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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 09:15

 

      Capture-d-ecran-2012-10-14-a-17.16.29.png Jean Luc GARIN , nouveau supérieur du Séminaire Interdiocésain de Lille (depuis 1 mois) 

"Une occasion pour inviter à passer de la fiction à la réalité"

 

Quand vous avez appris la sortie d'"Ainsi soient-ils", quelle a été votre réaction ?

Je l'ai accueillie positivement. Je trouvais intéressant de parler de ce qui se vit dans les séminaires. Je me suis dit que l'aventure humaine et spirituelle vers la prêtrise intéressait encore de nos jours.

 

Et après avoir vu les 8 premiers épisodes, qu'en retenez-vous ?

Une déception. Je n'ai pas reconnu ce que je vis.

 

Qu'est-ce qui vous a le plus touché ?

Il y a des perles. Comme la scène dans la librairie, où José, le repris de justice, rencontre pour la première fois le père Fromenger, responsable du séminaire. Il lui parle d'ouverture et lui dit : "Relisez Saint Augustin"  José, c'est le personnage le plus attachant.

 

Qu'est-ce qui vous a choqué ?

Le moment où le thème des pauvres est choisi comme campagne de communication. L'Église se servant des plus démunis pour soigner son image de marque, ça fait mal... 

 

Qu'est-ce qui manque le plus dans cette saison 1 ?

La vie fraternelle. On se porte davantage les uns les autres dans un séminaire. Le lieu est moins replié sur lui-même que ce qui est montré : nos enseignants ne sont pas que des prêtres, il y a des cours communs avec des laïcs...

 

Trouvez-vous que les 5 profils de séminaristes de la série correspondent à une certaine réalité ?

D'abord, on ne les choisit pas sur dossier comme le suggère le premier épisode ! Les situations qu'ils connaissent dans la série peuvent arriver, mais elles sont tellement dramatiques qu'il faudrait 20 ans pour les rencontrer ! Quand les séminaristes arrivent, ils ont davantage mûri leur engagement que ce qui est présenté : ils sont déjà en lien avec un service des vocations, une pastorale des jeunes, un prêtre...

 

Quel est selon vous le plus grand décalage avec la réalité ?

Il manque la joie. La série est triste. Il n'y a pas de lumière. Qu'est-ce qui habite la prière ? Tout ce qui nourrit le coeur n'est pas évoqué, la relation à Jésus Christ notamment. Or, la vocation est un appel au bonheur, même si cela n'empêche pas les difficultés et qu'il faut rester lucide. Car on ne sait pas ce que sera la prêtrise demain.

 

L'un des personnages a fait de la prison pour homicide. Serait-il possible pour un séminaire d'accueillir un tel profil ?

Je ne sais pas, je n'ai acun exemple en ce sens.

 

L'un des personnages avoue ses pulsions homosexuelles. Dans la réalité, resterait-il séminariste ?

Nous respectons les personnes, mais non, un homosexuel n'ira pas jusque la prêtrise.

 

Vous venez de présenter un documentaire sur le séminaire de Lille. La série sort le même mois. Est-ce un hasard ?

Nous n'avons pas attendu la série pour comprendre qu'il nous fallait mieux communiquer sur la vie au séminaire. Le fait que cette fiction sorte est un appel de plus à cette visibilité. C'est une occasion de témoigner, d'inviter les gens à passer de la fiction à la réalité.  Pour cela nous avons un DVD tout récent, et cette année, il y aura des soirées ouvertes à tous, et quatre week ends portes ouvertes.

