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12 octobre 2021 2 12 /10 /octobre /2021 08:17

    En association avec Une Minute avec Marie et les Questions de fond d'Aleteia


Pie XII a-t-il abandonné les juifs lors de la Seconde Guerre mondiale ?

Gary Krupp, Juif Américain, président de Pave the way Foundation

Pie XII a fait tout ce qu’il a pu pour sauver les juifs, de bien des manières. Il est allé jusqu'à risquer sa vie. Après la guerre, les juifs ont été nombreux à lui rendre hommage. La légende de son indifférence aux juifs n’est diffusée qu’à partir de 1963, par des communistes hostiles à l’Église. Elle va à l'encontre de la vérité historique.

1. Pie XII s’est rendu compte très tôt que ses dénonciations du nazisme entraînaient des représailles violentes et pouvaient se retourner contre les juifs. Plusieurs évêques européens ont déconseillé au pape d’intervenir publiquement et une proportion élevée du clergé européen a péri dans les camps. 

2. Le pape a alors mis en place une politique efficace d’actions secrètes, contribuant à sauver en Italie et dans le monde entier des centaines de milliers de juifs. Cette politique d’actions secrètes s’inscrivait dans la continuité de son action personnelle dès ses débuts comme prêtre, puis comme nonce. 

3. Sous Pie XII, le Vatican était perçu comme une menace par Hitler. Entre 1943 et 1945, à Rome, le Général Karl Wolff menaça à plusieurs reprises d’enlever le Pape, d’exterminer toute la curie, ou d’occuper le Vatican, tout en prétendant à Hitler que le Pape coopérait. 

4. La légende de l’indifférence de Pie XII est née de la pièce de théâtre Le Vicaire de Rolf Hochhuth, jouée en 1963. Or, on sait maintenant qu’elle a été écrite par 2 communistes avec l’aide financière du KGB, pour nuire à l’Eglise, dans le cadre d’une opération baptisée « SEAT TWELVE ». Mais après des années d’enquête, il n’y a aucun document probant pour accuser Pie XII de quoi que ce soit contre les juifs, alors qu’il y a des centaines de témoignages de son action pour eux. Continuer à diffamer Pie XII n’est un service à rendre ni aux juifs, ni à la vérité. 

5. Dans l’immédiate après-guerre, tous les juifs et ceux qui avaient vécu les événements ont rendu un hommage unanime aux efforts du Pape. Dirigeants politiques israéliens, savants juifs, rabbins, ou simplement survivants anonymes de l’holocauste, ils ont multiplié les témoignages de remerciement à l’Eglise catholique et à son chef.  
 

Pour chacun de ces 5 points, vos trouverez des compléments ICI.

 

Plus de questions de fond

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 19:03

 

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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 11:31
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10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 08:56
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9 octobre 2021 6 09 /10 /octobre /2021 23:02

   

par Maryvonne Gasse

mercredi 6 octobre 2021

 

Sainte Élisabeth de Hongrie soignant les malades, par Pierre-Auguste Cot, vers 1883, musée des Beaux-Arts de Béziers.

© Vincent de Groot – CC by-sa

Faisant la part entre légende et vérité, Dominique Sabourdin-Perrin brosse un saisissant portrait de sainte Élisabeth de Hongrie (1207-1231), par son héroïcité dans l’adversité et son audace dans la charité.

Faisant la part entre légende et vérité, Dominique Sabourdin-Perrin brosse un saisissant portrait de sainte Élisabeth de Hongrie (1207-1231), par son héroïcité dans l’adversité et son audace dans la charité. De lignée prestigieuse, sainte Élisabeth de Hongrie compte plusieurs saints parmi ses aïeux dont saint Étienne, fondateur de la Hongrie et une tante, sainte Edwige, duchesse de Silésie. Mais ce qui fait d’Élisabeth une des figures féminines éminentes du Moyen Âge, c’est l’éclat de sa propre sainteté, tant dans son amour conjugal que dans sa vie caritative.

Six années de bonheur

Mariée à l’âge de 14 ans à Louis IV de Thuringe, le couple vit six années de bonheur au cours desquelles ils auront trois enfants. «  Son mariage fut profondément heureux. Élisabeth aidait son mari à élever ses qualités humaines à un niveau surnaturel, et lui, en échange, protégeait sa femme dans sa générosité envers les pauvres et dans ses pratiques religieuses  », atteste Benoît XVI, lors d’une audience générale citée dans le présent opus.

Mais, dès le temps de ses fiançailles, sa religiosité indispose son entourage. «  C’est à travers son habillement et son comportement que, dès l’adolescence, la princesse manifeste ostensiblement son désir de plaire à Dieu, multipliant les actes de mortification, soulevant critiques et polémiques  », note l’auteur. Douée d’un caractère vif et d’une foi ardente, elle résiste à Sophie de Bavière, sa future belle-mère et à quelques nobles qui la verraient mieux au couvent qu’à la cour, au point d’envisager la rupture de ses fiançailles. C’est sans compter sur Louis dont le cœur est épris : «  Laisse parler les gens. Je dis que je l’aime et que je ne possède rien en ce monde qui me soit plus cher  », répond-il à l’échanson qui l’a averti de la situation.

Veuve à 20 ans

Intrépide dans la charité, Élisabeth déborde de générosité et casse les codes. En l’absence de Louis, alors qu’elle est enceinte, ne laisse-t-elle pas le lit conjugal à un lépreux, au désespoir de Sophie de Bavière ? Mais Louis prend encore son parti, ayant reçu la grâce d’une vision intérieure où le Christ en croix reposerait dans le lit. Engagé dans la sixième croisade, le landgrave meurt en septembre 1227, laissant la jeune veuve dévastée de chagrin, attendant son troisième enfant. Il avait 24 ans, elle en a 20.

Au lieu de trouver du réconfort dans sa belle-famille, elle se voit empêchée de poursuivre ses œuvres caritatives. «  Le conseil de famille, gardien de la dynastie, ne souhaite plus qu’elle continue à mener la vie autorisée par Louis et lui supprime la libre disposition des revenus de ses domaines, au prétexte qu’elle dilapide l’argent et ruine le landgraviat de Thuringe  », résume l’auteur.

