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16 septembre 2006 6 16 /09 /septembre /2006 20:45

 

C'est embêtant, dit Dieu. Quand il n'y aura plus ces Français,
Il y a des choses que je fais, il n'y aura plus personne pour les comprendre.

Peuple, les peuples de la terre te disent léger
Parce que tu es un peuple prompt.
Les peuples pharisiens te disent léger
Parce que tu es un peuple vite.
Tu es arrivé avant que les autres soient partis.
Mais moi je t'ai pesé, dit Dieu, et je ne t'ai point trouvé léger.
O peuple inventeur de la cathédrale, je ne t'ai point trouvé léger en foi.
O peuple inventeur de la croisade, je ne t'ai point trouvé léger en charité.
Quant à l'espérance, il ne vaut mieux pas en parler, il n'y en a que pour eux.

Tels sont nos Français, dit Dieu. Ils ne sont pas sans défauts. Il s'en faut. Ils ont même beaucoup de défauts.
Ils ont plus de défauts que les autres.
Mais avec tous leurs défauts je les aime encore mieux que tous les autres avec censément moins de défauts.
Je les aime comme ils sont. Il n'y a que moi, dit Dieu, qui suis sans défauts. Mon Fils et moi. Un Dieu avait un Fils.
Et comme créatures il n'y en a que trois qui aient été sans défauts.
Sans compter les anges.
Et c'est Adam et Eve avant le péché.
Et c'est la Vierge temporellement et éternellement.
Dans sa double éternité.
Et deux femmes seulement ont été pures étant charnelles.
Et ont été charnelles étant pures.
Et c'est Eve et Marie.
Eve jusqu'au péché.
Marie éternellement.

Nos Français sont comme tout le monde, dit Dieu. Peu de saints, beaucoup de pécheurs.
Un saint, trois pécheurs. Et trente pécheurs. Et trois cent pécheurs. Et plus.
Moi j'aime mieux un saint qui a des défauts qu'un pécheur qui n'en a pas. Non, je veux dire:
J'aime mieux un saint qui a des défauts qu'un neutre qui n'en a pas.
Je suis ainsi. Un homme avait deux fils.
Or ces Français, comme ils sont, ce sont mes meilleurs serviteurs.
Ils ont été, ils seront toujours mes meilleurs soldats dans la croisade.
Or il y aura toujours la croisade.
Enfin ils me plaisent. C'est tout dire. Ils ont du bon et du mauvais.
Ils ont du pour et du contre. Je connais l'homme.
Je sais trop ce qu'il faut demander à l'homme.
Et surtout ce qu'il ne faut pas lui demander.
Si quelqu'un le sais c'est moi.

Charles Péguy

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13 septembre 2006 3 13 /09 /septembre /2006 19:44
Rien n’est beau comme un enfant qui s’endort en faisant sa prière, dit Dieu.
Je vous le dis, rien n’est aussi beau dans le monde.
Je n’ai jamais rien vu d’aussi beau dans le monde.
Et pourtant, j’en au vu des beautés dans le monde.
Et je m’y connais, ma création regorge de beautés.
Ma création regorge de merveilles,
Il y en a tant qu’on ne sait pas où les mettre.
J’ai vu des millions et des millions d’astres rouler sous mes pieds comme les
Sables de la mer.
J’ai vu des journées ardentes comme des flammes,
Des jours d’été de juin, de juillet et d’Août.
J’ai vu des soirs d’hiver posés comme un manteau.
J’ai vu des soirs d’été calmes et doux comme une tombée de paradis.
Tout constellés d’étoiles.
J’ai vu ces coteaux de la Meuse et ses églises qui sont mes propres maisons
Et Paris, et Reims, et Rouen, et des cathédrales qui sont mes propres palais
Et mes propres châteaux.
J’ai vu la capitale du Royaume et Rome, capitale de la chrétienté
J’ai entendu chanter la Messe et les triomphantes vêpres.
Et j’ai vu ces plaines et ces vallonnements de France,
Qui sont plus beaux que tout.
J’ai vu la profonde mer, et la forêt profonde, et le cœur profond de l’homme.
J’ai vu des cœurs dévorés d ‘amour
Pendant des vies entières,
Perdus de charité,
Brûlant comme des flammes.
Et j’ai vu les vies tout entières, de la naissance à le mort,
Du baptême au Viatique,
Se dérouler comme un bel écheveau de laine ;
Or, je le dis, dit Dieu, je ne connais rien d’aussi beau dans tout le monde,
Qu’un petit enfant qui n’endort en faisant sa prière,
Sous l’aile de son ange gardien,
Et qui rit aux anges en commençant de s’endormir ;
Et qui mêle déjà tout ça ensemble, et n’y comprend plus rien…
Et qui fourre les paroles du Notre Père à tort et à travers, pêle-mêle, dans les
Paroles du Je vous salue Marie.
Pendant qu’un voile déjà descend sur ses paupières,
Le voile de la nuit sur son regard et sur sa voix.
Charles Peguy, Le mystère des Saints Innocents
 
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7 septembre 2006 4 07 /09 /septembre /2006 22:25

 

Ne dis pas :  trop pauvre ! Donne ce que tu as.

Ne dis pas : trop faible ! Lance-toi en avant.

Ne dis pas  : trop ignorant ! Dis ce que tu sais.

Ne dis pas : trop vieux ! Donne tes dernières forces et ton expérience.

N e dis pas : j'en mourrai ! Meurs et tu revivras et tu feras vivre

Si le fardeau est trop lourd, pense aux autres.

Si tu ralentis, ils s'arrêtent.

Si tu t'assois, ils se couchent.

 

Si tu te couches, ils s'endorment.

Si tu faiblis, ils flanchent.
Si tu doutes, ils désespèrent.

Si tu hésites, ils reculent.

Mais, si tu marches, ils courent.
Si tu cours, ils volent.

Si tu donnes la main, ils te soutiendront et t'aideront.

Si tu les prends en charge, ils te porteront.

Prie en leur nom, tu sera exaucé.

Risque ta vie ! Mange ta mort et tu vivras.

Donne ce que tu as reçu et tu recevras toujours plus. Amen. Alléluia.

 Père Monier ( 1886-1977 )

 

 

 

 

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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 22:55

  Je voudrais dire à mes compatriotes : lisez donc l'Evangile, les Actes de Apôtres, les Epîtres; lisez l'histoire des persécutions des premiers siècles de l'Eglise et les Actes des martyrs; prenez toutes les pages de l'histoire de l'Eglise , y compris ces quelques pages maculées par la faiblesse ou la malice de certains hommes, qui vécurent autrement qu'ils parlaient ou prêchaient; prenez aussi ces pages innombrables où la charité chrétienne s'est dépensée et se dépense avec une sollicitude maternelle inlassable et si souvent héroïque. Faites la part des choses, la part des hommes et la part de Dieu, et vous conclurez à un fait social absolument supérieur et unique. Peut-être, alors, vous poserez-vous la question : " Le Créateur s'est-il révélé ? ".