 

La Croix du Nord du 12 au 18 Octobre 2012

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 09:09
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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 06:04

FAUX

Quelques heures de printemps 

de Stéphane Brizé, avec Vincent Lindon, Hélène Vincent
 Sorti de prison, Alain (Vincent Lindon) est contraint d’aller vivre chez sa mère (Hélène Vincent), emmerderesse patentée. La cohabitation est plus qu’orageuse, mais quand Alain découvre qu’elle est atteinte d’un cancer incurable et qu’elle a décidé de recourir au suicide assisté en Suisse, il décide de l’aider… 
Un fils qui se réconcilie avec sa mère en l’aidant à se tuer : on avoue avoir du mal à être convaincu de la justesse du propos. Stéphane Brizé prétend ne pas avoir fait un film militant sur l’euthanasie, mais son film distille la petite musique doucereuse du “chacun fait ce qui lui plaît”, ce qui, concernant une pratique interdite en France, est déjà une prise de position, confirmée par le tableau lénifiant qu’il fait du déroulement des opérations. Le film, très lent, est par ailleurs mortellement ennuyeux. On est toujours puni par où on a péché. Laurent Dandrieu

 

Voir la bande-annonce...

 


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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 22:54

les deux premiers épisodes passaient sur ARTE sur soir...

 

« Ainsi soient-ils » un éclairage sur la nouvelle série d'Arte

AUn site vient d'être lancé pour apporter des éléments autour de la série ennuyeuse que diffuse Arte (Ainsi soient ils de Arte) à partir de ce soir sur la vie de séminaristes. Ce site répond notamment à une série de questions que la série peut soulever (suicide, adoration, liberté, pulsions, ...). On y trouve aussi des témoignages de vrais séminaristes et de prêtres. Le SNEJ (service national des vocations) a diffusé une note dont voici un extrait :

"Cette série n’est ni un documentaire sur l’Église, ni une présentation de la formation des futurs prêtres. Elle en utilise le cadre dans ses aspects perçus par beaucoup comme secrets et fascinants. Les personnages de la hiérarchie de l’Église, souvent caricaturaux, sont ambigus et possèdent des profils psychologiques complexes, avec des zones d’ombres et de lumières. Tous sont traversés par des doutes, des attitudes discutables. Ce qui rend l’ensemble des personnages attachants voire attirants. Ceci dit, cette fiction peut produire des agacements chez certains catholiques qui ne retrouvent pas l’Église dans laquelle ils vivent. (Ici c’est une fiction dramatique dont le cadre est l’Église, et il est important comme pour tout film d’en décrypter les ressorts et l’écriture). Cette série donne aussi l’occasion de témoigner de ce que chacun vit dans l’Église, de la façon dont les candidats au ministère presbytéral sont accompagnés et formés."

Michel Janva sur le salon beige

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 09:36

L'avare, de Molière, avec Louis de Funès...    

   

http://www.youtube.com/watch?v=8xkb-1oN9ZAPubliée le 11 juil. 2012 par 

Avec Louis de Funès

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 18:35

ce mercredi 12 septembre à la télé

 

 20:45 Des racines et des ailes
Magazine de reportages - Durée : 1 h 50
Sous-titrage malentendant 16:9 TP 
Présentateur : 
Louis Laforge
Au fil de la Loire
A la veille des Journées du Patrimoine, Louis Laforge propose un voyage le long de la Loire, à la découverte des trésors de ce fleuve, depuis sa source, au Mont Gerbier de Jonc, jusqu'à son estuaire, sur la côte atlantique. Ce parcours de mille kilomètres permet de rencontrer les passionnés de la Loire et de ses richesses naturelles et architecturales, comme les gorges sauvages en Auvergne, ou encore les châteaux emblématiques d'Amboise et de Chaumont-sur-Loire, sans oublier Nantes, ancien plus grand port d'Europe.
Au sommaire : La Loire sauvage; Aux portes de l'océan
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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 11:05

ENLEVÉ

 

Rebelle 
de Mark Andrews et Brenda Chapman
L’Écosse est divisée entre quatre royaumes qui furent longtemps séparés par la guerre. Aussi, quand la fille aînée du roi Fergus et de la reine Elinor, la jeune Merida, arrive à l’âge de se marier, ses parents voient une bonne façon d’assurer la concorde générale en la donnant pour épouse à l’un des princes héritiers des trois autres royaumes. Mais Merida, malgré sa grande beauté, est un garçon manqué qui ne rêve que de continuer à galoper par monts et par vaux, ses beaux cheveux roux flottant librement dans le vent. Pour décider ses parents à changer d’avis, elle ne va pas hésiter à avoir recours aux services d’une sorcière, plongeant le royaume dans un profond chaos.

