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30 mars 2022 3 30 /03 /mars /2022 13:58

   

Un livre paru en 1993.

" A couvert du processus de démocratisation en Union Soviétique, un "Petit Peuple" d'intellectuels cosmopolites funestes héritiers des Démons qui pensèrent le plus terrible génocide de l'Histoire ( -66 million de morts ), s'acharne contre les Russes, qualifiés de "fils de chiens" d'esclaves millénaires, et sommés d'adopter la culture marchande de l'Occident.

   C'est dans le contexte d'un déchaînement de haine raciale à l'égard des Russes et d'apologie de " l'imitation barbare de l'Occidental "  ( A. Soljénitsyne ) que l'une des figures historiques de la résistance au Communisme et avec lui 73 des plus grands écrivains russes expriment leur refus absolu de la "mort tiède" que, sous le signe de la "Démocratie" de la Religion des Droits de l'Homme et d'une vision constructive du réel, les nouveaux calomniateurs de la Russie ont programmée.

   Pour la première fois en Occident, la Grande-Russie prend la parole pour dévoiler les motivations réelles des orphelins du bolchevisme travestis en démocrates et en partisans de l'économie de marché, qui se résumeraient en un commandement : PARACHEVER LE GENOCIDE DU PEUPLE RUSSE ! "

 

Disponible ICI . Vos commentaires courtois sont les bienvenus 

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29 mars 2022 2 29 /03 /mars /2022 23:41

vu en ce moment sur RMC Story

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29 mars 2022 2 29 /03 /mars /2022 21:53

surtout à partir de la 20e mn ...

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28 mars 2022 1 28 /03 /mars /2022 15:37

 

- .. tain !!! Comment tu peux dire que l'essence précède l'existence ?!?

T'as pas vu le prix de l'essence ou quoi, peuchère !?!

 

 
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26 mars 2022 6 26 /03 /mars /2022 10:24

 

Et sûrement le Sidaction.

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25 mars 2022 5 25 /03 /mars /2022 18:36

 

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24 mars 2022 4 24 /03 /mars /2022 22:10

Lettre de liaison n° 134 (24 mars 2022)

Chers amis,

Pardonnez-nous de vous envoyer encore une lettre, mais l’actualité nous y contraint. Et le sujet est suffisamment grave pour y consacrer un peu de temps.
À la lecture de la lettre envoyée hier, certains se sont désolés de voir que, pour la dixième fois, les demandes de Notre-Dame n’étaient pas complètement satisfaites. Il ne faut pas voir les choses de façon aussi négative. Tel n’était absolument pas le but de cette lettre, et nous vous prions de nous excuser si elle a, à tort, découragé certains. Son objectif n’était pas de montrer les fruits qu’il est possible d’attendre de la consécration proposée par le Saint-Siège, mais de répondre à ceux qui avaient demandé si cette consécration répondrait aux demandes de Notre-Dame. La réponse est non. Mais malgré tout, cette consécration, telle qu'elle est prévue actuellement, est source d’un immense espoir.

Un acte aux qualités indéniables …

Outre que dans les heures qui viennent, les choses peuvent encore évoluer favorablement, jusqu’à présent aucun pape n’est allé aussi loin dans l’exécution des demandes de Notre-Dame.
La consécration proposée est bien une consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, même si la Russie n’est pas la seule à être nommée. C’est la deuxième fois que la Russie est nommément désignée : seul Pie XII l’a fait auparavant, le 7 juillet 1952. Toutes les autres fois, la Russie n’a été désignée que par une périphrase.

Ensuite, une demande de s’associer à cette consécration a bien été adressée à tous les évêques. Ce fut également le cas pour la consécration de 1984 : une lettre du pape, avec en pièce jointe le texte de la consécration de 1982, annonçait que, le 25 mars 1984, il renouvellerait à Rome la consécration de 1982, et demandait à tous les évêques de s’associer à cet acte : « Je vous saurai gré de bien vouloir, ce jour-là, renouveler cet acte en même temps que moi de la manière que chacun de vous jugera la plus adaptée ». Malheureusement, aucun acte de réparation ne fut demandé et il n’y eut aucune précision sur la façon de procéder. De plus, cette lettre eut très peu de retentissement, alors que l’annonce du 15 mars dernier a eu au contraire un retentissement important. Notamment, de nombreux évêques ont déjà fait savoir qu’ils participeraient. De nombreuses paroisses prévoient également de participer : il y a un véritable mouvement de la part des fidèles et des paroisses pour accompagner cette consécration, ce qui n’était pas le cas pour celle de 1984.

