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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 00:46
avec un W...

Simone Weil
philosophe française, 1909-1943


Attente de Dieu Paris: Éditions Fayard, 1966, 256 pp. [Lettres écrites du 19 janvier au 26 mai 1942.]
La condition ouvrière. Paris: Éditions Gallimard, 1951. Collection idées, nrfm 375 pages. (Recueil de textes écrits entre 1934 et 1942).  Texte téléchargeable !

Écrits historiques et politiques (Recueil de textes). Collection Espoir. NRF. Paris: Éditions Gallimard, 1960, 413 pages. Texte téléchargeable !

L'enracinement. Prélude à une déclaration des devoirs envers l'être humain. Paris: Éditions Gallimard, 1949, 382 pages. Collection idées, nrf. Texte téléchargeable !

Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale. Paris: Éditions Gallimard, 1955, 151 pp. Collection “idées nrf”, no 422. 1934.

Sur la science. Paris: Éditions Gallimard, 1966, 285 pp. Collection: Espoir. [Écrits publiés entre 1932 et 1942.]

http://classiques.uqac.ca/classiques/weil_simone/weil_simone.html

 

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 00:38

Simone Weil : L'Enracinement
Au Chat Noir, Paris

L'appui certain de l'espérance

" Quatre obstacles surtout nous séparent d'une forme de civilisation susceptible de valoir quelque chose. Notre conception fausse de la grandeur ; la dégradation du sentiment de la justice ; notre idolâtrie de l'argent ; et l'absence en nous d'inspiration religieuse. On peut s'exprimer à la première personne du pluriel sans aucune hésitation, car il est douteux qu'à l'instant présent un seul être humain sur la surface du globe terrestre échappe à cette quadruple tare, et plus douteux encore qu'il y en ait un seul dans la race blanche. Mais s'il y en a quelques-uns, comme il faut malgré tout l'espérer, ils sont cachés. "

Londres, 1942, Simone Weil écrit son ultime ouvrage resté inachevé. Elle rédige " ces principes qui ont permis aux civilisations de s'édifier durablement et de porter de beaux fruits ".

Albert Camus, qui l'éditera en 1950 à la NRF, dira qu'"il est impossible d'imaginer pour l'Europe une renaissance qui ne tienne [...] compte des exigences que Simone Weil a définies".

Artiste : Delphine THELLIER 
 




Au Chat Noir
Salle de spectacle( ~ 50 places)
76 rue Jean-Pierre Timbaud angle 118/120 rue saint maur,
75011   Paris

 



 


Dans la même salle :
Bernanos - journal d'un curé de campagne
Entrée libre avec participation au chapeau
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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 23:30

 

La “Caverne” du XXIe siècle

Georges Bernanos, qui n’avait pas connu l’explosion des médias de l’audiovisuel ni l’implosion du numérique, accusait le monde moderne d’être “une conspiration contre toute forme de vie intérieure”.

Vingt-trois siècles avant lui, dans son allégorie de la Caverne, Platon voyait dans les mœurs crédules et bavardes de son époque une conspiration plus générale encore contre toute forme d’attention à l’être et donc de véritable pensée.

C’est une allégorie universelle, comme le Seigneur se livrera plus tard en paraboles, et temporelle aussi car le sens n’en finit pas de se dévoiler. On peut y voir, avec le meilleur Descartes, le texte fondateur de la pensée occidentale dont notre civilisation et toutes ses sciences sont issues. Elle place les hommes dans une caverne où la vraie vie ne parvient qu’en ombres agitées sur les murs, comme un écho de ce qui se passe au-dehors, dans l’aveuglant soleil des choses intelligibles que Platon appelle les “Idées”.

Elle nous dit que toute vérité, physique, morale, métaphysique – celle des astres, des fondements de la vie, du mystère des cœurs – se cache derrière des apparences qu’il faut savoir décrypter. Non sans mal, et pas toujours pour son bien. Malheur à celui qui tente la longue ascension vers la lumière des êtres et de leur vérité, s’il se risque ensuite à retourner vers ses frères pour raconter son éblouissement ! Les hommes n’aiment pas qu’on les dérange dans les illusions collectives qui leur évitent de penser...

