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25 janvier 2021 1 25 /01 /janvier /2021 14:20
   

Conversion de Saint-Paul...

 

Ô grand saint Paul, tu fus ramené de l’erreur à la vérité !

Ô Trinité éternelle et unique Déité ! Déité, essence unique en trois personnes ! Pourrai-je te comparer à une vigne à trois rameaux ? Tu fis l’homme à ton image et ressemblance pour qu’il fût marqué à l’empreinte de ta Trinité et de la Déité, par les trois facultés qu’il possède dans l’âme unique. Et par là non seulement il te ressemble, mais encore il s’unit à Toi. (…)
Ô grand saint Paul, tu avais pénétré cette vérité toi qui savais si bien d’où tu venais, où tu allais et par quel chemin. C’est que tu avais connu ton principe et ta fin, comme aussi l’itinéraire à suivre. Par cette considération, les trois facultés de ton âme se sont unies aux trois personnes divines. Ta mémoire adhérait au Père par le souvenir très net qu’il est le principe d’où procèdent toutes choses : non seulement ce qui est mais aussi les divines personnes. Dès lors, tu ne pouvais pas ne pas voir qu’il est ton propre principe. Ton intelligence, unie au Fils, au Verbe, scrutait à fond l’ordre disposé par la sagesse du Verbe, selon lequel les créatures font retour à leur fin, qui s’identifie à leur principe. Ta volonté, tu l’avais unie au Saint Esprit en aimant à plein cœur cet amour, cette clémence, qui, tu le savais, est la cause de toute la création, de toutes les grâces qui furent ton lot, sans aucun mérite préalable de ta part. Tu savais qu’en toutes ses œuvres, la divine clémence n’avait qu’un but : ta béatification.

C’est pourquoi à pareil jour, ramené que tu fus par le Verbe, de l’erreur à la vérité, après avoir reçu la faveur d’un ravissement où tu as contemplé la divine essence en trois personnes, revenu à ton corps, ou mieux, à tes sens, tu ne retins que la vision du Verbe incarné : mais tu en étais tout imprégné.

Bulle

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)
tertiaire dominicaine, docteur de l'Église, copatronne de l'Europe
Ne plus connaître que Jésus Crucifié (Jésus Christ notre Résurrection, trad. A. Bernard, éd. du Cerf, 1980, p. 27)

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24 janvier 2021 7 24 /01 /janvier /2021 23:24

« Il était une fois un électricien qui voulut brancher une femme qu’il trouvait lumineuse. Hélas pour lui, celle-ci chercha tout de suite à éteindre ses ardeurs.

— J’suis déjà prise ! annonça-t-elle.

— Je m'en fiche ! lui dit-il, je ne suis pas du secteur. On pourrait se voir en alternatif ?

— Si tu continues à me mettre sous tension avec autant d’intensité, je pars en courant.

Et elle se retourna pour s’éloigner.

Reprenant le fil conducteur de son approche, il chercha à l’allumer :

— Mais pourquoi faites-vous de la résistance ? N'aimez-vous pas les Ohm ?

Elle lui fit Volt face. À ce moment-là il y avait de l’électricité dans l’air !

— Watt ? T’Ampère pas une !

— C’est que je ne vous trouve point Led ! s’exclama l’électricien.

Son style ampoulé sembla calmer la femme :

— C’est gentil. Mais dis-moi, tous ces jeux de mots, c’est pour briller.

— C’est pour flatter votre intelligence ! J’adorerai étreindre une lumière de votre genre. (L’électricien imaginait sans doute déjà les va-et-vient.)

— Tu me prends pour une call girl de Lux ! ? Je te dis que je suis déjà prise et éprise !

Elle était sur le point de péter les plombs à cause de cette méprise multiple. C’est alors qu’arriva le galant de la belle, un macho monté sur pile électrique, qui joua parfaitement son rôle d’interrupteur de conversation en collant une châtaigne au prétendant (ça douille !).

Et c’est ainsi que l’électricien, qui se prenait pour une lumière mais n’était guère brillant, dut accepter de la mettre en veilleuse.

"Et il versa du thé à l’amante"

 

~ Auteur : Yann Malaud (Histoires d’amour approx-imaginatives à ne pas prendre au pied de la lettre). Nouvelles. Écrit par un gros obsédé textuel ! 

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 14:20

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 10:46

Les syndicats de Carambar durcissent le ton et affaiblissent les stocks

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 09:37

Victime, comme vous, des informations sanitaires omniprésentes, aux ordres, moi, humble lapin à l’écoute, je décroche totalement des journaux télévisés ou émissions de décryptage, avec faits arrangés, visages trop vus, aux propos inodores et sans saveur.

La quotidienne de Monsieur Zemmour est mon soin palliatif, une mise sous oxygène (avec Sud Radio et M. Bercoff).

