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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 15:21

 

Edouard Philippe, l'actuel premier ministre, à la tête du gouvernement actuel donc, écrit en 2013 :

"Nous pensons qu'autoriser l'adoption plénière revient mécaniquement à créer une filiation fictive et sociale là où la filiation biologique n'est pas envisageable. Autrement dit, s'engager sur la voie de l'adoption plénière implique déjà la PMA, puis la GPA, pour les couples de même sexe. 
Au final, donc, nous ne sommes pas opposés à une loi qui permettrait le mariage et l'adoption simple pour les couples de même sexe, mais nous n'accepterons pas ce qui viendra après cette loi. Nous nous opposerons résolument à la PMA pour les couples homosexuels féminins, et à la GPA qui, au nom de l'égalité, ne manquera pas d'être réclamée par la suite."

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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 09:39

Un article d'actualité repéré par EVR. Merci à lui.

 

La possible extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples lesbiens et aux femmes seules annonce le retour des réformes sociétales. Derrière ces réformes se cache une vision du monde qui trouve ses racines dans des philosophies américaines que décrit l’universitaire Jean-François Braunstein, dans son dernier livre La philosophie devenue folle (Edition Grasset, 400p, 2018). Voici une critique de ce livre par le philosophe Robert Redeker : 

Les réformes sociétales - du « mariage pour tous » à l’« écriture inclusive» - mises en œuvre dans de nombreux pays occidentaux ces dernières années n'ont de réformes que le nom. Elles visent en réalité à bouleverser la structuration commune de la vie humaine et les fondements symboliques (au sens de ce mot pour la psychanalyse et d'autres sciences humaines) de l'individu, tout en charriant une nouvelle idée de l'homme. Le terme de réforme masque la portée de ces bouleversements. C'est de révolution anthropologique qu'il convient de parler. Une telle révolution n'est pas l'expression des caprices de Najat Vallaud-Belkacem hier ou de Marlène Schiappa aujourd'hui. Elle plonge ses racines dans les œuvres de théoriciens américains (…)

La ligne de combat est triple : le genre, qu'il s'agit de substituer au sexe ; l'animal, qu'on entend rendre égal à l'homme ; et la mort, qui serait transformée en événement technique. Trois intellectuels (deux américains et un australien) inspirent ces batailles : Judith Butler, Donna Haraway et Peter Singer.

Leurs livres sont pour le moins pittoresques. Dans les trois cas, l'affaire revient à expulser l'humanisme - qui suppose une différence ontologique entre les sexes, entre l'homme et les animaux, entre la vie et la mort - de la culture. L'humanisme est l'attitude d'esprit qui extrait l'homme du reste de l'univers, lui conférant par ce geste sa dignité, c'est-à-dire, au sens propre, son rang. Les courants de pensée et d'action issus de nos trois auteurs jettent aux orties cet humanisme et cette dignité.

Puisqu'il n'y a ni insularité ni privilège de l'homme dans l'univers, toutes les frontières sont appelées à être détruites. Ces courants prétendent en finir avec les différences imposées par la biologie et par la culture. Poussant la logique du genre jusqu'à son terme, la théorie « queer » suppose que l'on peut choisir son sexe et en changer à tout moment de sa vie. La négation de la différence entre les sexes s'articule à celle de la différence entre hommes et bêtes. Racontant son histoire torride d'amour physique avec sa chienne, Donna Haraway se fait, avec un véritable esprit de sérieux, grande prêtresse de la zoophilie. L'effacement des frontières entraîne également une justification de la pédophilie. Aux yeux de Singer, « les attitudes envers la pédophilie ou la zoophilie ne sont en rien différentes des attitudes anciennes à l'égard de l'homosexualité». Bref, ces tabous, liés aux monothéismes et aux découpages arbitraires de la réalité, seraient destinés à passer aux oubliettes.

Père de l'antispécisme, le philosophe australien utilitariste Singer se fait également le propagandiste de l'infanticide sur la base de la supériorité de certaines vies sur d'autres. Pour lui, la vie d'un chien en bonne santé aurait plus de valeur que celle d'un enfant handicapé ou qui rendrait difficile la vie de ses parents; d'où il serait pour cet auteur criminel de tuer ce chien et innocent de tuer cet enfant. L’antispécisme et la zoolâtrie conduisent à une préférence animale dans certaines situations. La notion de « qualité de la vie », utilisée pour justifier l'infanticide mais aussi l'élimination des personnes handicapées, voire improductives ou gênantes, déclasse le vieil héritage civilisationnel venu de l'Ancien Testament, honni par cette « philosophie devenue folle » : la vie comme essence absolue et sacrée.