La suite ...

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19 mars 2022 6 19 /03 /mars /2022 17:10

Aujourd'hui, fête de Saint Joseph

Le Père Joseph-Marie Verlinde nous confie :

"Je vais vous faire une confidence : j’aime Saint Joseph !

J’en vois quelques-uns qui sourient malicieusement ! Mais savez-vous que l’opinion commune des théologiens, des saints et des papes est que Saint Joseph est le plus grand saint après Marie ?

Dès le IVe siècle, saint Grégoire de Nazianze écrivait :

« Le Seigneur a réuni en Joseph, comme dans un soleil, tout ce que les saints ont ensemble de lumière et de splendeur ».

Si telle est la dignité et la grandeur de Joseph, on reste perplexe devant la discrétion de la dévotion à ce saint patriarche ! Le plus glorieux semble le plus caché ; le pape Pie XI écrivait le 19 mars 1928 :

« Là où est plus profond le mystère, plus épaisse la nuit qui le recouvre et plus grand le silence, c’est justement là qu’est plus haute la mission et plus brillant le cortège des vertus requises ainsi que des mérites qui en découlent. Mission unique, très haute, celle de garder la virginité et la sainteté de Marie, celle d’entrer en participation du grand mystère caché aux yeux des siècles et de coopérer ainsi à l’incarnation et à la rédemption. »

La dignité suréminente de Saint Joseph vient de la part essentielle qu’il a prise dans le Mystère de l’Incarnation rédemptrice. Aucun saint n’a été aussi proche de Jésus et de Marie et aucun n’a vécu aussi longtemps dans leur intimité que Saint Joseph. Dire que les cœurs de Jésus, Marie et Joseph ne faisaient plus qu’un est beaucoup plus qu’une pieuse image : c’est la réalité profonde de leur vie quotidienne selon le dessein de Dieu.

Certes Joseph n’a pas eu, comme Marie, une part directe dans la conception de Jésus, mais celui-ci lui fut donné réellement comme fils. La psychologie nous a suffisamment démontré combien la place du père est essentielle dans l’édification de la conscience personnelle, et l’humanité très sainte de Jésus ne s’est pas soustraite à cette règle.

La suite...

 

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18 mars 2022 5 18 /03 /mars /2022 21:59

extrait des Trois entretiens ...


188 pages
AD SOLEM (02/06/2005)

Résumé :

Ces Trois entretiens sur la guerre, la morale et la  religion constituent le dernier livre de Vladimir Soloviev (publié peu de temps après sa mort, en 1900). On peut à juste titre y voir le testament philosophique, politique et religieux de celui qui a sans doute été le plus grand penseur russe du XIXe siècle. Trois protagonistes : un Général, un Homme politique et Monsieur Z (alias Vladimir Soloviev), personnifications des vérités du passé, du présent et de l'avenir, s'opposent dans un dialogue très vif au représentant de l'erreur sous toutes ses formes qu'est le Prince (disciple de Tolstoï et à ce titre agent d'une confusion mentale et spirituelle qui en fait un précurseur de l'Antéchrist). A travers ces " trois entretiens ", Vladimir Soloviev montre le caractère indispensable de l'Etat, de la culture, de l'Eglise - du progrès et des institutions humaines en général - au moment où une lumière crépusculaire commence à descendre sur les valeurs qui formaient la civilisation occidentale. Au fil d'un dialogue où s'entremêlent admirablement gravité et humour, la courtoisie des échanges se voit perturbée par le sentiment d'une menace diffuse, qui altère la limpidité de l'atmosphère. Un temps s'achève. Un autre commence, prélude à ce " temps de la fin des temps " (le nôtre ?) que décrit en conclusion le Court récit sur l'Antéchrist, où face à la persécution que l'Antéchrist a déclenchée contre les chrétiens du monde entier, les représentants de l'Orthodoxie (le moine Jean) et du Protestantisme (le pasteur Paulus) prennent refuge auprès du pape Pierre II, qui scelle dans le martyre le retour à l'Unité des communautés chrétiennes divisées.