La parenthèse historique de Marc Menant vaut le détour à elle seule, mais l’Histoire de France n’est pas porteuse, même si la princesse Christine donne un tempo aussi féminin que céleste à ce quintet admirable. Mais revenons sur leur multi-Terra Nova, les yeux écarquillés.

Plus que manipulés, c’est aux fers rouges que la doctrine nous est inoculée, au rythme des mots « vaccin », « test », « confinement », « couvre-feu », « taux »… Les JT sont une succession de copier-coller anxiogènes, que seule la météo agrémente : alerte neige, verglas, inondation, pluie, froid. Tout fait peur, train fantôme gratuit en marche, sensations garanties ; félin on y entre, lapin on en ressort, assisté, hors du clapier dans les créneaux, avec groin grotesque partout sans discernement ni confiance, docile.

Comme fou depuis mars, le gouvernement s’est travesti en docteur diabolique, au chevet de chacun d’entre nous ; il contrôle nos paramètres vitaux, des pieds à la tête, surtout le muscle cérébral.

Auparavant, le toubib restait à sa place. Il respectait le patient, son libre arbitre, ses choix avec la signature d’un protocole éventuel, ou un accord entre quatre yeux. A contrario, une décharge et vous rentriez.

Désormais, comme nous sommes tous malades ou transporteurs malins, le port obligatoire du masque devient la norme, l’hospitalisation à domicile que le « good doctor » nous prescrit est pérennisée, avec permissions à géométrie variable, des restrictions au regroupement familial de terroir ou amical. Tous incurables car vecteurs conscients ou inconscients du mal. Donc, il nous ausculte chaque soir claquemurés à domicile ; il lobotomise ainsi nos esprits rebelles pour en faire des sans-papiers. Le passeport vert sera une étoile, non plus discriminatoire mais libératrice, sorte d’étoile des rois mages enfin parvenus en terre salvatrice.

Depuis qu’une démocratie se fait à 35, les repas à 6, tout est compté. Mon grand-père, avant de tuer le lapin, pour détourner son attention, lui caressait l’échine : pas d’attendrissement idéologique pour remplir l’estomac, même frugalement. La nouvelle génération y perdra beaucoup, en ne mangeant que de la salade verte, du steak aux algues, ou en jouant de la guitare à deux mètres de mamie. On la sacrifie in fine en la domptant, et cela me torture.

Au fait, a-t-on pensé à demander à nos vieux s’ils veulent, pour vivre quelques mois de plus, être enfermés en chambre 24 h/24, s’ils veulent aussi que les jeunes ne sortent plus, n’aillent plus à l’université, eux qui allaient à l’école sous les bombes, mais aussi que leurs petits-enfants soient masqués 8 heures en primaire ?

En clair, leur a-t-on posé la question de savoir s’ils souhaitent voir mourir les jeunes avant eux, par asphyxie, suicide, chômage très longue durée, horizons bouchés, désespoir ?

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 08:25
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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 08:14

Vivre ou survivre ?

"Depuis que le virus tue, on nous répète comme une leçon universelle que la vie est le bien le plus précieux et qu’il faut la protéger, quoi qu’il en coûte. Quoi qu’il en coûte ? Ce discours semble ne souffrir aucune contradiction ni tolérer la moindre nuance. Et pourtant... Comment ne pas voir que vivre ne consiste pas seulement à rester en vie ? D’où vient ce manque de profondeur, cette perte de perspective, cette cécité qui frappe notre monde ? Comment avons-nous laissé se dégrader nos vies au point de les confondre avec notre seule survie ?

Survivre quoi qu'il en coûte ? Mais quelle est donc cette vie pour laquelle nous serions prêts à consentir à tous les sacrifices ? Quelle est cette mort qui nous terrifie au point de lui livrer en pâture notre vie sociale, nos visages désormais masqués, nos anciens abandonnés dans leur solitude, nos embrassades interdites et jusqu’à nos mains qui ne peuvent plus se serrer ? Sommes-nous donc prêts à tout, y compris à cesser de vivre, pour ne pas mourir ? Cesser de vivre pour ne pas mourir… L’étrangeté de ces mots et l’absurdité vers laquelle ils nous précipitent !

Survivre quoi qu'il en coûte ? Mais à l'évidence, il ne suffit pas de rester en vie pour être vivant. Et nous savons bien ce qu’est le naufrage d’une existence qui ne sait rien faire d’autre que s’agripper à elle-même.

Survivre quoi qu'il en coûte ? L'erreur grossière consiste à penser que la vie serait un capital que nous aurions reçu au commencement et qu’il s’agirait de défendre contre toutes les attaques extérieures. Un capital voué inexorablement à fondre, au fil des ans, comme banquise au soleil. Car la mort surviendra tôt ou tard. Sommes-nous donc condamnés à vivre comme une armée battant en retraite ? Jusqu’à l’inévitable défaite… Est-ce cela vivre ?