Ici se révèle le cœur de ce dispositif : mener la guerre contre les essences, ces entités conceptuelles stables (l'homme, la femme, l'animal, la mort). Le mot « essentialisme » est devenu dans les débats de société - à l'image d'un autre, « populisme » - une accusation destinée à discréditer son interlocuteur, à l'éliminer de la conversation en faisant peser sur lui un double soupçon, celui de la bêtise et celui de la réaction.

En réalité, tout ce qui est humain n'existe qu'à l'intérieur de frontières qui délimitent ce que Pascal nommait la dignité - au sens propre : ce qui sépare - de l'homme. La guerre contre les essences et les frontières conceptuelles est une subversion destinée à mettre à bas l'humanité de l'homme.

Pareille folie est contagieuse. (Ces intellectuels américains sont les) inspirateurs de nombreuses réformes sociétales, de maints mouvements d'illimitation des droits, de l'état d'esprit d'une partie de notre société (…).Le langage quotidien lui-même est affecté par ces courants de pensée. On retrouve une partie du vocabulaire issu de cette galaxie intellectuelle chez nos gouvernants, quelques universitaires et de nombreux journalistes, ainsi que dans le néoféminisme, le véganisme et l'antispécisme. Or adopter un vocabulaire, c'est, parfois inconsciemment, soutenir un projet. (dans Le Figaro du 24 septembre 2018)

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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 09:44
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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 08:52
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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 08:32

Très attendu, l’avis du CCNE dévoilé ce 25 septembre est favorable à l’extension de la PMA à toutes les femmes. Mais il est également favorable, par exemple, à la recherche sur les embryons surnuméraires. Des propos qui n’ont pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux. 

(...)

Ces réflexions n’ont pas manqué de faire réagir sur les réseaux sociaux. Du côté des associations, la fondation Jérôme Lejeune demande aux parlementaires « de ne pas faire le jeu de l’industrie procréative et des laboratoires pharmaceutiques qui sont dans une logique de marchandisation de l’être humain. C’est le véritable enjeu, masqué par les débats sociétaux, de cette loi de bioéthique ». Sur Twitter, Alliance VITA appelle, « face au vide éthique », à une « mobilisation générale pour l’enfant ».

(...)

la suite sur  Aleteila...

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10 août 2018 5 10 /08 /août /2018 10:36

 

Voici la vidéo de la conférence du cardinal Sarah sur Humanae Vitae à l'abbaye de Kergonan, samedi dernier :

Michel Janva

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11 juillet 2018 3 11 /07 /juillet /2018 10:48

Écrit par Grégor Puppinck le .

« La contraception permettrait d’éviter les grossesses non désirées et, en conséquence, les avortements ».

 

Cet argument, qui a soutenu la politique des gouvernements successifs depuis l’adoption des lois Neuwirth et Veil, n’est pas confirmé par les données statistiques qui révèlent au contraire une corrélation proportionnelle entre taux de contraception et d’avortement.

Alors que des États dans lesquels la contraception est largement diffusée connaissent toujours un nombre élevé d’avortements, d’autres qui ont moins recours à la contraception, sont parvenus à contenir voire réduire considérablement ce nombre.

Parmi les pays d’Europe occidentale qui ont le plus fort taux de couverture contraceptive, dépassant 70 % des femmes en âge de procréer, figurent la France et les pays scandinaves, le record étant détenu par le Royaume-Uni qui dépasse 80%.

Or en France, non seulement le nombre d’avortements ne baisse pas mais il a tendance à augmenter : il est passé de 206.000 en 2003 à plus de 216.600 en 2013 selon l’INED ; dans la même période, le taux d’avortements, c'est-à-dire le nombre d’avortements pour 1.000 femmes en âge de procréer, est passé de 14,2 à 15,3‰, voire même à plus de 18‰ en Ile-de-France.