Sœur de la Pénitence

Résolue à obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes, Élisabeth s’enfuit dans le plus grand dénuement. Sans ressources, elle confie son fils à un oncle et ses filles à des religieuses. Pour survivre, elle file la laine, fidèle à la prière : «  Jésus lui apparaissait face à face et la réconfortait en compagnie d’une multitude de saints », selon les témoins de ses extases. Les rumeurs sur sa situation remontent jusqu’à Grégoire IX qui l’assure de son soutien, ce qui lui permet de rentrer en possession de sa dot et d’engager la construction d’un hôpital. Sous la robe grise des Sœurs de la Pénitence, elle va se donner sans compter auprès des malades, des mourants, des indigents. Consumée d’amour, elle meurt à 24 ans.

— 

Élisabeth de Hongrie. Princesse de la charité, par Dominique Sabourdin-Perrin, éd. Salvator, 2021, 185 p., 20 €.

 

 

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9 octobre 2021 6 09 /10 /octobre /2021 16:59

" Un bon film qui rappelle La Loi du Silence d'Hitchcock.
Avec une interprétation sans fausse note des acteurs, dont un Daniel Prevost excellent."

Un article de Thomas Grimaux sur Infocatho

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9 octobre 2021 6 09 /10 /octobre /2021 16:49

«Le scandale France Inter devrait être un thème majeur de la campagne»

Grand entretien avec Me Gilles-William Goldnadel, avocat, essayiste.

 

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7 octobre 2021 4 07 /10 /octobre /2021 21:15

ou La loi du silence en français. Film d'Albert Hitchcock, un drame autour du secret de la confession 

A voir en cliquant sur l'affiche 

 

 

 

 

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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 12:31

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5 octobre 2021 2 05 /10 /octobre /2021 22:14

C'est le thème du colloque organisé les samedi 13 et dimanche 14 novembre à Lille par le Cercle Scientifique et Historique.   

Au programme :  

  • Pour sortir de l’impasse… Fernand Crombette ! Jean-Charles Crémieux, ingénieur, président du Ceshe
  • Restaurer une société chrétienne ? Marie-Pauline Deswarte, prof. émérite des universités d’Artois et de Paris XIII
  • A la redécouverte du Linceul de Turin… Pierre de Riedmatten, ingénieur, Président de Montre-nous Ton Visage
  • La voix de Dieu dans les étoiles, Olivier Grard, ingénieur
  • Salomon, entre sagesse et folie… Jocelyne Tarneaud, journaliste, bibliste, chroniqueuse sur Radio Notre-Dame
  • Les sens sont-ils trompeurs ? Thierry Martin, ingénieur et docteur en Sciences, diplômé de psychothérapie Vittoz au sein de l’école IRDC 
  • L’homme et le climat, Jean-François Lozier, ingénieur 

Qu'on se le dise ! Plus d'informations sur simple demande à cesheadm@wanadoo.fr !

 

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4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 11:54

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4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 10:18

Troisième Forum MNTV sur le Linceul de Turin 


Samedi 16 Octobre 2021 à Paris 

à Notre-Dame de Grâce de Passy

10 rue de l’Annonciation – 75016 Paris

avec la participation de l’historien Jean-Christian Petitfils

 

Déjeuner possible sur place (15 € ; pour le retenir à l’avance, imprimer le bulletin de réservation)

Programme des interventions 

  • Les fondamentaux du Linceul, par Pierre de Riedmatten, président honoraire de MNTV
  • Analyse médicale de l’Image, par le Dr Louis Cador, président de MNTV
  • Tridimensionnalité et traitement 3D de l’Image, par Patrice Majou
  • Comment l’Image s’est-elle formée ? Peut-on la reproduire ? par Marcel Alonso, membre du CIELT
  • Datations (par le C 14 et par Spectrométrie), par Pierre de Riedmatten
  • Y a-t-il d’autres moyens de dater le Linceul ? par Olivier Cahart
  • Le contexte historique de la Passion, par l’historien Jean-Christian Petitfils
  • Histoire ancienne du Linceul, par Alain Queinnec
  • Hypothèses de transfert du Linceul en France, par Laurent Bouzoud
  • Impact du Linceul auprès des jeunes, par Agnès Ratel
  • Expositions en France et à l’Etranger, par Béatrice Guespereau et Pierre de Riedmatten
  • La souffrance et la gloire du crucifié. Esquisse d’une spiritualité du Linceul, par Jean-Michel Forestier, vice-président de MNTV
  • Conclusion spirituelle, par Mgr Benoit Rivière, évêque d’Autun
  • Messe à 18 h 30, présidée par Mgr Rivière, évêque d’Autun
  •  
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2 octobre 2021 6 02 /10 /octobre /2021 09:10

Les dictons du jour

  • « À la Saint-Léger, faut se purger ! »
  • « À la Saint-Léger, il ne faut pas semer, sinon le grain devient comme le saint. »
  • « De Saint-Léger à Toussaint, la boue va grand train. »
  • « Ne sème pas à la Saint-Léger, les épis seraient trop légers. Sème à la Saint-François (4 octobre), il te rendra grain de bon poids. Mais n'attends pas la Saint-Bruno (6 octobre), ton blé serait tout noiraud. »
  • « Si les feuilles tombent à la Saint-Léger, suivra une bonne année. »
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2 octobre 2021 6 02 /10 /octobre /2021 08:21

Reçu d'EVR

Selon un sondage de l’Ifop publié le 23 septembre mené pour l'Association des journalistes d'information sur les religions (Ajir), les Français seraient 51 % à ne pas croire en Dieu. Pour la philosophe Chantal Delsol, de l’Institut, ils ne sont pas pour autant devenus athées mais ont adopté d’autres croyances, d’autres religions ou spiritualités, et d’autres morales :

 

Un seuil symbolique a été franchi: désormais plus de la moitié de la population française se dit incroyante. C’est même l’ensemble du Vieux Continent et sans doute l’Occident tout entier qui est en train de voir s’effacer la religion de ses pères.(…)

Il faut distinguer le christianisme et la chrétienté. Le christianisme ne semble pas du tout en voie d’extinction. Il se déploie (…) dans de larges zones d’Amérique latine ou d’Asie. C’est en Occident qu’il s’efface.

