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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 09:06


SAINT THOMAS MORE
Martyr
(1487-1535)




          Saint Thomas More naquit à Londres, le 7 février 1478. Son père remplissait la fonction de juge, dans la capitale. Thomas passa quelques-unes de ses premières années en qualité de page, au service du cardinal Morton, alors archevêque de Cantorbéry et chancelier d'Angleterre. A l'âge de quatorze ans, il alla étudier à Oxford où il fit de sérieuses études juridiques et suivit les conférences sur la Cité de Dieu, de saint Augustin.

        En 1501, Thomas More était reçu avocat et élu membre du Parlement trois ans plus tard. Après quelques années de mariage, il perdit sa femme et demeura seul avec ses quatre enfants: trois filles et un fils. Il ne se remariera que beaucoup plus tard, avec une veuve. En père vigilant, il veillait à ce que Dieu restât le centre de la vie de ses enfants. Le soir, il récitait la prière avec eux; aux repas, une de ses filles lisait un passage de l'Ecriture Sainte et on discutait ensuite sur le texte en conversant gaiement. Jamais la science, ni la vertu, ne prirent un visage austère dans sa demeure; sa piété n'en était cependant pas moins profonde. Saint Thomas More entendait la messe tous les jours; en plus de ses prières du matin et du soir, il récitait les psaumes quotidiennement.

        Sa valeur le fit nommer Maître des Requêtes et conseiller privé du roi. En 1529, Thomas More remplaça le défunt cardinal Wolsey dans la charge de Lord chancelier. Celui qui n'avait jamais recherché les honneurs ni désiré une haute situation se trouvait placé au sommet des dignités humaines. Les succès, pas plus que les afflictions, n'eurent de prise sur sa force de caractère.
la suite ... 
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR

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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 07:38





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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 19:38


OUI !
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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 09:06
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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 00:12

Y a-t-il vraiment quelque chose plutôt que rien ?
Et si oui, pourquoi ? Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ?
Où allez-vous ? Peut-on croire à l'existence d'une vie avant la mort ? Et si Dieu n'existait pas, comment expliquer toutes ces périodes de paix entre les guerres ? En vrai, la philosophie, c'est simple ! Grâce à Basile de Koch, découvrez l'épopée de notre marche vers la lumière, de Cro-Magnon à Steevy en passant par Socrate et Luc Ferry. Avec ce manuel de philosophie d'un genre nouveau, sans jargon et plein d'exercices pratiques, apprenez à raisonner aussi puissamment que Platon, Descartes, Nietzsche, Freud et même Michel Onfray.
Epoux actuel de Frigide Barjot, Basile de Koch est aussi président à vie autoproclamé du groupe Jalons, auteur de divers bouquins classieux et de parodies de presse chanmé. Avec cette Histoire universelle de la pensée en un seul tome, il devrait toucher plus facilement le lectorat intelligent mais inculte que l'inverse

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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 23:37
  l-evolution-une-difficulte-pour-la-science-un-danger-pour-la-foi
 
Si, cent cinquante ans après Darwin, on n’admet plus que l’homme descende du singe, on continue à penser que l’évolution est à l’origine du développement de l’univers, que l’homme est un animal évolué, que création et évolution ne sont pas incompatibles.

En effet, pourquoi Dieu n’aurait-il pas créé selon l’évolution ? Et, dans ce cas, l’harmonie supposée des origines ne serait-elle pas plutôt à venir ? Le progrès observé chez l’individu ne serait-il pas à attendre de l’espèce elle-même ?

La théorie de l’évolution s’est imposée dans le milieu scientifique, économique, politique et, un peu plus tard, dans la pensée chrétienne. Elle justifie depuis longtemps certains comportements éthiques et sociaux, entraîne des compromis théologiques et une vision de Dieu très éloignée de celle de la Bible, ce qui n’est pas étonnant puisque Darwin est célébré pour avoir produit ” la justification intellectuelle qu’attendaient les athées ”.

Aujourd’hui pourtant, nombre de scientifiques reconnaissent que l’évolution n’est ”ni prouvée ni prouvable”. A leur suite, Dominique Tassot, ancien élève de l’Ecole des Mines de Paris, montre de façon claire et rigoureuse que les prétendues ” preuves ” de l’évolution sont toutes fallacieuses, et ce pour des raisons strictement scientifiques... Il permettra ainsi au lecteur soucieux de vérité de s’affranchir de ce que le biologiste Jean Rostand nommait ”un conte de fées pour grandes personnes”, restaurant ainsi l’image de l’homme dans ses privilèges originels.

 
 dès 18 ans et Adultes, TEQUI, 2009, 216 pages, 15.00 €
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 12:21

Au-delà du procès de Véronique Courjault 

 

   Elle ne comprend pas, Véronique Courjault, elle ne comprend toujours pas pourquoi elle a tué trois de ses nouveau-nés; elle se rappelle à peine comment cela s'est passé. Sous le regard du public et des journalistes - le huis-clos demandé pour le bien de ses deux garçons vivants, 14 et 12 ans, a été refusé mardi en fin de matinée -la femme aux« bébés congelés » montre enfin de l'émotion. Pleure. Hésite. Met enfin des mots sur ce qui est indicible. Une nuée de médecins, de spécialistes, de psychiatres témoignera pendant les jours à venir pour expliquer les phénomènes de « déni de grossesse », de « refus de maternité ». Véronique Courjault encourt la réclusion à perpétuité mais pourrait bien bénéficier du sursis: c'est en tout cas en ce sens qu'est orientée par les médias une opinion publique passionnée par ce fait divers.