 

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18 mars 2022 5 18 /03 /mars /2022 10:05


Première conférence en ligne de Famille Chrétienne,

à l'occasion de la sortie du hors-série "Cet islam qui bouscule les chrétiens".
 
Mehdi Djaadi (comédien et musulman converti), Marc Fromager (directeur de Mission Ismérie) et Samuel Pruvot (rédacteur en chef à Famille Chrétienne) débattront sur le thème :

Musulmans : frères amis ou frères ennemis ?
 
Le jeudi 24 mars de 20h30 à 21h30


Inscription gratuite

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15 mars 2022 2 15 /03 /mars /2022 14:20

" Vous aviez commandé un bébé en Ukraine à BioTexCom ? Pas de problème ! Il vient d’être arraché à sa mère et mis dans un sous-sol avec les autres qui attendent aussi leurs acheteurs. Le déplacement entre le lieu de production et la cave est sécurisé par les miliciens de Karpatska Sich.

Vous pouvez le vérifier sur notre vidéo !

Car le "centre de reproduction humaine" BioTexCom se sert même de la guerre pour faire sa pub… "

Vu ICI.  Complément ....

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15 mars 2022 2 15 /03 /mars /2022 10:00
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14 mars 2022 1 14 /03 /mars /2022 10:47

Ca débute demain !!!

Formation en 3 sessions, à distance, le mardi de 20h30 à 22h30 :

- mardi 15 mars

- mardi 22 mars

- mardi 29 mars

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12 mars 2022 6 12 /03 /mars /2022 10:12

Repéré par EVR...

Les médias nous montrent une réalité que bien des occidentaux avaient oubliés ou ne savaient pas : la guerre est horrible ! Et en plus, cette guerre d’Ukraine se passe sur notre continent. La peur –sentiment déjà bien entretenu par la crise du COVID – habite les mentalités des Français avertis par notre président qui leur a dit que les prochains temps seront durs … Espérons que les occidentaux, endormis et devenus impuissants depuis des décennies par les discours pacifistes sur la paix universelle, en tireront toutes les leçons. Chantal Delsol, membre de l’Institut, dans le texte ci-dessous, dénonce ce pacifisme de nos élites.

Nous sommes les héritiers des utopies multiples. Le marxisme et aussi le nazisme étaient des utopies. Nous ne nous sommes pas encore débarrassés de cette forme de pensée. Aussitôt après la chute du communisme ont émergé les théories de la «fin de l’histoire», qui reprenaient l’une des croyances chères au marxisme: celle du paradis sur terre, à gagner bientôt par quelques sacrifices présents. Depuis la fin de la guerre froide et la chute du mur de Berlin, l’Occident se trouve encore ancré dans l’illusion de l’anéantissement des guerres, du commerce qui remplace la force (…), du gouvernement mondial, de la morale qui remplace la politique.

C’était à nous d’apporter la démocratie au monde, ce que nous avons tenté de faire en soutenant partout les révolutions de couleurs et en aidant à faire tomber les dictateurs. Les révolutions de couleurs, qui se sont avérées surtout le fait d’une élite occidentalisée, ont été partout réprimées, et quand la chute d’un dictateur nous permettait d’aider à établir la démocratie, le vote conférait souvent le pouvoir à d’autres dictatures. Nous sommes néanmoins encore volontiers convaincus que nous allons abolir la force et la violence, la guerre, la conquête et les frontières, grâce à la modernité, à la consommation et au «doux commerce». (…) Pendant que Poutine (comme d’ailleurs l’ensemble des peuples non occidentaux) se trouve «encore» dans la mentalité de la force et de l’identité nationale et culturelle, ce qui nous paraît d’un esprit obsolète.

Ainsi les dirigeants occidentaux et Poutine vivent-ils dans deux univers parallèles. Nous ne pouvons pas essayer de comprendre Poutine, puisque nous le voyons comme un non-contemporain, un arriéré, quelqu’un qui n’a pas accepté le progrès. Et loin de regarder ses raisons à la loupe, nous l’injurions: quelqu’un qui veut la guerre est un Cromagnon, qui ne mérite même pas une pensée.

