés annoncer cette joie ne la portent pas sur eux. Un de ses personnages, le Curé de Torcy, s’en défend :

« Je voudrais tenir un de ces savantasses qui me traite d’obscurantiste, je lui dirais : Ce n’est pas ma faute si je porte un costume de croque-mort. Après tout, le Pape s’habille bien en blanc, et les cardinaux en rouge. J’aurais le droit de me promener vêtu comme la reine de Saba, parce que j’apporte la joie. Je vous la donnerais pour rien, si vous me la demandiez. L’Eglise dispose de la joie, de toute la part de joie réservée à ce triste monde. ... Est-ce que je vous empêche, moi, de calculer la précession des équinoxes ou de désintégrer les atomes ? Mais que vous servirait de fabriquer la vie même, si vous avez perdu le sens de la vie ? » (Journal d’un curé de campagne).

Ce thème de la joie est propre au temps de Pâques. Le malentendu vient du fait que la joie chrétienne n’a que faire du succès à la manière du monde : « la charité ne trouve pas sa joie dans l’injustice mais elle met sa joie dans la vérité » (1 Co 13, 6). Elle puise en effet aux deux sources du dialogue et du pardon. Le Ressuscité est Vivant. Il apparaît aux disciples : il leur parle et il leur pardonne. Les deux sources de la joie : le dialogue et le pardon.


Père Christian Lancrey-Javal

avril 2009

Espace Georges Bernanos   http://www.espace-bernanos.com/edito.php
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