Mais la chrétienté traduit bien autre chose: le christianisme comme civilisation, comme pouvoir sur les mœurs et les lois des pays. On peut dire que la chrétienté en tant que telle a disparu de nos territoires depuis les années 1960 ou les lois sur l’IVG. Depuis lors, ce ne sont plus les dogmes religieux qui déterminent ce que la morale interdit ou permet, ce sont des comités d’éthique composés d’une multitude de courants divers. La chrétienté aura duré seize siècles, depuis la fin du IVe siècle. C’est aujourd’hui qu’elle se rompt. (…)

(Les chrétiens) vont devenir, ils sont déjà devenus une minorité, et ils ne savent pas ce que c’est. (…) Je ne suis pas sûre que nos clercs aient bien compris ce nouveau statut de minorité, qui impose la modestie et une attitude de vérité. (…)

Il ne faudrait toutefois pas s’imaginer que le vieil Occident va pour autant devenir «athée», comme nous l’annoncent les études d’opinion. À vrai dire, «athée», cela n’existe pas, (…). L’homme est un animal religieux, parce qu’il est confronté toujours et partout avec le mal, la souffrance et la mort, et il ne saurait vivre sans tenter de leur donner un sens. Lorsque Malraux dit que «le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas», il énonce un truisme: tous les siècles sont religieux!

Les pays d’Occident ne sont pas devenus «athées» - ils ont adopté d’autres croyances, d’autres religions ou spiritualités, d’autres morales. Je ne parle pas de l’islam - certains catholiques affolés pensent qu’ils vont être remplacés par l’islam, mais les choses ne se passent pas ainsi. À la religion d’Occident se substituent peu à peu ses ersatz, ses succédanés, ses échos. (…) La croyance en la transcendance s’effondre, mais l’édifice ne disparaît pas: il est recyclé autrement. (…) Le souci du Salut s’est transformé en souci du salut social. Le Mal qui était envie, adultère, orgueil est devenu impérialisme, guerre, oppression sociale, homophobie.

Grave erreur, de croire que toute morale, religion, croyance, s’effondre derrière le christianisme désormais privé de pouvoir. (…) En réalité, les vertus essentielles de la morale chrétienne se métamorphosent en une sorte de morale laïque. Des auteurs du XXe siècle (Scheler, Kolnai, Chesterton) l’ont appelée l’humanitarisme. Cela pour la distinguer de l’humanisme, car nous ne sommes plus humanistes, ayant expulsé l’homme du centre du monde. L’humanitarisme récupère les vertus chrétiennes de compassion et d’égalité, et les recycle dans l’immanence d’un monde sans dieu. Sans la transcendance, toutes ces vertus dégénèrent, se font mièvres et pleines de sensiblerie, en même temps qu’elles demeurent oppressives. La morale devient pour ainsi dire une religion.

Mais les choses vont plus loin. La religion traditionnelle de l’Occident transcendant et monothéiste n’a pas été tout bonnement effacée pour être remplacée par le rien. Elle a été lentement supplantée par des polythéismes immanents - ce que l’on appelait le paganisme. Ou par des spiritualités multiples, parfois héritées de nos traditions (le stoïcisme, l’épicurisme), parfois reçues d’autres cultures (le bouddhisme). Il faut insister pour dire que la vénération de multiples «dieux» ou la sacralisation de tout ou partie du monde immanent est une tendance humaine universelle - c’est le monothéisme transcendant qui représente une exception. Ainsi, dès que le monothéisme s’effondre, les multiples dieux immanents reviennent d’eux-mêmes. Quant aux spiritualités, elles sont si liées à la pâte humaine que leur surgissement est presque instinctif. L’homme est un être spirituel et religieux. C’est pourquoi nous avons aujourd’hui en Occident des descendants des épicuriens, des adeptes de Bouddha, des gens qui embrassent les arbres et des adorateurs de baleines, par exemple.

L’écologie tient lieu de religion nouvelle, et, en l’occurrence, elle est un panthéisme. Elle a ses rites, son catéchisme obligatoire, ses interdictions, ses prophètes et ses grands prêtres, ses anathèmes et ses excommunications. Processus très dangereux, car dégrader une véritable science en religion, c’est mortel pour la science en question - et nous avons bien besoin de l’écologie.

Ce que les peuples occidentaux ont déjà commencé à perdre, ce sont les fondements du judéo-christianisme, les présupposés culturels sur lesquelles s’appuyait l’édifice. C’est d’abord la croyance en l’existence de la vérité, qui nous vient des Grecs - et nous revenons aux mythes, ce qui inaugure bien des dégâts pour la pensée scientifique. C’est ensuite l’idée d’un temps fléché, qui a donné historiquement l’idée de progrès, et nous revenons au temps cyclique avec l’annonce de catastrophes apocalyptiques. C’est enfin la croyance dans la dignité substantielle de l’être humain, qui s’efface pour laisser place à une dignité conférée de l’extérieur, sociale et non substantielle, comme c’était le cas avant le christianisme. Il nous faut dorénavant vivre avec ces présupposés nouveaux pour nous. Les chrétiens qui restent en Occident demeureront une minorité et, probablement, les agents secrets de Dieu.

dans Le Figaro du 28 septembre 2021

 

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2 octobre 2021 6 02 /10 /octobre /2021 07:27

ecr

Un film muet de 1920, de Carl T. Dreyer, plus connu pour "la Passion de Jeanne d'Arc".

(dans "Réglages ", on peut choisir des sous-titres en anglais.

Oui, ça demande un effort. Mais c'est plutôt actuel ... )

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1 octobre 2021 5 01 /10 /octobre /2021 07:14

La PMA pour toutes devient officiellement autorisée

Environ 3.500 demandes de PMA pour couples de femmes ou femmes seules auraient déjà été enregistrées, confiait le ministère de la Santé à l'AFP mi-septembre 2021. 

 

Bioéthique

Le gouvernement l’avait promis, il l’a fait. Le décret d’application de la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes a été publié au Journal Officiel mercredi 29 septembre. Il permettra ainsi que les « premiers enfants [soient] conçus avant la fin de l’année 2021 » conformément au vœu qu’avait formulé le ministre de la Santé Olivier Véran devant l’Assemblée Nationale le 7 juin. Le texte entre en vigueur ce jeudi 30 septembre, c’est-à-dire au lendemain de sa publication. 

3 500 demandes et manque de sperme

« Ce décret est une très bonne nouvelle, très attendue », s’est félicité le ministre de la Santé le 29 septembre sur France Inter. « Avec Élisabeth Moreno, ma collègue ministre à l'Égalité femmes-hommes, nous avons rencontré des couples de femmes qui ont initié ce parcours », a ajouté Olivier Véran. 