Le malheur avec l’utopie, c’est que non seulement elle n’agit en rien sur la réalité, mais de surcroît elle empêche d’affronter les problèmes et rend les situations pires encore. À force de ne pas vouloir comprendre que le règne de la force existe, nous avons négligé notre armement. À force de croire qu’il n’y aurait plus jamais de guerres, nous avons consacré tous nos efforts à la consommation et au commerce. La diplomatie, les échanges, l’accueil des immigrés du monde entier, l’abolition progressive des frontières devaient ouvrir une ère de paix dans laquelle, selon les dires des institutionnels européens, on allait «transformer les ennemis en voisins» (Ulrich Beck). La conséquence en est que nous ne sommes absolument pas préparés aux conflits futurs, ni matériellement ni psychologiquement, puisque nous sommes persuadés qu’il n’y en aura plus. Nos armées sont exsangues ; nous n’avons pas pris garde que nous dépendons économiquement d’ennemis potentiels, ce qui est très dangereux ; et nous sommes armés seulement d’une naïveté désarmante, d’une foi plutôt ridicule en la bonne volonté du monde entier. Les grands mots ronflants sur la paix universelle n’ont jamais produit aucune paix, au contraire: c’est en sachant bien que la guerre existe et qu’elle est tapie dans chaque recoin de l’histoire que l’on a le plus de chances de lui faire face. Quand Julien Freund avait soutenu sa thèse en 1965 sur «L’essence du politique», et affirmé que la présence de l’ennemi était une constante de la condition humaine, l’hégélien pacifiste Jean Hippolyte, qui participait à son jury, s’était écrié: «S’il en est ainsi, il ne me reste plus qu’à me suicider!» Les choses n’ont pas beaucoup changé depuis: notre mentalité utopique est telle que nous préférons périr plutôt que nous préparer à affronter un ennemi – plutôt que penser, même, qu’il pourrait encore y en avoir un.

Sidération. L’invasion de l’Ukraine rappelle celles de Hitler. Comment cela est-ce possible? Nos commentateurs continuent à décrire Poutine comme une exception dramatique, un monstre égaré au milieu des hommes. Le monde entier est contre lui, disent-ils. Ce qui est tout à fait faux. L’Occident tout entier est contre lui. Mais le reste du monde peut aussi bien le défendre, selon que tel ou tel pays y verra ses intérêts. Je parle de l’intérêt national. Pour les Occidentaux, il n’existe plus que les valeurs morales et les intérêts commerciaux internationaux, mais l’intérêt national n’existe plus (…). Mais pour le reste du monde, chaque pays défend sa culture, ses frontières, l’avenir de ses propres enfants, et c’est précisément ce qu’on appelle l’intérêt national, au nom duquel la guerre peut exister. (…) Notre pacifisme ne s’est pas étendu à la terre entière et (…), bien au contraire, c’est nous qui sommes une exception, une exception dangereuse – pour nous, s’entend. Devant l’invasion de l’Ukraine, nous devons cesser d’employer le vieil argument du manichéisme: Poutine (comme Hitler autrefois) résumerait l’essence du Mal, et nous serions angéliques. Cette explication si facile et si stupide, (…) va devoir céder devant la réalité criante: le mal est partout! La guerre est toujours possible (…) ; l’ennemi, ce n’est pas nous qui le désignons, décidant ainsi qu’il n’existe plus – c’est lui qui nous désigne ; les luttes et les guerres font partie du drame existentiel parce qu’elles relèvent de la diversité du monde ; et la vie est, essentiellement, tragique.(…)

Il faut espérer que cet événement tragique nous réveille à l’histoire, par exemple en nous laissant comprendre qu’il s’agit aussi de s’armer pour préparer les guerres futures, même si nous n’avons aucune velléité belliqueuse. Entrons dans la vraie vie! Elle est inquiétante et douloureuse, mais elle a le mérite de n’être pas un trompe-l’œil… Vivre dans la vérité est, après tout, le primordial mérite dont les humains peuvent se prévaloir. 