         Dom Lou-Tseng-Tsiang, diplomate, puis... moine bénédictin chinois

Mais aussi :

"La force de l'Europe ne se trouve pas dans ses armements, ni dans sa science: elle se trouve dans sa religion... Observez la religion chrétienne; quand vous en aurez saisi le coeur et la force, emportez-les et donnez-les à la Chine".

Ces paroles d'un diplomate chinois, Shu King-Shen, à son disciple Lou Tseng-Tsiang, en début de carrière, conduisirent celui-ci jusqu'à la consécration totale au Christ dans la vie monastique, sous le nom de Dom Lou. 

La suite 

 

On peux commander le livre " souvenirs et pensées " de Dom Lou Tseng Tsiang au CLC 49 rue des Renaudes 75017 Paris (Tél 01.47.63.77.86 ).

L’éditeur est DMM Dominique Martin Morin .

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2 septembre 2006 6 02 /09 /septembre /2006 06:29

Un professeur a défié ses étudiants avec cette question : Dieu a t il créé tout ce qui existe ?

             Un étudiant a bravement répondu, oui, Il l'a fait!

 Le professeur a dit, Dieu a tout créé?

             Oui, monsieur, a répliqué l'étudiant.

 Le professeur a répondu, « si Dieu a tout créé, Il a donc aussi créé le mal puisque le mal existe et selon le principe de nos travaux qui définissent ce que nous sommes, alors Dieu est mauvais. »

             L'étudiant était silencieux devant une telle réponse.

 Le professeur était tout à fait heureux de lui-même et il se vantait aux étudiants qu'il avait prouvé encore une fois que la foi était un mythe.

      Un autre étudiant a levé sa main et a dit : «Puis-je vous poser une question professeur?»

 Bien sûr, a répondu le professeur

             L'étudiant a répliqué, « Professeur, le froid existe-t-il? »

 « Quel genre de question est-ce, cela ? Bien sûr qu'il existe. Vous n'avez jamais eu froid ? » a répliqué le professeur.

             Le jeune homme a répondu,

 « En fait monsieur, le froid n'existe pas. Selon la loi de physique, ce que nous considérons le froid, est en réalité l'absence de chaleur. Tout individu ou tout objet possède ou transmet de l'énergie. La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l'énergie. Le zéro Absolu ( -460°F ) est l'absence totale de chaleur ; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température. Le Froid n'existe pas.  Nous avons créé ce mot pour décrire ce que nous ressentons si nous n'avons aucune chaleur.

             L'étudiant a continué. « Professeur, l'obscurité existe-t-elle? »

 Le professeur a répondu, « Bien sûr qu'elle existe ! » L'étudiant a répondu, "Vous avez encore tort Monsieur, l'obscurité n'existe pas non plus. L'obscurité est en réalité l'absence de lumière. Nous pouvons étudier la Lumière, mais pas l'obscurité. En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d'onde de chaque couleur. Vous ne pouvez pas mesurer l'obscurité. Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d'obscurité et l'illuminer. Comment pouvez-vous savoir l'espace qu'occupe l'obscurité ? Vous mesurez la quantité de lumière présente. N'est-ce pas vrai ?  L'obscurité est un terme utilisé par l'homme pour décrire ce qui arrive quand il n'y a pas de lumière. »

             Finalement, le jeune homme a demandé au professeur « Monsieur, le mal existe-t-il? »

 Maintenant incertain, le professeur a répondu, « Bien sûr comme je l'ai déjà dit. Nous le voyons chaque jour. C'est dans les exemples quotidiens de l'inhumanité de l'homme envers l'homme. C'est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde. Ces manifestations ne sont rien d'autre que du mal ! »

             L'étudiant a répondu, « le Mal n'existe pas Monsieur, ou au moins il n'existe pas de lui-même. Le Mal est simplement l'absence de Dieu.  Il est comme l'obscurité et le froid, un mot que l'homme a créé pour décrire l'absence de Dieu. Dieu n'a pas créé le mal. Le Mal n'est pas comme la foi, ou l'amour qui existe tout comme la lumière et la chaleur. Le Mal est le résultat de ce qui arrive quand l'homme n'a pas l'amour de Dieu dans son coeur. Il est comme le froid qui vient quand il n'y a aucune chaleur ou l'obscurité qui vient quand il n'y a aucune lumière. »

 Le professeur s'est assis.

             (Le nom du jeune homme? Albert Einstein...)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 août 2006 3 23 /08 /août /2006 21:02

Vicaire épiscopal de Beyrouth, Mgr Mansour Labaky accueille à Mansourieh, dans le foyer Notre-Dame du Sourire, plus d'une trentaine de familles réfugiées en provenance du sud de Beyrouth et du Liban-Sud. Son article, intitulé : "La paix inculquée à coups de haine ?", est un chant d'espérance :

 "La haine, partie à fond de train, broie, mutile, dévore tout ce qui lui tombe sous la dent. Et la tendresse des enfants pleure et prie. Sur les écrans des télévisions, nous voyons ces bouquets d'enfants entassés dans un hall municipal, une église, une salle de classe ou un abri de fortune. Un tremblement d'être nous saisit et nous fait perdre cœur.

 Ces merveilleuses petites fleurs sont coupées du monde, mais pas du ciel. Elles s'éveillent dans le matin sans vie. Dans ce silence des ténèbres, l'amour est leur seule certitude. Elles s'éveillent au-delà de la peur, et leur premier regard est sourire. Elles n'attendent plus rien d'un monde qui a sauvagement détruit leurs jardins de tendresse. Alors pourquoi sourient-elles ? Elles plongent dans la confiance absolue, celle du cœur. Celle qui s'obstine à chanter, lorsque la raison a toutes les raisons de désespérer. Celle qui est incompatible avec la peur. Celle qui reçoit tout en donnant tout, parce qu'elle accueille l'immensité de l'amour. Cet amour qui leur est distillé par les parents, les voisins, les aînés, les secouristes, les Bons Samaritains tabernacles de la Charité de Dieu sur terre.

 [...] Les enfants de mon pays sont notre raison d'espérer. Sur leur interminable chemin de croix, ils rencontrent, Dieu merci, quelques Simon de Cyrène. Des chefs d'État et des décideurs.
[...] Le proverbe Libanais stipule que "l'œil du souffrant est étroit". Il voit tout et se remémore tout. [...] Dans la nuit, il est impératif de croire à la lumière."

  Michel Janva

Posted on juillet 21, 2006 at 11:30 AM | Permalink | Commentaires (3)

 relevé sur http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/

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21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 22:46

 

Si peu d'œuvres pour tant de fatigue et d'ennuis !