Environ 3.500 demandes liées à cette nouvelle loi auraient déjà été enregistrées d’après l’entourage du ministre s’étant confié à l’AFP mi-septembre, alors qu’il n’en attendait que 1 000 environ. Pour répondre à l’afflux, Olivier Véran a promis une enveloppe de 8 millions d’euros supplémentaires avant 2023, dont 4 millions d’euros versés dès cette année aux centres d’AMP. Les centres avaient déjà bénéficié de crédits d’amorçages à hauteur de 3,3 millions d’euros en début d’année. L’Agence de biomédecine a par ailleurs mis en place une campagne massive de promotion du don de gamètes face au manque anticipé et à la baisse du nombre de donneurs de sperme (317 donneurs en France en 2019 contre 386 en 2018).

La suite ...

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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 14:03

Saint Archange

 

saint Michel, sculpture de Martin Damay, reproduction interditeSaint Michel, Saint Gabriel et saint Raphaël. Les anges, serviteurs et envoyés de Dieu, sont très présents dans la Bible, depuis celui qui réconforte Agar au désert (livre de la Genèse 16. 7) jusqu'à celui qui mesure la Jérusalem céleste (Apocalypse 21. 17). Parmi eux, trois sont particulièrement personnifiés. Ce sont des archanges, comme des chefs des anges, selon les termes de saint Paul (1ère Thessaloniciens 4. 16) et de Jude (Jude ch. 9). Michel, ("qui est comme Dieu?") est le prince des anges. Il joue un rôle décisif (Apocalypse 12. 7 à 9). Gabriel ("Force de Dieu") est le messager par excellence (Luc 1. 19 et suivants). Raphaël ("Dieu a guéri") accompagne le jeune Tobie et est la figure bienveillante de la Providence de Dieu. La littérature apocryphe a abondamment brodé sur ces trois personnages.
"Trois ou sept?"
"La tradition catholique ne connaît que trois archanges par leur nom. La Bible en évoque sept. Au livre de Tobie, Raphaël dit de lui-même: "Je suis l'un des sept anges qui se tiennent toujours prêts à pénétrer auprès de la Gloire du Seigneur". La vision de Zacharie complète le livre de Tobie en parlant de "sept-là qui sont les yeux de Yahvé et qui vont par toute la terre". ( Les yeux sont alors symboles de l'omniscience et de la vigilance divines.)
Si les livres de la Bible ne parlent pas des quatre compagnons anonymes de Michel, Gabriel et Raphaël, les écrits apocryphes n'épousent pas leur silence. Avec fantaisie, ils nomment ceux qui étaient appelés à rester dans l'ombre de leur Créateur, si on peut parler d'ombre dans le monde de la Gloire céleste.

La suite sur NOMINIS

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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 06:43
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23 septembre 2021 4 23 /09 /septembre /2021 15:10

En hommage à Alain Hugon qui vient de nous quitter. RIP.

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22 septembre 2021 3 22 /09 /septembre /2021 11:05

 

Éoliennes - La face noire de la transition écologique, de Fabien Bouglé

Le développement des éoliennes - sur terre ou en mer - est en réalité au cœur de la politique mondiale de la transition écologique, et de la transition énergétique, qui constitue aujourd'hui la boussole de nos dirigeants.

 

Nos dirigeants (il s'agit des dirigeants français) doivent-ils maintenir le cap? La réponse est non. Fabien Bouglé le démontre, faits et documents à l'appui, dans Éoliennes.

 

LES QUATRE ÉLÉMENTS PRINCIPAUX D'UNE ÉOLIENNE

 

Une éolienne est composée de quatre éléments principaux:

. la nacelle: pour les aimants et les rouages qui la constituent, elle nécessite l'utilisation de quantité de terres rares;

. les pales de cinquante à cent mètres de longueur: en fibre de carbone;

. le mât de cent à cent cinquante mètres de hauteur: en acier ou en béton;

. le socle: en béton armé.

 

DES MATIÈRES POLLUANTES ET NON RECYCLABLES

 

L'extraction des terres rares, dont la Chine a le quasi-monopole, nécessite beaucoup d'énergie, d'eau et de produits chimiques, avec pour conséquences:

. la destruction des terres;

. la pollution des eaux;

. la production de déchets radioactifs;

. le rejet de métaux lourds.

La fibre de carbone des pales, coûteuse en énergie, est difficilement recyclable, or une éolienne n'a une durée de vie que de vingt à vingt-cinq ans...

Il en est de même pour les socles en béton armé qui, eux, resteront définitivement enterrés dans le sol après démantèlement.

 

LE BILAN CARBONE D'UNE ÉOLIENNE

 

Alors que nos dirigeants justifient le déploiement d'éoliennes par la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, dont le CO2 est le plus important, leur construction et leur implantation génèrent beaucoup d'émissions de CO2.

Leur exploitation en génère davantage du fait de l'intermittence de leur fonctionnement (22% du temps en France): quand il vente trop ou quand il ne vente pas du tout, elles sont à l'arrêt et doivent être couplées à des centrales thermiques au charbon, au gaz ou au fioul.

Pour la production d'un kWh, les émissions de COdes éoliennes sont entre 80 et 180 fois plus importantes, suivant le fossile utilisé, que celles des centrales nucléaires1 ou des centrales hydroélectriques. 

Sans compter que les éoliennes contribuent au réchauffement du sol

 

LES EFFETS "INDÉSIRABLES" SUR LES HOMMES ET LES ANIMAUX

 

Les éoliennes émettent des infrasons:

Les infrasons, ondes sonores de basses fréquences, restent en effet imperceptibles à l'oreille humaine mais constituent une gêne pour les hommes et les animaux, en particulier dans le cas d'une exposition prolongée, à tel point que certains États ont étudié ou étudient encore aujourd'hui leur utilisation comme arme de guerre offensive.

 

Le mot gêne est d'ailleurs un euphémisme. En différents pays, il a été observé, à proximité des éoliennes:

. des troubles du sommeil et une dégradation de la santé chez les hommes;

. une détérioration de la santé chez les animaux, pouvant aller, chez les vaches, jusqu'à la réduction de la qualité du lait et une surmortalité...

Le massacre des oiseaux par les pales des éoliennes, implantées aussi bien sur terre qu'en mer, a également été observé, de même que celui des chauves-souris dont le système de sonar à ultra-son ne permet pas de les détecter.