Si Platon avait pu deviner l’invasion de la presse, de la radio, de la télévision, du PC, du walkman, et plus encore du “grand village mondial” des enchaînés du web, du wap, du chat, du blog et de la téléphonie mobile, s’il avait pu observer avec quel soin et quel prodige d’innovations technologiques l’homme du XXIe siècle s’interdit hors médias de contempler le monde, d’interroger ses proches, voire de s’interroger lui-même sur le sens des choses et celui qu’il donne à sa vie, il aurait pu écrire sa République sans besoin de caverne, comme le best-seller le plus prophétique de toute l’histoire de la philosophie.
Gabriel de Seinemont
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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 22:46

 Que faire de son argent en temps de crise ? Quelle est la banque, quelle est l’entreprise dont la pérennité est garantie, et celle de notre argent avec ?

En matière économique, nous autres catholiques avons deux indicateurs fiables : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » ; et : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu, et tout le reste vous sera donné par surcroît. » Nous sommes également encouragés à placer notre trésor au ciel.

Pour l’investisseur raisonnable, quand le superflu risque de fondre à vue d’œil et que tout le monde est de toute façon dans le même bateau, voici donc une occasion en or pour faire des placements durables. Qu’emporterons-nous en Paradis ? Non point nos comptes en banque, mais, si Dieu le veut, nos propres âmes et nos enfants…

Tout ce qui concourt à cela est donc suprêmement rentable. Faire tourner l’économie, bien sûr, pour que chacun puisse continuer à se nourrir, à se vêtir, à s’abriter. Soutenir les prêtres, qui nous communiquent Jésus-Christ, aider les missions, qui Le portent au loin, financer les œuvres d’éducation sous toutes leurs formes, secourir les familles sans lesquelles il n’y a que dissociété, aider les organes d’édition et d’information qui nourrissent l’indispensable travail de formation morale et intellectuelle, qui maintiennent une civilisation debout. Rendement ? Le « centuple »… 10 000%.

(...)

Jeanne Smits , "Présent"  Article extrait du n° du Samedi 18 octobre 2008

 

Ce papier que Jeanne Smits fait pour soutenir son journal peut s'appliquer à toutes les bonnes initiatives ...

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 22:20



      La prière offerte au temps de la nuit possède un grand pouvoir, plus que celle qui est offerte pendant le jour. C'est pourquoi tous les saints ont eu l'habitude de prier la nuit, combattant l'assoupissement du corps et la douceur du sommeil et dépassant leur nature corporelle. Le prophète disait lui aussi : « Je me suis fatigué à gémir ; chaque nuit, je baigne ma couche de mes larmes » (Ps 6,7) pendant qu'il soupirait du fond du coeur dans une prière passionnée. Et ailleurs : « Je me lève au milieu de la nuit pour te louer à cause de tes jugements, toi le Juste. » (Ps 118,62). Pour chacune des requêtes que les saints voulaient adresser à Dieu avec force, ils s'armaient de la prière pendant la nuit et aussitôt ils recevaient ce qu'ils demandaient.

      Satan lui-même ne craint rien autant que la prière que l'on offre pendant les veilles. Même si elles s'accompagnent de distractions, elle ne revient pas sans fruit, à moins qu'on ne demande ce qui ne convient pas. C'est pourquoi il engage de sévères combats contre ceux qui veillent, afin de les détourner si possible de cette pratique, surtout s'ils se montrent persévérants. Mais ceux qui sont quelque peu fortifiés contre ses ruses pernicieuses et ont goûté les dons que Dieu accorde durant les veilles, et qui ont expérimenté personnellement la grandeur de l'aide que Dieu leur accorde, le méprisent complètement, lui et tous ses stratagèmes.

Saint Isaac le Syrien (7ème siècle), moine à Ninive, près de Mossoul dans l'actuel Irak
Discours ascétiques (La fournaise de Babylone, Eds. Présence 1974)

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 21:28
Souvenirs. Carnets inédits de Hans et Sophie Scholl, étudiants catholiques qui incarnèrent la résistance allemande au nazisme.

 

On se sent petit. Voici publiés les lettres et carnets des deux étudiants, Hans et Sophie Scholl, qui dirigèrent le groupe résistant de La Rose blanche dans l’Allemagne en guerre.