De stériles soucis notre journée est pleine;

Leur meute sans pitié nous chasse à perdre haleine,

Nous pousse, nous dévore, et l'heure utile a fui.

Demain, j'irai voir ce pauvre chez lui;

Demain, je reprendrai ce livre à peine ouvert;

Demain, je te dirai, mon âme, où je te mène;

Demain, je serai juste et fort : pas aujourd'hui !

Aujourd'hui : que de soins, de pas et de visites !

Oh l'implacable essaim des devoirs parasites,

Qui pullulent autour de nos tasses de thé !

Ainsi chôment le cœur, la pensée et le livre

Et pendant qu'on se tue à différer de vivre,

Le vrai devoir, dans l'ombre, attend la volonté.

Sully Prud'homme

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23 juillet 2006 7 23 /07 /juillet /2006 19:37
   
 
Nassim, l'enfant du Liban, est jeté «sur les chemins de nulle part» par le drame qui ensanglante son pays. Nous partageons la vie heureuse de son village de montagne, la tristesse de l'orphelinat, l'amitié du petit Jad, «l'enfant au cœur de mère». Le Père Labaky réussit à nous conduire sur les chemins de la tendresse, du sourire et de la poésie à travers les ruines de son pays massacré. Tous les amis du Liban, mais aussi tous ceux qui aiment l'enfance, trouveront dans ces pages pudiques et belles plus qu'un témoignage: un petit chef-d’œuvre de sensibilité et d'amour. Nous y apprendrons plus sur le Liban, son drame, son âme, ses habitants que dans bien des analyses politiques ou sociologiques. Le Père Labaky met au service de la cause des enfants innocents un exceptionnel bonheur d'expression.
Prêtre libanais, poète et compositeur, le Père Mansour Labaky a été ordonné le 26 mars 1966. Il était curé de Damour, une ville qui a subi un sort identique à celui d'Oradour-sur-Glane en France en 1944.
Le Père Labaky a écrit plusieurs ouvrages (Kfar Sa ma, L'Enfant du Liban, Mon vagabond de la lune) et va dans tous les pays où il est invité pour parler du Liban et de la foi.
En 1987, ont été décernés à L'Enfant du Liban le Prix de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, le Prix SaintExupéry/Valeurs-Jeunesse, le Prix Francophonie
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1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 21:47


Parmi un lot de valises, Charlot en choisit une. Elle lui plaît, elle a toutes les qualités. C'est son idée, son système de rangement. Ensuite, il ouvre son armoire qui contient la réalité, ce qu'il doit emporter en voyage. Et la réalité n'entre jamais dans les systèmes, si beaux soient-ils. Alors, comme malgré de fortes pressions pour boucler la valise remplie, il dépasse de partout des morceaux de vêtements - une jambe de pantalon ici, une manche par là - Charlot prend de grands ciseaux et coupe tout ce qui dépasse…
L'esprit de système mutile toujours les réalités. Ca finit toujours par découper ce qui dépasse : et les hommes, ça dépasse toujours les catégories; et les ciseaux, ça peut aller jusqu'aux fours crématoires et aux goulags.

 


… Il y a cet étatisme dont la formule habituelle est : "plus haut égale plus juste". Rêve de planification généralisée. Idéologie destructrice des hiérarchies intermédiaires, des pouvoirs responsables.
Le rêve du Docteur Knock se réjouissant à la pensée qu'au même instant, un million de thermomètres pénètrent dans un million de derrières…

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1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 21:40
Dans l'Angleterre victorienne, une loi obligeait à couper les cheveux des petites filles pauvres, à cause des poux…

Je pars des cheveux d'une petite fille. Ca, je sais que c'est bon dans l'absolu. Si d'autres choses sont contraires à cela, qu'elles disparaissent. Si les propriétaires, les lois et les sciences sont contre cela, que les propriétaires, les lois et les sciences disparaissent. Avec la chevelure rousse d'une gamine des rues, mettons le feu à toute la civilisation moderne. Puisqu'une fille doit avoir les cheveux longs, il faut qu'elle les ait propres; puisqu'elles doit avoir les cheveux propres, il ne faut pas qu'elle ait une maison sale; il faut que sa mère soit libre et qu'elle ait des loisirs; puisque sa mère doit être libre, il ne faut pas qu'elle ait un propriétaire usurier; puisqu'elle ne doit pas avoir un propriétaire usurier, il faut redistribuer la propriété; puisqu'il faut redistribuer la propriété, nous ferons une révolution…
On ne lui coupera pas les cheveux comme à un forçat. Non, tous les royaumes de la Terre seront retaillés et découpés à sa mesure. Les vents du monde seront calmés pour cet agneau, qui ne sera pas tondu. Toutes les couronnes qui ne vont pas à sa tête seront brisées… Elle est l'image sacrée de l'humanité. Tout autour d'elle l'usine sociale doit s'incliner, se briser et s'effondrer; les colonnes de la société s'écrouleront, mais pas un cheveu de sa tête ne sera touché.

G.K. Chesterton

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1 juillet 2006 6 01 /07 /juillet /2006 17:51

     Voulez-vous vous rendre compte de l'influence du Christianisme sur la civilisation ? Supposez un moment qu'il n'a pas existé. Effacez par la pensée ce qui subsiste de lui dans les trois domaines du beau, du vrai et du bien. Commencez par les arts plastiques. Entrez dans tous les musées et décrochez des murailles, à l'exemple des édiles, l'image du Christ. Faites disparaître tous les tableaux où figurent la Vierge et Dieu. Emportez les toiles ou les statues qui représentent des saints, des martyrs, des apôtres. Après la peinture et la sculpture, passez à l'architecture et jetez bas les cathédrales. Après l'architecture, la musique. Rayez du nombre des compositeurs Haendel, Palestrina, Bach et tant d'autres . Expurgez l'œuvre de Beethoven, de Mozart, de Pergolèse, de Rossini,  de tout ce qui a été inspiré par la religion chrétienne. Entrez ensuite dans la sphère de la pensée et de la poésie. Supprimez Bossuet , Pascal, Fénelon, Massillon; ôtez Polyeucte à Corneille, Athalie à Racine… Poursuivez le nom du Christ dans les vers de Lamartine, de Victor Hugo et même de Musset. Ce n'est pas tout. Faites un pas de plus. Détruisez aussi les hôpitaux, car le premier hôpital fondé dans le monde a été fondé par une femme chrétienne. Supprimez les Saint-Vincent de Paul, les Saint-François d'Assise. Effacez enfin toutes les traces qu'a laissé sur la Terre le sang de Celui que j'entends quelquefois appeler le "pendu". Puis, cette besogne accomplie retournez-vous, embrassez d'un long coup d'œil les dix-huit cents ans échelonnés derrière vous, et regardez sans épouvante, si vous le pouvez, le vide que fait, à travers les siècles, cette seule Croix de moins dans le monde.

