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15 octobre 2021 5 15 /10 /octobre /2021 17:36

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9 octobre 2021 6 09 /10 /octobre /2021 23:02

   

par Maryvonne Gasse

mercredi 6 octobre 2021

 

Sainte Élisabeth de Hongrie soignant les malades, par Pierre-Auguste Cot, vers 1883, musée des Beaux-Arts de Béziers.

© Vincent de Groot – CC by-sa

Faisant la part entre légende et vérité, Dominique Sabourdin-Perrin brosse un saisissant portrait de sainte Élisabeth de Hongrie (1207-1231), par son héroïcité dans l’adversité et son audace dans la charité.

Faisant la part entre légende et vérité, Dominique Sabourdin-Perrin brosse un saisissant portrait de sainte Élisabeth de Hongrie (1207-1231), par son héroïcité dans l’adversité et son audace dans la charité. De lignée prestigieuse, sainte Élisabeth de Hongrie compte plusieurs saints parmi ses aïeux dont saint Étienne, fondateur de la Hongrie et une tante, sainte Edwige, duchesse de Silésie. Mais ce qui fait d’Élisabeth une des figures féminines éminentes du Moyen Âge, c’est l’éclat de sa propre sainteté, tant dans son amour conjugal que dans sa vie caritative.

Six années de bonheur

Mariée à l’âge de 14 ans à Louis IV de Thuringe, le couple vit six années de bonheur au cours desquelles ils auront trois enfants. «  Son mariage fut profondément heureux. Élisabeth aidait son mari à élever ses qualités humaines à un niveau surnaturel, et lui, en échange, protégeait sa femme dans sa générosité envers les pauvres et dans ses pratiques religieuses  », atteste Benoît XVI, lors d’une audience générale citée dans le présent opus.

Mais, dès le temps de ses fiançailles, sa religiosité indispose son entourage. «  C’est à travers son habillement et son comportement que, dès l’adolescence, la princesse manifeste ostensiblement son désir de plaire à Dieu, multipliant les actes de mortification, soulevant critiques et polémiques  », note l’auteur. Douée d’un caractère vif et d’une foi ardente, elle résiste à Sophie de Bavière, sa future belle-mère et à quelques nobles qui la verraient mieux au couvent qu’à la cour, au point d’envisager la rupture de ses fiançailles. C’est sans compter sur Louis dont le cœur est épris : «  Laisse parler les gens. Je dis que je l’aime et que je ne possède rien en ce monde qui me soit plus cher  », répond-il à l’échanson qui l’a averti de la situation.

Veuve à 20 ans

Intrépide dans la charité, Élisabeth déborde de générosité et casse les codes. En l’absence de Louis, alors qu’elle est enceinte, ne laisse-t-elle pas le lit conjugal à un lépreux, au désespoir de Sophie de Bavière ? Mais Louis prend encore son parti, ayant reçu la grâce d’une vision intérieure où le Christ en croix reposerait dans le lit. Engagé dans la sixième croisade, le landgrave meurt en septembre 1227, laissant la jeune veuve dévastée de chagrin, attendant son troisième enfant. Il avait 24 ans, elle en a 20.

Au lieu de trouver du réconfort dans sa belle-famille, elle se voit empêchée de poursuivre ses œuvres caritatives. «  Le conseil de famille, gardien de la dynastie, ne souhaite plus qu’elle continue à mener la vie autorisée par Louis et lui supprime la libre disposition des revenus de ses domaines, au prétexte qu’elle dilapide l’argent et ruine le landgraviat de Thuringe  », résume l’auteur.

Sœur de la Pénitence

Résolue à obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes, Élisabeth s’enfuit dans le plus grand dénuement. Sans ressources, elle confie son fils à un oncle et ses filles à des religieuses. Pour survivre, elle file la laine, fidèle à la prière : «  Jésus lui apparaissait face à face et la réconfortait en compagnie d’une multitude de saints », selon les témoins de ses extases. Les rumeurs sur sa situation remontent jusqu’à Grégoire IX qui l’assure de son soutien, ce qui lui permet de rentrer en possession de sa dot et d’engager la construction d’un hôpital. Sous la robe grise des Sœurs de la Pénitence, elle va se donner sans compter auprès des malades, des mourants, des indigents. Consumée d’amour, elle meurt à 24 ans.

— 

Élisabeth de Hongrie. Princesse de la charité, par Dominique Sabourdin-Perrin, éd. Salvator, 2021, 185 p., 20 €.

 

 

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22 septembre 2021 3 22 /09 /septembre /2021 11:05

 

Éoliennes - La face noire de la transition écologique, de Fabien Bouglé

Le développement des éoliennes - sur terre ou en mer - est en réalité au cœur de la politique mondiale de la transition écologique, et de la transition énergétique, qui constitue aujourd'hui la boussole de nos dirigeants.

 

Nos dirigeants (il s'agit des dirigeants français) doivent-ils maintenir le cap? La réponse est non. Fabien Bouglé le démontre, faits et documents à l'appui, dans Éoliennes.

 

LES QUATRE ÉLÉMENTS PRINCIPAUX D'UNE ÉOLIENNE

 

Une éolienne est composée de quatre éléments principaux:

. la nacelle: pour les aimants et les rouages qui la constituent, elle nécessite l'utilisation de quantité de terres rares;

. les pales de cinquante à cent mètres de longueur: en fibre de carbone;

. le mât de cent à cent cinquante mètres de hauteur: en acier ou en béton;

. le socle: en béton armé.

 

DES MATIÈRES POLLUANTES ET NON RECYCLABLES

 

L'extraction des terres rares, dont la Chine a le quasi-monopole, nécessite beaucoup d'énergie, d'eau et de produits chimiques, avec pour conséquences:

. la destruction des terres;

. la pollution des eaux;

. la production de déchets radioactifs;

. le rejet de métaux lourds.

La fibre de carbone des pales, coûteuse en énergie, est difficilement recyclable, or une éolienne n'a une durée de vie que de vingt à vingt-cinq ans...

Il en est de même pour les socles en béton armé qui, eux, resteront définitivement enterrés dans le sol après démantèlement.

 

LE BILAN CARBONE D'UNE ÉOLIENNE

 

Alors que nos dirigeants justifient le déploiement d'éoliennes par la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, dont le CO2 est le plus important, leur construction et leur implantation génèrent beaucoup d'émissions de CO2.

Leur exploitation en génère davantage du fait de l'intermittence de leur fonctionnement (22% du temps en France): quand il vente trop ou quand il ne vente pas du tout, elles sont à l'arrêt et doivent être couplées à des centrales thermiques au charbon, au gaz ou au fioul.

Pour la production d'un kWh, les émissions de COdes éoliennes sont entre 80 et 180 fois plus importantes, suivant le fossile utilisé, que celles des centrales nucléaires1 ou des centrales hydroélectriques. 

