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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 16:29

 

La formation à la Doctrine Sociale de l'Eglise par les Parcours Jean-Paul II : Des parcours réalistes que nous recommandons chaudement. Des réalisations Ichtus.

Le programme des formations :

- Ouverture : le désir du bonheur

- Première étape : la dignité de la personne humaine. L’homme à l’image de Dieu pour Aimer. La nature de l’homme, corps et âme. La liberté nécessaire à l’amour. Chercher la vérité et connaître la loi naturelle pour éclairer la conscience et vouloir le bien. Le péché et les structures de péché contre l’homme. La source ultime des droits de l’homme. Le droit à la vie.

- Deuxième étape : la civilisation de l’amour et le bien commun. L’homme fait pour vivre en société. Le bien commun. Mémoire et identité. La culture qui fait en l’homme, l’humain. L’homme est un héritier. Les devoirs associés aux droits de l’homme.

- Troisième étape : les principes de vie en société. La destination universelle des biens de la terre. La participation, la solidarité et la subsidiarité. L’option préférentielle pour les pauvres. Responsabilité attachée à la propriété - ce que l’homme a, il le doit - l’homme, « ministre » de la création. Inégalité des talents pour que la charité soit nécessaire. La vision chrétienne de l’écologie.

- Quatrième étape : amour, famille et responsabilité. Dieu les créa homme et femme. L’altérité, fondatrice du don. La responsabilité au service de la liberté de l’amour en vérité. La famille, première société naturelle. Les caractéristiques du mariage : totalité, indissolubilité, fidélité, fécondité.

- Cinquième étape : travail, entreprise et responsabilité. Le travail au service de l’homme intégral. Le capital au service du travail. L’autorité sur les personnes et le principe de subsidiarité. La justice et le principe de solidarité. Au service de l’homme intégral : « de tout l’homme et de tous les hommes ». La responsabilité du développement et la mondialisation.

- Sixième étape : politique et responsabilité. L’autorité en politique. Les principes non négociables. La liberté religieuse. L’engagement des chrétiens en politique.

- Epilogue : la joie chrétienne.

www.ichtus.fr
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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 13:52

 

Nouvelle évangélisation, quelle mission pour les laïcs ?
Car, bien sûr, c’est réussir que nous voulons. Il s’agit quand même d’une drôle d’histoire. Vous croyez peut-être être venus pour un congrès tranquille et pour assister en ce moment à la conférence d’ouverture, celle à laquelle on vient par politesse, en sachant bien que les mets les plus succulents viendront par la suite. Vous êtes venus pour vous mettre en appétit et vous avez raison. Cependant, cette conférence n’est pas une conférence d’ouverture. Ce n’est pas l’heure de l’inauguration des chrysanthèmes. Cette conférence n’est pas une conférence d’ouverture parce qu’il n’y a rien à ouvrir ou à inaugurer. Ce congrès, en effet, s’inscrit dans une action permanente, dans une action qui continue, qui ne s’arrête pas, qui s’oriente toujours davantage vers la réussite.

-  Réussir, non pour nous d’abord, mais pour le Christ ;

-  Réussir, non pour nous, mais pour l’Église ;

-  Réussir, non pour nous, mais pour nos familles, nos métiers, nos entreprises, pour notre culture : chrétienne par son universalité, et française par son enracinement ;

-  Réussir, pour la revitalisation de nos petites patries comme de l’Europe chrétienne ;

-  Réussir, enfin, pour voir refleurir les libertés essentielles des hommes ordinaires. Vous savez ceux qui ne cassent pas les voitures, qui ne se droguent pas, qui ne violent pas non plus, qui essayent d’éduquer leurs enfants, de bien faire leur travail et dont l’exquise sensibilité, va jusqu’à dire bonjour à leur voisin ou à leur collègue de bureau. Ceux que j’appelle les "Monsieur-tout-le-monde". Une expression qui me vaut, à chaque fois la question innocente de ma fille de six ans : "Mais Papa, c’est qui "Monsieur-tout-le-monde"" ? Ce à quoi, mon autre fille, sa sœur aînée, répond avec un peu d’énervement dans la voix : "mais c’est nous "Monsieur-tout-le-monde"".