Il en est de même en Suède où le nombre très élevé d’avortements continue à augmenter, passant de 17,2 ‰ à 20,2 ‰ entre 1983 et 2014, et atteint même 29,6 ‰ chez les 20-24 ans. Le Royaume-Uni a aussi un nombre et un taux d’avortements élevés (plus de 16‰ au total et 28,7‰ à 21 ans), et 38 % d’avortements répétés.

En revanche, des pays qui connaissent une moindre diffusion de la contraception ont un nombre d’avortements faible et en baisse. Ainsi, le taux d’avortement en Italie est l’un des plus bas d’Europe : il a été réduit de plus de moitié entre 1982 et 2013, le nombre d’avortements passant de 234.801 à 102.644 par an.

Il y a ainsi une corrélation entre taux de contraception et d’avortement. Cela s’explique par le fait que la majorité des femmes qui ont recours à l’avortement étaient sous contraception lorsqu’elles sont tombées enceinte. En France, l’Inspection générale des affaires sociales observait en 2010 que « 72% des IVG sont réalisées sur des femmes qui étaient sous contraception, et dans 42 % des cas, cette contraception reposait sur une méthode médicale, théoriquement très efficace (pilule ou stérilet) ». Les chiffres sont comparables au Royaume-Uni.

Il apparaît ainsi que le développement de la contraception ne permet pas de réduire l’avortement en-deçà d’un seuil proportionnel au taux d’échec de la contraception. S’il y a effectivement moins de grossesses non désirées proportionnellement au nombre de rapports sexuels du fait de la contraception, le nombre de grossesses « non prévues » reste élevé et constitue un tiers des grossesses, bien que, dans 4 cas sur 10, les femmes concernées utilisaient une contraception à forte efficacité théorique. Parmi ces grossesses « non prévues », une plus grande proportion d’entre elles est interrompue par un avortement : quatre sur dix en 1975, contre six sur dix aujourd’hui, ce qui explique le maintien de l’avortement à un taux élevé. Le recours massif à la contraception accroît ainsi les comportements à risque, il exclut psychologiquement, mais pas biologiquement, le fait de devenir parent, et conduit à l’avortement.

L’utilisation massive de la contraception, comme de toute autre technologie, donne l’illusion de contrôler la nature et de pouvoir éviter les conséquences naturelles d’une relation sexuelle. Dès lors, l’éducation sexuelle à l’école est inadaptée lorsqu’elle réduit le sens de la responsabilité à l’usage de la contraception et du préservatif. Enseigner qu’une sexualité responsable consiste principalement dans l’usage de moyens techniques permettant d’éviter d’avoir à assumer les conséquences naturelles de ses actes est une forme d’éducation à l’irresponsabilité.

Ce « paradoxe de la contraception » explique aussi pourquoi l’avortement augmente en particulier chez les jeunes qui auraient surtout besoin d’une éducation à la responsabilité. L’exemple d’autres pays européens montre que c’est possible.

 

Grégor Puppinck est Directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice, Strasbourg. Source  Cet article a été initialement publié sur le site internet de Valeurs actuelles, sous le titre « Le paradoxe de la contraception ».

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1 juillet 2018 7 01 /07 /juillet /2018 07:12

 

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 10:45

 

Un article datant d'un an. Toujours actuel.

 

Toujours la République du Panthéon

Rédigé par Philippe Maxence le  

Toujours la République du Panthéon

L’annonce officielle par le Président de la République en personne du transfert de la dépouille de Simone Veil au Panthéon n’a étonné personne. Elle était en quelque sorte inscrite dans le parcours de l’ancienne ministre de la Santé, au moins depuis qu’elle avait endossé la loi dépénalisant l’avortement. On ne reviendra pas ici sur ce que nous ne cessons de répéter depuis le décès de Madame Veil. Quoi qu’il en fût de sa pensée personnelle et des limites qu’elle voyait à l’avortement, elle restera celle qui pour l’Histoire a ouvert la porte à une logique mortifère.