Sans compter que les éoliennes contribuent au réchauffement du sol

 

LES EFFETS "INDÉSIRABLES" SUR LES HOMMES ET LES ANIMAUX

 

Les éoliennes émettent des infrasons:

Les infrasons, ondes sonores de basses fréquences, restent en effet imperceptibles à l'oreille humaine mais constituent une gêne pour les hommes et les animaux, en particulier dans le cas d'une exposition prolongée, à tel point que certains États ont étudié ou étudient encore aujourd'hui leur utilisation comme arme de guerre offensive.

 

Le mot gêne est d'ailleurs un euphémisme. En différents pays, il a été observé, à proximité des éoliennes:

. des troubles du sommeil et une dégradation de la santé chez les hommes;

. une détérioration de la santé chez les animaux, pouvant aller, chez les vaches, jusqu'à la réduction de la qualité du lait et une surmortalité...

Le massacre des oiseaux par les pales des éoliennes, implantées aussi bien sur terre qu'en mer, a également été observé, de même que celui des chauves-souris dont le système de sonar à ultra-son ne permet pas de les détecter.

Enfin, pour ce qui concerne les éoliennes implantées en mer, les systèmes anticorrosion des supports jacket immergés servant à tenir les mâts éoliens émettent une forte quantité d'oxyde d'aluminium dans la mer. Cette pollution métallique contamine tout le monde marin et jusqu'aux hommes quand ils consomment des poissons

 

CIRCULEZ, IL N'Y A RIEN À DIRE NI À VOIR

 

Quand des riverains d'éoliennes se plaignent ou quand nos dirigeants font interroger les populations proches avant d'implanter des éoliennes, il n'est pas tenu compte de leurs doléances ou de leurs avis (qui sont largement négatifs, en contradiction avec les sondages commandités par les promoteurs éoliens...).

Pourquoi un tel mépris de ces populations? Parce que les éoliennes constituent un écolo-business juteux, opéré grâce à un transfert de l'argent des contribuables et des consommateurs vers les comptes des compagnies éoliennes sous la forme d'exonération d'impôts, subventions européennes, tarifs subventionnés, émission de certificats carbones etc...

Ce n'est pas tout. Non seulement cet écolo-business ne crée pas d'emplois mais il en détruit, notamment dans le domaine du tourisme car personne, ou presque, n'a envie de passer des vacances avec vue sur des éoliennes...

Ce n'est pas tout. Si les populations ne profitent pas de l'écolo-business des éoliennes et, au contraire, n'en sont pas les victimes consentantes, tout cet argent, qui se compte en dizaines de milliards d'euros n'est pas perdu pour tout le monde.

Les profiteurs, Fabien Bouglé les désigne nommément et apporte les preuves de ce qu'il avance, ce sont les promoteurs éoliens mais aussi tous ceux qui entretiennent des liaisons dangereuses avec eux:

- le parti EELV (Europe Écologie les Verts), via un de ses membres éminent, qui est, en même temps, un promoteur éolien;

- les ONG Greenpeace et WWF (World Wide Fund), sous forme de contributions réciproques;

- des hommes politiques locaux sous forme de prises illégales d'intérêt. 

L'auteur évoque même l'ombre de la mafia italienne, toujours à la pointe des nouvelles technologies qui sont pour elle une opportunité de développement...

 

CONCLUSION

Présentées comme des moyens de sauver le climat, les éoliennes sont un scandale écologique et financier mondial.

[...]

À travers le monde, on commence à prendre conscience que les éoliennes constituent des bombes à retardement écologiques et sanitaires.

Non seulement il ne faut plus construire de nouvelles éoliennes, mais il faut démanteler celles qui existent.

 

Francis Richard

 

1 - Selon Gérard Mourou, prix Nobel de Physique 2018, les déchets des centrales nucléaires pourraient être traités par des lasers ultra-puissants.

 

Éoliennes - La face noire de la transition écologique, de Fabien Bouglé,

240 pages, Éditions du Rocher

 

Publication commune avec lesobservateurs.ch

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 12:14

 

Un cadeau inattendu publié ce printemps dernier : Petites choses formidables, du formidable Chesterton (Desclée de Brouwer). Inattendue, encore, la quatrième de couverture : il y est dit à la fois que c’est « l’un des recueils d’essais les plus célèbres » de l’auteur et que « ces essais (sont restés) inédits en France pendant plus d’un siècle ». Les Français dédaigneraient-ils Chesterton, peut-être d’un humour trop anglais, d’un catholicisme trop affirmé, d’une indépendance trop préservée ? Pour preuve ce jugement célèbre : «  est divisé entre Conservateurs et Progressistes. L’affaire des Progressistes est de continuer à commettre des erreurs. L’affaire des Conservateurs est d’éviter que ces erreurs ne soient corrigées. »

En tout cas, si la première traduction est publiée en 2018, en 2021, le traducteur Hubert Darbon nous offre, aux Éditions Artège, un petit ouvrage titré Le monde selon Chesterton où il a traduit une compilation de pensées, choisies par lui et offertes mois par mois, au fil des jours. Deuxième élément du cadeau et non le moindre.

Les Petites choses formidables sont, de l’aveu même de l’auteur dans sa préface, des feuilles volantes écrites au fil du temps, sans intention déterminée, « une sorte de journal sporadique » – l’on veut bien le croire – où il nous invite à apprendre à regarder autour de nous les objets apparemment les plus communs, les faits surprenants que nous croisons. « Soyons des athlètes oculaires », vaste programme que nous entamerons en le lisant, en le suivant avec une curiosité toujours éveillée, rarement comblée, mais tendue justement par cette insatisfaction : il ne se passe rien, le contraire du  même de la nouvelle qui suppose un fait saillant, narré.

Sur un site scolaire, nous lisons : « On associe certaines caractéristiques à la nouvelle littéraire : 1. Elle est brève. 2. Elle renferme des éléments vraisemblables (lieux, personnages, objets et événements dont l’existence est probable). 3. L’intrigue repose principalement sur l’évolution psychologique du personnage principal. 4. La finale réussit à provoquer une réaction chez le lecteur en raison de sa nature mystérieuse, surprenante ou inattendue. »

C’est un peu sommaire, mais définit bien ce que nous attendons généralement d’une nouvelle. Or, Chesterton transgresse constamment certains éléments de cette définition. Il respecte la brièveté, respecte de loin la vraisemblance, se joue de l’évolution psychologique et le plus souvent de la surprise finale.

Il nous promène de la place de la Bastille, qui lui permet de méditer sur les symboles et les rites, pour finir sur le « sens de la  des Français », jusqu’à son lit, recommandant de rester au lit sans aucune raison, ni devoir, ni maladie, seule condition pour garder la santé. Plus sérieusement en apparence, une convocation pour faire partie d’un jury au tribunal et la méditation qui s’ensuit. Sa  et illustration des contes de fées mérite réflexion en notre temps où toute tradition est ébranlée. Parlons voyages ? Il est fréquemment question de déplacements, mais leur explication n’est révélée que tard : il part en voyage pour revenir à son lieu de vie avec un œil neuf, il quitte l’Angleterre pour trouver l’Angleterre. Ce qui n’empêche pas des pages réjouissantes sur les lieux visités, et je recommande Belfort.