Survivre quoi qu'il en coûte ? Bien sûr, il nous faut lutter contre ce virus et protéger notre santé comme on protège la banquise de son effondrement. Mais protéger la vie, c’est autre chose ! La vie n’est pas un capital à défendre mais un horizon à atteindre. Elle n’est pas une bouée à laquelle on s’agrippe mais un trésor qu'il nous faut trouver. Vivant, il ne s’agit pas de le rester mais plutôt de le devenir ! Et nous ne sommes encore qu’imparfaitement vivants. Bien souvent, nous vivons dans le seul but de ne pas mourir. Ce n’est pas cela vivre...

Mais vivre !

Et tenir la main du vieillard jusqu’à son dernier souffle ; sentir que ces minutes-là sont plus précieuses que la plus scientifique des immunités. Vivre et ne pas concéder le moindre compromis quand il s'agit de rester humains. Jusqu'au bout. Quoi qu’il en coûte… Vivre ! Et ne pas se plier aux menaces des violents. Savoir que la mort est toujours un risque mais qu’il y a plus grave que mourir : c’est de ne pas oser vivre. Vivre et ne pas avoir peur de risquer sa vie. Quoi qu’il en coûte… Vivre !

Et ne plus savoir compter, calculer, mesurer, comparer, produire ; mais apprendre à s’émerveiller, chanter, offrir, jouer, contempler. Donner plus d’importance à ce qui ne sert à rien : au jeu de l’enfant, au silence dans le vent du soir et aux fleurs qui ne savent même pas qu’elles sont belles. Quoi qu’il en coûte… Vivre !

Et accueillir notre fragilité comme une chance. En avoir fini avec l’angoisse de ne pas être tout, de ne pas pouvoir tout. Ne plus avoir à se prouver que l’on mérite de vivre. Ne plus avoir à mériter. Mais vivre simplement. Quoi qu’il en coûte… Vivre !

Et ne plus regarder le temps qui passe comme l'horloge implacable qui m’attend ou le sablier qui dévide mes heures. Mais accueillir le temps comme un ami qui joue dans mon camp. Et qui me bonifie comme les années rendent bon le vieux vin. Vivre et ne plus avoir peur de vieillir, de se rider, de se courber et de faiblir. Quoi qu’il en coûte… C’est cela vivre. C’est cette vie-là qu’il nous faut défendre, quoi qu’il en coûte. Quitte à en mourir... Mourir sans doute, mais mourir vivants !

Vivre et ne plus avoir peur de mourir.

Vivre et ne plus avoir peur de vivre. Enfin !"

« Qui cherchera à garder sa vie la perdra. Et qui la perdra, la trouvera » Luc 17,33

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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 00:10

Reçu de EVR

Le 21 janvier, nous nous souviendrons de l’exécution du roi Louis XVI, mort il y a 228 ans. « Depuis lors, la France est un corps sans tête » comme l’a écrit le cardinal Pie.

Ci-dessous, ce texte de Victor Hugo qui décrit l’exécution rapportée en 1840 par un témoin oculaire, extrait de Choses vues, recueil de notes et de mémoires.

L’échafaud ne fut pas dressé, comme on le croit généralement, au centre même de la place, à l’endroit où est aujourd’hui l’obélisque, mais au lieu que l’arrêté du Conseil exécutif provisoire désigne en ces termes précis : « entre le pied d’estal et les Champs-Élysées ».

Qu’était-ce que ce piédestal ? (…) Cette pierre avait porté la statue de Louis XV. (…)

En l’an I de la République, ce que le Conseil exécutif appelait le « pied d’estal » n’était plus qu’un bloc informe et hideux. C’était une sorte de symbole sinistre de la royauté elle-même. Les parements de marbre et de bronze en avaient été arrachés, (…) les quatre faces du bas-relief rompu à coups de marteau. (…) Cet amas de choses sans nom avait remplacé la royale statue. Le symbole n’est-il pas complet ?

L’échafaud était dressé à quelques pas de cette ruine, un peu en arrière. (…) Un panier de forme cylindrique, recouvert de cuir, était disposé à l’endroit même où devait tomber la tête du roi pour la recevoir ; et à l’un des angles de l’entablement, à droite de l’échelle, on distinguait une longue manette d’osier préparée pour le corps et sur laquelle l’un des bourreaux, en attendant le roi, avait posé son chapeau.

Qu’on se figure maintenant au milieu de la place ces deux choses lugubres à quelques pas l’une de l’autre, le piédestal de Louis XV et l’échafaud de Louis XVI, c’est-à-dire la ruine de la royauté morte et le martyre de la royauté vivante ; (…); qu’on pose (…) sur ces arbres noirs et effeuillés, sur cette morne multitude le ciel sombre et glacial d’une matinée d’hiver, on aura une idée de l’aspect qu’offrait la place de la Révolution au moment où Louis XVI, traîné dans la voiture du maire de Paris, vêtu de blanc, le livre des psaumes à la main, y arriva pour mourir à dix heures et quelques minutes, le 21 janvier 1793.