Fruit de l’union entre Pixar et Disney, ce dessin animé est hélas un peu contaminé par les défauts du second : un récit un peu trop lisse et une morale bien dans l’air du temps, selon laquelle la recherche du bonheur ne peut être sacrifiée à aucune autre considération.

Mais on y trouve aussi, heureusement, l’inimitable excellence technique des studios Pixar, leur goût des belles images, leur souci du détail, leur humour bon enfant et leur art d’enlever les récits à un rythme échevelé sans être abrutissant. C’est assez pour classer ce nouvel opus au rang des réussites du célèbre studio. Laurent Dandrieu

Voir la bande-annonce...

 

source : http://www.valeursactuelles.com/culture

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 13:23

 

Inquisitio

Un polar loin de l'Histoire


La chaîne publique France 2 va diffuser pendant tout le mois de juillet une fiction médiévale : Inquisitio, à raison de deux épisodes chaque mercredi du mois.

[voir aussi l'analyse de l'historien médiéviste Laurent Albaret, spécialiste de l'Inquisition : Une fiction historico-moyenâgeuse]

Inquisitio (série télévisée, Nicolas Cuche, 2012)Le titre de cette saga rappelle le nom latin de l’Inquisition, une juridiction pontificale chargée d’éradiquer les hérésies au Moyen Âge.

Totalement fictive, l'action se situe en 1380 à Carpentras et Avignon. Elle s'imbrique dans le conflit entre deux prétendants à la papauté, l'un résidant à Avignon, l'autre à Rome, le Grand Schisme d'Occident.

Palpitante, la série peut se regarder comme un excellent polar «gothique» sous réserve de prendre du recul par rapport au contexte historique, caricatural autant qu'il est possible.

André Larané
Grand spectacle assuré

Le scénario, la mise en scène, la lumière, les costumes et les décors font de cette saga en huit épisodes de cinquante minutes un passionnant «thriller» pour adultes et adolescents. Les amateurs seront sensibles aux références à de précédents phénomènes médiatiques tels Da Vinci Code et surtout Le Nom de la Rose.

Mais attention, s’il est légitime de nous laisser emporter par le souffle de cette série à grand spectacle, gardons-nous de prendre pour argent comptant ses références historiques… Pour faire bref, disons que tout est imaginaire dans cette série sauf le nom du pape d’Avignon Clément VII, de quelques personnes de son entourage et de Catherine de Sienne.

Plus gravement, la série donne une représentation caricaturale et proprement grotesque de la papauté et de l’Église médiévale.

Son scénario est bâti sur une machination diabolique de Catherine de Sienne qui veut répandre la peste dans les villes de Carpentras et Avignon en vue de dresser les habitants contre le pape Clément VII. C’est un peu comme si l’on montrait de Gaulle décidant en 1943 de faire brûler des villageois dans leur église pour les punir de s’être ralliés au maréchal Pétain, voire au général Giraud.

Rien à voir avec le souvenir que conserve l’Histoire de Catherine de Sienne.

La vraie Catherine de Sienne

Cette mystique, morte à 33 ans, en 1380, avait trois ans plus tôt convaincu le pape Grégoire XI de quitter le douillet palais d’Avignon et de regagner Rome. Mais à la mort de Grégoire XI, son successeur Urbain VI est récusé par une poignée de cardinaux français qui élisent un antipape, Clément VII, et le réinstallent à Avignon.

C’est le début du Grand Schisme d’Occident, qui va perdurer jusqu’en 1417… et c’est le moment où se situe la série Inquisitio.