Il reste peu de place pour évoquer le recueil d’aphorismes tirés de différents ouvrages de Chesterton. Chacun aura ses choix, ses préférences selon le jour et l’humeur, mais citer certains de mes préférés est une irrésistible démangeaison, en rapport avec notre temps, bien sûr !

« J’ai connu maintes églises, chapelles et salles de réunion où se mêlaient la fierté d’avoir dépassé les croyances et l’incapacité totale à dépasser les slogans » (p. 19). « Pour reconnaître une démocratie, il faut regarder, non si le peuple vote, mais si c’est lui qui règne » (p. 50). « Le culte de la Nature produit inévitablement des choses contre-nature » (p. 84). « Pour savoir si une  est bonne, il suffit de savoir si l’on peut plaisanter à son propos » (p. 91). « L’art est limitation ; l’essence de toute image est son cadre » (p. 116). « De toutes les religions horribles, la plus horrible est le culte du dieu intérieur » (p. 133). « Un enseignant qui n’est pas dogmatique est simplement un enseignant qui n’enseigne pas » (p. 140).

À vous le dé : faites vos choix !

Olga Le Roux sur Boulevard Voltaire

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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 10:18

Toute ressemblance avec une situation actuelle serait purement fortuite.

LE LOUP ET LE CHIEN

Un Loup n’avait que les os et la peau ;

Tant les Chiens faisaient bonne garde.

Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,

Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.

L’attaquer, le mettre en quartiers,

Sire Loup l’eût fait volontiers.

Mais il fallait livrer bataille

Et le Mâtin était de taille

A se défendre hardiment.

Le Loup donc l’aborde humblement,

Entre en propos, et lui fait compliment

Sur son embonpoint, qu’il admire.

Il ne tiendra qu’à vous, beau sire,

D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.

Quittez les bois, vous ferez bien :

Vos pareils y sont misérables,

Cancres, haires, et pauvres diables,

Dont la condition est de mourir de faim.

Car quoi ? Rien d’assuré, point de franche lippée.

Tout à la pointe de l’épée.

Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.

Le Loup reprit : Que me faudra-t-il faire ?

Presque rien, dit le Chien : donner la chasse aux gens

Portants bâtons, et mendiants ;

Flatter ceux du logis, à son maître complaire ;

Moyennant quoi votre salaire

Sera force reliefs de toutes les façons :

Os de poulets, os de pigeons,

……..Sans parler de mainte caresse.

Le loup déjà se forge une félicité

Qui le fait pleurer de tendresse.

Chemin faisant il vit le col du Chien, pelé :

Qu’est-ce là ? lui dit-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.

Mais encor ? Le collier dont je suis attaché

De ce que vous voyez est peut-être la cause.

Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas

Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?

Il importe si bien, que de tous vos repas

Je ne veux en aucune sorte,

Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor.

Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

 

Lu sur la page Avec Jean de La Fontaine à laquelle on peut s'abonner.

 
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31 août 2021 2 31 /08 /août /2021 10:13

 

Le père Jean-Christophe Thibaut, prêtre du diocèse de Metz, pratique le ministère de délivrance depuis vingt ans et se consacre depuis de nombreuses années à l’étude des phénomènes ésotériques et des thérapies alternatives. Il vient de consacrer un ouvrage à la sophrologie.

Méthode universelle pour affronter les maux de notre époque (gestion du stress et des émotions, préparation mentale, gestion des phobies ou des addictions…), les sportifs de haut niveau, ou même le GIGN ont adoptée la sophrologie. Au-delà du monde médical, ses applications ont pénétré le monde de l’entreprise, et jusqu’aux écoles où des enfants se voient proposer des séances dès la sixième !

Si la proposition est séduisante, est-elle pour autant réellement bénéfique, voire inoffensive ? Pour l’évaluer, le père Thibaut nous emmène aux origines de la sophrologie et nous plonge au coeur des principes qui la gouvernent. Cette technique de modification des états de conscience est loin d’être anodine. L’auteur nous permet de mesurer ici le véritable chemin spirituel qu’emprunte la sophrologie pour évaluer l’usage et les précautions à prendre si l’on souhaite y recourir.

Sur un plan chrétien, on ne peut affirmer qu’il existe un type de sophrologie qui soit meilleur que les autres, mais certaines “pseudo-sophrologies” sont absolument à éviter lorsqu’elles reposent sur des théories ésotériques ou magiques. Pour les identifier, il suffit simplement de repérer sur les sites ou les ouvrages qui leur sont consacrés le type de langage employé.

Petrus Angel en a déjà parlé ICI : Sophrologie

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14 août 2021 6 14 /08 /août /2021 18:29
 
 

Le Club des Ronchons, présidé par Alain Paucard, vient de publier un recueil d’une trentaine de nouvelles consacrées à l’idéologie végan… Le véganisme, dit également végétalisme, est un mode de vie qui consiste à ne consommer aucun produit d’origine animale. Au-delà de l’adoption d’une pratique alimentaire végétalienne (qui exclut les produits alimentaires d’origine animale comme la viande, le poisson, les insectes, les produits laitiers, les œufs et le miel), le véganisme exclut également la consommation de tout autre produit issu des animaux, de leur exploitation ou testé sur eux (cuir, fourrure, laine, soie, cire d’abeille…).

L’ouvrage, qui se veut une plongée dans le monde absurde des végans, rappelle néanmoins un végétarien célèbre en la personne d’Adolf Hitler, contrairement à Napoléon au sujet duquel Jean Tulard évoque les banquets. Les courtes nouvelles sanguinaires s’enchaînent pour notre plus grand plaisir.

Pour commander, c’est ici.

AU MENU (VEGAN ?) :

Alain PAUCARD : Le féminisme ne suffit plus; Jacques ABOUCAYA : Comment je suis devenu végan Jean BERTEAULT : Prescription de véganine; Arnaud BORDES : Délivrance; Michel BOUVIER : Le bœuf clandestin; François CÉRÉSA : Robert le Végan; Philippe DUMAS; Jean DUTOURD : Cheval Alfred EIBEL : Vegane : à l’abordage; Charles-Henri D’ELLOY : Parigot, tête de veau ! ; Bertrand FOSSAT : El Extasio, sonnet vegan; Alain GERBER; Olivier GRIETTE : La morale, une et indivisible; Pierre GUINGAMP : J’exagère ? Philippe LACOCHE : La grosse carpe vegan qui pue la vase ;Bruno LAFOURCADE : La nouvelle arche Bernard LECONTE : Supervegan; Bernard LE SAUX : Les enfants de William Kramps ;Boris MOISSARD : Le Cu Cul Clan ;Alain PAUCARD : Fake news ;David PERINI : Le général Vegan s’en va-t-en guerre ! Jean-Jacques PÉRONI : Au nom du pâté, du figatelli et du saint-nectaire; Xavier RAUFER : Vegans, végétariens en peau de lapin (si j’ose dire…); Ivan RIOUFOL : Mangez un vegan ! Philippe de SAINT-ROBERT : Malthus, nous voilà ! Olivier SARRADE-LOUCHEUR : Le protocole de Panurge; Gérald SIBLEYRAS : Vegan en pot Trez  Jean TULARD, de l’Institut : Napoléon végan ? & Pensées ronchons.