Étrange excès d’abaissement et de misère, le fils de tant de rois, enveloppé de bandelettes et sacré comme les rois d’Égypte, allait être dévoré entre deux couches de chaux vive, et à cette royauté française, si grande jusque dans la mort, qui avait eu à Versailles un trône d’or et à Saint-Denis soixante sarcophages de granit, il ne restait plus qu’une estrade de sapin et un cercueil d’osier.(…)

Les bourreaux étaient en culottes courtes, vêtus de l’habit à la française tel que la Révolution l’avait modifié, et coiffés de chapeaux à trois cornes que chargeaient d’énormes cocardes tricolores. Ils exécutèrent le roi le chapeau sur la tête, et ce fut sans ôter son chapeau que Sanson, saisissant aux cheveux la tête coupée de Louis XVI, la présenta au peuple et en laissa, pendant quelques instants, ruisseler le sang sur l’échafaud.

Dans ce même moment, son valet ou son aide défaisait ce qu’on appelait les sangles ; et, tandis que la foule considérait tour à tour le corps du roi entièrement vêtu de blanc,  (…) deux prêtres, commissaires de la Commune, chargés par elle d’assister, comme officiers municipaux, à l’exécution du roi, causaient à haute voix et riaient aux éclats dans la voiture du maire. Jacques Roux, l’un d’eux, montrait dérisoirement à l’autre les gros mollets et le gros ventre de Capet. (…)

À la place où tomba la tête du roi, un long ruisseau de sang coula le long des planches de l’échafaud jusque sur le pavé. Quand l’exécution fut terminée, Sanson jeta au peuple la redingote du roi qui était en molleton blanc, et en un instant elle disparut, déchirée par mille mains. Scinderunt vestimenta sua.

Un homme monta sur la guillotine les bras nus et remplit par trois fois ses deux mains de caillots de sang qu’il dispersa au loin sur la foule en criant : Que ce sang retombe sur nos têtes ! Les révolutions produisent de ces épouvantables semeurs. Ils ensemencent l’avenir de désastres et de catastrophes ; et un demi-siècle après eux, les générations effrayées voient germer les choses terribles qu’ils ont jetées dans le sillon. En défilant autour de l’échafaud, tous ces hommes armés qu’on appelait les volontaires trempèrent dans le sang de Louis XVI leurs baïonnettes, leurs piques et leurs sabres. (…)

Oh ! Que les fondateurs de monarchies seraient accablés et tristes, et comme ils sentiraient se mêler à leur pensée auguste une pensée amère, s’ils pouvaient distinguer à travers les siècles les sombres figures de l’avenir ! S’ils savaient ! S’ils pouvaient voir, dans les profondes perspectives de l’histoire, ce qu’il advient de nos entreprises, de nos fondations, de nos empires, de nos rêves ; ce que les places publiques font des statues royales ; ce que les peuples font des couronnes ; ce que les échafauds font des trônes ; ce que les multitudes peuvent faire d’un homme ; quel abaissement remplace la majesté ; quel collier d’indignité et de misère peut venir se sceller brusquement à l’extrémité d’une longue chaîne de grandeur et de gloire ; et à quel panier d’osier peuvent aboutir soixante sarcophages de granit !

Au moment où la tête de Louis XVI tomba, l’abbé Edgeworth (*) était encore près du roi. Le sang jaillit jusque sur lui. Il revêtit précipitamment une redingote brune, descendit de l’échafaud et se perdit dans la foule. Le premier rang des spectateurs s’ouvrit devant lui avec une sorte d’étonnement mêlé de respect ; mais, au bout de quelques pas, l’attention de tous était encore tellement concentrée sur le centre de la place où l’événement venait de s’accomplir, que personne ne regardait plus l’abbé Edgeworth.

Le pauvre prêtre, enveloppé de la grosse redingote qui cachait le sang dont il était couvert, s’enfuit tout effaré, marchant comme un homme qui rêve et sachant à peine où il allait. Cependant, avec cette sorte d’instinct que conservent les somnambules, il passa la rivière, prit la rue du Bac, puis la rue du Regard et parvint ainsi à gagner la maison de Mme de Lézardière, près de la barrière du Maine. Arrivé là, il quitta ses vêtements souillés, et resta plusieurs heures, comme anéanti, sans pouvoir recueillir une pensée ni prononcer une parole.

Des royalistes qui l’avaient suivi, et qui avaient assisté à l’exécution, entourèrent l’abbé Edgeworth et lui rappelèrent l’adieu sublime qu’il venait d’adresser au roi : — Fils de saint Louis, montez au ciel ! Chose étrange ! Ces paroles si mémorables n’avaient laissé aucune trace dans l’esprit de celui qui les avait dites. — Nous les avons entendues, lui disaient les témoins de la catastrophe, encore tout émus et tout frémissants. — C’est possible, répondait-il, mais je ne m’en souviens pas. L’abbé Edgeworth a vécu une longue vie sans pouvoir se rappeler s’il avait prononcé réellement ces paroles. C’était comme un éclair qui avait passé sur ses lèvres.