Affligée par ce schisme et épuisée par une vie d’ascèse et de charité, Catherine de Sienne met son dernier souffle au service du pape légitime, celui de Rome. De là à imaginer les macabres machinations que lui prête la série télévisée, il y a un abîme que la liberté de création ne saurait justifier. N’est pas Alexandre Dumas qui veut.

L’Église honnie

Dans Inquisitio, tous les représentants de l’Église sont soit des cyniques libidineux à l’image du pape Clément VII, soit des fanatiques sanguinaires à l’image de Catherine de Sienne et de l’inquisiteur Guillaume de Tasteville, qui enquête sur les méfaits monstrueux qui frappent Carpentras.

Les seuls personnages «positifs» de la série sont un jeune médecin de la communauté juive de Carpentras et une belle sorcière rousse, laquelle pratique la divination par les cartes et guérit les pestiférés à coup d’onguents mais aussi d’invocations à une divinité païenne.

Ainsi aboutit-on à une effarante confusion mentale qui conduit nos «créateurs» du service public à valoriser les pires superstitions pour mieux noircir la religion chrétienne et l'Église. 

Cette dernière, comme toutes les institutions, a sans doute beaucoup à se reprocher même si ses crimes sont sans commune mesure avec les hécatombes provoquées par les systèmes totalitaires - et athées - de ce dernier siècle. Mais elle a aussi suscité des élans humains exceptionnels, d'ordre caritatif ou intellectuel, d'Alcuin à François d'Assise... et Catherine de Sienne. 

Nous lui devons surtout une bonne part de notre bien-être ainsi que l'ont rappelé les historiens du siècle passé, de Bloch à Duby. S'écartant des formules à l'emporte-pièce qui plaisent aux ignorants, ils ont montré comment l’Église médiévale a jugulé la violence des temps barbares, appris aux hommes à tisser entre eux des liens de confiance, leur a donné l’espoir d’un avenir meilleur, suscité la création de magnifiques cathédrales et même amorcé l’émancipation des femmes (il y aura un recul à la Renaissance sous l'influence de la pensée antique et païenne). Et c'est encore aux moines du Moyen Âge que l'on doit l'invention du prindipe fondateur de notre démocratie : le scrutin majoritaire...

Cela dit, l'anticléricalisme est un sport allègrement pratiqué en France depuis près de deux siècles. Déjà il y a 150 ans, on faisait reproche à Victor Hugo de présenter sous un jour favorable l'évêque de Digne et diverses religieuses dans Les Misérables.

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 07:31

Quelle belle démarche que celle qu’ont entamée nos amis KozNataliaEdmond,Charles Vaugirard et Jean-Baptiste Maillard! Se payer la tête de la série de l’été de France 2, Inquisitio, sans à aucun moment jeter d’anathème ni user d’agressivité : juste en maniant ce qu’il faut d’humour et de dérision.

Il faut dire que cette série déclenche davantage les soupirs de pitié que les grincements de dents de révolte. De quoi s’agit-il? De la série de l’été de France 2, dont vous pouvez , si vous avez du temps à perdre, visionner les premiers épisodes ici. Rien qu’en découvrant la bande annonce, la semaine dernière, j’ai éclaté de rire illico, tout en bouillant d’incompréhension. Le personnage central, l’inquisiteur, a la figure du grand méchant loup, avec son bandeau sur les yeux, à la Jean-Marie Le Pen, sa cruauté, sa fourberie et il faut bien le dire, son caractère foncièrement psychopathe. C’est cela : un fou de Dieu. Assoiffé du sang des roux et des juifs.

Avouez que ça en jette. Avec ça, coco, on va te faire une audience telle qu’Intervilles et Fort Boyard n’a qu’à bien se tenir. 

la suite de l'article du Chafouin...

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 09:40

 

Bienvenue !

 

Ce mini-site vient d’être créé pour répondre aux questions que pose la série peu historique Inquisitio, diffusée sur France 2 à partir du 4 juillet prochain. En voici une bande-annonce parodique, pour les nuls d’entre vous qui ne savent pas encore de quoi il s’agit :

Inquisitio : la VRAIE bande annonce ! from Saturnin Napator on Vimeo.