   Oui, c'est horrible, une femme qui tue ses propres enfants, et à coup sûr elle est la première à en souffrir...

   Dans ce procès qui se déroule devant les assises de Tours, deux questions sont au centre des débats. D'abord : pourquoi cette mère de deux garçons a-t-elle donné la mort à ses trois autres enfants dont elle a accouché seule et en secret, le premier en France - elle l'a incinéré -, et les deuxautres en Corée où son mari a retrouvé leurs pauvres corps dans le congélateur ? Et ensuite: a-t-elle su qu'elle était enceinte, prenant alors délibérément la décision de tuer les enfants qui naîtraient, comme elle l'a dit à un moment aux enquêteurs, ou a-t-elle agi sur le moment, confrontée à des naissances qu'elle n'attendait pas ?

   On découvre à cette occasion ce phénomène étrange du déni de grossesse: la femme ne prend que peu de poids, ne change pas de taille de pantalon, tandis que son bébé se comporte en « passager clandestin », s'effaçant à la verticale, bougeant peu, au point que tout l'entourage peut véritablement ignorer la réalité (c'est ainsi que Jean-Louis Courjault, père des enfants assassinés, a bénéficié d'un non-lieu).

   Et c'est là que se pose la vraie question à propos de ce procès. Qu'est-ce que l'enfant à naître ? Est-ce une personne ? Une personne qui d'une certaine manière, lors de ces circonstances étranges, craint pour sa vie en se faisant tout petit ? Pour éprouver de la pitié pour Véronique Courjault, il n'est pas besoin de répondre « non » à ces deux dernières interrogations; pourtant c'est sur cette réponse que se construit aujourd'hui la présentation médiatique de l'affaire.

   C'est le Pr Israël Nisand, obstétricien au CHU de Strasbourg (qui pratique lui-même des avortements dits « médicaux », tardifs) qui témoignera lundi. Il a déjà déclaré à la presse:« S'il n'y a pas de grossesse psychique, il n'y a pas d'enfant, mais de la chair humaine. Il ne suffit pas d'être enceinte pour avoir un enfant. » Au Parisien, il vient de préciser: « Beaucoup d'IVG tardives sont des dénis de grossesse. Les grossesses découvertes plus tard se terminent souvent par un abandon à la naissance. (...) En revanche, quand on va dans le déni jusqu'à l'accouchement, on est dans une situation grave pour l'enfant. »

   Parce que la situation n'est pas« grave» pour un enfant avorté à six ou sept mois ?

  Aussi crûment, l'enquêteur de police Gérard Sammartino a indiqué mercredi à l'audience que  « l'infanticide était pour Mme Courjault un mode de contraception ».

   Le procès de Véronique Courjault est en réalité celui de la culture de mort. C'est pourquoi elle a bien des chances de ne pas être lourdement condamnée: comment continuer de s'indigner devant la mort de trois nouveau-nés alors que presque tout, dans la loi et la jurisprudence, dit qu'un enfant non désiré n'est pas un enfant, et qu'un bébé à naître qui n'a pas respiré n'est rien ?
   C'est toute la logique de l'avortement à la demande, et des lois bioéthiques qui permettent de congeler ou de détruire des embryons qui ne bénéficient pas d'un « projet parental »...

   Il n'y a pourtant de charité que dans la vérité. Ce que Véronique Courjault a besoin d'entendre, de comprendre, d'assumer, de regretter, c'est qu'elle a trois enfants morts et qu'elle les a tués. Ce serait à la fois la pire des peines et le seul moyen pour qu'elle puisse obtenir et accepter le pardon. fi faudrait aussi en tirer toutes les conséquences: reconnaître que les femmes qui avortent sont la plupart du temps dans une détresse comparable à celle de cette accusée. 


JEANNE SMITS

"Présent", www.present.fr , 12/06/09 

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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 22:14

 

 

 

SOCIOLOGIE DES MÉDIAS
Penser, dans sa tête, à ce qui dépend de soi


 

En s’installant dans la consommation informatique ou audiovisuelle tous azimuts, nécessairement régulatrice et normative, qui le fera connaître ou vouloir en fonction des critères de l’intelligentsia, l’homme “moderne” renonce chaque jour davantage au devoir de se diriger. D’ailleurs, l’orientation sensorielle qu’il impose à son esprit ne lui en laisse pas le choix. Ne voit-on pas en effet qu’il mobilise le plus clair de son temps disponible à penser, dans la tête des autres, à ce qui ne dépend pas de lui ?