Mme de Lézardière, atteinte d’une grave maladie depuis près d’un mois, ne put supporter le coup de la mort de Louis XVI. Elle mourut dans la nuit même du 21 janvier. L’abbé Edgeworth, envoyé pour ainsi dire dans cette maison par la providence, lui administra les derniers sacrements et lui donna les dernières consolations. Il finit sa journée comme il l’avait commencée.

(*) : confesseur du roi Louis XVI

21 janvier 1793 : mort de Louis XVI – Blog Histoire Géo

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20 janvier 2021 3 20 /01 /janvier /2021 11:54

Oui, il faut dégenrer le jeu d'échecs. Il y a urgence.

Damon – Dégenrer le jeu d’échecs, quelle bonne idée !
Damon – Dégenrer le jeu d’échecs, quelle bonne idée !

Noir, blanc, roi, reine, les échecs sont la quintessence d’un monde binaire. Pasticher les extrêmes du sabir inclusif permet d’en souligner l’inanité. Les jeux d'échec vont-ils échapper à la folie de la non discrimination ? Reliquat d'un univers monarchique à relents sexistes et patriarcaux nauséabonds, un échiquier condense toutes les inégalités  et toutes les discriminations. Les échecs reposent sur une partition raciste et trop binaire du monde.
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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 10:52

Si ça peut aider ... sur France 3 Occitanie.

Un collectif de médecins préconise l’utilisation de la vitamine D et du zinc pour prévenir les formes graves de la Covid

Peut-on prévenir les formes graves de la Covid grâce à la vitamine D et au Zinc ? La réponse est oui, selon un collectif de médecins, auteurs d’un manifeste destiné à alerter sur l’urgence de renforcer les défenses immunitaires des plus vulnérables face à l'épidémie.

Dans son cabinet situé à Muret, près de Toulouse, Eric Ménat prescrit de la vitamine D aux patients qui présentent des carences.
Dans son cabinet situé à Muret, près de Toulouse, Eric Ménat prescrit de la vitamine D aux patients qui présentent des carences. • © V. Banabéra / FTV

"Et s’il existait un autre chemin" pour faire face à l’épidémie de Covid ? Pour un collectif de médecins, auteurs du manifeste intitulé "la quatrième voie", la réponse est oui. Pour eux, il existe une voie négligée par les autorités sanitaires qui permettrait pourtant de réduire les formes graves de Covid.

"Gagner la guerre" contre le virus en renforçant nos défenses immunitaires

Le docteur Eric Ménat fait partie du collectif "Laissons les médecins prescrire" et est l’un des auteurs du manifeste. Dans son cabinet, situé à Muret, près de Toulouse, il prescrit de la vitamine D aux patients qui présentent des carences. Ce traitement, préconisé uniquement sur ordonnance, est souvent associé à une cure de Zinc comme antiviral dont l’utilité a été démontrée par certaines études.

Nous avons une plus forte mortalité lorsque les gens sont carencés en vitamine D.

 

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 11:22

L'Hiver ou les Saturnales, d'Antoine Francois Callet

 

Tacite écrit que, dans les fêtes consacrées à Saturne, il était d’usage de tirer au sort la royauté2.

La galette des rois tire son origine des Saturnales (fêtes romaines situées entre la fin du mois de décembre et le commencement de celui de janvier), durant lesquelles les Romains désignaient un esclave comme « roi d’un jour »3. Ces fêtes Saturnales favorisaient en effet l’inversion des rôles afin de déjouer les jours néfastes de Saturne (?), divinité chthonienne. Au cours du banquet (au début ou à la fin des Saturnales, selon les différentes époques de la Rome antique) au sein de chaque grande familia, les Romains utilisaient la fève d’un gâteau comme pour tirer au sort le « Saturnalicius princeps » (prince des Saturnales ou du désordre)4. Le « roi d’un jour » disposait du pouvoir d’exaucer tous ses désirs pendant la journée (comme donner des ordres à son maître) avant d’être mis à mort, ou plus probablement de retourner à sa vie servile. Cela permettait de resserrer les affections domestiques.

Pour assurer la distribution aléatoire des parts de galette, il était de coutume que le plus jeune se place sous la table et nomme le bénéficiaire de la part qui était désignée par la personne chargée du service5.

La galette des rois sur Wikipedia.

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 10:44

"Priez mes enfants", il y a 150 ans, la Vierge apparaissait à Pontmain

 OUR LADY OF HOPE
Aleteia, Timothée Dhellemmes - le 15/01/21

"Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps". Le 17 janvier 1871, alors que la Prusse menace de ravager l'Ouest de la France, la Vierge Marie apparait à Pontmain (Mayenne) à quatre enfants. Ils prieront et la paix reviendra dans le pays quelques jours plus tard.