Permanences N° 398-399, année 2003

la suite ...

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 13:38

 


le site de Jean-Baptiste Maillard :
son livre :
Dieu et Internet

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 22:35

parapluie.jpg

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 19:39

 

Un "bon film". C'est maintenant à la télé. Avec aussi Bernard Blier.

 

 20:45 Cent mille dollars au soleil
Film d'aventures (1963) - Durée : 2 h 30
16:9 TP 
Acteur : 
Jean-Paul Belmondo
Lino Ventura
Reginald Kernan
Réalisateur : 
Henri Verneuil
Dans le Sud marocain, une précieuse cargaison, contenant des produits de contrebande, suscite d'impitoyables convoitises et crée des conflits.
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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 19:05

 


Par INA


 Parution en France du livre d'Anatoli RYBAKOV "Les Enfants de l'Arbat" (Albin Michel). Interview à PARIS de l'écrivain soviétique qui, à 77ans, a bien connu Joseph STALINE : il décrit (traduction simultanée) son admiration pour CHAPLIN (extrait noir et blanc film en illustration), son amour pour son dentiste, son caractère "cruel, perfide, amoral, hypocrite" et son goût du pouvoir. ...
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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 19:03

 

MIEGE--machine-a-decerveler.jpg

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 19:00

      Je pense, donc j'ai internet.

C'est en tout cas ce que croient dur comme fer 51% des personnes interrogées dans le cadre d'une étude française intitulée Internet dans la vie des Français, réalisée par l'IFOP.

On venait d'apprendre que les jeux vidéos rendaient violents, il faudra maintenant noter que les sondages rendent stupides. A moins qu'ils n'aient interrogé que des personnes qui ne vont jamais sur internet, et du coup idiots ? Oulà... ça devient compliqué tout ça...

On y apprend aussi que 73% des Français seraient accrocs à l'internet... Mettez-vous à penser, vous ne pourrez plus vous en empêcher !


Accéder à l\'étude de l\'IFOP

 

lu sur le site L'Ecran , que Petrus Angel vous recommande : on peut s'abonner.

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 09:36

 

IMGP1106.JPG

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 00:40

 

Si vous allez au Louvre, pour voir la peinture italienne qui est dans la Galerie "du bord de l'eau", donc le long de la Seine, décrochez  - en imagination - tous les tableaux qui ont un sujet chrétien. Et constatez ...

ghirlandaio_visitation_gr.jpg

Plus précisement, comptez, et surtout regardez les tableaux dont le sujet est la Visitation (de la Vierge Marie à sa cousine Elisabeth). 

Et, au Louvre et partout ailleurs, voyez , ICI par exemple, les mille façons dont la Visitation a été représentée en peinture.

Puis, supposez que le christianisme n'ait pas existé...

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 14:23
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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 21:15

 

ICI

 

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 21:04

 

 

W. A. Mozart: Don Giovanni - ouverture 
le film complet de Losey
 Le film complet de Joseph Losey (1979) est ICI

 

don giovanni losey

 

don-giovanni-losey.jpg 

 

 

 

LLe Ajoutée par  le  5 oct. 2009

W.A.Mozart (1756-1791:) Don Giovanni- overture
From 1979, the masterpiece-movie by Joseph Losey (1909-1984). Music direction: Lorin Maazel.

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 12:00

 

Sara Giraudeau, drôle d'Alouette

Par Nathalie SimonLe Figaro le 31/05/2012 

Sara Giraudeau apporte à son interprétation de Jeanne d'Arc la distance nécessaire à l'humour.
Sara Giraudeau apporte à son interprétation de Jeanne d'Arc la distance nécessaire à l'humour. Crédits photo : Pascal Victor/Pascal Victor/ArtComArt
L'actrice est sidérante de naturel et d'espièglerie dans la «pièce costumée» de Jean Anouilh.