La démocratie moderne est religieuse, sans le savoir, par les ressorts particuliers de son système de communications : ce système de mobilisation et de coercition mentale banalisé dans le langage des sociologues sous le nom de “médias”. Elle est religieuse par le comportement de ses membres dans leur principale dépense d’énergie psychosensorielle, qui consiste à se tenir tous identiquement et simultanément “informés”, émus, indignés, distraits... c’est-à-dire à aliéner, au profit d’un système central de gouvernement des esprits, l’espace grandissant de leurs disponibilités réceptives.

Cette boulimie généralisée de remplissage “informatique” par transistors, ordinateurs et écrans interposés constitue un puissant facteur d’illusion et de désordre à tous les niveaux. Mais c’est la religion dominante du siècle où nous vivons. Une religion qui aura fait davantage pour la révolution des mœurs et des mentalités, en un demi-siècle, que la découverte de l’imprimerie ou du moteur à explosion.

la suite sur ...
www.sedcontra.fr/La-Une/Penser-dans-sa-tete-a-ce-qui-depend-de-soi.html


 

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 08:40
Face à l'abstention, il y a une solution

Comprenant le désintérêt des européens à l'égard des institutions, trop bureaucratiques, de l'Union européenne, la Commission européenne a décidé de se rendre plus compréhensible, plus proche des jeunes, plus "fun", plus moderne !  Cliquez plutôt...

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 07:42

14 juin : La Fête-Dieu
ou Fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ
Solennité

          Nous devons l'origine de la « Fête-Dieu » ou « Fête du St sacrement du corps et du sang du Christ » à une révélation faite à soeur Julienne du Mont Cornillon vers l'an 1210. Cette révélation demandait l'institution d'une fête annuelle en l'honneur du Saint Sacrement de l'autel. Malgré une vive persécution contre soeur Julienne et ceux qui souhaitaient que cette fête se répande, le diocèse de Liège l'institua vers l'an 1245  puis l'Eglise universelle ajouta cette fête au calendrier liturgique par le pape Urbain IV qui la rendit obligatoire pour l'Eglise entière en 1264.

       
la suite ici : http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 10:07

 

Écologie environnementale et écologie spirituelle

Benoît XVI à la Messe de Pentecôte
6 juin 2009 (ZENIT.org).

Dans l'homélie de la Messe de Pentecôte, Benoît XVI a aussi proposé des réflexions très intéressantes du point de vue de la Doctrine sociale de l'Église.
Comme nous le savons, l'écologie environnementale a toujours été intégrée par le magistère dans l'écologie humaine. Le texte principal à ce propos est le paragraphe de
Centesimus annus, où Jean Paul II affirme justement que l'homme n'a pas seulement besoin d'un environnement naturel salubre, mais encore plus besoin d'un environnement humain sain, où il puisse croître dans les vertus et dans l'ouverture à Dieu.
Et il indiquait la famille comme la principale réalité au service d'une véritable écologie humaine. Depuis lors, il est devenu habituel dans la Doctrine sociale de l'Église de relier systématiquement la dégradation du milieu avec la dégradation morale, étant donné que la défiguration de la nature est toujours la conséquence de déchirures dans le tissu humain de la société. Il s'agit d'un critère herméneutique très important, quand souvent, au contraire, on propose d'intervenir techniquement sur la nature pour éviter les désastres écologiques et en même temps d'intervenir sur la vie ou sur la famille.
C'est la schizophrénie de l'écologisme, qui s'emploie à sauver les phoques et pas les enfants conçus dans le sein maternel. La nature n'est pas à considérer seulement comme le théatre de nos interventions techniques - ce ne sera jamais la seule technique qui pourra nous sauver de la dégradation écologique - mais comme moyen d'humanisation et quand les hommes défigurent les fondements naturels de leur cohabitation, ils finissent par blesser aussi l'environnement. L'homme aussi a une nature, la communauté humaine aussi a des liens naturels, à commencer par ceux liés au mariage et à la génération de la vie. La dégradation de l'environnement naturel est toujours conséquence de la dégradation de l'environnement humain [cf à ce sujet le livre de G. Crepaldi et P. Togni,
Ecologia ambientale ed ecologia umana Politique de l'environnement et Doctrine sociale de l'Église].
Aujourd'hui, dans l'Homélie de la Messe de la Pentecôte, le 31 mai dernier, Benoît XVI est revenu sur l'argument, en reliant l'écologie ambiante avec l'écologie spirituelle. Il parlait de la tempête et du vent, comme symbole de l'Esprit Saint. Ce que l'air est pour la vie biologique - a t'il dit - l'Esprit Saint l'est pour la vie spirituelle et « comme il existe une pollution atmosphérique, qui empoisonne le milieu et l'être vivant, ainsi il existe une pollution du coeur et de l'esprit, qui mortifie et empoisonne l'existence spirituelle ».
On dit que cela aussi est liberté, mais tout ce qui intoxique et pollue l'esprit finit aussi pour limiter la liberté. Voilà le rapport entre écologie spirituelle, écologie humaine et écologie ambiante. Sans le « vent impétueux » de l'Esprit, les esprits humains s'intoxiquent et ainsi la liberté de l'homme, même pour gérer la nature, s'affaiblit. Gouverner la nature est un devoir spirituel et moral, avant d'être technicien et matériel, et comment pourra la gouverner un homme qui ne sait pas se gouverner lui-même ? « La métaphore du vent impétueux - poursuit le pape - fait penser au contraire combien il est précieux de respirer un air purifié, que ce soit avec les poumons, l'air physique, ou avec le coeur, l'air spirituel, l'air salubre de l'esprit qui est l'amour ! ».
Avec cette intervention sur l'Esprit Saint, Benoît XVI a comme fermé le cercle de l'écologie :
l'écologie environnementale dépend de l'écologie humaine, mais l'écologie humaine dépend de l'écologie spirituelle.