Enfin, pour ce qui concerne les éoliennes implantées en mer, les systèmes anticorrosion des supports jacket immergés servant à tenir les mâts éoliens émettent une forte quantité d'oxyde d'aluminium dans la mer. Cette pollution métallique contamine tout le monde marin et jusqu'aux hommes quand ils consomment des poissons

 

CIRCULEZ, IL N'Y A RIEN À DIRE NI À VOIR

 

Quand des riverains d'éoliennes se plaignent ou quand nos dirigeants font interroger les populations proches avant d'implanter des éoliennes, il n'est pas tenu compte de leurs doléances ou de leurs avis (qui sont largement négatifs, en contradiction avec les sondages commandités par les promoteurs éoliens...).

Pourquoi un tel mépris de ces populations? Parce que les éoliennes constituent un écolo-business juteux, opéré grâce à un transfert de l'argent des contribuables et des consommateurs vers les comptes des compagnies éoliennes sous la forme d'exonération d'impôts, subventions européennes, tarifs subventionnés, émission de certificats carbones etc...

Ce n'est pas tout. Non seulement cet écolo-business ne crée pas d'emplois mais il en détruit, notamment dans le domaine du tourisme car personne, ou presque, n'a envie de passer des vacances avec vue sur des éoliennes...

Ce n'est pas tout. Si les populations ne profitent pas de l'écolo-business des éoliennes et, au contraire, n'en sont pas les victimes consentantes, tout cet argent, qui se compte en dizaines de milliards d'euros n'est pas perdu pour tout le monde.

Les profiteurs, Fabien Bouglé les désigne nommément et apporte les preuves de ce qu'il avance, ce sont les promoteurs éoliens mais aussi tous ceux qui entretiennent des liaisons dangereuses avec eux:

- le parti EELV (Europe Écologie les Verts), via un de ses membres éminent, qui est, en même temps, un promoteur éolien;

- les ONG Greenpeace et WWF (World Wide Fund), sous forme de contributions réciproques;

- des hommes politiques locaux sous forme de prises illégales d'intérêt. 

L'auteur évoque même l'ombre de la mafia italienne, toujours à la pointe des nouvelles technologies qui sont pour elle une opportunité de développement...

 

CONCLUSION

Présentées comme des moyens de sauver le climat, les éoliennes sont un scandale écologique et financier mondial.

[...]

À travers le monde, on commence à prendre conscience que les éoliennes constituent des bombes à retardement écologiques et sanitaires.

Non seulement il ne faut plus construire de nouvelles éoliennes, mais il faut démanteler celles qui existent.

 

Francis Richard

 

1 - Selon Gérard Mourou, prix Nobel de Physique 2018, les déchets des centrales nucléaires pourraient être traités par des lasers ultra-puissants.

 

Éoliennes - La face noire de la transition écologique, de Fabien Bouglé,

240 pages, Éditions du Rocher

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

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18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 08:42

Les primaires écologistes ont démarré le 16 septembre. On n’entend pas ces écologistes -qui se veulent modernes- alerter sur l’énorme pollution que crée l’univers numérique dans lequel nous vivons. C’est ce que révèle le journaliste Guillaume Pitron dans son livre L’Enfer numérique - Voyage au bout d’un like qui vient de paraître aux Éditions Les Liens qui Libèrent. Il y montre le coût environnemental exorbitant de la révolution numérique, pourtant présentée comme écologique, et  les ambivalences de la jeune « génération climat » qui se veut grande protectrice de l’environnement.

 

Que se passe-t-il lorsque vous envoyez un e-mail ou pressez le pouce levé en l’air - le fameux like - sur un réseau social? Quelle est la géographie de ces milliards de clics, ainsi que leur impact matériel? Quels défis écologiques et géopolitiques charrient-ils à notre insu? (…)

Internet a permis aux technologies numériques de coloniser chaque recoin de notre planète. À force de transmuer la moindre action tangible en processus informatique, tout ce que nous entreprenons aujourd’hui recèle une dimension digitale. (…)

Une numérisation du monde que le Covid-19 n’a fait qu’accélérer. Cette pandémie mondiale nous a, de toute évidence, rendus encore plus tributaires des outils digitaux (…)

L’immense majorité d’entre nous se montre bien incapable d’expliquer quelles installations ont été déployées pour relier nos ordinateurs à nos tablettes ou nos smartphones. D’abord parce que les technologies numériques provoquent un malentendu. À écouter leurs hérauts, l’univers digital ne serait en effet guère plus concret qu’un «nuage», le fameux cloud dans lequel nous stockons nos documents et photos. Pour un peu, le monde digitalisé serait synonyme de «vide» ou de «néant». Il nous invite à commercer en ligne, jouer virtuellement et nous étriper sur Twitter sans que cela ne mobilise, à première vue, le moindre gramme de matière, le plus infime électron, la première goutte d’eau. Bref, le numérique est le plus souvent réputé ne générer aucun impact matériel (…)

Supposément libéré de toute contrainte physique, le capitalisme numérique peut dès lors s’épanouir à l’infini. L’industrie digitale peut même vanter (…) son tribut positif à la préservation de la planète (…) Autrement dit, nous ne «sauverons» pas la planète sans un recours massif aux technologies numériques. (…) Or, ce qui ne se perçoit pas ne se conçoit pas davantage. Pourtant les questions, cruciales, demeurent: quel est l’impact spatial de cet outil? (…)

Pour envoyer un simple like, nous déployons ce qui sera bientôt la plus vaste infrastructure jamais édifiée par l’homme. Nous avons structuré un royaume de béton, de fibre et d’acier, hyperdisponible, sommé d’obtempérer à la microseconde près. Un «inframonde», constitué de data centers, de barrages hydroélectriques, de centrales à charbon et de mines de métaux stratégiques, tous unis dans une triple quête: celle de puissance, de vitesse et… de froid. Il s’agit également d’un royaume amphibie sillonné par des navires câbliers et des supertankers, peuplé d’hommes d’affaires et de marins, de mineurs et d’informaticiens, de maçons et d’électriciens, de balayeurs et de convoyeurs de camions-citernes. (…)