Ils disposaient, on l’imagine, de peu de moyens pour tenter d’éveiller leurs concitoyens devant les horreurs hitlériennes. Avec un petit nombre d’amis, ils distribuèrent six tracts, en réalité des textes argumentés qui sont des analyses de philosophie politique sur la culpabilité allemande, sur la “dictature du mal”, sur la grandeur de la conscience. Le frère et la sœur furent arrêtés le 18 février 1943, condamnés à mort et guillotinés quel­ques jours après. Ils avaient respectivement 24 et 21 ans.

Les lettres ne racontent pas l’histoire des tracts, tenue naturellement secrète. Mais elles laissent voir l’esprit et le caractère de ces étudiants qui furent dépositaires, avec quelques autres, de la conscience entière d’un peuple : comment ils ont pu d’abord acquérir cette lucidité au sein de la propagande omniprésente, puis courir à la mort pour jeter une si frêle flamme dans l’atmosphère obscure.

Il est bien étrange que la France, pays où la condamnation du nazisme représente depuis quarante ans la seule armature morale et le principal socle culturel, ignore pratiquement l’histoire de La Rose blanche. Déverser des propos haineux contre Hitler si longtemps après ne coûte pas de pain (même si c’est un ticket de bonne conduite). En revanche, les écrits de ceux qui ont littéralement payé de leur vie acquièrent une singulière valeur. Hans et Sophie Scholl n’étaient pas seulement antinazis : mais antitotalitaires. Ils ne payaient tribut à aucune oppression de rechange. Ils étaient tout simplement croyants, et nourris de lectures et de réflexions propres à leur inculquer la distance face à la propagande. Ils n’ont pu résister qu’en s’appuyant sur un autre socle, moral et spirituel. L’essentiel de ces pages réside dans les débats de la conscience personnelle : comment être sûr de pouvoir se justifier à ses propres yeux, si l’on sait ne pas pouvoir se justifier devant la loi positive ?

Hans et Sophie Scholl avaient grandi dans une fratrie nombreuse, où culture et religion tenaient une place de choix. L’esprit critique, que le père avait semé, pouvait alors dans ces circonstances se déployer en une résistance fatale. Hans est apprenti médecin, et passionné de chevaux. Sophie dessine, joue de l’orgue, tombe en contemplation devant la nature et commence des études de biologie et de philosophie. Ils lisent Platon et Augustin, Pascal, Nietz­sche ou Nicolas de Cues. Ou bien Dante, Berdiaev, Bloy. Souvent séparés : Hans mobilisé en Pologne et en France, Sophie dans le “service du travail”, où elle cache ses livres sous les draps.

Dès l’hiver 1941 flotte une atmos­phère de fin du monde. Hans raconte devant Varsovie son impression terrifiée et s’émer­veille de la France dont il apprend la langue. Sophie décrit l’indifférence de ses compagnes de chambrée face à la dévastation de tout. En même temps, court encore la petite histoire, la vie quotidienne et aussi les beaux jours d’une jeunesse sportive et déjà savante : la montagne et le ski, les soirées en refuge pendant lesquelles on lit ensemble Bernanos ou le Soulier de satin, où l’on débat de la “faim de l’âme”. Pour l’un et pour l’autre, les lettres révèlent une renaissance de la foi, en réponse à la désolation ambiante.

Sophie Scholl exprime un mysticisme weilien, écrit des méditations et des examens de conscience. Hans demande au Dieu d’amour de l’aider à triompher de ses doutes. Une hauteur spirituelle, encore enfantine, dessine une étoffe de héros. La passion intellectuelle et morale s’empare de la lutte entre la justice et la loi positive. Dans le premier tract, le régime hitlérien était décrit comme « une machine de guerre athée ». Les étudiants de La Rose blanche savaient déjà que, d’un totalitarisme à l’autre, les massacres de masse signaient la mort de Dieu. Sans doute est-ce là l’explication de l’oubli dans lequel, ici, leur geste fut si longtemps confiné.  

Chantal Delsol de l'Institut, Valeurs Actuelles, le 27-11-2008
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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 21:27

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 14:35

Alors voilà, Mme Ginette a une buvette à Bertincourt, dans le Pas de Calais.

Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèles clients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée. Vu qu'elle vend à crédit, Mme Ginette voit augmenter sa fréquentation et, en plus, peut augmenter un peu les prix de base du "calva" et du ballon de rouge. 
Le jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui, pense que les "ardoises" du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Mme Ginette, ayant les dettes des ivrognes comme garantie. 
Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers imbitables. Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, au Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous (c.à.d., les ardoises des ivrognes de Mme Ginette). 
Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de 80 pays. 
Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les alcoolos du troquet de Bertincourt n'ont pas un rond pour payer leurs dettes. 
La buvette de Mme Ginette fait faillite.

Et le monde entier paie les actifs inexistants à la place de Mme Ginette .....


 P.S. passons sur le choix du Pas-de-Calais ....

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 11:46
A-t-on encore le droit d’évangéliser ?

Marc Fromager, directeur de l’Aide à l’Eglise en Détresse France, donnera une conférence le mardi 25 novembre 2008 à 20h30

sur le thème :

A-t-on encore le droit d’évangéliser ?

dans les locaux du Club Culture Lecture Civilisation

49, rue Des Renaudes 75017 Paris

(Métro Ternes, Péreire ou Étoile)

Libre participation aux frais

N’hésitez pas à diffuser l’information largement autour de vous.

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 14:31

 

QUOI DE NEUF ? MOLIERE !

 

Il y a à Paris un petit théâtre sympathique où se donne depuis juin, et jusqu’au 8 mars 2009, une « Intégrale Molière », qui fait suite aux intégrales données depuis 1999 : Racine, Musset, Corneille, Hugo, Claudel, Feydeau, Marivaux, Montherlant et Shakespeare.

C’est le Théâtre du Nord Ouest, à deux pas de la fameuse brasserie Chartier, rue du Faubourg Montmartre.

S’y succèdent jusqu’à huit fois par jour, sept jours sur sept,  des représentations dans deux petites salles en sous-sol.

Le prétexte : « quoi de neuf ? Molière ! »,  qui reprend un bon mot de Sacha Guitry.

En plus des 34 pièces de Molière, le théâtre propose des lectures publiques (Molière/ Jouvet, Boulgakov, Anouilh, …) et des pièces antiques (Plaute) et contemporaines « autour de Molière ».

Les pièces vues (et à voir !) : le Médecin malgré lui, Tartuffe, les Femmes savantes, le Bourgeois gentilhomme, les Précieuses ridicules.

Ici, pas de grande scène et de rideau rouge s’ouvrant sur les « trois coups », pas de plafond richement décoré, pas de « machinerie ».

Les acteurs jouent au pied des spectateurs dans l’une des deux salles peintes en noir. Vus de très prêt, ils peuvent d’autant moins tricher.

Les mises en scènes sont originales. Certains les trouveront trop dépouillées, comme ils pourront regretter que les costumes soient parfois absents. Choix de metteur en scène ou économie ?

On a plaisir à entendre des scènes ou des tirades qui rappellent des souvenirs d’écoles … 

On retrouve bien sûr l’actualité, et donc la permanence de Molière.

Car sont d’hier et d’aujourd’hui les sentiments amoureux, les relations parents-enfants, les motivations humaines pas toujours glorieuses.

Sont d’hier et d’aujourd’hui les pédants et les snobs, tout comme les gens de bon sens et les désintéressés. Ancienne et moderne aussi par exemple la manipulation du langage, la police des mots  (réclamée par Armande, l’une des « femmes savantes »).

Pour finir, à propos du langage justement, remarque-t-on assez ces mots passés, sinon dans le langage courant, en tout cas dans le dictionnaire … un Tartuffe, un malade imaginaire, un Harpagon.

Il y aurait donc une nature humaine ?

Pour le vérifier, courrez au Théâtre du Nord Ouest : un bon moment quasiment assuré !