Enfin une pièce d'Anouilh parfaitement représentée ! Créée en 1953, avec Suzanne Flon dans le rôle de Jeanne d'Arc, L'Alouette est aujourd'hui mise en scène par Christophe Lidon au Théâtre Montparnasse, à Paris. Il a eu raison de faire confiance à Sara Giraudeau pour interpréter la pucelle de Domrémy. L'actrice, qui a gagné en maturité depuis Colombe, qu'elle a jouée en 2010, est époustouflante de naturel et de drôlerie.

C'est un plaisir de la voir revivre le parcours de la petite bergère qui s'inquiète d'«avoir la France sur le dos» quand elle appliquera les conseils de l'envoyé de Dieu, le «beau» Saint-Michel, et de deux autres voix féminines, à la lettre. Avant-gardiste, Anouilh a dû inspirer les Monty Python tant il cultive le décalage. «T'es une fille épatante, t'as une bonne bouille», lance le roi Charles (Davy Sardou) à la «petite empêcheuse de tourner en rond».

Dirigée de main de maître, aussi pure et obstinée qu'Antigone, Sara Giraudeau apporte la distance nécessaire à l'humour, ainsi que l'aurait souhaité l'auteur. «Qui fera les voix? Moi, bien sûr !» prévient l'héroïne avec un sens irrésistible de l'imitation. Quelle énergie l'impertinente dépense pour convaincre ses adversaires politiques et religieux, pour «prendre un habit d'homme et aller trouver notre sire le Dauphin pour sauver le royaume de France»!

Méthode Coué

Entre autres scènes savoureuses, celle de Beaudricourt (Piquant Joël Demarty) conditionné par Jeanne déclenche des rires joyeux. Usant de la méthode Coué, elle apprend aussi à Charles que «le tout, c'est d'avoir peur le premier».

En tunique de coton, puis en fausse cotte de maille, la fille d'Anny Duperey et de Bernard Giraudeau est bien «cette petite alouette chantant dans le ciel de France, au-dessus de la tête de leurs fantassins…» Qui affronte avec un mélange de candeur et de vaillance le comte de Warwick (Stéphane Cottin), Pierre Cauchon (Bernard Malaka) et les terribles messires Promoteur (Olivier Claverie) et Inquisiteur (François Dunoyer).

Christophe Lidon ne cherche pas à causer foi et politique, il s'attarde sur le registre léger, exploitant à fond le théâtre dans le théâtre. Outre des comédiens fiables, il a réuni des fidèles autour de Sara Giraudeau. En particulier, la costumière, Pascale Bordet, auteur de costumes splendides, et la décoratrice, Catherine Bluwal, qui a imaginé une gigantesque rosace dominant la salle. On en sort réjoui.

Théâtre Montparnasse, Paris (XIVe) . 01 43  22 77 74. Durée: 1  h  40.

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 04:25

 

Euthanasie.jpg

                                                                                                             http://www.dessinateursdepresse.com/

 

au programme de Cannes et du nouveau Président

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 04:24

 

“Amour” (c'est-à-dire “Euthanasie”) décroche la Palme

 

Amour, le film de Michael Haneke, a décroché la Palme d'Or hier soir au Festival de Cannes. Amour, c'est la mise en scène à la fois délicate et voyeuriste des derniers mois et jours d'une vieille femme (Emmanuelle Riva) qui va sombrer dans la démence et dans la souffrance, toujours soutenue et soignée amoureusement par son vieux mari (Jean-Louis Trintignant). Et c'est par Amour que ce dernier finira par la délivrer, en lui donnant la mort : il l'étouffe avec un coussin.

Amour = euthanasie.

« Ce film est une illustration de la promesse que nous nous sommes donnée, mon épouse et moi-même… », a déclaré le réalisateur. Emotion, applaudissements… 

La critique salue un film « romantique ».

L'Autrichien Haneke obtient là sa deuxième Palme, lui qui en 2009 l'avait déjà reçue pour Ruban blanc.