© Copyright Zenit 6 juin 2009

Mgr Giampaolo Crepaldi, Secrétaire du Conseil Pontifical de la Justice et de la Paix . 
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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 08:54


Petrus Angel cherchait un texte de Jean Jaurès sur les patrons : il l'a trouvé sur le Blog ... de François Fillon, Premier Ministre ... Voici :


Jaurès et le Patronat

 

La gauche s’étrangle quand Nicolas Sarkozy cite Jaurès et accuse le parti socialiste d’avoir trahi ses grands anciens. Ce texte de Jaurès sur le patronat montre à quel point il a raison !

 

« Il n’y a de classe dirigeante que courageuse. A toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité, en prenant sur soi les dangers.

Le courage, pour l’entrepreneur, c’est l’esprit de l’entreprise et le refus de recourir à l’Etat ; pour le technicien, c’est le refus de transiger sur la qualité ; pour le directeur du personnel ou le directeur d’usine, c’est la défense de la maison, c’est dans la maison, la défense de l’autorité et, avec elle, celle de la discipline et de l’ordre.

Dans la moyenne industrie, il y a beaucoup de patrons qui sont à eux mêmes, au moins dans une large mesure, leur caissier, leur comptable, leur dessinateur, leur contremaître ; et ils ont avec la fatigue du corps, le souci de l’esprit que les ouvriers n’ont que par intervalles. Ils vivent dans un monde de lutte où la solidarité est inconnue. Jusqu’ici, dans aucun pays, les patrons n’ont pu se concerter pour se mettre à l’abri, au moins dans une large mesure, contre les faillites qui peuvent détruire en un jour la fortune et le crédit d’un industriel.

Entre tous les producteurs, c’est la lutte sans merci ; pour se disputer la clientèle, ils abaissent jusqu’à la dernière limite, dans les années de crise, le prix de vente des marchandises, ils descendent même au dessous des prix de revient. Ils sont obligés d’accepter des délais de paiement qui sont pour leurs acheteurs une marge ouverte à la faillite et, s’il survient le moindre revers, le banquier aux aguets veut être payé dans les vingt-quatre heures.

Lorsque les ouvriers accusent les patrons d’être des jouisseurs qui veulent gagner beaucoup d’argent pour s’amuser, ils ne comprennent pas bien l’âme patronale. Sans doute, il y a des patrons qui s’amusent, mais ce qu’ils veulent avant tout, quand ils sont vraiment des patrons, c’est gagner la bataille. Il y en a beaucoup qui, en grossissant leur fortune, ne se donnent pas une jouissance de plus ; en tout cas, ce n’est point surtout à cela qu’ils songent. Ils sont heureux, quand ils font un bel inventaire, de se dire que leur peine ardente n’est pas perdue, qu’il y a un résultat positif, palpable, que de tous les hasards il est sorti quelque chose et que leur puissance d’action est accrue.

Non, en vérité, le patronat, tel que la société actuelle le fait, n’est pas une condition enviable. Et ce n’est pas avec les sentiments de colère et de convoitise que les hommes devraient se regarder les uns les autres, mais avec une sorte de pitié réciproque qui serait peut être le prélude de la justice ! »

Jean JAURÈS - 28 mai 1890 - La Dépêche de Toulouse
http://www.blog-fillon.com/article-5725575.html


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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 08:33

RESPECT DE LA VIE ET BIOETHIQUE
 
Les sages femmes obligées par le sénat de pratiquer l'IVG médicamenteuse : un communiqué de l'ADV. Et la réaction de Mgr Aillet
 
Encore quelques jours pour donner votre avis sur le site des états généraux de la bioéthique. Un excellent diaporama et une page spéciale bioéthique pour vous aider Consulter 
 
L'eugénisme, une menace réelle et particulièrement en France.

une information de la lettre de Cité et Culture : http://citeetculture.free.fr/


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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 11:03
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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 11:03

