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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 11:30

Rédigé par Adélaïde Pouchol le 21 mars 2014 dans Éthique et tac

Un chromosome de plus... Et alors?

« J’ai parfaitement conscience que l’utilisation de ce mot, “eugénisme”, peut paraître excessive pour certaines personnes. Mais dans un pays – le nôtre – où j’ai l’impression que nous vivons sous la contrainte permanente d’une novlangue qui nous empêche de nommer les choses, il faut bien redonner aux mots leur véritable sens : quel autre nom sinon celui d’eugénisme peut-on donner à une politique qui provoque la suppression de 96 % des fœtus trisomiques dépistés ? Quels que soient les termes utilisés pour nommer ce processus – “infanticides” pour certains, “interruptions médicales de grossesse” pour d’autres –, on ne peut nier qu’une population humaine distincte, caractérisée par l’existence d’une particularité chromosomique, est expressément l’objet en France d’une politique de sélection et d’élimination pré-natales », s’insurge le journaliste Bruno Deniel-Laurent, auteur deÉloge des phénomènes – Trisomie : un eugénisme d'État publié aux éditions Max Milo ce 21 mars à l’occasion de la Journée mondiale de la trisomie 21.

(L’intégralité de l’entretien est disponible ici).

Une pathologie méconnue

Quelque 65 000 personnes en France sont atteintes de trisomie 21. C’est l’une des premières causes de déficience mentale et pourtant cette pathologie reste aussi méconnue qu’incomprise dans l’opinion publique. Cette troisième édition de la Journée internationale de la trisomie 21 s’inscrit dans un contexte particulièrement inquiétant, que l’on pourrait résumer en un chiffre : 96 % des personnes dépistées trisomiques sont avortées. Avec en outre de récentes découvertes en termes de dépistage prénatal (dont nous avions déjà parlé ici), la course effrénée à l’éradication des personnes porteuses de ce handicap s’accélère.

Source et suite

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