Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 13:37

Michel Bouquet :
« Quand j’ouvre la porte d’un théâtre, j’oublie tout »


Après avoir triomphé l’an dernier dans « L’Avare », Michel Bouquet revient sur scène dans « Le Malade imaginaire », dès ce soir à Paris, au Théâtre de la Porte Saint-Martin

La Croix : Pourquoi cette fidélité à Molière ?

Michel Bouquet : Au départ, je devais jouer Le Cardinal d’Espagne de Montherlant. Le projet n’a pas abouti. Lorsqu’on m’a proposé de le remplacer par Le Malade imaginaire, comment aurais-je refusé ? Avec Shakespeare, Marivaux, Diderot, Gogol, Thomas Bernhard… Molière fait partie des auteurs que je relis et interroge en permanence. Je leur suis attaché comme à des frères, des amis. Mais il est vrai que Molière occupe une place à part.

Qu’a-t-il de particulier ?

Il est « français ». C’est un auteur sans cesse en lutte avec lui-même pour donner vie à sa souffrance et ses combats intérieurs...
(
la suite de l'entretien sur : http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2348569&rubId=5548  )



Au Théâtre de la Porte-Saint-Martin .
Tél. : 01 42 08 00 32.
www.portestmartin.com.

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 21:54

 

Juif converti au catholicisme et auteur du livre "Le Salut vient des juifs", Roy H. Schoeman nous présente à nouveau, d'une manière lumineuse, les liens évidents entre le judaïsme et le catholicisme. Il rassemble, dans cet ouvrage, seize récits inspirés de juifs qui, au terme de leurs itinéraires spirituels, se sont "accomplis" dans l'Eglise catholique. En évoquant le miel du rocher, la belle image du psaume 81, comme titre de l'ouvrage, l'auteur nous rappelle comment, à Mériba, Dieu donna au peuple hébreu l'eau rafraîchissante jaillie du rocher frappé par Moïse.
Il nous rappelle aussi comment Dieu promit bien davantage si les enfants d'Israël Lui restaient fidèles : ils seraient comblés, non plus seulement avec de l'eau, mais avec le miel surgissant du rocher, c'est-à-dire de la douceur même du Christ. Parmi les seize témoins qui racontent leurs histoires dans cet ouvrage, certains viennent de milieux sécularisés, libéraux ou même athées, tandis que d'autres ont des origines juives orthodoxes ou même hassidiques.
Certains avaient été bien éduqués dans le judaïsme, d'autres pas ; certains étaient riches, ils avaient réussi dans les affaires ; d'autres étaient pauvres et vivaient dans la rue, mais ils avaient tous une chose en commun : une immense soif de Dieu, qui ne cessa que lorsqu'ils L'eurent trouvé dans l'Eglise catholique. Certains de ces convertis sont célèbres, comme Alphonse Ratisbonne ou le rabbin Zolli, tandis que d'autres le sont moins ; certains ont vécu au XIXe siècle, d'autres sont encore nos contemporains, mais tous racontent, d'une manière qui nous touche aujourd'hui, l'histoire du bouleversement spirituel que fut, dans leurs vies, cette rencontre avec le Christ.

 
Le miel du rocher
seize témoignages d'accomplissement de la foi d'Israël dans le Christ

de Schoeman, Roy H.  traduit par : Judith Cabaud

F.-X. de Guibert , Paris - Collection Spiritualité  - Parution :  Mars 2008
Partager cet article
Repost0
6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 14:40


600 articles !
dites-le à vos amis !

 
           
 
         

n'hésitez pas à laisser votre avis sur le blog
inscrivez-vous à la "newsletter" :
il suffit d'écrire votre adresse de courriel ici à droite...

Merci de nous encourager à continuer !

Partager cet article
Repost0
6 octobre 2008 1 06 /10 /octobre /2008 09:42

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 08:59


Le Notre Père commenté par saint François d'Assise ICI : http://www.inxl6.org/article3517.php

C'est le 4 octobre que l'Église fête saint François d'Assise dont la vie a particulièrement ressemblé à celle de son Seigneur. Parmi les écrits de François, on trouve ce commentaire du Notre Père.