Ernest Legouvé, Fleurs d'hiver

Résultat de recherche d'images pour "Ernest Legouvé, Fleurs d'hiver"

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17 juin 2006 6 17 /06 /juin /2006 09:05
des Oeuvres de beauté
 
Judith et Holopherne de Véronèse - Un thème biblique - plusieurs représentations artistiques - le poids de la religion chez les artistes
Apprendre à voir - la miséricorde infinie de Dieu - la faiblesse des hommes
Vénus de Milo - Culture - Art - Beauté - apologétique
Léonard de Vinci - la dernière Cène - Da Vinci Code - Esotérisme ?
Explications des fresques de Fra Angelico sur la vie de Saint Etienne
Tableau de la Vierge à l’Enfant de Raphaël Sainte famille valeurs familiales
Fragonard, les cascatelles de Tivoli Peinture et écologie Sublimation de la nature
 
 
relevé sur www.ichtus.fr
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24 mai 2006 3 24 /05 /mai /2006 15:16
par Amy Welborn, Journaliste, historienne.

Que dit le Da Vinci Code de Jésus ?
Et le roman et le film maintiennent que Jésus n'était qu'un simple mortel qui enseignait la sagesse divine. D'après leurs affirmations, son message aurait eu pour objectif, non seulement l'amour, mais aussi la réunification des deux principes, masculin et féminin, du monde réel. Il aurait incarné cette doctrine dans sa propre vie en épousant Marie-Madeleine choisie par lui pour perpétuer son message. Ils prétendent que les Chrétiens ne croyaient pas à la divinité de Jésus jusqu'à ce que l'Empereur Constantin ne l'impose en 325.

Et quel est le problème ?
Il n'y a aucune preuve de ce qu'ils avancent. Les témoignages les plus probants que nous ayons affirment constamment que Jésus prêchait et enseignait dans le contexte du judaïsme du premier siècle, qu'il utilisait des concepts et images issus de cette culture. Il n'a pas parlé de forces, masculine et féminine, présentes au cour du monde et il n'a pas non plus prononcé de simples vagues discours sur l'amour. Il parlait du Royaume de Dieu, de conversion, de confiance en Dieu et d'amour du prochain. Quant à Constantin, ce qu'ils en disent est complètement faux, un simple coup d'oil à un manuel scolaire profane suffit à vous le prouver.

Alors, d'où vient cette façon de voir Jésus ?
Cela vient, en premier lieu, d'ouvrages contemporains comme The Woman with the Alabaster Jar (La Femme à la Jarre d'Albâtre) de Margaret Starbird, dont les auteurs, à leur tour, se sont inspirés de certains textes gnostiques.

Le Da Vinci Code dit que c'est sa version qui décrit le "vrai" Jésus et que les Évangiles du Nouveau Testament ont été écrits pour cacher la vérité.
C'est stupide, évidemment. L'essentiel de la doctrine chrétienne sur l'identité et la mission de Jésus a été exprimé de manière cohérente dès les premiers écrits. Et ceux-ci stipulent qu'ils sont fondés sur les souvenirs de témoins directs. Paul, par exemple, a reçu l'enseignement  

de certains des apôtres de Jésus qu'il connaissait personnellement. Et les communautés chrétiennes dont il faisait partie avaient également reçu d'eux enseignement et formation. Ses écrits, qui datent du milieu du premier siècle, manifestent qu'il croyait clairement que Jésus était Fils de Dieu.

 

Dan Brown a l'air de dire que tout cela n'était que politique : l'histoire qui donnait l'autorité à Marie-Madeleine étant trop révolutionnaire, une autre histoire aurait été mise en place par le parti de Pierre qui voulait le pouvoir.
Encore une fois, ceci n'a pas de sens et ne repose sur aucune preuve. Il n'y a rien de mystérieux dans la manière dont les livres qui constituent le canon des Écritures ont été sélectionnés. Cela s'est d'ailleurs passé bien longtemps avant que Constantin n'entre en scène.

Dès le début du deuxième siècle, les auteurs chrétiens dont les œuvres sont parvenues jusqu'à nous, citent régulièrement Matthieu, Marc, Luc et Jean comme sources les plus autorisées des récits du ministère de Jésus. Pourquoi ? Est-ce parce qu'ils escamotent l'histoire de Marie-Madeleine ?

Non, c'est parce que ces récits, et ils le disent eux-mêmes, ont les liens les plus étroits avec les apôtres. Leur contenu est au plus près de ce que les apôtres enseignaient sur Jésus. En clair, ils décrivent ce qui s'est passé. C'est la raison pour laquelle ils ont été reconnus comme les plus authentiques. C'est dire qu'ils faisaient autorité.

La théorie du pouvoir est tout aussi illogique, pour une raison simple : si vraiment le parti de Pierre, supposé avoir composé les Évangiles, a agi ainsi pour dénigrer Marie-Madeleine, ils ont fait du très mauvais travail, étant donné que tout le récit de la Résurrection repose sur son témoignage direct.

Et qu'en est-il de Constantin ?
Le Da Vinci Code affirme deux chose au sujet de Constantin : ....................................................................

la suite  >>>>  Page 1 2 3 Page suivante
 
Dossier du mois
Le Da Vinci Code
Le Da Vinci Code, roman à succès de Dan Brown, s'est vendu à 30 millions d'exemplaires dans le monde dont 2 millions en France. C'est un succès d'édition mondial et désormais aussi une super-production américaine, un phénomène de société que personne ne peut ignorer, véhiculant des thèses qui vont au-delà de la fiction. Et si le Da Vinci Code n'était qu'une supercherie ésotérique ...
Le dépliant du mois
Destinés aux paroisses, communautés et associations pour faire de l'évangélisation de rue ou de la formation élémentaire.
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17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 15:31

Les médias promeuvent la sortie cinématographique de la supercherie ésotérique de Dan Brown. Au-delà d'une littérature de piètre qualité et d'un film à gros moyens, le Da Vinci Code n'est que la résurgence d'histoires granguignolesques et dont le but constitue une vaste entreprise de désinformation contre le christianisme.

 

 

 

1. Ce que dit le Da Vinci Code

 

 

 

Les affirmations de Dan Brown sont au mieux simplement erronées, au pire abracadabrantesques :

 

 

 

  1. La divinité du Christ fut imaginée, proposée et confirmée par un vote ("assez serré") au Concile de Nicée en 325. Avant cet événement, personne – y compris les premiers chrétiens – ne croyait qu’il fut autre chose qu’un "prophète mortel".

     

  2. L’empereur Constantin établit la divinité du Christ pour des raisons politiques et a utilisé l’Église catholique pour consolider son pouvoir.