On se demandait si le jury allait avoir de nouveau l'audace d'offrir une deuxième Palme à un réalisateur : elle ne l'avait fait, jusqu'ici, que cinq fois.

Je vous l'avais pourtant bien dit ! J'écrivais ici, vendredi soir, que c'était bien parti pour lui, vu le sujet de son film.

 © leblogdejeannesmits 

amour-haneke.jpg

D'autres articles sur l'euthanazie sont ICI ...

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 16:40

 

"  Je voudrais aujourd'hui vous parler de Jeanne d'Arc, une jeune sainte de la fin du Moyen-âge, morte à 19 ans, en 1431. Cette sainte française, citée à plusieurs reprises dans le Catéchisme de l'Eglise catholique, est particulièrement proche de sainte Catherine de Sienne, patronne d'Italie et de l'Europe, dont j'ai parlé dans une récente catéchèse. Ce sont en effet deux jeunes femmes du peuple, laïques et consacrées dans la virginité; deux mystiques engagées non dans le cloître, mais au milieu de la réalité la plus dramatique de l'Eglise et du monde de leur temps. Ce sont peut-être les figures les plus caractéristiques de ces «femmes fortes» qui, à la fin du Moyen-âge, portèrent sans peur la grande lumière de l'Evangile dans les complexes événements de l'histoire. Nous pourrions les rapprocher des saintes femmes qui restèrent sur le Calvaire, à côté de Jésus crucifié et de Marie sa Mère, tandis que les Apôtres avaient fui et que Pierre lui-même l'avait renié trois fois. L'Eglise, à cette époque, vivait la crise profonde du grand schisme d'Occident, qui dura près de 40 ans. Lorsque Catherine de Sienne meurt, en 1380, il y a un Pape et un Antipape; quand Jeanne naît en 1412, il y a un Pape et deux Antipapes. Avec ce déchirement à l'intérieur de l'Eglise, des guerres fratricides continuelles divisaient les peuples chrétiens d'Europe, la plus dramatique d'entre elles ayant été l'interminable «Guerre de cent ans» entre la France et l'Angleterre.

 

[Sources historiques]

Jeanne d'Arc ne savait ni lire ni écrire, mais elle peut être connue dans la profondeur de son âme grâce à deux sources d'une valeur historique exceptionnelle: les deuxProcès qui la concernent. Le premier, le Procès de condamnation (PCon), contient la transcription des longs et nombreux interrogatoires de Jeanne durant les derniers mois de sa vie (février-mai 1431), et reporte les paroles mêmes de la sainte. Le second, le Procès en nullité de la condamnation, ou de «réhabilitation» (PNul), contient les dépositions d'environ 120 témoins oculaires de toutes les périodes de sa vie (cf.Procès de condamnation de Jeanne d'Arc, 3 vol. et Procès en nullité de la condamnation de Jeanne d'Arc, 5 vol., ed. Klincksieck, Paris 1960-1989).

 

[Vie cachée :]

Jeanne naît à Domremy, ... la suite ici ...  "

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 11:08

C'est demain à Paris ...

 

Jeudi 31 maiLa reconnaissance dans l'entreprise. Témoignage de Jean-Pierre Maugendre, consultant.
Dans le cadre de la formation à un management respectueux des hommes, pour étudiants et jeunes professionnels, Jean-Pierre Maugendre viendra témoigner de son expérience sur ce thème et répondre à vos questions.