Ce site va se compléter au fur et à mesures, afin que les nuls que nous sommes puissent rapidement combler leurs lacunes : patience !

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 20:58

 

Inquisition : l'histoire contre la légende

Le Figaro Magazine - 29/06/2012

« Inquisitio », thriller diffusé sur France 2 au mois de juillet, réunit tous les clichés imaginables sur l'Inquisition. Il faut lire en contrepoint le livre de l'historien Didier Le Fur, qui remet la réalité en perspective.

 

     Du sang, du sexe et de la mort, des bourreaux et des comploteurs, des méchants très méchants et des gentils très gentils : excellents ingrédients pour un thriller. Nicolas Cuche y a recouru sans compter dans Inquisitio, téléfilm dont il est à la fois le concepteur, le réalisateur et le scénariste. L'oeuvre, présentée comme « la saga de l'été », sera diffusée par France 2 lors des quatre mercredis du mois de juillet. Le problème , c'est que ce thriller se déroule au XIVe siècle et que l'auteur, au nom de la « liberté romanesque », mêle sans vergogne l'histoire et la fiction. Pour un historien, l'exercice serait déjà à haut risque. Mais de la part d'un non-historien, il relève de la tromperie quand sont travestis des faits et des personnages qui ont réellement existé et sur lesquels les archives nous renseignent parfaitement. Ce qui est le cas ici. « Inquisition'est pas une leçon d'histoire homologuée par une batterie d'experts », reconnaît Nicolas Cuche. Mais l'avouer ne constitue pas une excuse, car le téléspectateur non averti avalera comme authentiques toutes les erreurs et les invraisemblances d'une série qui semble relever du grand Guignol, et non de l'histoire.

     Nous sommes en 1370. Le Grand Schisme divise l'Occident : un pape règne en Avignon, l'autre à Rome. A Carpentras, la peste décime la population. Persuadé qu'il s'agit d'un fléau envoyé par Dieu pour punir les hommes de leurs errements et qu'il n'y a rien d'autre à faire que de traquer le péché et l'hérésie, le grand inquisiteur nommé par le pape d'Avignon s'oppose à un médecin juif, esprit éclairé, qui veut éradiquer la maladie. Mais tous deux sont pris dans les péripéties d'un complot fomenté par le pape de Rome, qui veut éliminer son rival d'Avignon.

Un mythe forgé au XIXe siècle

Entre quelques scènes de torture ou de viol, le film donne à voir Clément VII (le pape d'Avignon) dans son bain en compagnie de jeunes personnes dévêtues, des fidèles d'Urbain VI (le pape de Rome) inoculant la peste dans le Comtat Venaissin sur ordre de Catherine de Sienne - la sainte mystique étant réduite à une névrosée aux pulsions meurtrières.
      « Inquisitio raconte l'échec et les ravages du fanatisme religieux et de l'intolérance »,assure le producteur de la série télévisée. « L'Inquisition, constate en écho l'historien Didier Le Fur, reste dans l'imaginaire collectif un temps de violence et d'abus, le temps d'une justice arbitraire conduite par des religieux. Un temps d'obscurantisme et d'intolérance, un temps de nuit, d'ignorance, où régnait, victorieuse, la superstition » *. Mais le chercheur d'ajouter aussitôt : « La légende fut bien construite. »
     Spécialiste du Moyen Age tardif et de la Renaissance, Le Fur publie un livre particulièrement précieux pour ceux qui voudront comprendre quelque chose à l'Inquisition en évitant les divagations d'un feuilleton télévisé. L'origine, les buts, les méthodes et les effets de cette institution médiévale, si contraire à la mentalité contemporaine, y sont exposés en s'appuyant sur les travaux universitaires qui, depuis une trentaine d'années, ont abouti à la déconstruction d'un véritable mythe dont on sait qu'il a été largement instrumentalisé par les anticléricaux. En 1829, sous la Restauration, Etienne-Léon de Lamothe-Langon publiait ainsi une Histoire de l'Inquisition en Francedans laquelle, affirmant avoir travaillé à partir de documents inédits tirés des archives ecclésiastiques de Toulouse, il décrivait avec force détails les crimes imputables aux tribunaux inquisitoriaux, alignant noms de victimes, dates et lieux. Dans les années 1970, deux historiens britanniques, Norman Cohn et Richard Kieckhefer, voulurent examiner la thèse de Lamothe-Langon à partir de ses sources originales : quelle ne fut pas leur surprise de constater que les archives en question n'avaient jamais existé ! « Le texte de Lamothe-Langon, raconte Didier Le Fur, est aujourd'hui considéré comme une des plus grandes falsifications de l'histoire. »