Dans la confusion actuelle, on voudrait n'exprimer qu'une idée à la fois pour avoir quelque chance d'être compris. On la répéterait autant de fois qu'il faudrait, on l'illustrerait d'images diverses, tour à tour insinuantes et violentes, jusqu'à ce que soit brisée la sourde résistance que la plupart des hommes opposent aujourd'hui à toute idée qui ne leur est pas familière, qui menace le demi-sommeil intérieur qu'ils prennent pour la sécurité d'une conscience droite. Les consciences modernes ne sont nullement droites, elles ont seulement perdu le sens de ce qui est droit ou tordu, elles ne se scandalisent plus de rien, elles ne réagissent plus spontanément au scandale, elles attendent que les propagandes aient décidé, à leur place, du bien ou du mal. Oh ! sans doute, beaucoup de mes lecteurs, même parmi ceux qui m'honorent de leur amitié, souriront avec indulgence et

diront que je traite trop sévèrement le monde moderne. S'ils voulaient bien rentrer une minute en eux-mêmes, ils devraient reconnaître que leur indulgence s'inspire le plus souvent d'un sentiment peu avouable : il les dispense de juger. Car la plupart d'entre eux ont cru à ce monde moderne, ils ont fait jadis largement crédit à ce débiteur insolvable, ils ont même été fiers de lui. J'ignore comment fut accueillie au Brésil la première année du XXe siècle, mais je l'imagine aisément, car je suis assez vieux pour me souvenir de l'explosion d'optimisme universel qui salua l'ouverture de notre ridicule Exposition de 1900 - la grande roue, le tapis roulant, la galerie des machines - quand la plus spirituelle ville du monde offrit, pendant des mois, l'aspect d'une foire américaine. Je ne rappelle pas ces faits oubliés dans le dessein d'humilier personne, mais dans l'espoir de faire réfléchir un certain nombre d'hommes sincères. Ils ont cru a ce monde moderne, je le répète, ils s'y sont trouvés à l'aise, beaucoup d'entre eux y ont fait leur carrière et leur fortune.
Georges Bernanos, 1942


[2008_05040041.JPG]
http://imagensdebarbacena.blogspot.com/2008_07_01_archive.html

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 23:19
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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 23:14

                    Réconcilions la biomédecine et la vie

 

A l'attention de M.Nicolas Sarkozy, président de la République et de M. Jean Leonetti, président du comité de pilotage des Etats généraux de la bioéthique.

                                            

Les signataires de cet Appel Bioéthique souhaitent apporter leur contribution au grand débat citoyen des Etats généraux de la bioéthique. Ils expriment solennellement 4 demandes qu'ils considèrent comme urgentes et essentielles pour la paix sociale et le respect des droits de l'homme.

1. Préservons le sens de la maternité qui est d'accueillir la vie

L'accompagnement des grossesses doit protéger la maternité pour qu'elle reste une réalité naturelle et épanouissante, centrée sur l'accueil de la vie.
Pourquoi multiplier les examens angoissants, visant à traquer les anomalies du foetus qu'on n'envisage pas de soigner ?
Les diagnostics médicaux précoces doivent avoir comme objectifs de prendre soin de la mère et de son enfant et de préparer l'accueil des nouveau-nés, spécialement ceux qui ont un handicap ou une maladie.

2. Stoppons l’escalade vers le bébé zéro défaut

Avec l’explosion des investigations prénatales et du diagnostic préimplantatoire, la naissance d’enfants sans défaut tend à devenir une exigence : comme si certaines vies avaient moins de valeur que d’autres.
Au lieu d’empêcher de naître les personnes handicapées déjà conçues, la société doit les aider à y prendre leur place et soutenir leurs familles.

3. Donnons la priorité au droit de l’enfant sur le droit à l’enfant

La souffrance des personnes confrontées à l'infertilité doit être écoutée, mais elle ne légitime pas des modes de procréation contraires aux droits et à l'intérêt des enfants.
Un enfant a besoin de ne pas être privé délibérément d’un père ou d’une mère. Les moyens artificiels ne peuvent donc pas justifier qu'on le prive de son origine biologique ou qu'on lui impose deux pères ou deux mères.
De même, le système des mères porteuses est injuste car il programme, avant la conception, la rupture entre un enfant et celle qui l’enfantera.

4. Soutenons la recherche qui respecte l'embryon humain

L’embryon humain ne peut pas être traité comme un objet. Il n’est pas juste de congeler des embryons humains vivants. Il n’est pas juste de les utiliser pour des expérimentations ou des modes de procréation impliquant leur destruction.
Les moyens financiers doivent aller aux recherches thérapeutiques respectant les droits de l’homme : sang du cordon ombilical, cellules-souches adultes... C’est le moment de décréter un moratoire en faveur de l'embryon humain, autrement dit d'arrêter de le congeler et de l'utiliser comme matériel de laboratoire.

 

Pour signer l'appel : http://www.adv.org/lactualite-de-lalliance/campagnes-de-lalliance/appel-bioethique/

Pour aller plus loin : http://www.adv.org/lactualite-de-lalliance/etats-generaux-de-la-bioethique/
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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 22:22

Saint-Médard et Saint-Barnabé et les proverbes et dictons sur la pluie ?