A 20 h 30, à ICHTUS, 49 rue des Renaudes, 75 017 Paris.
renseignements au 01.47.63.77.86
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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 10:02

      Eugenio, ou les deux Testaments

par Alain Didier

 En 2009, nous avons découvert le juriste Alain Didier et sa passion pour l’écriture de pièces classiques à sujets historiques et chrétiens (Rendez-vous du FC n° 1656). Eugenio, sa nouvelle pièce, très documentée, est un « anti-Vicaire », car elle s’attaque au prétendu « silence » de Pie XII. Seize tableaux (1940-1944), où se détachent deux figures lumineuses, toutes de lucidité, de courage et de foi : Eugenio Pacelli (Pie XII), qui met tout en œuvre pour sauver le maximum de juifs ; et le grand rabbin de Rome, Italo Zolli, qui, baptisé à la suite d’un long cheminement (13 février 1945), prend le prénom d’Eugenio en hommage au pape. Venu au Vatican supplier le Saint-Père de l’aider à éviter une prise d’otages juifs, il s’écrie : « Le Nouveau Testament ne peut abandonner l’Ancien ! »

    Lisez d’abord la pièce d’une traite, pour vous imprégner des personnages ; puis relisez-la en vous reportant aux notes qui éclairent le contexte. Ne manquez pas la préface de Judith Cabaud, juive américaine convertie, biographe de Zolli, et, en annexe, la fameuse encyclique de Pie XI, Mit brennender Sorge (1937).

Marie-Catherine d’Hausen,Famille chrétienne, du 12 au 18 mai 2012

Du même auteur : 

Eden 
Ponce Pilate  

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 21:48

 

Ave, gratia plena ; Dominus tecum ; benedicta tu in mulieribus.
Ne timeas Maria, invenisti enim gratiam apud Deum ; ecce concipies in utero, et paries filium, et vocabis nom ejus Jesum.... (Luc I, 26-33)


« Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu . »

La faveur de Dieu, la tendresse de Dieu, qui est souveraine, qui est gracieuse, qui est active, s'est reposée sur elle. La même expression a été employée au sujet de Noé, qui bâtit l'arche du salut ; Noé trouva grâce devant le Seigneur (Gen. VI,8) Mais il s'agit aujourd'hui d'une faveur plus haute, d'une arche plus sainte, d'un salut plus complet. La Sainte Vierge connaissait les Ecritures ; elle avait lu et médité, au chapitre vu d'Isaïe, les mots mêmes que l'ange emploie maintenant. « Voici que la Vierge concevra et enfantera un Fils, et on l'appellera Emmanuel. » « Voici, dit l'ange, que vous concevrez dans votre sein et que vous enfanterez un Fils, et vous l'appellerez Jésus. » Le parallélisme était flagrant. Emmanuel, « Dieu avec nous », c'était l'équivalent de Jésus, « Dieu Sauveur ».

(…)

Il semble que Notre Dame, même avant la salutation angélique, aurait dû se reconnaître comme prédestinée à devenir la Mère de Dieu. Elle connaissait admirablement les Livres Saints ; elle était pleine de grâce ; elle savait que les temps étaient venus ; elle était de la famille de David ; le Messie devait naître d'une vierge : or il lui avait été inspiré de vouer, la première, sa virginité à Dieu. Tous les indices semblaient donc réunis. Comment ne s'est-elle pas demandé : « Mais n'est-ce pas de moi qu'il est question ? » Elle ne se l'est pas demandé. Les humbles s'ignorent. Peut-être avait-elle souhaité seulement d'être la servante de la Mère du Messie. Et la salutation de l'ange, si claire pour nous après l'événement, ne fit pas sortir la Vierge de cette divine ignorance d'elle-même. Après tout, il y avait moyen d'interpréter les paroles angéliques de manière à demeurer en deçà d'une grandeur à laquelle elle n'avait jamais songé. Aussi longtemps qu'il demeurait une imprécision, une part d'obscurité dans le message divin, ce serait une retraite, un abri où se réfugierait l'humilité de la Vierge. Y a-t-il au monde un spectacle plus beau que celui-là ? Dieu, qui y était attentif, dut s'y complaire. Nous aussi, perdons-nous dans cette splendeur.