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 23:53

Le visage est le reflet de l'âme. Vous devez sans cesse avoir un visage calme et serein, comme un petit enfant toujours content.
Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, Conseils et Souvenirs

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 23:52

Le retournement: c'est la manœuvre classique, et parfois complexe, qui consiste à faire travailler à votre profit l'agent secret adverse que vous avez débusqué... Tout en racontant, avec un souci scrupuleux d'authenticité, une histoire où s'affrontent services spéciaux américains, français et soviétiques, et à laquelle il ne manque ni le traître, ni le tueur, ni la femme fatale, Vladimir Volkoff s'interroge, avec un humour qui n'exclut pas la profondeur,

sur les rapports entre l'espionnage et la littérature, entre l'agent et le romancier, tous deux experts en masques et en manipulations... Le temps de la guerre froide est loin. Mais avec ce chef-d'œuvre de suspense et de vérité humaine, l'auteur des Faux tsars et de L'Enlèvement signe un classique indémodable, comme les romans de ses maîtres, Graham Greene ou John le Carré.

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 18:57

Un homme dans une montgolfière se rend compte qu’il est perdu. Il vole à basse altitude à la recherche de quelqu’un pour lui indiquer sa route. Apercevant un homme dans un champ, il descend à 1 mètre au dessus du sol, et demande :
 Excusez-moi, pouvez-vous me dire où je me trouve ?
L’homme répond :
 Oui. Vous êtes dans une montgolfière, à un mètre au dessus du sol.
 Vous devez être un consultant ? répond le gars perdu.
 C’est vrai. Comment avez-vous deviné ?
 Tout ce que vous m’avez dit est techniquement exact, mais cela ne m’aide pas le moins du monde.
Le prestataire dit alors :
 Vous, vous devez être un responsable ?
Étonné, l’homme de la montgolfière répond :
 Exact. Comment avez-vous deviné ?
 Facile : vous ne savez pas où vous êtes, ni où vous allez, mais vous vous attendez à ce que je vous aide. Vous êtes dans la même situation qu’avant notre rencontre, mais maintenant, c’est de ma faute...

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 17:01

Petrus Angel parmi vos favoris :
pensez-y !

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 14:51

Berlin-Est, 1984. Le gouvernement d’Erich Honecker pense assurer sa pérennité grâce à un système de surveillance des individus aux mains de la Stasi, la police d’état. Le capitaine Gerd Wiesler espère faire avancer sa carrière lorsqu’on le charge de surveiller le dramaturge Georg Dreyman et son amie, l’actrice Christa-Maria Sieland. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que l’immersion dans le monde de la littérature et de la libre-pensée ferait résonner le
vide et l’unilatéralité de sa propre vie. Cette surveillance intensive lui ouvre les portes d’un univers dont il ne soupçonnait pas l’existence, le forçant à remettre en question ses valeurs. Mais le système, une fois lancé, est difficile à arrêter…

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 07:52

 Les enquêtes de Nicolas Le Floch

Pour les amoureux de Paris, du XVIIIe siècle et de... la gastronomie.

Comment mener une enquête policière sans écoutes téléphoniques et sans reconnaissance ADN ? Comment la mener à bien sans être un flic solitaire et torturé, n’ayant de bons rapports qu’avec le médecin légiste ? C’est possible et Nicolas Le Floch nous le prouve depuis des années. Aidé d’amis précieux, il se fait fort de résoudre les crimes les plus odieux, les machinations les plus retorses grâce à son sens de la déduction, de l’observation et son intuition. Ainsi, notre commissaire au Châtelet de Paris se voit confier naturellement les enquêtes criminelles les plus délicates au service de Monsieur de Sartine, et ce faisant, du roi Louis XV. La couronne a trouvé LE serviteur idéal, fidèle, compétent et déférent, qui saura conquérir l’estime de ses souverains.

Vous êtes bien à Paris, et sans bouger de votre fauteuil ou de votre transat, vous vous retrouvez dans les rues grouillantes du XVIIIe siècle au milieu des badauds ..... la suite ici http://www.ichtus.fr/article.php3?id_article=423

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 13:49

arton175-a0091.jpg
100 oeuvres commentées du Palais des Beaux-Arts de Lille
arton175-a0091.jpg
http://www.pba-lille.fr/spip.php?rubrique8
arton175-a0091.jpg

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 12:41


Echappées nordiques... dans le Nord,
au Palais des Beaux-Arts de Lille
autour de l'exposition : concerts, cinéma, conférences
pour en savoir plus ...
http://www.pba-lille.fr/spip.php?rubrique71

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 11:30



J
e t'ai aimée bien tard,
beauté ancienne et toujours nouvelle,
j
e t'ai aimée bien tard!
Tu étais au-dedans de moi-même,
Et moi j'étais au-dehors de moi-même.