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10 août 2021 2 10 /08 /août /2021 16:29

La Doctrine Sociale de l'Eglise

Préface du cardinal Sarah.

Illustrations de Ombeline V.

L'Eglise puise dans l'Evangile la légitimité de sa doctrine sociale. Elle y trouve aussi sa faiblesse à chaque fois que, s'en écartant, elle devient cause de scandale. Ce livre voudrait contribuer à en prémunir ceux qui s'en réclament.

On peut en savoir plus ICI

La table des matières, c'est LA

Et enfin commandez LA

Ne manquez pas de faire suivre 

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9 août 2021 1 09 /08 /août /2021 16:54
Origine, ordre et intelligence par Berthault

Guy Berthault - Sylvain Bréchet - Dominique Tassot - Lydia Jaeger - Van Bemmel Jan H. - Pierre Berthoud - Rabischong Pierre - Paul Wells - Shafique Keshavjee - Maurizio Malaguti


238 pages - EXCELSIS 2010
 
« Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » Cette question suppose l’existence de quelque chose et nous invite à réfléchir au pourquoi de ce quelque chose, c’est-à-dire à l’origine de cette réalité et au sens qu’il faut tenter de lui donner.

Cette interrogation en rejoint une autre : Que sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous? Quelle est l’origine de la destinée humaine, le sens et la finalité de l’existence ? Si quelque chose existe, quelle en est la nature ?

Une perspective humaniste et matérialiste conduit à postuler que l’ultime réalité est infinie et impersonnelle et qu’elle se définit essentiellement en termes de matière ou d’énergie. Mais à partir d’un tel présupposé, comment rendre compte de la complexité de l’univers qui ruisselle d’intelligence et du caractère unique de l’homme qui se distingue qualitativement des autres êtres vivants ?

La perspective biblique avance que l’ultime réalité est l’Être infini et personnel. C’est le point de départ d’une pensée à l’écoute des Écritures et du contenu qu’elles véhiculent. Cette perspective globale offre une réponse à la question des origines qui tient compte de l’unité et de la diversité du réel et met en lumière une conception originale de l’anthropologie, en particulier ses aspects psychologiques, sociaux et culturels.
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7 août 2021 6 07 /08 /août /2021 12:37

 

Miklós Bátori est un écrivain catholique hongrois.

Il publie en hongrois à Cologne, en 1960, Kálvária (« (route du) Calvaire » d'après l'adresse de son lycée, en français Un étrange paradis), qui décrit l'époque où, professeur à Győr, il s'enfuit avec un groupe de catholiques persécutés par le pouvoir communiste, et en 1961, A halál a szőlőskertben (littéralement : « La mort dans le vignoble »), qui évoque l'effort des chrétiens pour retrouver, sous un régime communiste hostile, la pureté de l'Église primitive. Ce dernier ouvrage, traduit et publié en français en 1965 sous le titre Le Vignoble des saints, obtient le grand prix catholique de littérature.

En 1963, son roman Les Briques raconte les derniers jours de la révolution hongroise.

L'auteur est présenté plus complètement ICI ou sur Wikipedia.

Une traduction en hongrois se trouve en ligne : A halál a szőlőskertben, Köln 1961. 

P.S. : Savez-vous quelle langue est parlée au Paradis ? Le hongrois, car on a toute l'Eternité pour l'apprendre :) 

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5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 15:26

   Depuis son apparition dans le paysage intellectuel, la théorie de l’évolution a soulevé de multiples questions et continue de le faire. Ce n’est pas comme pour une découverte scientifique habituelle, cantonnée à un domaine de connaissances précis. En transformant la vision que l’homme avait de lui-même, en particulier de son origine, l’évolution eut ses répercussions sur tous les aspects de nos sociétés. Elle a dicté leurs grands choix aux idéologies politiques du XXe siècle ; elle a justifié le libéralisme économique aussi bien que le collectivisme, toujours actifs avec leurs excès et la déshumanisation des sociétés qui en a résulté. Les religions elles-mêmes ont dû réagir, chacune à sa façon.
   Pourtant la manière dont l’évolution est présentée, tant dans les manuels que dans les médias, est souvent lacunaire, complaisante, incompatible avec l’esprit critique propre à la méthode scientifique. Ce petit livre propose au lecteur un ample tour d’horizon balayant tout le paysage de l’évolution en dix chapitres comportant chacun dix questions précises, avec autant de réponses claires et directes, argumentées sur des faits et de nombreuses références. Bref, une synthèse documentée et, surtout, permettant de comprendre ce qui est en cause derrière les mots de la thèse évolutionniste.

   Ingénieur des Mines de Paris, ayant soutenu en Sorbonne une thèse de philosophie sur la dialectique de la science et de la Révélation (De Galilée au Père Lagrange), Dominique Tassot s’est passionné pour les rapports complexes qu’entretiennent la science et la foi. Il anime le Centre d’Études et de Prospective sur la science (CEP) dont il dirige la revue Le Cep.

Autres ouvrages du même auteur : cliquer ici.

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5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 08:07

A PROPOS DE "L'EMPIRE DU MAIL"

 

Le mail a envahi nos vies.
Cet outil y a surgi de manière anodine comme un nouveau mode de communication et de transmission, rapide, facile, pratique, efficace. Mais comme toujours avec l’évolution de l’informatique il n’est pas qu’un moyen comme les autres, au sens habituel du monde « d’hier ». La révolution technologique est passée par là. Il y a un empire du mail. C’est tout l’intérêt du livre que Jean Grimaldi d’Esdra vient de publier[1] et à la lecture duquel je ne saurais trop vous engager.
 
À travers une analyse systématique, documentée, sans a priori, l’auteur démonte ce phénomène en le prenant dans tous ses aspects. Sa grande expérience des relations humaines en entreprise donne à son travail toute sa richesse et son épaisseur.
 
Quelles sont les caractéristiques de cet empire ? La destruction de nos repères, des barrières classiques, des paradigmes. Il chamboule tout mais nous l’utilisons sans avoir réalisé l’ampleur de la révolution qu’il constitue et sans avoir réfléchi à ses répercussions.
 
Il y a tout d’abord le volume, le nombre, et la possibilité de choisir les niveaux de diffusion qui permettent de transformer la géographie des envois et des réceptions. La communication individuelle et personnelle change d’univers, de paysage. De ce fait, elle donne des moyens, des pouvoirs nouveaux.
 
Le mail provoque l’accélération et bouleverse notre rapport au temps ; il nous inscrit dans la logique du mouvement propre à notre époque.
 
Le mail, bien qu’il soit écrit, n’est plus l’écrit au sens classique du terme tel qu’il naquit de l’imprimerie. À n’en pas douter, la révolution qu’il apporte de ce point de vue sera aussi importante que celle provoquée par Gutenberg, malgré les apparences. Le support change tout.
 
Mais le message électronique chamboule également la relation physique, orale entre les personnes. Il la refuse, la choisit, la manipule. On choisit de parler ou non. On choisit son moment… On parle en écrivant tout en se cachant derrière son écran.
 