Combattre l'hérésie cathare

L'Inquisition médiévale, fondée au XIIIe siècle, possède une légende noire qui doit beaucoup à la confusion avec les excès de l'Inquisition espagnole, organisation politico-religieuse née au XVe siècle et destinée à assurer la cohésion sociale du nouveau royaume de Castille et d'Aragon sur la base de l'unité de foi. En Provence et dans le Languedoc, les tribunaux ecclésiastiques institués dans les années 1230 avaient pour but, eux, de réduire les hérésies, notamment celle des cathares. Refusant l'arbitraire, ils procédaient de façon formaliste et même paperassière (inquisition vient du latin inquisitioqui signifie « enquête »), interrogeaient des accusés qui avaient le droit de produire des témoins à décharge et de récuser leurs juges. En un temps où la justice civile utilisait la torture, ces tribunaux n'y recouraient que dans des situations codifiées, prononçaient parfois des acquittements, le plus souvent des sentences religieuses (réciter des prières, faire des pèlerinages), les condamnations à mort étant rares, et jamais exécutées par l'Eglise. Ajoutons que les Juifs ne tombaient pas sous le coup de ce système, fondé pour réprimer l'hétérodoxie chrétienne.
     A l'origine, écrit Didier Le Fur, le motif de l'Inquisition « était tout à fait honorable : sauver les âmes et conserver la chrétienté ». Son déclin s'esquissera dès les années 1270, les hérésies vaincues, les inquisiteurs ne poursuivant plus que sorciers et magiciens, avant d'être supplantés, au XIVsiècle, par les magistrats laïcs du pouvoir royal.

     Aux hommes d'aujourd'hui, y compris aux chrétiens, le contrôle social des consciences et des comportements religieux paraît inconcevable, ce qui rend l'Inquisition incompréhensible et injustifiable. Mais il n'en était pas de même au Moyen Age, Didier Le Fur explique pourquoi. L'historien n'a pas à juger le passé : son devoir est de l'expliquer. 

Jean Sévillia


* L'Inquisition. Enquête historique, France, XIIIe-XVe siècle, de Didier Le Fur, Tallandier.


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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 16:42

Faust, film de Alexandre Sokourov 

Sokourov réinvente le mythe de l’homme qui pactise avec le diable. Un Lion d’or a récompensé ce film russe qui, au-delà de ses scènes crues ou répugnantes, est d’une qualité et d’une profondeur exceptionnelles.


Le réalisateur Alexander Sokourov réinterprète le mythe de Faust. Il voit en lui un penseur, un rebelle et un pionnier, mais aussi un homme quelconque, fait de chair et de sang, et mené par ses passions.

L'avis de "Famille chrétienne"

Faust est le dernier volet d’une tétralogie sur le pouvoir, après MolochTaurus et Le Soleil (respectivement sur Hitler, Lénine et Hiro Hito). Il ne s’agit plus cette fois de peindre un dictateur, mais de plonger dans l’un des grands mythes illustrant le pouvoir.

Nourri littérairement (Goethe et Thomas Mann), ce film russe l’est aussi linguistiquement (il est en allemand), géographiquement (tourné en Espagne et en Islande), et historiquement.