Beaucoup de proverbes et de dictons au sujet de Saint-Médard et Saint-Barnabé !!! “S'il pleut à la St-Médard le 8 juin, il pleuvra 40 jours plus tard”. “St-Barnabé 11 juin refait tout ce que St-Médard 8 juin a gâté”. "S´il pleut à la Saint Médard il pleut quarante jours plus tard a moins que St Barnabé lui coupe l´herbe sous le pied". "C'est de nouveau

saint Médard qui abreuve ses poulains". "Saint Médard grand pissard, il pleut quarante jours plus tard". "Soleil à la saint Barnabé, Médard a le nez cassé". "Saint Barnabé reboutonne la culotte de saint Médard". "Saint Médard grand pissard, il pleut quarante jours plus tard". "Pluies de Saint Barnabé, diminuent les récoltes de moitié". "Pour la Saint Barnabé, le soleil rayonne au fond du pichet". "S'il pleut à la Saint Barnabé , la vendange coule jusqu'au panier"                       

la suite ...
http://www.aquadesign.be/news/article-8889.phpes
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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 22:22
 

Regardez cette vidéo sur dailymotion.com

11:34

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 11:17
 

Le Terrorisme pastoral. Résurgence de la théologie de la libération.
Jean-Pierre Moreau
  (2009, L'étoile du berger)


Mon intention initiale n’était pas d’écrire un livre mais de présenter à quelques amis les conclusions d’une brève enquête sur la résurgence de la théologie de la libération à travers les textes et les faits incontestables dont j’avais connaissance.
A ma grande surprise la matière est devenue si abondante et si complexe que s’en tenir à la simple évocation, même détaillée, d’un phénomène local, voire national, ne rendait pas compte d’une entreprise intercontinentale. En fait, en ce début du XXIe siècle, un simple récit ne pouvait suffire à expliquer une page d’histoire de l’Eglise.
Car il s’agit bien d’un événement majeur.
Les faits que nous allons rapporter sont l’ultime avatar de la démocratie religieuse initiée par Marc Sangnier au début du XXe siècle. L’alliance contre nature de la religion catholique et de la Révolution trouve ici son aboutissement.
L’idéologie d’une myriade d’ONG, d’associations et de collectifs en tout genre, a pénétré jusqu’au cœur de la structure de l’Eglise catholique en France et elle en a dénaturé l’élément constitutif essentiel qui est l’amour du prochain en lui substituant la construction d’un nouvel ordre mon-dial utopique dans lequel se résoudraient les contradictions du capitalisme libéral source de tous les maux et injustices de la planète.

Professeur de lettres, puis directeur de la revue "Permanences", ensuite reporter au "Figaro Magazine", Jean-Pierre Moreau est aussi le coréalisateur de "Dieu et Marx," produit par l’agence Sygma TV. Il est également le réalisateur du documentaire " RSA : Informal Sector ". Auteur de "L’Eglise et la subversion" et de "L’Affaire du CNPF".


 

Jean-Pierre Moreau est l'invité de Radio Courtoisie dimanche 14 juin à 8h30 (reprise à 21h30) :  http://radiocourtoisie.net/tempo/index.php/

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 11:15

Il est impératif que nous revoyions à la hausse l'échelle de nos valeurs humaines. Sa pauvreté actuelle est effarante. Il n'est pas possible que l'aune qui sert à mesurer de l'efficacité d'un président se limite à la question de combien d'argent l'on peut gagner, ou de la pertinence de la construction d'un gazoduc. Ce n'est que par un mouvement volontaire de modération de nos passions, sereine et acceptée par nous, que l'humanité peut s'élever au-dessus du courant de matérialisme qui emprisonne le monde.

 

Quand bien même nous serait épargné d'être détruits par la guerre, notre vie doit changer si elle ne veut pas périr par sa propre faute. Nous ne pouvons nous dispenser de rappeler ce qu'est fondamentalement la vie, la société. Est-ce vrai que l'homme est au-dessus de tout ? N'y a-t-il aucun esprit supérieur au-dessus de lui ? Les activités humaines et sociales peuvent-elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle ? A-t-on le droit de promouvoir cette expansion au détriment de l'intégrité de notre vie spirituelle ? Si le monde ne touche pas à sa fin, il a atteint une étape décisive dans son histoire, semblable en importance au tournant qui a conduit du Moyen-âge à la Renaissance. Cela va requérir de nous un embrasement spirituel. Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue, à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l'être au Moyen-âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l'ère moderne. Notre ascension nous mène à une nouvelle étape anthropologique. Nous n'avons pas d'autre choix que de monter ... toujours plus haut."

Alexandre Soljenitsyne, Discours de Harvard, 1978

l'intégralité du discours est ici :
http://commonitorium.over-blog.com/article-27737799.html
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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 11:06


“Aucun raisonnement ne saurait supprimer l'évidence de ce fait : qu'il n'y a en dehors de Rome que des Eglises nationales (comme l'Eglise arménienne, l'Eglise grecque), des Eglises d'Etat (comme l'Eglise russe, l'Eglise anglicane), ou bien des sectes fondées par des particuliers (comme les luthériens, les calvinistes, les irvingiens, etc.). Seule l'Eglise catholique romaine n'est ni une Eglise nationale, ni une Eglise d'Etat, ni une secte fondée par un homme. C'est la seule Eglise au monde qui conserve et affirme le principe de l'unité sociale universelle contre l'égoïsme des individus et le particularisme des nations; c'est la seule qui conserve et affirme la liberté du pouvoir spirituel contre l'absolutisme de l'Etat; c'est la seule en un mot contre laquelle les portes de l'Enfer n'ont pas prévalu”.