Comme un signe que le ciel était du côté des Français… Le 17 janvier 1871, en pleine guerre franco-prussienne, une « Belle Dame » souriante et couronnée d’étoiles apparait à Pontmain (Mayenne) et prie pendant plus de trois heures avec quatre enfants de 9 à 12 ans. Eugène, Joseph, Françoise et Jeanne-Marie sont officiellement reconnus comme les voyants de Pontmain un an après l’apparition.

Ils eurent l’immense privilège de contempler la Sainte Vierge, alors que les autres villageois ne la voyaient pas. Un ovale bleu avec quatre bougies entourait Marie, et les étoiles se multipliaient autour d’elle au fur et à mesure de leurs prières. Elle leur délivra ce message : « Mais priez mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Quelques jours après l’apparition, l’armistice fut signé avec la Prusse, épargnant l’Ouest de la France des ravages de la guerre.

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 10:32

Ce dimanche, ils défendront inlassablement la vie

 

Alors que le projet de loi bioéthique revient au Sénat en commission dès le 19 janvier, la Marche pour la Vie organisée ce dimanche revêt une importance toute particulière.

On pourrait s’interroger, année après année, sur la pertinence d’un tel événement. Initiée au début des années 1990 pour dénoncer une législation sur l’Interruption volontaire de grossesse (IVG) toujours plus permissive, la Marche pour la Vie, qui rassemble en temps normal près de 50.000 personnes d’après les organisateurs et qui est maintenue malgré le contexte sanitaire ce dimanche 19 janvier à 15h au Trocadéro (Paris), se trouve cette année doublement d’actualité.

Il y a d’abord ce chiffre accablant. 232.000 IVG ont été pratiquées en France en 2019, souligne la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Il s’agit de son plus haut niveau en 30 ans.

La suite...

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 18:44

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13 janvier 2021 3 13 /01 /janvier /2021 16:55

L’image contient peut-être : 1 personne, assis, texte qui dit ’Alors, qu 'avez-vous appris durant le confinement?’

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 18:26

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 09:27

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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 19:11

 

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9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 12:06

Georges Bernanos - Un prophète pour notre temps

Georges Bernanos. Un prophète pour notre temps, de Mg Patrick Chauvet, Presses de la Renaissance, 220 p., 15 €

Une recension de Dominique Greiner, la-croix.com

Ce livre donne des clés de lecture de trois œuvres de l’écrivain catholique. L’espérance qui y occupe une place de choix peut nous aider à vivre les temps présents.

Depuis l’incendie de Notre-Dame de Paris, Mgr Patrick Chauvet est un « recteur sans cathédrale », même si celle-ci continue de l’occuper beaucoup. Outre le suivi des travaux de restauration, Notre-Dame a besoin qu’on la fasse vivre. Mais toute cette activité ne suffit pas à faire taire une question qu’un homme de foi ne peut manquer de porter en permanence : « Pourquoi, Seigneur ? » Et c’est en relisant Bernanos auquel il avait déjà consacré de nombreuses conférences, qu’il a trouvé un consolant « chemin spirituel empli d’espérance ».
La liberté de la personne

Ce n’est donc pas une biographie que propose l’ancien professeur de lettres, mais une lecture spirituelle des œuvres prophétiques de Bernanos. Car si l’écrivain catholique appartient à une autre époque, il a encore quelque chose à nous dire « au moment où nous vivons une fin de civilisation et où nous sommes en train de vivre une révolution numérique. Il est là pour nous donner des critères qui me semblent encore bien d’actualité », estime Mgr Chauvet. En témoigne La France contre les robots, un cri d’alarme lancé contre la civilisation des machines publié en 1944.

« L’idée centrale de notre écrivain, c’est que la liberté de la personne, base de toute vraie civilisation et de toute religion authentique, court un vrai danger à son époque », commente l’auteur. « Bernanos est le laïc chrétien qui répond aux sollicitations de son époque, tout en regardant l’éternité. Il a des choses de ce monde une vue profonde ; il dénonce les conséquences lointaines d’une évolution dont il est trop aisé de s’enchanter lorsqu’on ne considère que le devant de la scène. »

Sainteté

Le regard de Bernanos sur le monde est indissociable de sa foi, de sa passion pour la vérité, de son souci pour la liberté de l’homme, de son amour de l’Église, de son aspiration au surnaturel, de son attachement aux sacrements sans lesquels il n’y a pas de sainteté possible, de la conscience de ses propres insuffisances aussi.