Il remet en cause les conditions de travail en s’attaquant à la sphère privilégiée dans laquelle la réflexion s’organisait ; il perturbe la concentration. Je le vis à titre personnelle dans ma vie d’avocat, au quotidien… Il privilégie la rapidité sur la qualité ; le tout étant de répondre ou d’envoyer un message dont le contenu passe au second plan.
 
Il fait également exploser les barrières entre vie privée et vie professionnelle.
 
Il ouvre des champs nouveaux à des méthodes de management, de pression, de harcèlement, dont de nombreux contentieux prudhommaux sont l’illustration mais aussi sur le plan personnel comme par exemple dans la relation affective ou amoureuse, notamment dans les couples qui se font et se défont sous les coups de boutoir de messages dévastateurs.
 
Il génère de nouveaux phénomènes d’aliénation en même temps que d’addiction.
 
Il permet de créer des barrières là où il n’y en avait pas, après en avoir détruit d’autres.
 
Après avoir décortiqué ce phénomène sans rien laisser de côté, au prix d’un travail qui est à la fois enquête et réflexion, et qui invite l’histoire comme la philosophie et la psychologie, l’auteur nous renvoie pour finir à nous-mêmes et à notre capacité de résistance. L’empire da mail peut-il devenir l’empire du mal ? Cela ne dépend que de nous… Au fond  l’auteur nous pose la question de notre maîtrise de cet outil qui n’en est plus un. Comment résister à son emprise, à son empire ? Comment conserver notre pouvoir sur nos vies sans succomber aux pièges que la technologie tend à notre humanité ? Cela est vrai plus généralement dans notre relation à l’égard de la technique,  de l’informatique, de la robotique et de l’intelligence artificielle. Nous sommes au cœur de la réflexion à mener face à la mutation que l’informatique provoque dans les relations humaines, avec nous-mêmes, avec les autres, avec notre travail, avec le monde.
 
L’homme a rendez-vous avec lui-même en ce début de XXIe siècle. A nous de ne pas le manquer. La lecture de ce livre nous y aidera.
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2 août 2021 1 02 /08 /août /2021 10:18

Bob Morane est mort.

Ou plutôt son créateur, l’écrivain Charles-Henri Dewisme, dit Henri Vernes.

Il avait vu le jour le 16 octobre 1918 à Ath (Belgique) et s’est éteint ce 25 juillet.

Auteur de plus de 230 romans d’aventures sous différents pseudonymes, il connut un immense succès auprès des jeunes adolescents des années 60-70 avec Bob Morane, un aventurier qu’il emmena non seulement aux quatre coins de la planète mais aussi dans l’espace, dans le passé et dans futur.

Le futur Henri Vernes, à l’image de Bob Morane, était un personnage.

Il quitta le plat pays qui était le sien à l’âge de 19 ans pour l’amour de Madame Lou, une Chinoise de dix ans son aînée, rencontrée à Anvers. Marseille, puis la Chine. Un parfum d’Ylang-Ylang.

La suite ...

 

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19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 10:14

Pour cet été !

A lire !

Avec "Les gardiens du papyrus", Anne Kurian nous propose un nouveau roman à succès où les survivants de l’effondrement de la civilisation partent à la recherche de Dieu.

Présentation Les catastrophes écologiques ont eu raison de la civilisation humaine. Les rares survivants se sont organisés en une micro-société qui veut rejeter les erreurs du passé.  

Dans cette communauté sans Dieu où l'homme est mis sur le même plan que les animaux, le jeune Narval découvre un message secret laissé par sa mère disparue : «ilasouffertsousponcepilate ». 

Pourquoi il faut l'emporter cet été Selon le blog La Passer'Ailes Littéraire, "ce livre ne se lit pas mais se dévore d'une traite". 

Le dernier roman d'Anne Kurian nous entraîne cette fois-ci dans un nouveau monde d'une richesse inouïe et une aventure palpitante. 

Idéal pour cet été !   

Commander maintenant

Anne Kurian est une romancière de talent. Découvrez ses quatre autres romans pour un été au fil des pages !

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17 juillet 2021 6 17 /07 /juillet /2021 13:40

Endoctrinement, de Marie Limès

" Ouvrez Endoctrinement, détruisez leur monde.
Ce livre est unique en son genre.
Pas de texte. Uniquement des captures d'écran, et leur légende par Marie Limès.
Des articles, des publications Facebook, des tweets, des publicités.
Tout ce qui défile sur votre portable, sur vos écrans, et vous rentre dans le crâne, tous les jours, toutes les heures.
Tout ça façonne votre pensée, et celle de vos semblables. Lentement mais sûrement.
Marie Limès a capturé, comme personne avant elle, la plus grande manipulation de masse de tous les temps.
Elle est sous nos yeux. Permanente. Hypnotique. Hors de contrôle. Brutale. Personne ne l'avait révélée de cette façon jusqu'ici.
Marie Limès l'a fait. "
 
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14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 07:48

 

L'évangélisation de la Gaule a commencé dès le premier siècle, comme le confirment de récentes découvertes archéologiques. Son histoire s'ouvre avec l'arrivée en Provence, d'une barque transportant Lazare de Béthanie, ses sœurs et quelques amis. Elle se poursuit avec l'envoi, par saint Pierre, de sept missionnaires ; puis le mouvement amorcé s'amplifie et de nombreux et intrépides messagers de l'Evangile sillonnent la Gaule en tous sens, souvent au péril de leur vie.  
Peu connus, ils sont pourtant les pierres de fondation des futurs diocèses, comme le raconte Francine Bay dans des récits captivants richement illustrés. Un livre qui permet à tous de découvrir les profondes racines chrétiennes de la France. 

A propos de Francine Bay : Mère de famille nombreuse, catéchiste, elle est l'auteur de 25 livres, récits d'apparitions et vies de saints, histoire de l'Eglise, dont le succès ne se dément pas.

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10 juillet 2021 6 10 /07 /juillet /2021 08:32

Le 8 juillet 1621, il y a tout juste 400 ans, naissait Jean de La Fontaine. Fabuliste et poète génial admiré aussi bien par les enfants que par les adultes, il est aussi le penseur de la condition politique des hommes, c'est-à-dire de l'homme comme «animal politique». «Animal politique» désignant l'homme comme être d'emblée pris dans le faisceau des relations humaines (*). Son premier recueil est dédicacé à Louis de France, fils de Louis XIV, âgé de 6 ans. La première fable de ce recueil est « La cigale et la fourmi » que Jacques Trémolet de Villers, écrivain et avocat, nous commente avec brio.

 

 « La Cigale et la Fourmi » est la première du premier livre des fables, et, sans concurrence aucune, la plus fameuse. Rousseau, qui écrivait très bien et pensait très faux, lui reprochait d'être inexacte, quant aux mœurs supposées des deux bêtes, et immorale, quant à la leçon tirée.