     

  3. Jésus s'est marié avec Marie-Madeleine et leurs descendants entrèrent dans la lignée des rois Mérovingiens.

     

  4. Un ordre secret, le Prieuré de Sion, créé en 1099, serait dépositaire de ce lourd secret qui constitue une arme puissante. Au cours des siècles, un certain nombre de membres de cette secte auraient laissé filtrer des indices, dont Léonard de Vinci, qui aurait parsemé ses toiles de signes éloquents concernant le rôle éminent de Marie-Madeleine dans la religion catholique.

     

  5. L'Opus Dei, présenté comme une sorte de CIA du Vatican, chargé de ses basses besognes, doit récupérer toutes ces fameuses 'preuves' afin de sauvegarder le secret.

     

2. Les contradictions fumeuses de Brown

 

 

 

Le Da Vinci Code s'intitule roman, mais Brown dit dans l’introduction : "Toutes les descriptions de monuments, d’œuvres d’art, de documents et de rituels secrets évoqués sont avérés". Rien n'est plus faux.

 

 

 

L'héroïne du roman, Sophie Neveu, est l'ultime descendante de Jésus et de Marie-Madeleine. Le dernier grand maître du Prieuré de Sion, Jacques Saunière, grand-père de Sophie, a été assassiné par Silas, le tueur de l'Opus Dei, qui, entre 2 contrats, se flagelle...

 

 

 

Le roman mélange sans cesse des réalité (l'Opus Dei, l'église Saint-Sulpice, Léonard de Vinci, etc.) et des inventions (le Prieuré de Sion, l'architecture de Saint-Sulpice, le 'vote serré' du Concile de Nicée, etc.). Le lecteur saura-t-il faire la part du vrai ? Rien n'est moins sûr. Et c'est bien le but inavoué de ce 'roman'.

 

 

 

3. Les magouilles pour benêts

 

 

 

  1. Le Prieuré de Sion a été imaginé de toutes pièces par un certain Pierre Plantard, antisémite notoire, qui en a déposé les statuts comme une vulgaire association de la loi 1901, dans une sous-préfecture de Haute-Savoie, en 1956 ! Il a fignolé son montage en confiant à la Bibliothèque nationale de faux documents qui font remonter le Prieuré à la fin du XIe siècle et en s'attribuant personnellement une ascendance royale mérovingienne.

     

  2. Le Da Vinci Code affirme qu’au Concile de Nicée, Jésus fut reconnu pour la première fois comme "le Fils de Dieu". Les Évangiles se réfèrent à Jésus comme étant le Fils de Dieu plus d’une quarantaine de fois, et cette description est souvent utilisée par les premiers Pères de l’Église. Ainsi le Concile de Nicée a ratifié encore plus clairement et de façon définitive la croyance constante de l’Église. Quant au "vote serré", seuls 2 évêques sur 250 votèrent contre !

     

  3. Les lecteurs mordus ne peuvent que constater les incohérences et inexactitudes qui foisonnent. Ainsi, dans l'église Saint-Sulpice : pas de granit au sol, nul temple païen dans la crypte...

     

  4. “Mona Lisa” n’est pas un autoportrait. Il s’agit d’une femme qui a existé, l’épouse de Francesco Da Giocondo. Dans le tableau de la Dernière Cène , la figure à la droite du Christ est Jean, le disciple bien aimé. Il ne s’agit pas d’une femme et il est difficile de croire que les Dominicains pour qui le tableau fut réalisé et les milliers de clercs qui l’ont vu, eussent accepté que l’on dérogeât de manière aussi scandaleuse à la tradition normative.

     

  5. L’affirmation selon laquelle les descendants de Jésus entrèrent par le mariage dans la dynastie royale des Mérovingiens est basée sur un personnage appelé Giselle de Razes qui aurait épousé le roi Dagobert II au 7e siècle. Giselle de Razes n’a jamais existé, mais fut inventée au 20e siècle. (source)

     

Lire aussi ce blog, le davinci-codex, ou ici, ici, ici et ici pour des études plus complètes. Ce site américain mérite également le détour. Un numéro de Il est vivant, Famille Chrétienne, Permanences, La Nef sont spécialement consacré à ce sujet. Le Paris de Dan Brown est celui d'un touriste en mal d'imagination...

 

 

 

4. A l'origine, une hérésie antique : la gnose

 

 

 

Si le Vatican a mis ce roman à l'Index, c'est parce que au-delà des mensonges, il colporte de vieilles hérésies. Ainsi, le Concile de Nicée a condamné l'hérésie d'Arius, niant la divinité du Christ. Cette négation est aussi la spécificité de la gnose, du grec gnosis ('connaissance'), selon laquelle le monde serait mauvais et donc à rejeter ou à dépasser (CEC). Pour ce faire, les gnostiques s'appuient sur une connaissance ésotérique accessible à de seuls initiés (les initiés du Prieuré de Sion). C'est un savoir supérieur a la foi, dont les convictions sont en gros : accession de l'homme à un niveau supérieur d'existence ; cheminement initiatique (franc-maçonnerie) ; libération du fragment de divin caché en chaque homme à l'aide de diverses techniques psychologiques, méditatives et corporelles (New Age) ; référence parfois à la réincarnation ; proposition d'une nouvelle religion mondiale pour l’Ère qui vient (l'Ere du verseau dans le Da Vinci Code)...

 

 

 

Plus spécifiquement, ce qu'on appelle la gnose chrétienne est une doctrine ésotérique proposant à ses initiés une voie vers le salut par la connaissance de certaines vérités cachées sur Dieu, le monde et l'homme. Tout ceci a été réfuté dès le IIè siècle par Saint Irénée de Lyon (Contre les hérésies) :

 

 

 

"Rejetant la vérité, certains introduisent des discours mensongers (...). Par une vraisemblance frauduleusement agencée, ils séduisent l'esprit des ignorants et les réduisent à leur merci, falsifiant les paroles du Seigneur et se faisant les mauvais interprètes de ce qui a été bien exprimé. (...) De façon spécieuse, par l'art des discours, ils attirent d'abord les simples à la manie des recherches ; après quoi, sans plus se soucier de vraisemblance, ils perdent ces malheureux, en inculquant des pensées blasphématoires et impies à l'endroit de leur Créateur à des gens incapables de discerner le faux du vrai."

 

 

 

5. Un but : décrédibiliser l'Eglise catholique

 

 

 

Jadis c'était la Compagnie de Jésus qui jouait le mauvais rôle de sicaire de l'Eglise. L'Opus Dei a repris le vilain rôle. Renouant avec la théorie du complot, Brown fait de l'Opus Dei le grand méchant du roman. Aussi, cette attaque en règle contre une prélature personelle, c'est-à-dire dépendant directement du Pape lui-même, n'a rien d'anodin. En diabolisant ce groupe, l'auteur présente l’Eglise comme une bande de délinquants qui, pendant 2000 ans, n’a reculé devant rien pour protéger un gros mensonge. Même si cela est absurde, voire ridicule, on finit par présenter un portrait odieux d’une institution, et il est bien connu que les portraits odieux font naître des sentiments hostiles chez des personnes dépourvues de sens critique. En outre, ce 'roman' n'a d'autre ambition que de remettre en cause l'ensemble de la théologie catholique. C'est donc bien une attaque contre la Foi.