Petrus Angel

 

Le théâtre du Nord Ouest a son site Internet où vous trouverez le programme de l’Intégrale Molière : http://theatredunordouest.com/

Théâtre du Nord Ouest, 13 rue du Faubourg Montmartre Paris 9e – Tél. 01.47.70.32.75 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 14:27

 

« Travaille, a-t-il dit, fais des petites choses, en attendant, au jour le jour. Applique-toi bien. Rappelle-toi l'écolier penché sur sa page d'écriture, et qui tire la langue; Voilà comment le bon Dieu souhaite nous voir, lorsqu'il nous abandonne à nos propres forces. Les petites choses n'ont l'air de rien, mais elles donnent la paix. C'est comme les fleurs des champs, vois-tu. On les croit sans parfum;et toutes ensemble, elles embaument. La prière des petites choses est innocente. Dans chaque petite chose, il y a un Ange. Est-ce que tu pries les Anges? - Mon Dieu, oui...bien sûr. - On ne prie pas assez les Anges. Ils font un peu peur aux théologiens, rapport à ces vieilles hérésies des Eglises d'Orient, une peur nerveuse, quoi! Le monde est plein d'Anges. Et la Sainte Vierge, est-ce que tu pries la Sainte Vierge? - Par exemple - On dit ça... Seulement la pries-tu comme il faut, la pries-tu bien ? Elle est notre mère, c'est entendu. Elle est la mère du genre humain, la nouvelle Ève. Mais elle est aussi sa fille. L'ancien monde, le douloureux monde, le monde d'avant la Grâce l'a bercée longtemps sur son cœur désolé – des siècles et des siècles - dans l'attente obscure, incompréhensible d'une virgo genitrix... Des siècles et des siècles, il a protégé de ses vieilles mains chargées de crimes, ses lourdes mains, la petite fille merveilleuse dont il ne savait même pas le nom. Une petite fille, cette reine des Anges ! Et elle l'est restée, ne l'oublie pas !

 

Bernanos , « le journal d’un curé de campagne »

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12 novembre 2008 3 12 /11 /novembre /2008 21:14

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 11:55

Ces promenades dans la Rome d'hier et d'aujourd'hui aux côtés de Pierre Grimal sont l'une des formes les plus hautes de la circulation dans la culture, dans l'espace d'une ville comme dans son histoire.

Pour les chercheurs du monde entier comme pour le grand public, Pierre Grimal est celui qui a dépeint, pensé et étudié la Rome antique dans une somme impressionnante d'ouvrages, aussi savants qu'accessibles. Mais il faut aussi l'arpenteur et le contemporain de la Ville d'aujourd'hui, celui qui fut nommé par les Romains en 1993 «citoyen d'honneur de Rome». Ce volume se présente comme un «itinéraire», au double sens de parcours intellectuel et de promenade : les textes de Grimal réunis ici, avec une foule d'inédits, sont une invitation à la promenade au gré des chapitres successifs de l'histoire de la Ville Éternelle, mais aussi à la distraction, à la flânerie et à l'amour. Dans le guide donné en annexe, Pierre Grimal revisite aussi les lieux et les monuments, les fontaines, les jardins et les églises qui l'ont émerveillé et en donne les plans et les cartes. Il nous introduit comme nul autre au devenir historique de la cité, à travers les plus grandes choses comme dans les plus minuscules détails, tels les carafes au col largement ouvert où l'on sert le vin blanc de Frascati ou les fameux gelati, héritiers du premier sorbet inventé par Néron. Il donne à chaque pierre, à chaque moment de l'histoire leur épaisseur sensible avec cette élégance qui lui est propre et rend la connaissance joyeuse et féconde.

Pierre Grimal fut professeur de littérature latine à la Sorbonne et membre de l'Institut. Il a publié un grand nombre d'études historiques et archéologiques sur Rome, de biographies et de traductions. Il est aussi l'auteur d'un Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine traduit dans le monde entier.

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 15:03
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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 14:51
Jeff Koons à Versailles, c'est le monde à l'envers !
 