La postérité s'est moquée de Rousseau. Le cœur, bien sûr, est du côté de la Cigale. Personne n'aime la Fourmi. Mais aime-t-on le vinaigre, le sel tout pur et surtout aime-t-on la morale? Il faut être niais comme un philosophe allemand, et plus ennuyeux encore, pour s'éprendre de la morale. La morale ne vaut que par la fin qu'elle poursuit.

Mais La Fontaine ne fait pas, comme le croyait Rousseau, la morale. Il ne délivre pas de message à l'humanité. Il s'adresse aux petits princes et les éduque, en leur apprenant à voir. A voir les comportements. A observer. La morale, ils se la feront après, tout seuls. La Fontaine raconte de petites histoires, dresse des tableaux légers. Il suffit de les contempler; ces tableaux parlent d'eux-mêmes.

La Cigale, ayant chanté

Tout l'été,

 D'abord, pauvre Jean-Jacques, admirez ! Admirez ce que, vous ne savez pas faire et qui est ce concentré de poésie, laquelle est déjà du concentré, de l'essence, comme on dit d'un parfum. Elle ne s'étale pas comme le discours en prose. Elle ne se répand pas, odieusement satisfaite d'elle-même, prédicante et suffisante.

Se trouva fort dépourvue

Quand la bise fut venue :

En quatre vers tout aussi brefs, voici que sont campés à la fois le décor, le caractère, et le drame. Les enfants n'apprendront jamais assez cet art de la concision, du ramassé, qui est le dernier mot de l'intelligence et le trait spécifique de l'esprit ailé, gaulois.

 Pas un seul petit morceau

De mouche ou de vermisseau.

Rien de rien !

Elle alla crier famine

Chez la Fourmi sa voisine,

 Ça continue, aussi vif, sans aucune redite, cheville, sans aucun ralentissement, ni de la pensée ni de la description.

 La priant de lui prêter

Quelque grain pour subsister

Jusqu'à la saison nouvelle.

« Je vous paierai, lui dit-elle,

Avant l'oût, foi d'animal,

Intérêt et principal. »

Nous avons déjà trouvé cet août. C'est la date de la moisson, qui rythme la vie économique. On compte en moisson, car c'est à la moisson que l'on sait de quoi on dispose, en principal et en intérêt. Il faut expliquer aux enfants cette règle du prêt à intérêt, qui, pendant longtemps, fut prohibé par l'Église, comme contraire à la fois au précepte de l'Écriture et à la nature. L'argent ne crée pas l'argent. Seule la moisson fait la richesse. Le laboureur le dit à ses enfants. C'est la règle fondamentale de la saine économie : le travail est le seul trésor.

 La Fourmi n'est pas prêteuse;

C'est là son moindre défaut.

Entendez, c'est le défaut qu'elle a le moins... Bien sûr, c'est ironique !

 « Que faisiez-vous au temps chaud ?

Dit-elle à cette emprunteuse.

Nuit et jour à tout venant

– Je chantais, ne vous déplaise.

– Vous chantiez ? J'en suis fort aise :

Eh bien, dansez maintenant! »

dit la Fourmi qui n'a jamais su chanter et a passé son été à amasser.

En enseignant à Monseigneur le Dauphin ce qui est et non qu'on voudrait qui fût, La Fontaine fait œuvre saine et pieuse. Il ne lui fait pas réciter les droits de l'homme – le droit de la Cigale à manger sans travailler, le droit de la Fourmi à chanter aussi bien que la Cigale. Il lui enseigne la diversité – l'inégalité, eh oui ! – des êtres et des choses, des types et des classes, des espèces et des nations. Il lui montre la vie, la vraie vie, pour qu'ensuite, il puisse, au mieux, gouverner.

Pas d’idéologie chez La Fontaine. La vérité, nue vive, sèche, souvent amère.

Ce petit prince était bien élevé.

 

dans Heureux qui comme Ulysse …Editions Martin Morin,1998

 

(*) : cf Pierre Boutang (1916-1998), philosophe et écrivain, auteur de La Fontaine politique

 

A commander ICI ou LA 

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8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 10:28
Le Lièvre et la Tortue - illustration 1

Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.
Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage.
Gageons, dit celle-ci, que vous n'atteindrez point
Sitôt que moi ce but. — Sitôt ? Êtes-vous sage ?
Repartit l'animal léger.
Ma commère, il vous faut purger
Avec quatre grains d'ellébore.
— Sage ou non, je parie encore.
Ainsi fut fait : et de tous deux
On mit près du but les enjeux :
Savoir quoi, ce n'est pas l'affaire,
Ni de quel juge l'on convint.
Notre Lièvre n'avait que quatre pas à faire ;
J'entends de ceux qu'il fait lorsque prêt d'être atteint
Il s'éloigne des chiens, les renvoie aux Calendes,
Et leur fait arpenter les landes.
Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
Pour dormir, et pour écouter
D'où vient le vent, il laisse la Tortue
Aller son train de Sénateur.
Elle part, elle s'évertue ;
Elle se hâte avec lenteur.
Lui cependant méprise une telle victoire,
Tient la gageure à peu de gloire,
Croit qu'il y va de son honneur
De partir tard. Il broute, il se repose,
Il s'amuse à toute autre chose
Qu'à la gageure. À la fin quand il vit
Que l'autre touchait presque au bout de la carrière,
Il partit comme un trait ; mais les élans qu'il fit
Furent vains : la Tortue arriva la première.
Eh bien ! lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?
De quoi vous sert votre vitesse ?
Moi, l'emporter ! et que serait-ce
Si vous portiez une maison ?

 

Jean de La FontaineLes fables de La Fontaine, ill. Thomas Tessier

 

Allez ICI pour voir le sens des mots en bleu...

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3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 09:27

Le totalitarisme s’installe petit à petit dans nos démocraties libérales. La période de mise sous contrôle de notre vie privée durant la crise du COVID, le pass sanitaire, les lois bioéthiques adoptées sans vrais débats ouvrant la porte au transhumanisme et à la marchandisation des corps, les réunions «non mixtes racisées» à l’UNEF en sont autant d’exemples. L’écrivain américain et journaliste, Rod Dreher, auteur du Pari bénédictin en 2017, nous invite à la résistance dans son nouveau livre, Résister au mensonge (Edition Artège) .

 Ces mensonges (que je dénonce), au pluriel, sont une collection de dogmes connexes que la gauche veut nous voir proclamer pour prouver que nous ne sommes pas des sectaires barbares, (…) comme (…) l’idéologie du genre (par exemple, l’idée que l’identité sexuée est une complète construction sociale) ou (…) que les choses les plus importantes à connaître d’une personne sont sa race, son inclination sexuelle et d’autres marqueurs superficiels de son identité plutôt que le fond de son caractère. (…)

En 1951, Hannah Arendt a publié les Origines du totalitarisme, les résultats de son étude sur la façon dont l’Allemagne, la Russie et l’Italie ont accepté les systèmes totalitaires. Elle a découvert certains aspects que les sociétés prétotalitaires ont en commun. Les facteurs les plus importants sont la solitude de masse et l’aliénation. L’homme prétotalitaire est isolé de son voisin, étranger à sa propre culture et à ses traditions, et manque de sens et de but dans sa vie. C’est assez courant dans nos pays occidentaux postchrétiens, comme Michel Houellebecq l’a montré mieux que quiconque.