Extraits de la tribune du Figaro du 01/03/2022

 

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5 mars 2022 6 05 /03 /mars /2022 15:44

 

Source

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5 mars 2022 6 05 /03 /mars /2022 10:43

 

En ces temps inquiétants où l’on sort du COVID pour entrer dans la guerre en Ukraine, les médias n’ont jamais créé un climat aussi anxiogène. On étouffe et on a envie de s’aérer et –peut-être-de s’évader ... Voici deux textes, complétement farfelus et détachés de l’actualité, sur le mois de mars qui a débuté cette semaine, écrits par l’écrivain, romancier et chroniqueur Alexandre Vialatte (1901-1971). Pour Alexandre Vialatte « la poésie filtre à travers les fentes de l’insolite ». Par son humour particulier et anti-conventionnel, toujours à la recherche du mot précis et de la pointe, il a créé un style qui fait de lui un grand écrivain du 20e siècle.

Mars, qui fut le premier mois de l'année, n'est plus que le troisième, et compte trente et un jours, à chacun desquels suffit sa peine. Il a reçu son nom du dieu Mars, patron de la guerre et des giboulées, qui protégeait les céréales alimentaires et figure parmi les planètes sous forme d'une étoile rougeâtre et d'un éclat ferrugineux qui a deux Lunes, Deimos et Phobos, et qui brille sans scintiller. L'année y dure deux fois plus longtemps que sur la Terre. Mars est couverte de mers vertes, de brouillards, de nuages mouvants, de terres rouges, de végétaux jaunes, de hautes montagnes et de neiges éternelles. Deux inexplicables canaux, de cent vingt kilomètres de large et plus longs que la Loire, y sont doublés parfois d'une ligne parallèle qui disparaît au bout d'un certain temps et pose une énigme aux astronomes. Seize fleuves l'arrosent, dont l'Orcus, l'Hydrastos et le Pyriphtegethon. Sa population, hypothétique, est supposée intelligente et agressive par le roman d'anticipation, et touristique par le maire de Stafford, qui publia prématurément dans The People, en mars 1956, la liste des familles locales disposées à lui offrir des chambres. Tel est Mars qui gouverne le mois.

Le mois de mars est le troisième de l'année dans le calendrier grégorien, qui est encore le plus sûr de tous à notre époque, car il ne se trompe que de vingt-quatre heures en quatre mille ans. Le mois de mars compte trente et un jours, dont le treizième rappelle à l'homme le départ de Dornon qui devait gagner en quarante jours le raid Paris-Moscou sur échasses. C'est en mars que commence la guerre de Cent Ans et que le printemps fait ses débuts. On observe les premiers moustiques et les premiers couples d'oiseaux (qui jusque-là volaient par bandes). Les poètes lyriques en profitent, et même quelquefois en abusent pour chanter la verdure, les laitages, les moutons, et la nature d'une façon générale, plus spécialement les végétaux et plusieurs sortes de papillons. En style contenu. Le soleil brille parfois ; l'homme éprouve le besoin de manger du veau froid dans un endroit inconfortable, imparfaitement abrité des ondées : c'est la tradition du pique-nique. Mars lui oppose un temps capricieux. Le laboureur craint tout particulièrement ce mois. Musset le réhabilite, Hermogène le Difficile ne lui oppose que peu d'objections. Il est livré à tous les vents la cantelaise, la tramontane et le brughiérous, comme le gargal ou le dahu ou la traverse, l'écir, la bise, le vent de France, le vent d'Espagne, le vent de Galonne, le vent blanc et le vent du Bas ; car mars est le mois de l'inquiétude. L'âme de l'homme se trouve partagée entre la douceur du printemps et l'austérité du carême. Les enfants, qui naissent en Bélier, tomberont dans les précipices, ils se feront tuer dans les tournois. Les uns perdront l’œil droit, imitant Tamerlan, d'autres l'œil gauche, comme Henri II, et certains la tête, comme Landru. Ils mettront le feu à leur jambe de bois et mèneront une vie ardente et contrariée dans les prétoires, les fonderies, les étables, les abattoirs, les salles de dissection et les jardins zoologiques. Les gens se battront autour de leurs cendres comme à l'enterrement de Zola. L'arum gobe-mouches, la sida agréable et l'andromède caliculée viennent de fleurir dans la serre. Plantez la gotte, semez la pimprenelle, la crépide rose, la belle-de-jour ; œilletonnez l'oreille d'ours, l'hépatique, la renoncule ; cueillez la duchesse de Liverpool. C'est le moment de nourrir les petits hornbostels de tourteaux et de pâtés sans levure. Mettez à part ceux qui vont l'amble et prenez leur empreinte nasale. La peau des mâles n'est belle que frottée au gros sel. À l'écurie, les bêtes sont encore maigres ; le coucou se cache dans les épinards ; l'abricotier va prendre fleurs, le corbeau dissimule son nid, la gelée a rosi l'amandier, la pie se tait, l'homme s'interroge, le Tibétain chasse en chœur le démon de la Mauvaise Fortune, l'ouragan a noyé les oiseaux voyageurs.