La pollution digitale est colossale, et même celle qui croît le plus rapidement (…) Cette pollution est d’abord due aux milliards d’interfaces (tablettes, ordinateurs, smartphones) constituant notre porte d’entrée sur internet. Elle provient également des données que nous produisons à chaque instant: transportées, stockées, traitées dans de vastes infrastructures consommatrices de ressources et d’énergie, elles permettront de créer de nouveaux contenus digitaux pour lesquels il faudra… toujours plus d’interfaces! Aussi ces deux familles de pollution se complètent-elles et s’alimentent-elles l’une l’autre. Les chiffres sont édifiants: l’industrie numérique mondiale consomme tant d’eau, de matériaux et d’énergie que son empreinte est le triple de celle d’un pays comme la France ou l’Angleterre. Les technologies digitales mobilisent aujourd’hui 10 % de l’électricité produite dans le monde et rejetteraient près de 4 % des émissions globales de CO2, soit un peu moins du double du secteur civil aérien mondial .(…) La pollution digitale met la transition écologique en péril et sera l’un des grands défis des trente prochaines années.(…)

Aux États-Unis, un adolescent passe sept heures et vingt-deux minutes de son temps libre par jour devant un écran. En France, un adulte de 18 ans a déjà possédé en moyenne… cinq téléphones mobiles! Et plus on est jeune, plus on renouvelle souvent ses équipements, lesquels comptent pourtant pour près de la moitié de la pollution numérique.

Pour la première fois dans l’histoire, une génération entière (la génération climat)  se lève pour «sauver» la planète, traîner des États en justice pour inaction climatique et replanter des arbres. Des parents soupirent d’avoir «trois Greta Thunberg à la maison», vent debout contre la consommation de viande, le plastique et les voyages en avion. Mais dans le même temps, cette progéniture est celle qui a le plus recours aux sites d’e-commerce, à la réalité virtuelle et au gaming. Les jeunes raffolent également de la vidéo en ligne pour regarder la télévision, ce qui constitue un non-sens écologique total. Une étude britannique devait confirmer que les digital natives, nés avec internet, seront les premiers à adopter, à l’avenir, les nouveaux services et interfaces proposés par les grandes entreprises du secteur numérique. (…)

La « génération climat » sera l’un des principaux acteurs du doublement, annoncé à l’horizon 2025, de la consommation d’électricité du secteur numérique (20 % de la production mondiale) ainsi que de ses rejets de gaz à effet de serre (7,5 % des émissions globales). (…)

Le numérique tel qu’il se déploie sous nos yeux ne s’est pas, dans sa très grande majorité, mis au service de la planète et du climat. (…) C’est pourquoi nous avons voulu (…) révéler l’anatomie d’une technologie qui, au nom d’un idéal quasi mystique de dématérialisation, est en train de produire une modernité prodigieusement matérialiste. Et mettre au jour cette évidence: envoyer un e-mail ou un like charrie de vertigineux défis jusqu’alors soustraits à nos sens. 

(à partir des extraits du livre publiés dans Le Figaro du 14 septembre 2021)

Merci à EVR !

 

 

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16 septembre 2021 4 16 /09 /septembre /2021 17:34

 

Dans une tribune exclusive publiée par QG, plus de 2.000 chercheurs, universitaires, soignants, juristes, artistes et enseignants, dénoncent la censure inédite opérée autant par les médias que par les GAFAS au sujet de tout ce qui contredit le discours officiel sur le Covid. Chasse aux sorcières, règlements de compte, rien n’est épargné aux personnes qui contestent le bien-fondé du pass sanitaire, et réclament simplement plus de transparence concernant le processus vaccinal, ainsi qu’un débat contradictoire sur la stratégie sanitaire nationale

Aucun d’entre nous n’aurait cru possible ce que nous voyons se dérouler sousA nos yeux depuis un an et demi. Non pas qu’une nouvelle épidémie vienne mettre à l’épreuve nos systèmes immunitaires individuels et nos structures collectives de santé. Cela, c’était prévisible. Mais que la gestion de cette épidémie vienne mettre en péril des valeurs démocratiques, des libertés et des droits humains acquis de haute lutte depuis la Révolution française, cela, c’était impensable. Et pourtant.

Liberté d’aller et venir, liberté d’expression, liberté de commerce, liberté syndicale, droit au travail, égalité des droits de tous les citoyens, non-discrimination dans l’accès aux biens, lieux et services de la société (dont l’accès aux soins et l’accès à l’éducation), confidentialité des données de santé… la liste est longue, très longue.

Les états d’urgence s’empilent les uns sur les autres. Le Parlement est traité comme une simple chambre d’enregistrement. Le Président de la République gère seul la situation avec un « Conseil de défense sanitaire » dont aucun compte rendu de réunions n’est consultable. Les médias de toutes tendances ne laissent quasiment aucune place au débat contradictoire et ils répercutent la communication gouvernementale sans distance. Les réseaux sociaux ne sont plus du tout le support de la liberté d’expression qu’ils vantaient à leurs débuts. Google (propriétaire de YouTube) et Facebook ne se contentent plus d’orienter nos pensées à l’aide d’algorithmes. Avec d’autres (Twitter, Linkedin, etc.), ils opèrent désormais une censure massive de tout ce qui contredit le discours officiel sur le Covid.

Dans un tel contexte, certains se croient tout permis. Les influenceurs se déchainent, les attaques ad hominem pleuvent, les règlements de compte s’étalent. On voudrait non seulement discréditer à coups d’amalgames infantiles (complotistes ! complices de l’extrême droite !), mais aussi radier, démissionner, évincer, en un mot faire taire. Beaucoup de celles et ceux qui – de par leurs emplois – constituent les élites se taisent, souvent par peur d’être à leur tour ostracisés. Tout ceci rappelle à certains égards l’époque de la chasse aux sorcières sous le Maccarthysme.

Par ce texte, nous (professionnels et bénévoles de la recherche, de la santé, de l’éducation, du droit et de la culture) appelons toutes les femmes et tous les hommes qui ont encore un fort attachement à la démocratie à la défendre de toutes leurs forces. Non, il ne saurait être interdit de discuter les origines du Sars-Cov-2. Ni interdit d’interpréter les statistiques de mortalité autrement que pour dire que nous risquons tous de mourir (discours de la peur). Ni interdit de dire que le refus de soigner précocement les personnes contaminées est un dogme imbécile qui, pour le coup, pourrait donner lieu à des poursuites en justice. Ni interdit de dire que les confinements font plus de mal que de bien aux sociétés. Ni interdit de questionner l’influence des richissimes industries pharmaceutiques sur le monde scientifique et médical, sur les gouvernements, sur les organismes supranationaux (OMS, UE) et sur les médias. Ni interdit de constater que si la vaccination ARNm protège en partie des formes graves de Covid, en revanche, comme le variant dit Delta le montre partout dans le monde, elle ne garantit ni d’attraper ni de transmettre le virus, ce qui invalide le principe même du « passe sanitaire ». Ni interdit de contester que l’on vaccine par contrainte ou par chantage les enfants et les adolescents pour qui la balance risque/bénéfice est très douteuse. Ni interdit de demander que l’on attende, pour vacciner certaines catégories de personnes à risque (les femmes enceintes par exemple), d’avoir plus de transparence et de données de pharmacovigilance. Ni interdit de manifester tous les samedis si l’on considère qu’il est intolérable de discriminer massivement les citoyens par le biais d’un laisser-passer sanitaire.