(…)

« Comment cela se fera-t-il ? » Aucun doute n'effleure l'âme de Notre Dame ; elle demande seulement à l'ange comment, dans sa vie, se pourront concilier deux devoirs : celui de l'obéissance et celui de son voeu (virginité) ; néanmoins, nous remarquerons que Dieu (…) traite sa créature avec respect ; il lui donne un signe, c'est-à-dire une preuve de ses dires et une garantie de la foi qu'il réclame. Ainsi, ses témoignages sont croyables à l'infini : Testimonia tua credibilia facta sunt nimis. Ce signe, la Sainte Vierge ne le sollicitait pas : il lui fut gracieusement accordé. Pour obtenir son consentement, l'ange en appelle à une autre conception miraculeuse : Votre parente Elisabeth, elle aussi, a conçu un fils dans sa vieillesse ; depuis six mois déjà elle le porte en son sein, elle, la stérile. Car nulle parole prononcée par Dieu, nulle promesse sortie de ses lèvres ne sera jamais trahie, ni démentie, ni inexécutée.

Il y avait un intérêt extrême, pour l'humanité et pour Dieu même, à ce que la Sainte Vierge donnât son adhésion au mystère. Lorsqu'il s'agit d'union et de mariage, il doit y avoir un consentement libre des deux parties. L'union hypostatique n'échappe pas à cette loi. C'est une union : ce n'est pas une conquête, ni une contrainte, une sorte de mainmise violente, où ne seraient point respectés les droits et la dignité d'un des contractants. Dieu, nous l'avons dit, traite sa créature avec égards. Or, ce consentement indispensable à l'Incarnation, Dieu ne pouvait le demander ni à la portion de l'humanité qui avait précédé et qui n'existait plus ; ni à la portion qui existait alors et qu'on ne pouvait plébisciter pour savoir si elle consentait à l'union divine ; ni à la portion future de l'humanité. On ne pouvait non plus consulter la nature individuelle que devait revêtir le Vierge : elle n'existait pas encore, et c'était précisément en vue de son existence que le consentement était sollicité. Voilà donc les destinées du monde suspendues aux lèvres et au coeur de Notre Dame. (…) La Sainte Vierge n'ignorait pas ce que devait impliquer pour elle la maternité divine. Dieu n'a pas surpris sa mère. Elle savait, par l'Ecriture, sur quelles épées nues son coeur serait traîné. C'est non les yeux fermés, mais les yeux ouverts, l'âme avertie et pleinement consciente, qu'elle adhère au vouloir du Seigneur.

La condition faite à Notre Dame par l'Incarnation entraîne deux conséquences, qu'il nous suffira d'indiquer ici. La première, c'est que jamais fils n'a été le bien de sa mère autant que le Seigneur l'a été de Marie. La virginité de Notre Dame attache son Fils à elle toute seule, à elle exclusivement, comme le fruit de sa pureté ; il est le Fils de sa chair et de sa volonté ; à lui elle a vraiment tout donné. Mais comment osons-nous parler de tels mystères ? Il nous faudrait pourtant ajouter encore qu'à l'heure même de l'Incarnation, notre Dame a concentré et ramassé en elle l'humanité entière ; que son âme a comme embrassé et enveloppé tout ce que nous sommes ; et qu'à l'exemple de son Fils, à raison du même acquiescement qui lui a été demandé par Dieu, nous sommes à elle comme nous ne sommes à personne. Elle est la Mère de tous les vivants, le nouvelle Eve. Comment peut-il demeurer une tristesse sur terre, depuis que l'éternité elle-même s'est inclinée, que les cieux se sont abaissés, que l'ange est venu au nom de Dieu, et que Notre Dame et notre Mère lui a répondu simplement : « Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole « ?

Et l'ange se retira d'auprès d'elle. Et, en même temps que la Vierge disait à Dieu : Ecce ancilla Domini, dans une adoration parfaite, s'élevait de son sein une adoration plus parfaite encore. La Mère de Dieu se disait la servante du Seigneur ; le Fils de Dieu se disait l'esclave et le serviteur de Dieu. L'apôtre saint Paul nous l'a révélé : « Lorsque le Christ fit son entrée ici-bas, il dit : Vous ne vouliez plus d'hosties et d'oblations, alors vous m'avez donné un corps ; les holocaustes et les victimes pour le péché ne vous plaisent point, alors j'ai dit : me voici, selon qu'en tête du livre, il est écrit de moi, pour faire, ô Dieu, votre volonté. » (hébr. X, 5-7)  C'est au même instant que, du coeur du Fils comme de celui de la Mère, montait vers Dieu le parfum d'un même sacrifice, d'une même adoration.