Alexandre Vialatte, Chroniques écrites dans les années 60 et publiées dans l’Almanach des quatre saisons.

Alexandre Vialatte, Almanach des Quatre Saisons, Textes rassemblés par Ferny Besson, Préface de Jean Dutourd, Julliard, 1981

Merci à Éric VR pour cette trouvaille. Qui nécessite de sortir son dictionnaire...

 

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2 mars 2022 3 02 /03 /mars /2022 00:05
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1 mars 2022 2 01 /03 /mars /2022 18:07

Sage décision de l'OJIM, Observatoire du journalisme ?

Conflit russo-ukrainien : pourquoi nous attendrons pour en parler
Le 28 février 2022

Certains lecteurs nous ont déjà demandé : pourquoi ne parlez-vous pas des retombées médiatiques du conflit russo-ukrainien ? Notre réponse : il est trop tôt et le vacarme médiatique est trop assourdissant. Cependant, nous pouvons rappeler quelques évidences et donner quelques conseils utiles, en sept points.

1. En temps de guerre, les « bouteillons », fausses informations de propagande, fleurissent comme pâquerettes au printemps. Soyons attentifs et prenons un peu de recul sur l’actualité immédiate, celle de la minute qui risque d’être démentie dans l’heure qui suit. À titre d’exemple, CNN a publié le portrait d’un journaliste mort sur le front ukrainien ; en 2021, la photo de ce même journaliste mort en… Afghanistan avait déjà été publiée.

2. Évitons le réflexe de la volière. Rentrez dans une volière calme, tapez brusquement dans vos mains, tous les oiseaux s’envolent en même temps. Si l’information est univoque, à la radio, à la télévision, dans la presse écrite, du côté conservateur comme du côté progressiste, méfiance : c’est l’homme qui tape dans ses mains qu’il faut observer, pas le vol des oiseaux.

3. Il y a bien entendu une propagande russe comme il y a une propagande américaine. La propagande russe se limite à la chaîne RT (financée par l’État russe) et à ceux qui répercutent ses informations. C’est limité et bien identifiable. La propagande américaine est infiniment plus puissante et présente à presque tous les étages des médias mainstream. Les investissements dans les médias de la French American Foundation, qui depuis plus de 40 ans sélectionne les jeunes talents médiatiques les plus prometteurs appelés « Young Leaders » pour les cajoler, ne sont pas toujours improductifs.

4. L’histoire est toujours écrite ou réécrite par ceux qui possèdent le monopole ou le quasi-monopole des moyens de diffusion. L’oligopole des GAFAM est garanti 100% américain. Il n’est pas inutile de le garder à l’esprit.

5. L’émotion tue la compréhension et la compréhension n’est pas l’approbation. Il n’est pas interdit de revenir aux racines du conflit. Il peut être utile de se souvenir d’autres conflits, les bombardements sur la Serbie par l’OTAN en 1999 par exemple, et de faire une comparaison.

6. Un triptyque d’équivalences se met en place : monde occidental = communauté internationale = conscience universelle. Ces pseudo-équivalences peuvent et doivent être discutées.

7. Derrière ce conflit fratricide, c’est bien la provincialisation américaine de l’Europe qui se profile ou se conforte. On peut s’en réjouir. Ou pas.