Les principes de liberté et d’égalité, de même que les droits humains fondamentaux, ne se discutent pas, ne se compromettent pas. Ils sont les socles de notre société politique et le vrai fondement de la cohésion sociale. La liberté d’expression est l’un de ces droits fondamentaux. Ceux qui tentent d’une façon ou d’une autre d’en empêcher l’exercice agissent contre la démocratie.

30/08/2021   La suite avec les 2500 signataires 

 

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11 septembre 2021 6 11 /09 /septembre /2021 09:38
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11 septembre 2021 6 11 /09 /septembre /2021 09:38

Les 4 et 5 septembre derniers s’est tenu à Paris le salon Désir d’enfant, promouvant la gestation pour autrui (GPA). Des entreprises étrangères spécialisées dans le business de la fertilité y proposaient aux Français des prestations que la loi française interdit : gestation pour autrui (GPA), mais aussi toute la gamme des possibilités offertes par la technologie pour programmer au plus près l’enfant désiré. Nous sommes entrés dans la marchandisation des corps …Voici deux textes sur cet événement : un reportage sur place et une réflexion en découlant. 
 
 « Maman, pourquoi tu n’as pas voulu que j’aie un papa ? C’est pas bien, les papas ? » Aux abords du salon « Désir d’enfant », les 4 et 5 septembre dernier, Porte de Champerret à Paris, la bande-son tonitruante de la Manif pour tous accueillait les visiteurs, au grand dam des organisateurs. (…) Objet de leur colère ? La promotion de la GPA lors du salon, pourtant qualifiée de « ligne rouge à ne pas franchir » par le gouvernement.(…)
Les associations féministes ont tout tenté pour interdire l'événement : plainte auprès du Procureur, signalements auprès de la Préfecture de Paris et référé liberté – en vain. Ana-Luana Stoicea-Deram, qui représente le CoRP, Collectif pour le respect de la personne, s'indigne : « Les autorités françaises acceptent que, sur le sol français, l’on fasse la promotion de la vente d’enfants et des violences faites aux femmes. »
Nicole Athéa, gynécologue endocrinologue (..), abonde : « les mères porteuses construisent, qu’elles le veuillent ou non, un lien avec l’enfant pendant la grossesse. Il n’y a donc pas de consentement éclairé à remettre un enfant contre de l’argent : une femme qui va être enceinte ne peut pas prévoir comment elle va s’attacher à l’enfant. »
Passé cet accueil, le salon arbore ses stands proprets, couleurs guimauve et pastel. Le kakémono de la clinique danoise Aagaard interpelle : « envie d’acheter du sperme ? » (…) Le directeur médical de la clinique, Aboubakar Cissé, (…acquiesce) lorsqu'on lui demande si l'on peut obtenir le sperme d’un homme, choisi sur des critères physiques.
Baby is life, Babies come true, Extraordinary Conceptions… Huit entreprises basées à l'étranger proposent des prestations de GPA. Pour San Diego Fertility, venue des Etats-Unis, le tarif grimpe à 150 000 dollars, la mère porteuse « en touche 45 000 ». Le Nevada Fertility Center se veut rassurant, en présentant au public Stella, « femme porteuse », qui raconte qu’elle passerait sa vie à être enceinte, mais ne peut évidemment pas élever un nombre illimité d’enfants. Elle et son mari entretiennent d’excellentes relations avec le couple d’hommes, également présent. On le voit sur une photo affichée sur le stand : ils y fêtent ensemble l’anniversaire de l’enfant qu’elle a mis au monde.
L’agence ukrainienne IVMED Fertility promet une GPA, bien plus abordable, à 39 000 euros. Auxquels devront éventuellement s’ajouter 2 000 euros d’indemnisation pour la mère porteuse en cas de naissance de jumeaux, et 1 500 d’indemnisation « en cas de perte d’organes ».
Face aux différentes possibilités, l’agence londonienne RediaIVF livre un benchmark regroupant des cliniques du monde entier, pour que chaque client trouve le pays et la législation qui lui conviennent. Le slogan de leur stand ? « Get your baby home or your money back » (« Un bébé ou remboursé »).
Quant aux conférences tenues sur le salon, la plus audacieuse est sûrement celle de l’avocate Clélia Richard, (..). Elle rappelle que si la GPA est interdite en France, elle est légale dans d’autres pays, et incite les postulants à s’adresser à son cabinet « dès le début du processus » pour que la filiation soit établie, après avoir eu recours à une mère porteuse à l'étranger. En clair, il s’agit de mettre les tribunaux français devant le fait accompli.
Selon l’organisatrice du salon, Anne-Laure Guichard, les exposants ne font qu’« informer » non des clients, mais des « patients ». Aude Mirkovic, Maître de conférences en droit privé, porte-parole de Juristes pour l’enfance, une association qui a également tenté de faire interdire le salon, dénonce : « les sociétés entremetteuses sont sur place pour rencontrer des clients. Selon les cas, les visiteurs (…) se voient remettre une offre de contrat, ou bien ils laissent leurs coordonnées pour être recontactés. » Elle y perçoit une tentative de délit d’entremise. Certes la mère porteuse ne sera pas inséminée sur le territoire français, mais, selon la juriste, « une infraction est réputée commise sur le territoire de la République dès lors qu'un de ses faits constitutifs a eu lieu sur ce territoire ».
L’organisatrice balaie ces critiques et juge ce type de salon nécessaire. « C’est plus qu’un désir d’enfant, c’est un besoin viscéral. Souvent l’émotion est palpable, il y a des pleurs. Je n’ai pas d’avis sur la légalisation de la GPA en France, mais ces personnes y auront recours quoi qu’il en soit. » Près d’un millier de personnes se seraient rendues à l’espace Champerret samedi et dimanche. (Pauline Arrighi, dans Marianne du 08/09/2021)
 