C'était en ce dehors que je te cherchais,
et me ruant sur ces beautés, pourtant créées par toi,
j'y perdais ma propre beauté.
Tu étais avec moi, mais moi je n'étais pas avec toi…

Tu m'as appelé, tu as crié
et tu as triomphé de ma surdité.
Tu as brillé, tu as fait resplendir tes rayons
et tu as chassé les ténèbres de mon aveuglement.

Tu as répandu l'odeur de tes parfums :
J'ai commencé à les respirer et j'ai soupiré après toi.
J'ai goûté la douceur de ta grâce
et j'ai eu faim et soif de toi.

Tu m'as touché et mon cœur est tout brûlant d'ardeur
pour la jouissance de ton éternelle paix.

Saint Augustin – Confessions.
Partager cet article
Repost0
27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 11:29

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 11:16

 

"l'Eglise submergée par les "béquillards, les aveugles, les mendiants et les simulateurs" dénoncés par Bernanos est aussi l'Epouse radieuse et virginale. Source de sainteté dans la vie privée ! Source de civilisation, d'ordre et de paix dans la vie publique !

L'Eglise, mère des libérateurs d'esclaves. Mère institutrice des peuples barbares.

Mère des moines défricheurs, agriculteurs, bâtisseurs et éducateurs.

L'Eglise mère des cités refuges du moyen-âge. Mère des hôpitaux et des orphelinats.

L'Eglise mère du respect de la femme et de l'honneur familial. Mère de l'esprit chevaleresque. Mère des seules mesures qui firent reculer la guerre, et en humanisèrent les heurts.

L'Eglise mère des écoles répandues partout et pour tous. Mère des universités. Mère de ces docteurs, dont Condorcet fut contraint de reconnaitre qu'on leur doit toutes les notions essentielles de la métaphysique et de l'épistémologie.
L'Eglise seule à
professer encore aujourd'hui l'objectivité de la connaissance intellectuelle contre l'agnosticisme plus ou moins complet de l'idéalisme, du sensualisme, du positivisme etc...

L'Eglise, mère des plus nobles figures de souverain que le monde ait jamais connues.

L'Eglise mère des encycliques sociales. Mère protectrice des droits de la personne contre le totalitarisme moderne. Mère protectrice des corps intermédiaires. Mère

protectrice des sources de la vie contre le néo-malthusianisme, l'avortement, la strérilisation, l'euthanasie.

L'Eglise, mère protectrice des arts. Mère du grégorien. Mère de nos basiliques et de nos cathédrales.

L'Eglise mère des saints. Mère des apôtres et des martyrs.

Pour une troupe de "béquillards, d'aveugles,de mendiants et de simulateurs",

qui dit mieux ?

Mieux par la constance de la durée ?

Mieux par l'universalité des réalisations ?

Mieux par la qualité, l'héroïcité des services rendus ? "

 

 Jean Ousset,

extrait des des Actes du Congrès de Lausanne 1968 , "le sens chrétien de l’histoire »

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 11:13

Quelle que soit la part de vérité dont un homme dispose, il ne saurait l'imposer à autrui sans premièrement la faire aimer, et il ne la fera aimer que par les oeuvres.
Bernanos

Partager cet article
Repost0
23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 11:10


Montmartre s'affiche dans ses collections

L’exposition ici présentée propose une sélection d’affiches parmi celles que conserve le musée de Montmartre dans ses collections permanentes.
Ce nouvel accrochage tend à mettre à l’honneur un aspect  jusqu’alors peu exploité : la collection exemplaire d’affiches lithographiques conservée par le musée autour de personnalités représentatives : Toulouse Lautrec, Steinlen, Chéret, Willette, Forain, Grün…

La présentation permet d’approcher les grands établissements qui ont fait la renommée de Montmartre à la fin du XIXeme siècle et au début du XXeme, ce par le biais des premières « réclames ». A cette période, on assiste à l’explosion artistique de la Butte : les lieux de divertissements se multiplient ; on voit toutes les classes sociales se côtoyer au sein de ces nouvelles institutions. Cabarets, théâtres, cirques…, tous ont recours à la publicité et le développement de l’affichage en ville s’accélère.