Un autre facteur important est l’effondrement de la confiance dans les institutions (…) Un désir de transgresser par souci de transgression est aussi un signe d’un totalitarisme sur le point d’advenir. Arendt disait que dans les pays prétotalitaires, les élites étaient prêtes à détruire les piliers d’une civilisation pour la satisfaction de voir des gens qui avaient été exclus se faire une place.

Autre chose : une indifférence envers la vérité et une ardeur à croire n’importe quoi qui conforterait dans ses propres partis pris. (…) Quand les gens cessent de se préoccuper de savoir si leurs dirigeants leur mentent, ils sont prêts à accepter des mensonges systématiques qui leur volent leur liberté, mais qui leur donnent un sentiment d’appartenance, un sens, un but. (…)

Nous faisons l’erreur de croire que le totalitarisme implique un État stalinien (…) avec des goulags, une police secrète, de la torture. Or, ce n’est pas cela. En fait, même une démocratie libérale peut, en principe, être totalitaire. Une société totalitaire est une société dans laquelle le pouvoir politique est monopolisé par un seul parti ou une idéologie. (…)

Le gauchisme culturel militant (l’idéologie « woke ») (…) a été désigné comme le “successeur idéologique” du progressisme. Les élites ont accepté cette idéologie et emploient leur pouvoir à l’imposer à tous. Il n’y a pas de tolérance : si vous osez être dissident, ils utiliseront leur pouvoir pour vous punir, en détruisant votre réputation, votre entreprise ou votre avenir professionnel. Vous serez dénoncé comme raciste, homophobe, transphobe, et ainsi de suite. Vos amis pourraient vous laisser tomber par peur d’être accusés à leur tour. Tout ceci est malheureusement familier à ceux qui ont vécu sous le joug communiste. (…)

La chose la plus déroutante au sujet de la nouvelle idéologie “woke”  est que c’est une contrefaçon de la sollicitude chrétienne envers les plus faibles. En tant que chrétiens ou au moins en tant qu’héritiers d’une civilisation qui était jadis chrétienne, la plupart d’entre nous croient en l’importance de défendre les plus faibles, les parias, les victimes. Mais cette nouvelle idéologie essaie d’être plus chrétienne que le Christ, donnant aux victimes – ou plutôt, à ceux à qui elle octroie le statut de victime – la valeur ultime. Soljenitsyne disait qu’il avait appris au goulag que la ligne de partage entre le bien et le mal traversait le cœur de chaque être humain. La nouvelle idéologie, comme le communisme, place cette ligne de partage entre les groupes sociaux : pour les communistes entre les bourgeois et les prolétaires, pour les “woke” entre les hétérosexuels blancs chrétiens et tous les autres. La logique est la même. (…).

Le capitalisme de surveillance mise sur une observation étroite de tout ce que chacun de nous fait sur Internet, avec nos smartphones et nos ordinateurs, pour collecter des données sur nos habitudes et les utiliser pour mieux nous faire acheter des choses. Les entreprises collectent constamment une quantité vertigineuse de nos données personnelles, toutes légalement, et les utilisent à des fins marketing. Leurs algorithmes sont devenus extrêmement précis pour prédire ce que nous aimons et ce que nous allons probablement faire. C’est assez sinistre, mais nous l’acceptons comme une condition de la modernité. Très peu soulèvent des objections contre ces agissements. La plupart des gens semblent les apprécier, parce que cela rend la vie plus pratique.

Mais que se passera-t-il si ces données sont utilisées pour nous persécuter politiquement, comme c’est le cas en Chine ? Peut-être avons-nous la certitude que la loi nous en protégera, mais que se passera-t-il lorsque les sociétés “woke” décideront de ne plus avoir d’échanges économiques avec des gens qui conservent nos valeurs et croyances, comme l’indiquent les sites que nous visitons, les choses que nous lisons, les gens avec qui nous sommes amis sur les réseaux sociaux et ainsi de suite ? Kamila Benda, une ancienne dissidente anticommuniste à Prague, me disait qu’il n’y avait rien de tel que la collecte innocente d’informations. Toutes les choses que les gens au pouvoir – que ce soit au sommet de l’État ou à la tête d’une grande entreprise – apprennent sur nous peuvent être utilisées contre nous.  (…).

J’espère me tromper, mais je ne pense pas que nous pouvons arrêter ce qui arrive. Mais nous pouvons refuser que cela nous conquière. Dans un message de 1974 à ses partisans, juste avant que les Soviétiques ne l’expulsent de son pays, Soljenitsyne leur a dit que bien qu’il fût vrai qu’ils ne pouvaient renverser le système totalitaire, ils pouvaient au moins refuser de participer à la culture de mensonges. On peut ne pas pouvoir exprimer ses opinions en public, mais on peut au moins refuser de dire des choses en lesquelles on ne croit pas. C’est là que la résistance commence. Mais (…) nous pouvons faire plus que cela. Nous devons trouver le courage de dire non, de dire que nous ne sommes pas d’accord avec cette idéologie – l’idéologie du genre, la prétendue idéologie antiraciste (qui est en réalité une forme de racisme de gauche) et le reste. (…). Et, c’est tellement important, nous devons être préparés à souffrir pour la vérité. Les anciens dissidents m’ont dit que si nous n’étions pas préparés à souffrir, nous étions déjà vaincus. Nous devons aussi, comme les dissidents l’ont fait, former de solides petits groupes solidaires partageant un but commun, côte à côte quoi qu’il arrive. Nous avons besoin les uns des autres pour être assurés que nous ne sommes ni fous ni seuls.

Extraits de l’entretien dans Valeurs Actuelles du 3 juin 2021

Merci à EVR pour avoir déniché cet entretien.

 

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19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 09:52

La Fontaine aura 400 ans le 8 juillet 2021. Une fable sera au menu de Petrus Angel chaque semaine.

Aujourd'hui : l'huître et les plaideurs, par les Frères Jacques ... Les autres fables chantées par les Frères Jacques sont ICI.

Vos suggestions sont les bienvenues via les commentaires ...

Découvrez aussi la nouvelle page Facebook Avec Jean de la Fontaine ...

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5 juin 2021 6 05 /06 /juin /2021 12:24

Roman d' Anne Kurian

Un roman drôle et spirituel, écrit par une des plus jolies plumes du moment, à la découverte des incroyables mystères de l’au-delà.

Aujourd’hui est un grand jour ! Après s’être demandé toute sa vie ce qui se passait après la mort, Marie-Lou vient de passer de l’autre côté du voile. Commence alors la plus formidable aventure de toute sa vie… éternelle. Entre stupeur, crainte et émerveillement, notre héroïne va faire les rencontres les plus inattendues, découvrir les mystères de l’au-delà et vivre enfin ce fameux « jugement » qu’elle redoutait tant. La miséricorde aura-t-elle le dernier mot ?

Un roman initiatique, drôle et profond, sur les péripéties d’une âme face à la mort et à la vie éternelle.