Claude Chollet

PS Contrairement à nos habitudes, cet article est signé. Il a en effet un caractère d’éditorial qui ne correspond pas à notre ton habituel.

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1 mars 2022 2 01 /03 /mars /2022 18:01

Ah bon ?

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1 mars 2022 2 01 /03 /mars /2022 12:41

"Beloe Zlato" (Белое злато, Or blanc) :

Елочки-сосеночки // Spruces-pine-trees

https://www.facebook.com/BeloeZlato

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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 10:35

 

Le nouveau Alexandre Dianine-Havard ! Un livre audacieux. Plus qu'une bio, l'auteur propose un dialogue entre le lecteur et… une coach, une sœur, une mère. Jeanne nous prend par la main, nous coache, nous souffle à l'oreille quelques bons conseils. L'héroïne d'Orléans est une jeune fille étonnamment moderne. Il n'y a rien de bizarre en elle, rien de déplacé, rien d'anachronique. Dieu a voulu que Jeanne soit pour chacun d'entre nous - des hommes et des femmes travaillant au cœur même de la société et directement impliqués dans les affaires du monde - un coach, un maître, une mère.

Alexandre Dianine-Havard est l'auteur du système de Leadership Vertueux enseigné aujourd'hui dans le monde entier. Ses livres Le leadership vertueux (2007), Créé pour la grandeur (2011), Du tempérament au caractère (2018) et Cœurs libres (2019) ont été traduits en une vingtaine de langues. Il est cofondateur de nombreux Instituts de Leadership Vertueux établis sur les cinq continents.

On peut le commander ICI .

 

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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 10:20
" Ukraine : RT et Sputnik interdits dans l'Union européenne " (Les Echos, 27/02/22).
Un (dernier ?) débat.
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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 10:55

La guerre en Ukraine.

Avant

- Surtout ne parlons pas de la guerre en Ukraine !

Après

-  Ils en ont parlé.

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27 février 2022 7 27 /02 /février /2022 10:44

Le Parlement a adopté, le jeudi 24 février, une proposition de loi permettant de remplacer le nom reçu à la naissance par celui de l'autre parent, par une simple démarche en mairie, sans avoir à formuler de justification. Cette loi qui pour beaucoup paraîtra anodine est un choix de grande portée. C’est ce qu’explique le philosophe Fabrice Hadjadj, agrégé de philosophie, directeur de l’Institut Philanthropos de Fribourg dans le texte ci-dessous.

(Les motivations d’une telle réforme) sont très compréhensibles et se veulent du reste très compréhensives. Il s’agit de suivre la décomposition effective et affective des familles. Pour s’expliquer, le garde des Sceaux a énuméré une série de cas particuliers, jusqu’à parler de soi: « Mon père est mort quand j’étais petit garçon. J’ai été élevé seul par ma mère et j’ai trouvé qu’elle avait fait bien des sacrifices. J’ai donc souhaité accoler à mon nom le sien.» Notons cependant que ce nom est encore celui du père… de sa mère. Retour du refoulé: les matronymes sont des patronymes au second degré. (…) (…) Puis (le garde des Sceaux) passe aux cas dramatiques, devant lesquels l’émotion, submergeant la pensée, tient lieu d’infaillibilité : « l’adulte qui porte le nom d’un père condamné pour violences perpétrées contre sa mère», «l’inceste»… Une question se pose aussitôt: que se passe-t-il quand la loi obéit aux cas particuliers? Au lieu d’être une règle que viennent confirmer des exceptions, elle devient une régularisation de l’exceptionnel, et, ce faisant, elle entérine le drame tout en prétendant le dédramatiser. La mémoire traumatique est-elle guérie parce qu’un changement de nom passe comme une lettre à la poste (un Cerfa à la mairie)? Des pères ont sans doute tendance à fuir leurs responsabilités, mais que l’enfant porte le nom de la mère, voire de la mère exclusivement, les rendra encore plus fuyants. (…)