Jean Clair : «Jeff Koons n'est que le terme extrême d'une longue histoire de l'esthétique moderniste que j'aimerais appeler l'esthétique du décalé. Le mot «décalé» est apparudans la langueil y a sept ou huit ans. Rien d'intéressant qui ne soit décalé !»
Jean Clair : «Jeff Koons n'est que le terme extrême d'une longue histoire de l'esthétique moderniste que j'aimerais appeler l'esthétique du décalé. Le mot «décalé» est apparu dans la langue il y a sept ou huit ans. Rien d'intéressant qui ne soit décalé ! »  Crédits photo : BALTEL/SIPA

Jean Clair, de l'Académie française, dit ce que lui inspire l'exposition de Jeff Koons à Versailles et stigmatise l'omniprésence de l'art contemporain, le mélange des genres et la spéculation financière.

 La ciccia, en italien,c'est la graisse, les ciccioli, ces petits bouts de lards grillés qu'on mange à Bologne, un cicciolino, c'est le diminutif affectueux qu'on adresse à un enfant un peu rond, genre «ma petite boule», Cicciolina, c'est le surnom donné à une jeune fille rose et fondante,mais qui désignait peut-être plus précisément une partie de son anatomie qu'elle exposaitsans gêne et qu'en latin, vu son apparence, on appelait souvent «le petit cochon». La Cicciolina fit la fortune de l'homme avec qui elle s'ébattait alors, dans les années quatre-vingt, un certain Jeff Koons, dadaïste attardé, qui se plaisaità façonner de petits cochons roses en porcelaine. La Cicciolina fut élue député au Parlement de Rome puis, devenue mère, coule aujourd'hui, retirée du monde,des jours de mamma comblée.

Jeff Koons est entre-temps devenu l'un des artistes les plus chers du monde. La mutation s'est faite à l'occasion des transformations d'un marché de l'art qui, autrefois réglé par un jeu subtil de connaisseurs, directeurs de galeries, d'une part, et connaisseurs, de l'autre, est aujourd'hui un mécanisme de haute spéculation financière entre des maisons de vente, Sotheby's ou Christie's par exemple, et de nouveaux riches sans grande culture et sans goût. Jeff Koons se présente aujourd'hui non plus tout nu mais vêtu sévère comme un gentleman de la City, un attaché-case à la main.

La consécration est venue par Versailles. On l'y expose, on l'y célèbre, on l'y loue, demain on l'y vendra peut-être. Jeu spéculatif à l'accoutumée : on gage des émissions très éphémères et à très haut risque par une encaisse or qui s'appelle le patrimoine national.

Laissons cela. Ce qui m'arrête dans ce phénomène, c'est qu'il s'inscrit dans une longue série de faits semblables : pas moyen de voir une exposition de Courbet sans qu'on vous inflige des photos d'un artiste contemporain d'un pubis velu pour vous rappeler que les dames autrefois n'étaient pas rasées. Pas moyen de visiter une exposition au Musée d'Orsay sans se voir imposer la vision d'un abstrait ou d'un minimaliste qui vous convaincra que Böcklin ou Cézanne n'avaient jamais fait, les malheureux, que les annoncer. Pas moyen enfin de méditer devant des retables du XVe siècle sans s'écorcher au passage aux cornes d'un animal «dragonnesque» imaginé par un Jan Fabre. Le Louvre a vendu son nom. Encore fallait-il qu'il fît la preuve que ce nom, comme Bulgari ou Prada, est devenu la griffe de produits de haute modernité…

Jeff Koons n'est que le terme extrême d'une longue histoire de l'esthétique moderniste que j'aimerais appeler l'esthétique du décalé. Le mot «décalé» est apparu dans la langue il y a sept ou huit ans. Rien d'intéressant qui ne soit «décalé». Une exposition se doit d'être «décalée», une œuvre, un livre, un propos seront d'autant plus goûtés qu'ils seront «décalés».

Décaler, ça veut dire ôter les cales ; on décale un meuble - et il tombe, on décale une machine fixée sur son arbre, et elle devient une machine folle, on décale un bateau, et vogue la galère… Une nef des fous, en effet.

Mais des propos décalés qui font tache dans l'harmonie d'une conversation provoquent l'attention. Jeff Koons à Versailles ou l'acmé du décalage. En langage populaire, on dirait «débloquer»… Le décalage, c'est la version populaire de la déconstruction derridéenne, tout comme les graffitis sur les monuments, autre phénomène apparu il y a une quinzaine d'années, en sont la version sauvage.