 

 

 

En conclusion, nous pouvons dire, à la suite du prédicateur de la Maison pontificale, que "le Christ est vendu, une nouvelle fois, non plus aux chefs du sanhédrin pour trente pièces d’argent, mais à des éditeurs et des libraires pour des milliards de pièces d’argent". Cette vaste fumisterie aux ficelles faciles à démonter est l'occasion pour les chrétiens de témoigner de la Vérité. La seule qui soit crédible.

 

 

 

L'équipe du Salon Beige

 

 

 

Relevé sur www.lesalonbeige.com

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15 mai 2006 1 15 /05 /mai /2006 21:29

Da Vinci Code et Paris: réfutations en images et en 3 minutes !

Un clic , 3 minutes de disponibilité et Sophie Favrolt, conférencière, vous démontre sur place les inepties de Dan Brown sur le Louvre et l'église Saint Sulpice. Suivez le guide...

relevé sur http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2006/05/le_da_vinci_cod.html

http://www.linternaute.com/paris/magazine/dossier/06/da-vinci-code/da-vinci-tour.shtml

 

 

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5 mai 2006 5 05 /05 /mai /2006 14:36

S'adressant a un groupe de dirigeants de haut niveau, un expert en management du temps posa un bocal à large ouverture sur la table devant lui.

Ensuite il sortit une douzaine de pierres grosses comme le poing et les placa soigneusement, une par une, dans le bocal. Quand celui ci fut rempli jusqu'au bord, il demanda : " Ce bocal est il plein ?".

Tout le groupe repondit "Oui". "Vraiment ?"

Il sortit de sous la table un seau de gravier qu'il versa dans le bocal. Il secoua ce dernier, et les graviers tombèrent dans les interstices entre les pierres. Souriant, il demanda au groupe : "et maintenant, ce bocal est-il plein ?"

"Probablement pas" dit quelqu'un.

"Bien".

Il sortit un seau de sable et le versa dans les interstices laissés par les pierres et le gravier. Et de nouveau, il demanda "ce bocal est il plein ?"

"Non" dit le groupe en coeur. "Bien ! " dit il a nouveau en sortant une carafe d'eau.

Quand il eut versé de l'eau jusqu'au bord, il regarda le groupe et demanda :

"à quoi sert cette expérience ?"

Un stakhanoviste leva le doigt et dit : "cela signifie qu'aussi bien rempli soit un programme, si on travaille dur, on peut toujours en faire un peu plus. "

"Non, la verité qu'illustre cette histoire c'est que si vous ne mettez pas les grosses pierres d'abord, vous ne pourrez pas les mettre du tout. Si le sable est mis en premier, il n'y aura de place pour rien d'autre.

Quelles sont les grosses pierres de votre vie ? Le projet que vous voulez realiser ? Du temps passé avec ceux que vous aimez ? Votre formation ? Votre compte en banque ? Une cause ? Accompagner d'autres gens ?

Demandez vous quelles sont les grosses pierres de votre vie professionnelle et personnelle (*) puis remplissez le bocal.

Rappelez vous que si vous ne mettez pas ces grosses pierres en premier, elles ne tiendront pas du tout."

(*) Je ne suis pas l'auteur de l'histoire... mais on pourrait rajouter "spirituelle".

relevé sur le site SERVIAM, Catholiques en ligne www.serviam.net

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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 09:24

 

(1) N’oublie pas que nous sommes tous dans le même bateau.

(2) Sois prévoyant : il ne pleuvait pas quand Noé a construit l’Arche.

(3) Respecte ton corps : Même très âgé tu pourrais avoir besoin de toutes tes forces.

 

(4) N’écoute pas les critiques, fais ce qui doit être fait.

 

(7) Ne mise pas tout sur la vitesse. Les escargots étaient dans la même Arche que les guépards.

 

(8) Reste modeste : c’est un amateur qui a construit l’Arche et des professionnels qui ont fabriqué le "Titanic".

 

(9) Le danger est en toi : dans l’Arche les termites étaient une menace plus grave que la pluie.

 

(10) Peu importe la tempête, quand Dieu est avec toi, l’arc-en-ciel n’est jamais loin.

(5) L’Homme n’est pas fait pour vivre seul. Deux têtes valent mieux qu’une. 

(6) Bâtis ton futur sur de hautes terres. 

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26 avril 2006 3 26 /04 /avril /2006 12:34

 

Quand on songe à poser des actes d'envergure,

On risque d'atteler sa monture à rebours

Si l'on néglige ceux que l'existence obscure

Nous offre d'accomplir humblement tous les jours.

 

Sous le soleil de Dieu , marchons, l'âme sereine,

Jetant notre blé d'or en terre, à pleine main,

Sans trêve et sans compter, songeant que chaque graine

S'apprête à nous donner un épi blond, demain ! 

 

Sachons donc regarder, sans leur porter envie,

Le fêtard s'étourdir et l'avare amasser;

Nul ne savoure, au fond, les douceurs de la vie

S'il n'a pas su, d'abord, apprendre à s'en passer.

 Ghislain Van Houtte

 

 revue "Le Cep" n°27. 2ème trimestre  

 

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24 avril 2006 1 24 /04 /avril /2006 15:32

Un homme entra dans un salon de coiffure pour se faire couper les cheveux et

tailler sa barbe comme il le faisait régulièrement. Il entama la

conversation avec le barbier. Ils discutèrent de sujets nombreux et variés.

Soudain, ils abordèrent le sujet de Dieu Le barbier dit : "Écoute, je ne

crois pas que Dieu existe comme tu le dis. "Pourquoi dis-tu cela? " répondit

le client. "Bien, c'est facile, tu n'as qu'à sortir dans la rue pour

comprendre que Dieu n'existe pas. Dis-moi, si Dieu existait, y aurait-il

tant de gens malades? Y aurait-il tant d'enfants abandonnés? Si Dieu

existait, il n'y aurait pas de souffrance ni de peine. Je ne peux penser à

un Dieu qui permet toutes ces choses. " Le client s'arrêta un moment pour

penser mais il ne voulut pas répondre pour éviter tout confrontation. Le

barbier termina son travail et le client sortit du salon. Tout de suite

après sa sortie, il vit un homme dans la rue avec de longs cheveux et une

barbe (il semblait bien qu'il avait été longtemps sans s'être occupé de

lui-même car il avait l'air vraiment négligé). Le client retourna donc dans

le salon et dit au barbier: " Tu sais quoi? Les barbiers n'existent pas. " "

Comment ça, les barbiers n'existent pas? " demanda le barbier. " Ne suis-je

pas ici et ne suis-je pas un barbier moi-même? " "Non! " s'écria le client.