C’est l’époque à laquelle Toulouse Lautrec se passionne pour la lithographie et offre au Moulin Rouge ainsi qu’à Bruant, La Goulue, Yvette Guilbert ou Jane Avril, leurs lettres de noblesse. Steinlen s’illustre au Cabaret du Chat Noir. La frénésie gagne tous les artistes montmartrois comme les établissements. Chacun veut son affiche. Celle-ci révolutionne le monde de la publicité ainsi que la physionomie des rues parisiennes.
« L’affiche devient un art à part entière ; un révélateur social. »

au Musée de Montmartre : http://www.museedemontmartre.fr/

Partager cet article
Repost0
23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 11:09

"Aujourd’hui on rencontre parfois des concitoyens qui semblent pris de la crainte de se montrer particulièrement dévoués à la patrie. Comme si l’amour de sa terre pouvait signifier nécessairement un mépris envers les terres des autres ; comme si le désir naturel de voir sa propre patrie belle, prospère à l’intérieur, aimée et respectée à l’étranger, devait être inévitablement une cause d’aversion à l’égard d’autres peuples".

Voilà ce que le Pape Pie XII remarquait il y a juste un demi-siècle, ajoutant : "C’est notre devoir de rappeler à tous que la doctrine catholique exhorte précisément les Catholiques à nourrir un amour profond et sincère envers leur patrie”.

lu sur le site de l'Espace Bernanos de Saint Louis d'Antin

http://www.espace-bernanos.com/

Partager cet article
Repost0
23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 10:44

Vient de paraître :

Faut-il saluer la laïcité positive ?

le nouveau numéro du mensuel  "Permanences"

Parlons clerc

Se défaire de la peur servile

Evénement

Alexandre Soljenitsyne : mort d’un patriarche

Actualité

Vie : A propos des dons de gamètes -

Médias : Journal de 20h : ite missa est -

Chronique de Bénédicte Chéron

Ecologie, modes et néants

Dossier

La nouvelle laïcité : une nouvelle opportunité pour les catholiques

La « laïcité positive » sonne-t-elle le glas du laïcisme ?

La laïcité positive, un instrument politique au service de l’islam

L’islam est-il un atout ?

Face au laïcisme et au communautarisme : le rôle irremplaçable du chrétien

Culture

Nu descendant un escalier de Marcel Duchamp

Donner la France à aimer autour de nous

Le livre d’histoire

Les enquêtes de Nicolas Le Floch

Le sens de l’histoire humaine ; son accomplissement de l’Incarnation à la Parousie

Autres numéros

 www.ichtus.fr

 

Partager cet article
Repost0
23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 09:18

Pub


Et si vous faisiez connaître Petrus Angel à trois amis ...


Et si vous vous inscriviez à la "newsletter" ...
MERCI

Partager cet article
Repost0
23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 09:16
23 septembre : Saint Padre Pio

Frère Narsi Decoste in "Le Padre Pio", décrit ainsi la messe du Padre Pio :

« On ne venait pas à San Giovanni pour voir une clinique ultramoderne ou pour entendre des récits de conversions ou de guérisons spectaculaires. La plupart des pèlerins disposaient d’un jour, parfois d’une matinée: ils venaient assister à la messe du Père Pio. Ceci est très remarquable quand on sait qu’ils arrivaient parfois de fort loin, souvent d’Amérique. Naturellement, certains profitaient d’un séjour en Italie, Rome, Naples ou ailleurs, pour faire un saut jusqu’à San Giovanni; beaucoup repartaient le même jour. Ils étaient venus uniquement pour cela.

Dès deux ou trois heures du matin, les lourds autobus déchargeaient devant le couvent leurs occupants, surpris de voir déjà la place de l’église noire de monde. On attendait patiemment l’ouverture des portes pour entrer ; en attendant, on récitait le chapelet.

Pour l’incroyant qui venait simplement en curieux, la messe du Père Pio était peut-être une cérémonie comme toutes les autres ; mais, pour le croyant, elle était d’une valeur infinie par la présence réelle du Seigneur que le célébrant appelle infailliblement sur l’autel par les paroles consécratoires. La messe a toujours et partout la même valeur, là où elle est célébrée validement: pourquoi vouloir assister à celle du Père Pio? Indubitablement parce que ce capucin rendait tangible la mystérieuse et pourtant réelle présence.

On comprend, dès lors, que rien ne peut être ajouté à sa grandeur, à sa valeur, à sa signification, qui est uniquement limitée par l’impénétrable volonté de Dieu.