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3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 17:51

L’après-crise du COVID ne semble pas se présenter sous des auspices très roses avec ses « pass sanitaires », ses contrôles en tout genre grâce à l’intelligence artificielle … Et pourtant, il existe des intellectuels qui voient les prochaines années d’une manière plus optimiste. C’est le cas de l’essayiste britannique David Goodhart qui, dans son livre La tête, la Main et le Cœur (éditions Les Arènes, 475p, 2020) critique la prédominance dans nos sociétés occidentales  du « travail cognitif » (la tête) au détriment des métiers manuels ou sociaux (la Main et le Cœur) et prédit une meilleure harmonie entre ces trois domaines dans les dix prochaines années.

En voici des extraits :

La plupart d’entre nous aimeraient que les choses reviennent à la normale aussi rapidement que possible (après la crise sanitaire), mais les prochaines années vont sans aucun doute être un moment charnière en matière politique dans les riches pays d’Europe et d’Amérique du Nord (…). Celle-ci va permettre à la Main (le travail manuel) et au Cœur (le travail du soin), (…) de récupérer par divers moyens une partie du prestige et des gratifications qu’ils ont perdus au fil des dernières décennies au bénéfice de la Tête (le travail cognitif).

La société occidentale est dominée depuis deux générations par des forces centrifuges qui ont diffusé le concept d’ouverture mondiale et de liberté individuelle, mais ont affaibli les liens collectifs et ont permis au travail de la Tête de s’approprier des gratifications indues, tandis que le travail de la Main et du Cœur perdait du terrain tant en matière de dignité qu’en matière de rémunération. L’économie de la connaissance a placé la méritocratie cognitive au centre de la hiérarchie des statuts, et ceux qui avaient eu la chance de recevoir un bagage cognitif conséquent ont pu s’épanouir pendant que de nombreux autres avaient l’impression d’avoir perdu leur place et leur sens.

De récentes tendances politiques, certainement renforcées par la pandémie de Covid-19, laissent penser que nous sommes en train d’intégrer une phase plus centripète dans laquelle l’État nation sera raffermi, et l’ouverture économique et culturelle un peu plus restreinte. Cette phase mettra en valeur le local, la stabilité sociale et la solidarité ; elle se montrera plus sceptique face aux revendications des représentants de la Tête, et plus sensible aux humiliations amères qui minent la société de la réussite moderne.(…)

Pour le dire en termes politiques, je vois cette crise, particulièrement en Europe, comme un élément qui va consolider une coalition inattendue – la préférence conservatrice pour le local, le national, le familial, d’un côté, et la prédilection de la gauche pour une augmentation des dépenses sociales et un certain collectivisme doublée d’un regain d’inquiétude pour l’environnement, de l’autre. (…)

L’une des forces motrices de changement est la pression politique de la part d’électeurs qui ne partagent pas les intérêts de la classe cognitive. Et d’autres tendances laissent penser que la Tête va bientôt affronter la Main et le Cœur à armes plus égales.(…)

Le monde politique va devoir affronter, dans les dix prochaines années, une vérité dérangeante. Les partis de centre gauche comme de centre droit parient sur une expansion des emplois sûrs, comme les emplois de cadres et les professions libérales. Les politiques de l’éducation et de la mobilité sociale sont fondées sur cette hypothèse. Et c’est presque certainement faux. L’économie de la connaissance n’a pas besoin d’être constamment alimentée en main d’œuvre savante. Et ce sont précisément les aspects les plus systématisés du travail dans les domaines du droit, de la comptabilité, de la médecine, de l’administration publique et ainsi de suite qui seront, dans un futur proche, vulnérables à la fois à l’intelligence artificielle et à l’exportation vers des économies à la main-d’œuvre moins rémunérée. Un comptable est bien plus facile à remplacer par un algorithme qu’un éboueur ou une puéricultrice.

La rapide expansion du secteur universitaire traditionnel des trente dernières années pourrait s’arrêter et s’inverser. Déjà, au Royaume-Uni, cinq ans après leur sortie de la faculté, presque un tiers des diplômés occupent des emplois qui ne demandent aucun diplôme (le pourcentage est le même aux États-Unis), et pour les jeunes hommes sortis d’universités ordinaires, du point de vue salarial, l’avantage d’être diplômé est quasiment nul par rapport à leurs homologues qui n’ont pas fait d’études.(…) L’automatisation a jusqu’à présent tué essentiellement des emplois ouvriers, mais l’intelligence artificielle commence à toucher les emplois intellectuels dans leurs aspects les plus routiniers. (…)

(L’idée que) la Tête, la Main et le Cœur, ou la réflexion, le travail manuel et les sentiments, sont séparés les uns des autres (…) n’est pas vraie, et l’ère cognitive souffre justement d’un cloisonnement trop rigide entre les trois. Une foule de métiers de la Main requièrent énormément de Tête. Matthew Crawford, le philosophe américain (…) et qui a quitté un laboratoire d’idées pour monter un atelier de réparation de motos, explique qu’il a trouvé le travail manuel spécialisé bien plus exigeant mentalement que son travail intellectuel sur la philosophie politique. Il décrit avec amour le raisonnement diagnostique qu’il utilise pour trouver la panne dans le moteur d’une moto italienne vintage – ce qui lui demande d’exercer son esprit logique, son expérience et parfois son imagination. C’est tout aussi valable pour la Tête et le Cœur.(…).

L’une des faiblesses persistantes des politiques libérales modernes consiste à trop s’appuyer sur un seul membre de ce triumvirat – sur un utilitarisme étriqué dépourvu de Cœur. (…). Au cours des dernières décennies, (la politique) a été trop dominée par une classe cognitive tournée vers la complexité cognitive et tout ce qui est quantifiable, ce qui a trop souvent conduit à un rationalisme et un économisme bornés. (…)

Les gens privilégiés, ou qui ont très bien réussi, ont souvent moins de raisons de se poser de grandes questions sur les valeurs ; ils dégagent parfois une certaine indifférence ou une impression d’invulnérabilité. Mais la perte et l’échec sont de bons professeurs. Dans La vie est belle de Franck Capra, ce n’est que lorsqu’il est au plus bas que James Stewart voit la vraie valeur de sa vie et de sa famille. (…)

Il nous faudra de la sagesse tout au long du chemin. On pourrait croire que ceux qui ont les processeurs mentaux les plus rapides étayent leur réflexion avec leur puissance cognitive et par conséquent sont les plus sages ; mais de volumineuses recherches révèlent que l’intelligence brute et la sagesse ne vont pas forcément de pair, en tout cas pas à tous les coups. (…). La sagesse s’exprime souvent en contrepoint de l’idéologie. 

Extraits du livre La Tête, la Main et le cœur de David Goodhart

Merci à EVR pour cette sélection.

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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 10:08
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30 avril 2021 5 30 /04 /avril /2021 11:46
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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 18:38

Jean de La Fontaine aurait 400 ans aujourd'hui.

Lisons-le ! Méditons-le ! Et écoutons-le avec les Frères Jacques !

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