La patronymie, si ancienne et si largement répandue, est-elle l’invention d’un patriarcat misogyne? Le collectif «#portemonnom» (à l’initiative de la proposition) (…) étale ce slogan: «Je t’ai porté, porte mon nom aussi.» Continuité entre gestation et nomination, donc. Mais quelle en serait la réciproque masculine? « Pour que tu portes mon nom, il faudrait que je t’aie porté moi aussi, ou que nous portions à tour de rôle l’incubateur dans un sac à dos…»

La vérité, la grande inégalité naturelle, c’est que l’homme ne peut être enceint. Mais la patrilinéarité n’est pas qu’une simple compensation de ce fait. Vous connaissez l’adage du droit romain: Mater certissima, pater semper incertus. La mère est très certaine, pas besoin de reconnaissance légale, on a des témoins pour la grossesse et l’accouchement. Le père n’est pas certain en soi: il le devient par la mère. Elle dit: « Le père, c’est lui, croyez-moi.» La paternité fait passer de l’évidence biologique à l’ordre de la parole donnée. (…). Et, paradoxalement, c’est la mère qui la fonde en désignant le père. La patrilinéarité repose donc sur les femmes, pas seulement sur leur pouvoir biologique, comme le matriarcat,

En plus, les pères ne sont jamais à la hauteur, et, c’est vrai, il y en a de brutaux et de pervers. La tragédie grecque et la Bible ne cessent d’en parler. Mais est-ce qu’on s’en sort en effaçant leur nom? Porter le nom d’un père violent, c’est aussi porter le nom du père de ce père, s’inscrire dans une généalogie grise, où rien n’est tout noir ni tout blanc. C’est tout de même par ces tuyaux crevés qu’on a reçu la vie. Dans la généalogie du Christ, il y a des adultères, des incestes, des infanticides… Or c’est en assumant ce poids historique que chacun porte avec lui sa charge de rédemption: apprendre à pardonner, ouvrir toute cette obscurité sur une issue de lumière… Il ne faut pas dédramatiser. Il faut que le drame se dilate, que les épreuves de l’individu soient ressaisies à l’intérieur d’une destinée personnelle qui assume l’histoire tout entière. (…)

LREM (soutient cette) « mesure qui s’inscrit dans un combat de cinq ans pour une société de progrès ». Comme fleuron de ce combat est mise en avant la « facilitation de l’utilisation de la civilité et du nom d’usage dans les documents administratifs non officiels» pour les «LGBTQI» (…). La civilité et le nom «déclaratifs» prévalent sur le sexe et le nom reçus. Je suis essentiellement ce que j’ai choisi d’être. On voit tout de suite le problème: n’ayant pas choisi mes parents, mon corps, ma patrie, mon époque, la langue même qui me permet de prendre conscience de moi-même, tout cela passe à la trappe, et je prétends à l’inconsistance, au «fluide», à la désincarnation. (…)

Il y a une certaine cohérence entre cette «facilitation» du changement de nom et la prétendue facilitation de mourir que contient le projet de loi sur l’euthanasie. N’avoir pas choisi son nom de famille est, dans l’ordre de la nomination, le reflet de ce qui se joue dans l’ordre de l’existence: je n’ai pas choisi de naître. Si je ne suis que ce que j’ai choisi, alors ma naissance n’est jamais vraiment mienne, et le suicide apparaît comme l’affirmation la plus haute de ma liberté et de mon identité.

Ma conclusion ressemblera cependant à une palinodie. Le changement de nom se trouve au cœur de ce qu’on appelle la «vocation» : Abram devient Abraham, Simon devient Pierre… Il ne s’agit toutefois pas d’une autoconstruction, mais d’un appel de la vie plus haute, et donc d’une réceptivité encore. Il fut jadis plus facile d’être un rocker en s’appelant Johnny plutôt que Jean-Philippe. Et pourquoi votre nom de plume ne serait-il pas celui de votre grand-mère (Céline, Houellebecq)? Cette pseudonymie volontaire joue sur un écart avec l’état civil, et ce jeu n’a rien de répréhensible. Ce qui me semble d’une lourdeur extrême, c’est le refus de jeu, la coïncidence totale entre ma singularité et mon état civil.

Extrait du Figaro du 15 février 2022.

Merci à EVR d'avoir repéré cet article.

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18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 17:00

On peut faire tourner les tables. On peut aussi les détourner. 

Vos bons détournements en commentaires ...

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