... la suite ...

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 13:48

 

Ainsi travaille la Poste !

 

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 13:43

sur l'Ecran , le site à faire connaître et à soutenir en s'abonnant ...




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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 00:01

... avec Donald Duck 

                                    Une autre version
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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 18:45

 

une soirée électorale, ça ne sert à rien.

 

20:45
Envoyer à un ami
Le train de 16h50

Se faisant passer pour une domestique, Miss Marple tente d'élucider un crime commis dans un train.

DÉTAILS
ARD / © HR/DEGETO
dimanche, 17 juin 2012 à 20:45

Rediffusions : 
28.06.2012 à 15:00
Le train de 16h50
(Royaume Uni , 1961, 82mn)
ARTE
Réalisateur: George Pollock
Scénariste: David Osborn, nach einem Roman von Agatha Christie
Image: Geoffrey Faithfull
Musique: Ron Goodwin
Montage: Ernest Walte
Acteur: Margaret RutherfordStringer DavisArthur KennedyMuriel PavlowJames Robertson JusticeThorley WaltersCharles 'Bud' TingwellConrad PhillipsJoan HicksonRonnie Raymond,Gerald CrossMichael Golden
Production: George H. Brown ProductionsMGM British Studios
Producteur: George H. Brown

VOST16 / 9Version multilingueHD natif

Se faisant passer pour une domestique, Miss Marple élucide un crime commis dans un train. Humour et suspense dans ce film de  George Pollock, l'adaptateur attitré d'Agatha Christie.

le train repasse le 28 juin à 15h... 

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 15:47

 

 

VIDÉOS - Le commentateur devait une grande partie de sa réputation à ses «bons mots» qui, lâchés en direct à l'antenne, ont souvent nourri la polémique.

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 19:39

 

Un "bon film". C'est maintenant à la télé. Avec aussi Bernard Blier.

 

 20:45 Cent mille dollars au soleil
Film d'aventures (1963) - Durée : 2 h 30
16:9 TP 
Acteur : 
Jean-Paul Belmondo
Lino Ventura
Reginald Kernan
Réalisateur : 
Henri Verneuil
Dans le Sud marocain, une précieuse cargaison, contenant des produits de contrebande, suscite d'impitoyables convoitises et crée des conflits.
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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 19:05

 


Par INA


 Parution en France du livre d'Anatoli RYBAKOV "Les Enfants de l'Arbat" (Albin Michel). Interview à PARIS de l'écrivain soviétique qui, à 77ans, a bien connu Joseph STALINE : il décrit (traduction simultanée) son admiration pour CHAPLIN (extrait noir et blanc film en illustration), son amour pour son dentiste, son caractère "cruel, perfide, amoral, hypocrite" et son goût du pouvoir. ...
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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 19:00

      Je pense, donc j'ai internet.

C'est en tout cas ce que croient dur comme fer 51% des personnes interrogées dans le cadre d'une étude française intitulée Internet dans la vie des Français, réalisée par l'IFOP.

On venait d'apprendre que les jeux vidéos rendaient violents, il faudra maintenant noter que les sondages rendent stupides. A moins qu'ils n'aient interrogé que des personnes qui ne vont jamais sur internet, et du coup idiots ? Oulà... ça devient compliqué tout ça...

On y apprend aussi que 73% des Français seraient accrocs à l'internet... Mettez-vous à penser, vous ne pourrez plus vous en empêcher !


Accéder à l\'étude de l\'IFOP

 

lu sur le site L'Ecran , que Petrus Angel vous recommande : on peut s'abonner.

 

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 21:15

 

ICI

 

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 21:04

 

 

W. A. Mozart: Don Giovanni - ouverture 
le film complet de Losey
 Le film complet de Joseph Losey (1979) est ICI

 

don giovanni losey

 

don-giovanni-losey.jpg 

 

 

 

LLe Ajoutée par  le  5 oct. 2009

W.A.Mozart (1756-1791:) Don Giovanni- overture
From 1979, the masterpiece-movie by Joseph Losey (1909-1984). Music direction: Lorin Maazel.