Ils n'existent pas parce que s'il s'existaient, il n'y aurait pas de gens

avec de longs cheveux et la barbe longue comme cet homme qui marche dans la

rue. " "Ah, les barbiers existent. Ce qui arrive, c'est que les gens ne

viennent pas à moi." "Exactement! " affirma le client. " Tu l'as dit : Dieu

existe. Ce qui arrive c'est que les gens ne vont pas vers LUI et ne LE

cherche pas, c'est pourquoi il y a tant de souffrance dans le monde.

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15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 23:42

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15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 14:43

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15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 08:58

Le linceul de Turin et la tunique d'Argenteuil

 Le point sur l'enquête

 

 

 

 

 

Depuis des mois, la presse ne parle que du clonage de Jésus à partir de sang prélevé sur les célèbres reliques de la Passion, le Saint-Suaire de Turin et la tunique d’Argenteuil : livres à succès, films, articles, émissions de radio et de télévision se succèdent pour mettre en scène les fantasmes d’écrivains et de cinéastes. Voudrait-on nous faire oublier qu’un clonage n’est possible qu’à partir de matériel vivant, et non d’ADN vieux de 2 000 ans ? Et pourtant, dans le même temps, d’autres annoncent haut et fort qu’il n’y aurait pas une goutte de sang sur la tunique d’Argenteuil, et des magazines qui se veulent sérieux prétendent qu’il en serait de même pour le linceul de Turin. Alors qui croire ?
Il était temps de donner la parole aux scientifiques qui travaillent sur ces reliques, et d’informer le public des dernières révélations des vrais spécialistes. Il était urgent de reprendre et d’approfondir l’enquête passionnante Jésus et la science, la vérité sur les reliques du Christ, parue en 2000. C’est l’objet de ce nouvel ouvrage, qui ne laisse rien au hasard : nouveaux documents historiques, analyses textiles, carbone 14, travaux comparatifs sur les pollens, les groupes sanguins, les empreintes ADN, etc. Est-ce le même homme qui a saigné sur ces linges ? À quelle époque ? Pourrait-il s’agir de Jésus de Nazareth, comme le veut la Tradition ?
Les réponses à toutes ces questions sont apportées par Gérard Lucotte, généticien, professeur à l’École d’Anthropologie de Paris, et André Marion, expert en traitement des images, enseignant à l’université Paris-Sud, et déjà auteur de deux ouvrages sur les reliques de la Passion.

André MARION
Docteur en Physique nucléaire, André Marion, ancien ingénieur de recherche au CNRS, est expert en traitement numérique des images et enseignant à l’Université de Paris-Sud Orsay.

  Presses de la Renaissance   http://www.presses-renaissance.fr/

 

 

 

 

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14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 11:37

   " Tous les mécanismes du monde, rien n 'est plus facile que d 'en croire Dieu absent. Ils ont cependant été supportés par Lui, en fait, à une certaine heure du temps humain, historiquement, devant des yeux de gens qui ont vu, sous des poings qui ont frappé et des bouches qui ont craché. Dieu s'est infligé, dans leurs inadaptations, et leurs injustices, tous les déterminismes de la terre, la passion, la souffrance, la mort, avant de nous les imposer…

 Il a pris le corps humain, la physiologie humaine, l 'économie de la pauvreté, les modes de vie des basses classes, l'ânesse pour luxe et la poussière des voyages à pied; le type social semi-nomade : pêcheurs et bergers, les plats de poissons et les pains d 'orge, le parasitisme de l'apostolat…

 On le coudoyait sans le connaître : - Qui c 'est ? – C'est chose…, chose, le fils de l'artisan à domicile. Vous savez bien, le "type" qui prêche entre les barques et les jardins. Il fait encore son bout d'effet sur les étrangers,mais, nous, on le connaît…

 Il a pris les catégories sociales de son temps et de son pays, les obligations rituelles, les codes pénaux, la forme des peines capitales, les images et récits d'un Israélite de Palestine, l'exposition de ses idées et de ses actes par des procédés d'innocents.

 Il a bronché, il est tombé, comme un autre. La pesanteur joue sur Lui. Pour Lui aussi; les pierres sont dures et les madriers lourds. Il a sué en travaillant.

 Il a sué du sang d'homme à Gethsémani, émis des exsudats humains sous le coup de lance du Calvaire. Le microscope ne s'y tromperait pas. Il a souffert avec des nerfs d'homme tous les détails d' une mort, la soif des hémorragies, l'immobilité terrible de la croix. Ses poumons ont jeté leur dernier soupir, comme pour tous les morts.

 Il a souffert avec son âme d'homme l'amertume des œuvres humaines brisées, l'accablement des grandes défaites, les rires de gens, les branlements de tête, ce ridicule sue ces dernières heures, tout ce qu'il goûtait déjà dans la lie du calice, à un jet de pierre des dormeurs. Sa mère lui pleurait sur les pieds.

 Il a subi les délaissements de son Père, l'apparent abandon de Dieu, la sécheresse et le désert des dérélictions absolues : cette croix sur la Croix, cette mort dans la mort…

 Il s'est fait paisible, mortel, très lentement connu.

 Jamais je ne contemplerai assez l'abîme de la Sainte Humanité de mon Dieu."

 

Malègue, " Augustin, ou Le maître est là "

 cité par Jean Ousset dans " Pour qu'Il règne ".

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13 avril 2006 4 13 /04 /avril /2006 09:16

 