Lorsque le Père Pio célébrait la messe, il donnait l’impression d’une si intime, si intense, si complète union avec Celui qui s’offrait au Père Eternel, en victime d’expiation pour les péchés des hommes.

Dès qu’il était au pied de l’autel, le visage du célébrant se transfigurait. Il ne s’y trouvait pas seulement comme prêtre pour l’Offrande, mais comme l’homme de Dieu pour témoigner de son existence, comme prêtre qui portait lui-même les cinq plaies sanglantes de la crucifixion sur le corps. Le Père Pio possédait le don de faire prier les autres. On vivait la messe. On était fasciné. Je puis dire, qu’à San Giovanni seulement, j’ai compris le divin Sacrifice.

Cette messe durait longtemps ; cependant, à la suivre dans sa longue célébration, on perdait toute notion de temps et de lieu. La première fois que j’y assistai, j’ai regretté qu’elle touchât à sa fin. Avec stupeur, je me rendis compte qu’elle avait duré plus de deux heures!

Toute la vie du Père Pio était centrée sur le saint Sacrifice de la messe qui, disait-il, jour par jour, sauve le monde de sa perdition. Brunatto, qui assistait généralement le Père et eut le bonheur de le servir, témoigne que, pendant les années de son isolement, la célébration durait jusqu’à sept heures. Plus tard, elle fut limitée par l’obéissance et durait environ une heure.

Oui, vraiment, cette messe du Père Pio était un événement inoubliable et on avait raison de vouloir y assister au moins une seule fois.

Lorsqu’il quittait la sacristie, le Père était généralement soutenu par deux confrères, car ses pieds transpercés le faisaient atrocement souffrir. D’un pas lourd, traînant, incertain, chancelant, il s’avançait vers l’autel. Outre les stigmates, il passait encore toute la nuit en prière; ce qui fut vrai tout un demi-siècle.

On l’aurait cru écrasé sous le poids des péchés du monde. Il offrait toutes les intentions, les demandes, les supplications, qui lui avaient été confiées par écrit ou oralement, de l’univers entier. II portait, en outre, toutes les afflictions, les souffrances, les angoisses pour lesquelles on venait à lui et dont il s’était chargé. C’est pourquoi l’Offrande de cette messe était si longue et si impressionnante.

Il faisait tout pour détourner l’attention de lui. Il évitait tout ce qui pouvait être spectaculaire dans son maintien, son expression, ses gestes, dans sa manière de prier et de se taire; et pourtant, son maintien, sa façon de prier, son silence, et surtout les longues pauses, dans toute leur simplicité, étaient vraiment dramatiques.

Lorsque, dans le silence recueilli d’une foule intimement unie à lui, le Père Pio prenait la patène dans ses mains sanglantes et l’offrait au Père Tout-Puissant, elle pesait lourd de cet énorme amas de bonnes oeuvres, de souffrances et de bonnes intentions. Ce pain qui allait tantôt prendre vie, changé en Celui qui, seul, réellement, était capable de payer complètement la rançon des péchés des hommes.

Ce n’était pas seulement les principales parties de la messe qui étaient remarquables, dans cette célébration. Le Père Pio célébrait toute la messe avec la même attention soutenue, visiblement conscient de la profonde signification de chaque mot, de chaque geste liturgique. Ce qui se passait entre Dieu et lui demeurait un mystère, mais on pouvait en deviner quelque chose dans certains silences, dans certaines pauses plus longues; les traits de son visage en trahissaient parfois son intense participation au Drame qu’il vivait. Les yeux fermés, il était souvent en conversation avec Dieu, ou transporté en extase dans la contemplation.

Seul, un ange serait capable de décrire dignement cette messe. Les plaies permanentes de son corps n’étaient que les signes visibles du martyre intérieur qu’il subissait avec le «divin Crucifié». C’est pourquoi, l’attention de l’assemblée était fixée sur le point culminant du Saint Sacrifice: la Consécration.

En effet, ici, il s’arrêtait un instant comme pour se concentrer. Une lutte semblait s’engager entre lui, qui tenait dans ses mains l’hostie immaculée et, Dieu sait, quelle force obscure et invisible qui, sur ses lèvres, retenait les paroles consécratoires chargées de force créatrice.