Une fois le désir devenu droit, il est difficile d’accepter des limites ressenties comme arbitraires puisque envisagées au seul prisme du désir individuel. Au salon bien nommé Désir d’enfant, l’une des banques de sperme annonce sans pudeur : « Trouvez le donneur parfait à votre façon », avec choix de la couleur de ses cheveux, ses yeux, sa race, en vue de « l’enfant de vos rêves » (European Sperm Bank).
Le Conseil d’État, dans son rapport de 2018 sur la bioéthique, posait lucidement la question : « En dissociant sexualité et procréation et en faisant de l’enfant le produit de technologies scientifiques […] comment circonscrire le désir que l’enfant soit sinon parfait, du moins le moins “imparfait” possible ? » L’enfant n’est plus le fruit de l’union des personnes mais le résultat, le “produit” d’un processus technologique : or, qui dit résultat dit, très vite, attente de résultat.
La procréation technologique est liée à l’eugénisme car elle suscite des situations de choix, et donc de sélection : il faudrait être idiot pour choisir un donneur malade et, quitte à choisir, pourquoi ne pas se renseigner sur son QI ou sa taille ? S’il y a dix embryons sur la paillasse et qu’un seul sera implanté, il faudrait être idiot pour ne pas sélectionner l’enfant en bonne santé et choisir le sexe, au passage, cela change quoi au juste ?
Point de place pour la déception : certaines formules premium, au salon, garantissent un enfant sain. Voulez-vous savoir comment une agence ukrainienne garantit un enfant sain ? Il suffit de demander, et une commerciale souriante explique que, si l’enfant est handicapé, les clients pourront le refuser. Il ira à l’orphelinat et l’agence offrira une nouvelle GPA, gratuite. ( Aude Mirkovic est maître de conférences en droit privé, porte-parole de l’association Juristes pour l’enfance, dans Valeurs Actuelles du 9 septembre 2021)

Merci à EVR.

 

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 12:14

 

Un cadeau inattendu publié ce printemps dernier : Petites choses formidables, du formidable Chesterton (Desclée de Brouwer). Inattendue, encore, la quatrième de couverture : il y est dit à la fois que c’est « l’un des recueils d’essais les plus célèbres » de l’auteur et que « ces essais (sont restés) inédits en France pendant plus d’un siècle ». Les Français dédaigneraient-ils Chesterton, peut-être d’un humour trop anglais, d’un catholicisme trop affirmé, d’une indépendance trop préservée ? Pour preuve ce jugement célèbre : «  est divisé entre Conservateurs et Progressistes. L’affaire des Progressistes est de continuer à commettre des erreurs. L’affaire des Conservateurs est d’éviter que ces erreurs ne soient corrigées. »

En tout cas, si la première traduction est publiée en 2018, en 2021, le traducteur Hubert Darbon nous offre, aux Éditions Artège, un petit ouvrage titré Le monde selon Chesterton où il a traduit une compilation de pensées, choisies par lui et offertes mois par mois, au fil des jours. Deuxième élément du cadeau et non le moindre.

Les Petites choses formidables sont, de l’aveu même de l’auteur dans sa préface, des feuilles volantes écrites au fil du temps, sans intention déterminée, « une sorte de journal sporadique » – l’on veut bien le croire – où il nous invite à apprendre à regarder autour de nous les objets apparemment les plus communs, les faits surprenants que nous croisons. « Soyons des athlètes oculaires », vaste programme que nous entamerons en le lisant, en le suivant avec une curiosité toujours éveillée, rarement comblée, mais tendue justement par cette insatisfaction : il ne se passe rien, le contraire du  même de la nouvelle qui suppose un fait saillant, narré.

Sur un site scolaire, nous lisons : « On associe certaines caractéristiques à la nouvelle littéraire : 1. Elle est brève. 2. Elle renferme des éléments vraisemblables (lieux, personnages, objets et événements dont l’existence est probable). 3. L’intrigue repose principalement sur l’évolution psychologique du personnage principal. 4. La finale réussit à provoquer une réaction chez le lecteur en raison de sa nature mystérieuse, surprenante ou inattendue. »

C’est un peu sommaire, mais définit bien ce que nous attendons généralement d’une nouvelle. Or, Chesterton transgresse constamment certains éléments de cette définition. Il respecte la brièveté, respecte de loin la vraisemblance, se joue de l’évolution psychologique et le plus souvent de la surprise finale.

Il nous promène de la place de la Bastille, qui lui permet de méditer sur les symboles et les rites, pour finir sur le « sens de la  des Français », jusqu’à son lit, recommandant de rester au lit sans aucune raison, ni devoir, ni maladie, seule condition pour garder la santé. Plus sérieusement en apparence, une convocation pour faire partie d’un jury au tribunal et la méditation qui s’ensuit. Sa  et illustration des contes de fées mérite réflexion en notre temps où toute tradition est ébranlée. Parlons voyages ? Il est fréquemment question de déplacements, mais leur explication n’est révélée que tard : il part en voyage pour revenir à son lieu de vie avec un œil neuf, il quitte l’Angleterre pour trouver l’Angleterre. Ce qui n’empêche pas des pages réjouissantes sur les lieux visités, et je recommande Belfort.

Il reste peu de place pour évoquer le recueil d’aphorismes tirés de différents ouvrages de Chesterton. Chacun aura ses choix, ses préférences selon le jour et l’humeur, mais citer certains de mes préférés est une irrésistible démangeaison, en rapport avec notre temps, bien sûr !

« J’ai connu maintes églises, chapelles et salles de réunion où se mêlaient la fierté d’avoir dépassé les croyances et l’incapacité totale à dépasser les slogans » (p. 19). « Pour reconnaître une démocratie, il faut regarder, non si le peuple vote, mais si c’est lui qui règne » (p. 50). « Le culte de la Nature produit inévitablement des choses contre-nature » (p. 84). « Pour savoir si une  est bonne, il suffit de savoir si l’on peut plaisanter à son propos » (p. 91). « L’art est limitation ; l’essence de toute image est son cadre » (p. 116). « De toutes les religions horribles, la plus horrible est le culte du dieu intérieur » (p. 133). « Un enseignant qui n’est pas dogmatique est simplement un enseignant qui n’enseigne pas » (p. 140).

À vous le dé : faites vos choix !

Olga Le Roux sur Boulevard Voltaire

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