Ça vient de loin en effet : «Beau comme la rencontre fortuite d'une machine à coudre et d'un parapluie sur une table de dissection.» Duchamp : les moustaches mises à la Joconde. Mais Duchamp n'y voyait guère plus qu'une plaisanterie d'humoriste normand. Vinrent les surréalistes et leur sérieux de pions. Collages, mots en liberté, liaisons libres, écrits automatiques, apparentements choquants… Jeff Koons à Versailles, c'est Breton et Péret à qui le directeur de lieux remettrait l'ordre national du Mérite pour mise à niveau du patrimoine ancien.

Le monde à l'envers donc. L'âne qui charge son maître de son fardeau et qui le bat, le professeur traduit en justice pour avoir giflé l'élève qui l'insultait, le bœuf découpant son boucher au couteau, les objets de Koons déclarés «baroques» appendus dans les galeries royales. Fin d'un monde. Fête des fous et des folles, comme à l'automne du Moyen Âge.

Tout cela, sous le vernis festif, a un petit côté, comme à peu près tout désormais en France, frivole et funèbre, dérisoireet sarcastique, mortifiant. Sousle kitsch des petits cochons roses, la morsure de la mort. Sous la praline, le poison.

L'objet d'art, quand il est l'objet d'une telle manipulation financière et brille d'un or plaqué dans les salons du Roi-Soleil, a plus que jamais partie liée avec les fonctions inférieures, et les valeurs symboliques qu'on leur prête. Les glaces et les portraits d'apparat de Versailles n'avaient pour fin que de célébrer le culte exclusif d'un roi. L'image de culte est faite de l'or d'une société. Mais contre son or, la société contemporaine ne peut plus rien échanger de vital et, si elle adore une image, comme les objets kitsch de Jeff Koons, c'est pour pouvoir danser devant elle. L'or de bon aloi se change alors en ce qu'on sait de malodorant.

On rêve à ce que Saint-Simon, dans sa verdeur, aurait pu écrire de ces sculptures «dondonesques» et entortillées, désormais déposées à Versailles. Elles lui eussent rappelé peut-être la mauvaise plaisanterie du duc de Coislin : «Je suis monté dans la chambre où vous avez couché ; j'y ai poussé une osse selle au beau milieu sur le plancher… »

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 14:14

Vu à la télé …

 

Invité de l’émission de télévision de La Cinq « Ripostes », de Serge Moati, ce dimanche 2 novembre, Noël Mamère a évoqué avec sympathie Barak Obama, comme ancien éducateur social, et élève de Saul Alinsky , auteur du manuel de l’animateur social.

Noël Mamère aurait pu nous donner un extrait de ce livre.

Celui-ci par exemple :

"Qu'on me pardonne d'avoir au moins une pensée pour le premier révolutionnaire de toutes nos légendes, de notre mythologie, de notre histoire, le premier révolutionnaire que l'homme ait connu, qui se soit rebellé contre le pouvoir établi et l'ait fait de façon si efficace qu'il a pu au moins créer son propre royaume, Lucifer."
(en V.O. ici par ex. http://www.theisticsatanism.com/politics/Alinsky.html  )



(tiré du manuel de l'animateur social; repris dans la revue "Faire", tendance rocardienne du Parti socialiste).

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 10:11
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 10:06
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 18:15
Ils ont 50 ans aujourd'hui

S MJ

schtroumpfé sur http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/

le Schtroumpf Internet officiel :
http://www.schtroumpf.com/home-fr

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 16:01

                                       info ou rappel : CE SOIR

Gérard Leclerc, journaliste et écrivain , auteur de "L'amour en morceaux" (voir ci-dessous) , "Le bricolage religieux" , "Avec Bernanos" , etc. sera au CLC :


Pour ouvrir son cycle de conférences 2008-2009, Ichtus aura le plaisir d’accueillir :

  

Gérarc Leclerc
Journaliste et écrivain

 

Dieu, le retour.
Le renouveau du fait religieux
.


 

Jeudi 23 octobre 2008 à 20h30

  « Culture Lecture Civilisation »

49, rue des Renaudes 75017 Paris

(M° Ternes ou Pereire).


A l’issue de la conférence, Gérard Leclerc répondra aux questions des participants.