Certains jours, la messe était pour lui, à partir du Sanctus, un vrai martyre. La sueur couvrait son visage et les larmes coulaient le long de ses joues. C’était vraiment l’homme des douleurs aux prises avec l’agonie. Involontairement, je pensais au Christ au Jardin des Oliviers.

On voyait clairement, qu’en proférant les paroles de la Consécration, il subissait un réel martyre. A chaque mot, un choc semblait parcourir ses membres. Serait-il possible, comme certains le pensent, qu’il souffrait alors plus intensément la Passion du Christ et que les spasmes pénibles, qu’il réprimait autant que possible, l’empêchaient un moment de poursuivre? Ou devons-nous interpréter à la lettre les paroles du Père disant que le démon s’aventure parfois jusqu’à l’autel? Dans son attitude si impressionnante, on assistait donc à une lutte réelle contre Satan, qui, à ce moment, redoublait ses efforts pour le tourmenter. Les deux suppositions sont acceptables.

Souvent, lorsqu’il quittait l’autel, après la messe, certaines expressions involontaires et révélatrices lui échappaient. Comme se parlant à lui-même, il disait par exemple: « Je me sens brûler... » et aussi: « Jésus m’a dit... ».

Quant à moi, j’ai été, comme tous ceux qui ont eu le bonheur de participer à cette messe, vivement impressionné par cette émouvante célébration.

Un jour, nous posions au Père, la question: «Père, qu’est votre messe pour vous?».

Le Père répondit: « Une union complète entre Jésus et moi ».

La messe du Padre Pio était vraiment cela: Le Sacrifice du Golgotha, le Sacrifice de l’Eglise, le Sacrifice de la dernière Cène et aussi notre Sacrifice.

Et, encore: «Sommes-nous seuls à être rangés autour de l’autel pendant la messe?

– Autour de l’autel, il y a les Anges de Dieu.

– Père, qui se trouve autour de l’autel?

– Toute la Cour céleste.

– Père, la Madone est-elle aussi présente pendant la messe?

– Une mère peut-elle rester indifférente à son Fils? ».

Et dans une lettre que le Père écrivit, en mai 1912, nous apprenons que la Sainte Vierge l’accompagnait à l’autel. La Mère de Dieu et notre Mère n’a évidemment pas d’autre souci que celui de son Fils Jésus qui devenait visible, à nos yeux, dans la chair du Padre Pio, blessé par amour pour Dieu et ses frères.

« Père, comment devons-nous assister à la messe?

– Comme la Sainte Vierge et les saintes femmes, avec amour et compassion. Comme saint Jean assistait à l’Offrande Eucharistique et au Sacrifice sanglant de la Croix. »

Un jour que la foule des pèlerins était particulièrement dense dans l’église de San Giovanni, le Père me dit après la messe: «Je me suis souvenu de vous à l’autel!». Je lui demandai: « Père, avez-vous à l’esprit toutes les âmes qui assistent à votre messe? ». Il répondit: « A l’autel, je vois tous mes enfants comme dans un miroir!».

Toute la vie du Père Pio a été une Passion de Jésus. Sa journée entière était la continuation du Sacrifice de la messe.


Partager cet article
Repost0
22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 18:41


" Le temps ne pardonne pas les choses
qui se font sans lui "

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 11:46

Samedi 4 octobre 2008 20h30
Concert du Trio Slava à la Chapelle St-Bernard,
34 place Raoul Dautry Paris 15ème

Si vous ne voyez pas les photos, cliquez sur "Afficher les images" de votre navigateur

Le Trio Slava
Récital de chants et de musiques russes et classiques

SimonMichaJulia Une soprano exceptionnelle accompagnée par une balalaika et un piano.
Au cours de ce concert vous entendrez les chants russes classiques et traditionnels et les interprétations virtuoses de la balalaika et du piano du répertoire
romantique
russe...

Julia Bouslenko :
chant (soprano)
Micha Tcherkassky : balalaika
Simon Gregorcic : piano

Extraits musicaux et plus d'informations : www.balalaika.eu
 
La Chapelle Saint-Bernard : 34, place Raoul Dautry Paris 15ème
Entrée sous la grande horloge à gauche de la gare Montparnasse
Métro Montparnasse-Bienvenüe (lignes 4, 6, 12, 13)

Entrée libre
 
email : trioslava@balalaika.fr  
Concert parrainé par le site de la balalaika
logo

à l'occasion de ce concert vous pourrez vous procurer le CD de Micha Tcherkassky

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 11:23

Partager cet article
Repost0