C’est partir de ces différentes clés que Mgr Chauvet propose d’entrer dans trois textes de Bernanos : le Journal d’un curé de campagneSous le soleil de Satan, les Dialogues des carmélites – « le testament spirituel de notre romancier ». Dans un style simple et assez libre, il donne accès à des œuvres dont le genre littéraire peut désarçonner le lecteur d’aujourd’hui, mais qui témoignent de la force de l’espérance dans la confrontation à l’angoisse et aux grandes épreuves de la vie. Une espérance dont notre temps a grand besoin.

Source

 

Téléchargez les livres de Bernanos gratuitement ...

 

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9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 11:08

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9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 10:03

 

Une lecture stimulante que cet essai paru il y a quelques semaines : revenant sur la stratégie déployée par les gouvernements occidentaux face à l’épidémie de coronavirus, les auteurs nous invitent à prendre du recul par une mise en perspective des données et à se détacher de la litanie hypnotique, quotidienne et macabre de Jérôme Salomon. Et, ainsi, analyser le déroulement et les conséquences prévisibles de ce grand chambardement qu’est l’épidémie mondiale du Covid-19.

Loin de nier la réalité de cette maladie, il convient, disent-ils de lui redonner sa juste place : celle d’un virus inconnu dont le taux de létalité est de 0,05 %, dont la moyenne d’âge de ceux qui en sont morts est de 81 ans (soit la moyenne de l’espérance de vie française) et qu’il faut donc traiter comme un problème de santé publique, et non comme « une sorte de monstre réveillant nos peurs les plus profondes ». Faute de quoi, on fait de ce virus « un terroriste, c’est-à-dire un agent dont l’impact psychologique et sociétal dépasse de loin son impact physique » préviennent-ils, reprenant à leur compte les mots d’un médecin réanimateur de Toulouse.

En comparaison, rappellent-ils, la mortalité d’un virus comme Ebola est de 60 %. Neuf millions de personnes, dont la moitié d’enfants, meurent chaque année de la faim dans le monde, neuf millions du cancer, trois millions de bronco-pneumopathies diverses…

Le confinement ? L’application d’un remède archaïque, alors qu’il aurait fallu appliquer la méthode, bien connue des infectiologues, de diagnostiquer (ah, ces fameux tests qui nous ont tant fait défaut, au printemps dernier !), isoler et soigner. Et pour soigner, il n’aurait pas fallu ôter à la médecine de ville la liberté de prescrire, pas plus qu’il n’aurait fallu interdire l’usage de la chloroquine sur la foi d’une étude bidonnée du Lancet.

Un remède pire que le mal dont le but, bien plus que de contenir la maladie, fut de masquer et gérer, tant bien que mal, le risque d’engorgement des hôpitaux. Écrit avant la deuxième vague, il n’y a malheureusement rien à retirer à ce constat…

Le confinement, un remède pire que le mal ? Il a eu, en effet, des conséquences que l’on commence tout juste à identifier : croissance exponentielle de graves troubles psychiques au sein de la population, crise économique à venir. Or, les crises économiques s’accompagnent toujours d’une baisse de l’espérance de vie. Ce confinement a aussi révélé la faiblesse morale, la détresse métaphysique d’un Occident qui a permis que, dans les EHPAD, les personnes âgées meurent seules, en silence, signant par leur disparition l’effacement de nos repères anthropologiques, de notre humanité, et l’avènement d’une barbarie nouvelle.

Au nom du principe de précaution.

Comment a-t-on pu prendre cette voie ? Les auteurs analysent tous les ressorts de la peur, « plus contagieuse que le virus ». C’est, disent-ils, la psychose qui a entraîné ce vent de panique : les gouvernants, et les nôtres en premier, quittant le domaine de la rationalité pour celui de l’émotion et, donc, de la surréaction, ont pris presque systématiquement les plus mauvaises décisions. Le bon sens était alors l’option la moins partagée du monde : « En raison de la mondialisation, des médias de masse, de la révolution numérique et des réseaux sociaux, c’est la première fois qu’une psychose s’est répandue dans l’Histoire. En 2020, nous avons assisté à une mondialisation de la psychose. »

Une fois enclenché le mécanisme de la peur, dans lequel les médias ont joué le rôle d’accélérateur de combustion, le monde entier s’est mis à dérailler, par une sorte d’étrange mimétisme, tant il est vrai, disent les auteurs, que « face à l’inconnu, l’Homme a tendance à régler son comportement sur celui des autres ».

Dès lors, dans une dernière tentative prométhéenne de maîtriser la mort, « un véritable totalitarisme sanitaire se met en place ».

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9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 09:38

Dernière minute... Maintenant et sans doute en rediffusion ...

 

10H00 : Marc FROMAGER
Une vague de conversions de l'islam vers le Christ à travers le monde musulman.

11H00 : Odon LAFONTAINE
Qu'est ce ce que le Coran ?.

14H30 : Myriam
Témoignage

16H00 : Jean-Yves NERRIEC
L'islam est-il dans la continuité du judaïsme et du christianisme ? L'exemple des 10 commandements.