 

tél. 01.47.63.77.86   courrier@ichtus.fr    www.ichtus.fr

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 16:00

 

Il y a mieux à faire que du bricolage religieux et il faut se garder de ces camelots insidieux qui dévalorisent la quête de l'essentiel en nous promenant dans le supermarché des religions. Ceux-là occupent tous leurs efforts à nous expliquer comment les hérésies sont intéressantes, comment s'abandonner à tous ces phénomènes inédits (en fait archaïques), à ces tourbillons plus fascinants que notre monothéisme austère.

Ils nous refont le coup de Circé la magicienne. Contre la menace de dissolution de la personne, seul nous importe le ressaisissement qui se produit lorsqu'à l'intime de l'intime ("intimior intimo meo", dit Augustin) se fait entendre l'appel d'un Dieu qui ne nous trompe pas.

Éditions du Rocher, collection Colère, Janvier 2002,
72 pages.

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 16:00

Qu'est-ce que l'amour ? Ne sachant pas toujours aimer, l'individu a parfois tendance à prendre l'intensité de ses émotions pour de l'amour. L'obsession actuelle du " tout sexuel ", du moins dans les représentations sociales, montre à quel point la pulsion est privilégiée, au détriment de la qualité relationnelle. Or, le temps et l'approfondissement de soi-même sont nécessaires pour accéder au véritable sens de ce lien durable, fondement symbolique et structure élémentaire de la société.

Après les bouleversements issus de Mai 68, qu'en est-il aujourd'hui de l'amour ? A l'heure du Pacs, quelle place reste-t-il à la relation homme-femme, rapport premier, originel, qui se prolonge et s'incarne dans l'enfant ? A la lourdeur des sociétés d'antan, où la vie privée était enchaînée aux contraintes du collectif, a succédé ce que Milan Kundera appelle " l'insoutenable légèreté de l'être ". Comment caractériser la rupture qui s'est produite ? A quel point était-elle inévitable ? A quelle instabilité affective et sociale nous a-t-elle menés ?

Pour répondre à toutes ces interrogations, l'auteur nous entraîne à travers la littérature, l'histoire, la philosophie et la théologie, dans une passionnante enquête sur la nature et le sens de l'amour. Face à notre présent incertain et fragile, il cherche, en fin connaisseur de l'histoire des idées, à comprendre pourquoi et comment nous en sommes venus à vivre dans une société où l'amour est en morceaux. Prenant à rebrousse-poil un certain nombre d'idées toutes faites, cet ouvrage montre que l'amour est cette construction d'un " vivre ensemble " plus décisif que le temps et ses ruines, et qui permet d'instituer la vie.

"L'amour en morceaux" de Gérard Leclerc  
Presses de la renaissance

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 14:54


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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 14:38

Votre blog préféré se retrouve dans la liste des blogs spirituels (dans quel sens ?) de ... "Un voyage au Liban", ici : http://unvoyageauliban.bafweb.com/maisoixantehuitdedroite.htm

 un site à visiter les longues soirées d'hiver ... :)

Blogs spirituels
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 09:58

Ma paroisse est une paroisse comme les autres. Toutes les paroisses se ressemblent. Les paroisses d’aujourd’hui, naturellement. Je le disais hier à M. le curé de Norenfontes : le bien et le mal doivent s’y faire équilibre, seulement le centre de gravité est placé bas, très bas. Ou, si vous aimez mieux, l’un et l’autre s’y superposent sans se mêler, comme deux liquides de densité différente. M. le curé m’a ri au nez. C’est un bon prêtre, très bienveillant, très paternel et qui passe même à l’archevêché pour un esprit fort, un peu dangereux. Ses boutades font la joie des presbytères, et il les appuie d’un regard qu’il voudrait vif et que je trouve au fond si usé, si las, qu’il me donne envie de pleurer.

 

Ma paroisse est dévorée par l’ennui, voilà le mot. Comme tant d’autres paroisses ! L’ennui les dévore sous nos yeux et nous n’y pouvons rien. Quelque jour peut-être la contagion nous gagnera, nous découvrirons en nous ce cancer. On peut vivre très longtemps avec ça.
Bernanos, in "journal d'un curé de campagne"

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