Dom Paul Delatte – "l 'Evangile de Notre Seigneur Jésus-Christ le Fils de Dieu" 

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Bonne nouvelle ... On trouve "L'Evangile de Notre Seigneur Jésus-Christ Le Fils de Dieu" , admirablement commenté par Dom Delatte , sur Internet ICI. Le scan est cependant très moyen. On trouve le livre LA.

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 04:41

 

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LA FAMILLE EN QUESTIONS
Peut-on être heureux au travail ?
 diffusé le 17/01/2007 sur KTO / 26 mn
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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 04:18

 

L'Esprit-Saint répandit dans l'âme de Marie des sentiments semblables à ceux de Jésus-Christ ressuscité (I)

 

      Le jour de la Pentecôte étant venu et le Saint-Esprit étant descendu sur l'assemblée en forme de langues de feu, Marie le reçut, non pas par mesure comme le reçurent les apôtres et les disciples, mais en plénitude (...) 


Avec cette plénitude universelle de tous ses dons, l'Esprit-Saint répandit dans l'âme de Marie des dispositions et des sentiments semblables à ceux de Jésus-Christ ressuscité. Comme dans l'arbre et dans le fruit attaché à l'arbre, il n'y a qu'une vie continue, qui est répandue dans les deux; de même il n'y eut jamais dans la Mère et dans le Fils qu'une même vie intérieure, qu'un même esprit, qui répandait dans l'un et dans l'autre les mêmes lumières et les mêmes sentiments. 

Au temps de l'Incarnation, l'Esprit de Dieu, pour préparer Marie à recevoir ce fruit de sainteté, était survenu en elle et lui avait communiqué des sentiments semblables à ceux qu'il devait opérer dans le Verbe fait chair, dont elle allait devenir la Mère, c'est-à-dire des sentiments de petitesse, d'amour de l'obscurité et de l'anéantissement. Elle avait reçu alors le Saint-Esprit; mais un esprit qui la cachait aux yeux de tout le monde. 

Dans cette première naissance, Jésus-Christ venait pour être caché, et, pour cela, cet esprit fut donné en secret à Marie. Mais dans sa seconde naissance, où il doit être manifesté comme Fils de Dieu, le Saint-Esprit est donné, à Marie publiquement. Dans sa première descente en terre, il venait dans l'infirmité pour être jugé et condamné par le monde, et Marie, qui devait lui être semblable, reçut un esprit qui la portait à la soumission, au mépris, à la confusion. Maintenant qu'elle reçoit l'esprit de Jésus-Christ, non plus mortel, mais glorieux, de Jésus-Christ roi, juge et souverain pontife de tout le monde, elle reçoit un esprit de puissance et de force, un esprit de conseil et de sagesse.

avec la suite ...

M. Olier 
Vie Intérieure de la Très-Sainte Vierge 
Chapitre XIV. Ascension et Pentecôte 
Lire aussi : 
Jean-Jacques Olier (1608-1657

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 18:59
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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 07:24

 

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Giotto. La Pentecôte. 1304-1306. Fresque. Chapelle des Scrovegni, Padoue, Italie

 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 22:59

 

Florentin de naissance, il passa les trois-quart de sa vie à Rome et y devint si populaire et d'une sainteté si universellement reconnue qu'il deviendra, après saint Pierre, un second patron de la Ville Éternelle. Il présente cette étonnante combinaison d'une piété nourrie des Pères du Désert, avec un ministère actif , spécialement auprès de la jeunesse. Chez lui, la bonne humeur, voire l'hilarité, s'allie à l'évangélisme le plus limpide. 

la suite ...

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