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 04:24

 

“Amour” (c'est-à-dire “Euthanasie”) décroche la Palme

 

Amour, le film de Michael Haneke, a décroché la Palme d'Or hier soir au Festival de Cannes. Amour, c'est la mise en scène à la fois délicate et voyeuriste des derniers mois et jours d'une vieille femme (Emmanuelle Riva) qui va sombrer dans la démence et dans la souffrance, toujours soutenue et soignée amoureusement par son vieux mari (Jean-Louis Trintignant). Et c'est par Amour que ce dernier finira par la délivrer, en lui donnant la mort : il l'étouffe avec un coussin.

Amour = euthanasie.

« Ce film est une illustration de la promesse que nous nous sommes donnée, mon épouse et moi-même… », a déclaré le réalisateur. Emotion, applaudissements… 

La critique salue un film « romantique ».

L'Autrichien Haneke obtient là sa deuxième Palme, lui qui en 2009 l'avait déjà reçue pour Ruban blanc.

On se demandait si le jury allait avoir de nouveau l'audace d'offrir une deuxième Palme à un réalisateur : elle ne l'avait fait, jusqu'ici, que cinq fois.

Je vous l'avais pourtant bien dit ! J'écrivais ici, vendredi soir, que c'était bien parti pour lui, vu le sujet de son film.

 © leblogdejeannesmits 

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D'autres articles sur l'euthanazie sont ICI ...

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 07:45

     Petrus Angel vous recommande le film "Barbara", vu le soir des élections.

 

 «Barbara», dans la prison intérieure de la RDA

Christian Petzold plante le décor et l’atmosphère de son nouveau film, Ours d’argent au Festival de Berlin 2012, dans une RDA étouffante où se débat son héroïne, en quête de liberté.

Barbara Wolff (Nina Hoss) se méfie de tous, notamment d’Andre (Ronald Zehrfeld), complice ou espion.
 Pour avoir demandé un visa de sortie, le docteur Barbara Wolff (Nina Hoss), qui exerce à Berlin-Est, se trouve reléguée dans le petit hôpital d’une ville de province. Exilée dans son propre pays, elle se méfie de tous, à commencer par son nouveau collègue, Andre (Ronald Zehrfeld), dont les gestes et les paroles peuvent être interprétés comme des marques de confiance, voire de complicité implicite, ou comme les ruses d’un supplétif de la police est-allemande, chargé de l’espionner avec subtilité. 

En perpétuel contrôle d’elle-même, Barbara ne laisse rien transparaître de ses états d’âme. Elle soigne les malades, manifeste des signes d’attention particuliers à l’égard de ceux qui souffrent, mais repousse, par ses silences et une forme d’inertie, tout ce qui pourrait ressembler à l’amorce d’une relation affective. 

Elle n’a pas renoncé à son désir d’évasion. La police locale la suspecte, la traque, débarque chez elle à l’improviste pour fouiller son appartement, à la recherche d’indices compromettants. Il lui faut jouer un double jeu, sans faille ni faiblesse, si elle veut parvenir à ses fins. Mais la présence de ce médecin, attirant et discret, aux regards troublants, à la présence énigmatique, qui semble si proche d’elle, l’ébranle.

UN RÉGIME POLITIQUE PEUT-IL ALTÉRER LA NATURE DE L’AMOUR ?

Barbara parvient à avoir des rendez-vous, furtifs et secrets, avec son amant de RFA qui lui donne argent et plan pour qu’elle puisse s’évader, via le Danemark, en profitant de la mer et de la nuit. La détermination de Barbara commence à fléchir. Ses sentiments pour Andre la font vaciller. Entre la naissance de l’amour qui l’assigne à résidence et le désir de liberté, entre ses atermoiements et sa détermination, son cœur balance. Jusqu’au bout, l’issue de ce dilemme demeure incertaine.

la suite ... 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 15:56

 

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