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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 13:02

 

    L'actualité du dimanche est marquée par la volonté de Castorama et de Leroy-Merlin de s'affranchir de la légalité. En toute connaissance de cause,  en l'occurrence le risque d'une amende qui paraîtra lourde au salarié de base (120.000 euros par magasin ouvert illégalement), ces deux enseignes ont choisi de braver les Lois de la République, avec un certain panache.

S'ensuit un concert d'indignations : Taubira, Mélenchon, Bayrou, Hamon, Cazeneuve, NKM, Gattaz, tous s'indignent devant cette provocation des bricoleurs du dimanche, et appellent au respect de la Loi.

Cependant, les indignés sont-ils davantage irréprochables que les supposés délinquants ?

Force est de constater que la loi Mallié, source des difficultés présentes, est une loi de pure complaisance.

A la base, elle a été conçue par le député éponyme pour résoudre le problème local de sa zone de Plan de Campagne, ouverte illégalement le dimanche. Idée de génie : pour supprimer le délinquant, il suffisait de légaliser le délit. M. Sarközy a enfourché ce cheval pour généraliser l'idée, et a contraint Mallié à revoir sa copie, pour aboutir au dispositif actuel des PUCE, dont chacun s'accorde à dire qu'il est illisible, et générateur de conditions déloyales de concurrence. Et nous défions quiconque – y compris M Gattaz – de prouver qu'il a été, en création nette, créateur d'emploi. Injuste, la loi Mallié est de plus inefficace.

Tribune du CAD, 29/09/2013

la suite sur le site du Collectif des Amis du Dimanche

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