Vladimir Soloviev, La Russie et l'Eglise universelle (1889)

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 09:56

 

Mr. Hulot (director & star Jacques Tati) fashions a hat from a newspaper and undertakes to play tennis, to the amusement of Martine (Nathalie Pascaud) 
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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 09:51

« Car il n'est rien de caché qui ne doive être découvert. Rien de secret qui ne doive être mis au jour » Marc 4,22.

« Le département du diable. La Russie occulte d'Ivan le Terrible à nos jours » : le titre et le sous-titre du livre de Vladimir Fedorovski ( Ed Plon) auront sans doute fait beaucoup pour son succès en 1996, et cela malgré la discrétion des grands médias, notamment de la télévision.

Ceux-ci sont pourtant friands de révélations, et ce livre est une véritable révélation.

Révélation qui résulte d'une « plongée au coeur de l'âme russe, dominée par le goût de l'irrationnel, oscillant constamment entre Dieu et le diable ». « Le vide laissé par la destruction du système totalitaire, nous explique Fedorovski, a ramené la vraie Russie au premier plan. Pas celle d'avant 1917, non, celle du 17ème siècle, avec ses croyances, ses folies et ses fantasmes ».

Avec un réel talent d'évocation, l'auteur fait défiler des figures marquantes de l'histoire et de la culture russes. Serge de Radonège, « staretz » (ermite) du 14ème siècle, patron de la Russie; les « iourodivi » (fols en Christ); Ivan le Terrible; les faux tsars; Alexandre 1er; Tolstoï; Gogol; Madame Blavatski; et bien sûr Raspoutine.

Mais la partie la plus originale du livre concerne sans aucun doute notre 20ème siècle. Curieusement, il aura fallu que ce soit un ancien « apparatchik », diplomate à l'ambassade soviétique à Paris, un temps conseiller de Gorbatchev, qui nous révèle - en s'appuyant sur des archives et des témoignages inédits - le lien fort, existant entre «les forces occultes"et le communisme en Russie, du coup d'état bolchevique de 1917 à nos jours : « force est de constater le caractère ambigu des rapports entre la religion et les dirigeants communistes»  C'est le moins que l'on puisse dire.

Considérons en effet « La Trinité du Mal » (1) : Lénine, Trotski, Staline.

La seule mention du mot «religion » mettait Lénine en colère (2).

Quand, à l'âge de dix-sept ans, le jeune Vladimir Ilitch Oulianov assista à la pendaison de son frère aîné ayant participé à un attentat contre le Tsar, il arracha la croix qu'il portait autour du cou et la piétina. « La haine pour Dieu et les Romanov était entrée dans. son coeur pour ne plus en sortir  ». Parvenu au pouvoir, il organisa « l'épuration religieuse la plus impitoyable de tous les temps »".

Ne prenons qu'un exemple significatif concernant Trotski: quand il fut emprisonné en 1905, il dressa une liste des lectures qu'il souhaitait faire : la plupart étaient des livres ésotériques et d'occultisme et il n'y avait pour ainsi dire pas d'ouvrages marxistes.

Quant à Staline, succédant à Lénine, il instaura - au nom de la construction du socialisme- une idolâtrie sans précédent à son effigie. Lénine étant le dieu mort, momifié dans son mausolée de la Place Rouge, Staline devenait le dieu vivant. C'est à son initiative que fut créé au sein du NKVD, ancêtre du KGB, le 13ème Département, communément appelé le «  Département du diable  ». Celui-ci fut chargé de répertorier tous les ecclésiastiques, mais aussi les personnes dotées de pouvoirs paranormaux: sorciers, chamans, hypnotiseurs, devins,...Pour les arrêter et les déporter, mais aussi pour les utiliser. Ainsi, un certain Wolf Messing fut-il le voyant et l'hypnotiseur personnel de Staline. Ses talents furent jugés à leur juste valeur lors du pacte germano-soviétique (3). A la question: « que pensez vous du pacte qui vient d'être signé ?'" il répondit: « je vois des chars portant l'étoile rouge dans les rues de Berlin et la victoire pour l'URSS  », et précisa la date: le 8 mai 1945. On continua à le consulter...

L'intérêt du pouvoir pour les phénomènes parapsychologiques, qui peuvent être des armes de domination des esprits, ne se perdit pas avec la chute du Mur de Berlin.

Fedorovski évoque ainsi la personnalité d'Alexandre Korjakov, tout récemment élu à la Douma, qui est passé du statut de garde du corps de Boris Eltsine à celui de maître d'un véritable cabinet occulte contrôlant les activités du président. Et celle de Rogozine, général du KGB et hypnotiseur, qui dirige les études théoriques et des expériences dans des domaines aussi inattendus que la lecture des pensées à distance, la perception d'informations à travers « le pôle biologique de l'homme» ou les chakras. Bref, tout le bric-à-brac de l'envahissant « New-Age ».