Jeudi Saint : L’ Evangile de Judas ? « Hérétique », un scoop de saint Irénée

ROME, Mercredi 5 avril 2006 (ZENIT.org
) - Au moment où le pape Benoît XVI vient de citer la lutte de saint Irénée contre les hérésies, une réflexion sur ce thème est suscitée par une certaine publicité télévisée à propos d’un écrit hérétique apocryphe intitulé « l’Evangile de Judas ». Le scoop date du IIe siècle.
Le site du diocèse français de Nanterre (http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/fetes_jeudi_saint_judas2.htm
 ) publie à ce sujet une analyse précise.
On annonce en effet « un évangile encore inconnu », qui devrait sortir à Pâques, mais Irénée le connaissait au IIe s. ! Cette « bonne Nouvelle » serait l’œuvre de l’apôtre Judas Iscariote.
Il s’agit d’un « manuscrit sur papyrus découvert en Égypte en 1983 et en cours de restauration », « écrit en copte dialectal, l’antique langue des chrétiens d’Égypte », datant « du IIIe ou du début du IVe siècle, et d’une trentaine de pages en assez mauvais état ».
Le site rappelle que ce récit a été composé dans la première moitié du IIe siècle et il était connu de saint Irénée, évêque de Lyon, au IIe siècle. L’original était vraisemblablement en grec, la langue de la période hellénistique, pour les communautés juives et chrétiennes, comme pour les païens, en particulier à Alexandrie.
C’est un évangile apocryphe qui n’est pas reconnu par l’Église qui le considère comme hérétique, c’est-à-dire comme ne correspondant pas à la vérité de l’Evangile.
Le site de Nanterre rappelle que saint Irénée avait dénoncé le caractère hérétique de cet évangile. Dans « Adversus Haereses » (« Contre les hérésies ») nous pouvons lire « ils déclarent que Judas le traître était bien avisé de ces choses, et que lui seul, connaissant la vérité comme aucun autre, a accompli le mystère de la trahison. Ils ont produit une histoire fictive de ce genre, qu’ils ont appelé l’Evangile de Judas ». Selon Irénée, l’Evangile de Judas serait l’œuvre principale d’une secte appelée « Les Caïnites » (les héritiers de Caïn).
Et comme ce texte donne une interprétation de la trahison de Jésus par Judas, le site de Nanterre d’une part indique des « liens » auxquels se reporter pour plus d’information et d’autre part transcrit les récits des évangiles de Matthieu (Mt 26, 20-25) et de Jean (Jn 13, 2 et 21-30), explicites sur le rôle de Judas Iscariote.
Selon les évangiles synoptiques et l’évangile de saint Jean, la possession diabolique et l’avarice seraient les motifs de la trahison de Judas, conclut le site.
Il oppose cette interprétation à celle de l’apocryphe : « Judas a obéi à un ordre divin ».
« Selon l’évangile de Judas, tel que nous le connaissons par St Irénée, Judas aurait obéi à un ordre divin. Disciple bien aimé de Jésus, il aurait eu la plus difficile des missions à accomplir : livrer Jésus aux Romains. En livrant Jésus, il aurait suivi une demande de Jésus », précise la même source.
Elle explique que ce récit s’inscrit dans le courant de pensée « gnostique » : « D’après les conceptions gnostiques, Judas serait un initié. Il savait que le sacrifice de Jésus était indispensable à la rédemption du monde. En effet selon la doctrine de cette secte, le créateur, le démiurge est un dieu mauvais. Le monde est l’œuvre du malin et ce démiurge est responsable de toute les imperfections du monde. Jésus nous révèle le vrai Dieu qui est bon et qui veut sauver le monde. Mais pour cela le sacrifice de Jésus est nécessaire, et c’est pourquoi Jésus demande à Judas de le livrer aux romains ».
Enfin, à propos du suicide de Judas Iscariote, attesté par les évangiles synoptiques, l’Évangile de Judas affirme au contraire que Judas ne s’est pas suicidé. Sinon, comment aurait-il pu rédiger ce « récit » ?!

lu sur http://www.catholique.org

et voir aussi http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2006/04/le_prtendu_vang.html

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12 avril 2006 3 12 /04 /avril /2006 09:42

La Semaine Sainte est "la grande semaine ", non parce qu' elle a plus de jours que les autres, ou parce que les jours sont composés d'un plus grand nombre d'heures, mais à cause de la grandeur et de la sainteté des mystères que l'on y célèbre", disait Saint Jean Chrysostome.

Aussi chaque jour de la Semaine Sainte est-il appelé Saint : Lundi Saint, Mardi Saint, Mercredi Saint, jours qui conduisent au Triduum pascal Jeudi Saint, Vendredi Saint  et Dimanche de Pâques, la solennité des solennités, la plus grande fête du Christianisme.

Cette année, faisons l'expérience d'une vraie Semaine Sainte. Replongeons-nous avec un regard neuf, plein d'amour et d'intériorité dans la Jérusalem de l'an 30 ou 33, près de Marie, des apôtres et des disciples, pour être ainsi nous-mêmes tout proches de Jésus et mieux comprendre ce que nous révèlent les Évangiles.

Le triomphe de Jésus, le jour des Rameaux, est précaire.

A plusieurs reprises, les pharisiens et les membres du Grand Conseil ou Sanhédrin, ont déjà cherché à Le tuer. Ils Lui reprochent d'avoir violé ouvertement le sabbat en ayant guéri l'homme à la main desséchée (Mt 12, 9-14), l'aveugle-né (Jn 9), et tant d'autres, ainsi que de pardonner les péchés, ce que Dieu seul peut faire (Mt 9, 1-18), et même de pratiquer la magie (Mt 12, 22-37), (accusations en réalité fallacieuses, mais toutes punies de mort en Israël).

Ils n'ont jamais cherché à connaître ni à comprendre le sens des signes prophétiques ainsi accomplis par Jésus. Ils ont déjà décidé de le faire arrêter plusieurs fois, mais sans y parvenir (Jn 5, 10-18 - 7, v. 30 , 32, 44 et 8, 59).

A l'approche de la Pâque, Caïphe prend la décision d'en finir

"Les grands-prêtres et les pharisiens réunirent alors un Conseil .- "Que faisons-nous ? disaient-ils. Cet homme fait beaucoup de signes. Si nous le laissons ainsi tous croiront en Lui, les Romains viendront et ils supprimeront notre Lieu Saint et notre nation ". Mais l'un d'entre-eux, Caiphe, étant Grand-Prêtre cette année-là, leur dit : "Vous n'y entendez rien. Vous ne songez même pas qu' il est de votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation ne périsse pas toute entière ". Or, cela, il ne le dit pas de Lui-même : mais, étant Grand-Prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation - et non pour la nation seulement - mais encore afin de rassembler les enfants de Dieu dispersés. Dès ce jour-là donc, ils résolurent de Le tuer", (Jn 11, 47-54 et Mt 26, 35).

Caïphe entend que cette décision soit mise à exécution avant la Pâque pour des raisons liturgiques certes, mais surtout pour que les foules immenses des pèlerins juifs de la diaspora, venus souvent de loin pour la célébration de cette grande fête, n'entendent pas son enseignement , ne voient pas ses miracles et ne Le reconnaissent comme le Messie !

Un avis de recherche est aussitôt lancé et une récompense de trente deniers est promise à celui qui Le livrera. C'est dans ce climat menaçant, lourd d'inquiétude, que commence la Semaine Sainte, climat qui ne fera que s'appesantir de jour en jour.

Cependant, nombreux sont ceux qui croient en Lui et Le suivent.

Ce sont les 12 apôtres, les disciples (Jn 8, 30), les saintes femmes (Lc 8, 1-3) , ses amis Marthe, Marie, Lazare qui vient d'être ressuscité par Jésus (Jn 11 et 12, 1-8), Nicodème (Jn 3), Joseph d'Arimathie ...

vu sur http://www.ebior.org/

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