17H : Père Ramzi SAADE
Conclusion

A relire ou a revivre ...

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9 janvier 2021 6 09 /01 /janvier /2021 08:46

Des people peut-être trop confiants dans les bienfaits culturels d’une vaccination massive

 

Passés de vedettes à people, les acteurs, chanteurs, directeurs de théâtre, cinéastes et autres affiliés au monde de la culture se mobilisent. Manche relevée, bras nu malgré la rigueur de l’hiver, tous appellent de leurs vœux la sainte aiguille qui viendra les transpercer pour introduire en leur for intérieur le liquide salvateur. « Vaccinez-nous dès que possible », clament en chœur 200 personnalités, dans un appel relayé par Le Parisien. Gérard Jugnot n’y tient plus, Nagui en redemande, Grand Corps en est malade et Arielle Dombasle promet d’atteindre le contre-ut au moment fatidique. « Aaaaaaaïe la la laaaaa que ça fait maaaaal ! » Le tout sur scène. Rappel du  en matinée. Réservation dans les trois FNAC. Parmi les emblématiques, notons la présence de Julie Gayet, particulièrement exposée au virus lors de ses visites à l’EHPAD de Tulle.

L’instigateur de cette mobilisation générale, le directeur du théâtre de Strasbourg, Stanislas Nordey, ne nie pas l’aspect incitatif de l’opération. Les 58 % de Français peu favorables au vaccin seraient, ainsi, convaincus de suivre le mouvement. Marcher dans les pas de Francis Huster, être complètement piqué comme Arielle Dombasle ou encore faire comme Lambert Wilson.

La suite ...

 

  Jany Leroy  Boulevard Voltaire, 7 janvier 2021

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8 janvier 2021 5 08 /01 /janvier /2021 11:38

 

« L’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur : elle met alors d’abord en place des mécanismes de défense ; parfois intolérables (des boucs émissaires et des totalitarismes) ; parfois futiles (de la distraction) ; parfois efficaces (des thérapeutiques, écartant si nécessaire tous les principes moraux antérieurs). Puis, une fois la crise passée, elle transforme ces mécanismes pour les rendre compatibles avec la liberté individuelle et les inscrire dans une politique de santé démocratique. »

Pour Attali, « La pandémie qui commence pourrait déclencher une de ces peurs structurantes », car elle fera surgir, « mieux qu’aucun discours humanitaire ou écologique, la prise de conscience de la nécessité d’un altruisme, au moins intéressé. »

« Et, même si, comme il faut évidemment l’espérer, cette crise n’est pas très grave, il ne faudra pas oublier, comme pour la crise économique, d’en tirer les leçons, afin qu’avant la prochaine – inévitable – on mette en place des mécanismes de prévention et de contrôle, ainsi que des processus logistiques de distribution équitable des médicaments et de vaccins. On devra, pour cela, mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale. On en viendra alors, beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial. »

Lu ICI

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 09:32

 

La bienheureuse Angèle est considérée comme une des grandes mystiques du Moyen Age et son livre est regardé comme un chef d’œuvre. En voici un extrait, juste pour goûter et qui inspira Bernanos dans un échange du « Dialogue des Carmélites » :

« Une autre fois, c’était le quatrième jour de la semaine sainte, j’étais plongée dans une méditation sur la mort du Fils de Dieu, et je méditais avec douleur, et je m’efforçais de faire le vide dans mon âme, pour la saisir et la tenir tout entière recueillie dans la Passion et dans la mort du Fils de Dieu, et j’étais abîmée tout entière dans le désir de trouver la puissance de faire le vide, et de méditer plus efficacement.

Alors cette parole me fut dite dans l’âme : «Ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée.»

Cette parole me porta dans l’âme un. coup mortel, et je ne sais comment je ne mourus pas ; car mes yeux s’ouvrirent, et je vis dans la lumière de quelle vérité cette parole était vraie. Je voyais les actes, les effets réels de cet amour, jusqu’où en vérité il avait conduit le Fils de Dieu. Je vis ce qu’il supporta dans sa vie et dans sa mort pour l’amour de moi, par la vertu (128) réelle de cet amour indicible qui lui brûlait les entrailles, et je sentais dans son inouïe vérité la parole que j’avais entendue ; non, non, il ne m’avait pas aimée pour rire, mais d’un amour épouvantablement sérieux, vrai, profond, parfait, et qui était dans les entrailles.

Et alors mon amour à moi, mon amour pour lui, m’apparut comme une mauvaise plaisanterie, comme un mensonge abominable. Ici ma douleur devint intolérable, et je m’attendis à mourir sur place.

Et d’autres paroles vinrent, qui augmentèrent ma souffrance : « Ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée ; ce n’est pas par grimace que je me suis fait ton serviteur ; ce n’est pas de loin que je t’ai touchée ! »

Le texte complet est ICI.

Ste Angèle de Foligno

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