Ceux qui ont lu « Pour qu'il règne » de Jean Ousset ne seront pas surpris par le lien mis en lumière par Fedorovski entre les pouvoirs soviétiques et russe et l'occultisme. Ils savent que la Révolution, quels que soient ses masques - libéralisme, socialisme, marxisme, nazisme, a pour inspirateur le Prince de ce monde, ce que l'anarchiste Proudhon résumait avec son sens de la formule : « Satan est le premier révolutionnaire ». Et ce n'est pas son adversaire Karl Marx qui l'aurait contredit: « Avec mépris, je jetterai mon gant à la faœ du monde et je verrai s'écrouler ce pygmée géant...Alors, pareil aux dieux, ivre de victoire, je cheminerai au milieu de ses mines et, donnant à mes paroles la force de l'action, je me sentirai l'égal du créateur» (4). Ce poème - dédié à sa fiancée ( ! )- était tout un programme, que Lénine et ses successeurs se sont appliqués à réaliser.

Les ruines au milieu desquelles Marx rêvait de cheminer, les ruines accumulées par soixante-dix ans de communisme et dix ans de désordre post-communisme ne sont pas seulement matérielles: elles sont aussi, elles sont d'abord dans les esprits et les coeurs.

Alors quel remède pour la Russie ? Et par conséquent, quel remède pour nous ?

Pour reprendre la formule de Lénine : que faire ?

Fedorovski propose la « démocratie » et les « droits de l'homme », mais on aimerait savoir ce qu'il met derrière ces mots usés à force de servir.

Plus solidement, il se montre conscient du fait que, pour sortir la Russie du communisme, «  il faudra tenir compte de son héritage culturel et historique ». Evoquant une rencontre avec le père Alexandre, qui l'emmène dans un cimetière, il se souvient de ses paroles: « N'oublie jamais la fraîcheur de ce paysage et fais en sorte que cette image ne se fige pas en toi, qu'elle ne devienne pas semblable à un tableau dans un musée. Notre pays a été construit par des générations successives d'hommes et de femmes; il est composé de vieilles pierres, d'églises, de palais. Les parfums des chemins d'antan et l'odeur des vieux papiers accompagnent le regard de nos ancêtres ».

Enfin, l'auteur s'interroge: « Comme celle du staretz (Serge de Radonège), la Russie d'aujourd'hui ne sait plus où elle va, à l'image du pauvre hère qui marchait sans espoir au coeur de la forêt. Le salut de la Russie actuelle pourrait-il venir, lui aussi, de la spiritualité, de la quête de l'absolu, et de la préservation de son identité ? ».

La réponse a été donnée à trois enfants. C'était en 1917 à Fatima: « Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l'on aura la paix ».

Philippe Vandewyls 

1. Titre d'un remarquable petit essai de Vladimir Volkoff, qui montre que le communisme est « justiciable, non de l'isoloir ou du bazooka, mais de l'exorcisme » (Ed. de Fallois, l'Age de l'Homme-1991) …

2. Parmi beaucoup d'autres aveux: « Toute idée religieuse, toute conception du bon Dieu, tout flirt même avec le bon Dieu est une abomination indicible » (Lettre à Gorki, 14 novembre 1913).

3. Cité dans « Clefs pour le marxisme » de Roger Garaudy, qui n'était pas devenu négationniste musulman ni même chrétien progressiste, mais était encore marxiste...orthodoxe.

Cet article est paru dans le numéro 341 de mai 1997 du mensuel « Permanences », 49, rue des Renaudes, 75017 PARIS. Tél: 01.47.63.77.86

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 11:01

 

Un livre du Père Mansour Labaky

 

Avez-vous lu l'Évangile ? La question pourra paraître impertinente et pourtant combien nousEvangile sommes nombreux à arriver à l'âge adulte sans avoir jamais lu l'Evangile intégralement et de façon suivie comme on lit tout autre livre !

Bien sûr, nous l'entendons proclamer chaque dimanche à la messe si nous sommes pratiquants, et sans doute aussi l'ouvrons-nous de temps à autres pour en lire un extrait, voire quelques pages, ou retrouver une référence.

Le lire enfin « de bout en bout », c'est bien différent ! Cette fois, nous voici immergés dans la Bonne Nouvelle ! Et alors, nous nous apercevons qu'il reste des points à éclaircir, des mots dont la signification est ambiguë, des idiomes dont nous aimerions mieux saisir l'origine.

Le Père Mansour Labaky, lui l'oriental,  est bien placé pour nous faire mieux comprendre  le pays, la langue et les mœurs du temps de Jésus. Prêtre libanais maronite, poète et écrivain de talent, il  enrichit son lecteur non seulement de ses connaissances mais plus encore de sa foi lumineuse et sereine. Les commentaires simples et assez courts invitent à la méditation : une fois éclaircies les quelques difficultés de compréhension que peut présenter la page l'Évangile, quelques points sont approfondis ou soulignés.

Une nourriture puissante pour l'âme et le cœur, un beau cadeau à faire à des proches et particulièrement à des filleuls !


Thérèse

 

Editions du Jubilé, 2006. 916 pages, 29 euros.

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