Bien avant sa propre mort, Simone Veil fut considérée comme la référence morale du système politique dans lequel nous vivons. Candidat malheureux à l’élection présidentielle, considéré par la grande presse comme proche des milieux catholiques conservateurs, François Fillon, par exemple, déclarait pourtant, alors qu’il était Premier ministre et que Simone Veil était élu à l’Académie française :

« La Maison du Quai Conti a choisi d’accueillir sous sa coupole une femme d’exception, une combattante de la dignité humaine. Simone Veil a marqué l’Histoire en permettant aux Françaises de maîtriser leur destin, mais elle est, plus largement, au cœur de tous nos concitoyens, le symbole du courage politique, de l’exigence nationale et de l’ambition européenne. Ses qualités intellectuelles et la richesse de sa personnalité apporteront à l’Académie l’expérience d’une très grande Française. »

Le Panthéon était donc, sinon la destination naturelle, du moins logique, pour Simone Veil.

Pourquoi le Panthéon ?

Le penseur catholique Jean Madiran l’a écrit naguère dans un petit livre au titre révélateur : La République du Panthéon (DMM) :

« Le Panthéon résume (…) et symbolise parfaitement, l’histoire moderne de la France contrainte à l’apostasie. »

Il précisait plus loin :

« Le Panthéon, parfait symbole, nous avertit. Il n’a pas été construit à côté de la cathédrale, comme la Sorbonne ou le Louvre, ou comme le château de Versailles. Il a été établi à la place d’une église : une église annexée, désacralisée, colonisée par un culte hostile à la tradition religieuse constitutive de la France. »

La suite...

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 07:59
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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 17:50

 

Tombée du nid et Petit à petit de Clotilde Noël

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24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 21:52

Eh oui...

1024x1024.jpg

 

Ainsi Terry Miller (première photo), qui se dit femme, a remporté les épreuves féminines de 100 mètres et de 200 mètres à l’université de Bulkeley, dans le Connecticut, établissant un nouveau record. En seconde position aux 100 mètres, un autre garçon qui se dit fille, Andraya Yearwood (deuxième photo, à droite).

 

920x920.jpgIl est évident que cela va se généraliser. C’était non seulement prévisible, mais prévu. Puisqu’il suffit de se dire femme pour concourir dans les compétitions féminines, et comme malgré les idéologues la femme n’y est pas l’égale de l’homme, pourquoi se gêner…

Mais maintenant que l’inévitable se produit, qu’est-ce qu’on fait ?

 

 

vu sur le blog d'Yves Daoudal

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 23:52

 

On entend pourtant dire que l’embryon et le fœtus humains ne sont pas des personnes et qu’ils ne sont donc pas sujets de droits. Ainsi ne devrait-on pas le même respect à l’être humain in utero qu’à l’être humain né, auquel seul serait conférée une dignité. Ce débat est un faux débat, dont il convient d’expliciter les termes (cf. L’embryon en question). En effet, l’argument se fonde sur le statut juridique de l’embryon en France. L’INSEE définit en ces termes la personne humaine : « Au sens du droit français, une personne physique est un être humain doté, en tant que tel, de la personnalité juridique. Pour jouir directement et pleinement de sa capacité (ou personnalité) juridique, une personne physique doit être majeure (sauf en cas d’émancipation avant l’âge de la majorité) et ne pas être en incapacité partielle ou totale (mise en tutelle ou curatelle) ; sinon cette capacité est exercée en son nom par un représentant légal.

La personnalité juridique consiste à être titulaire de droits et d’obligations, à être sujet de droits. La personnalité juridique s’acquiert à la naissance et se perd avec le décès. Au sens de la loi, l’embryon ou le fœtus, qui ne sont pas encore nés, ne sont donc pas des personnes au sens de la personnalité juridique. Pourtant, la loi tente de le protéger (notamment dans le cadre de la recherche sur l’embryon) insinuant qu’il n’est pas une cellule comme les autres. Mais pourquoi encadrer voire sanctionner les manipulations touchant à l’embryon si celui-ci n’a aucune personnalité juridique ? Selon le rapport explicatif, cette Convention « a pour but de garantir (…) la dignité et l’identité de l’être humain » Dans son préambule, il est écrit que : « l’Union se fonde sur les valeurs indivisibles et universelles de dignité humaine ». Un embryon ou un fœtus ne peuvent donc être victimes d’un homicide involontaire 15 Rappelons ici encore que la loi Veil dans son article 1er « garantit le respect de tout être humain dès le commencement de sa vie »

Le débat porte ici sur la personnalité juridique de l’embryon et non sur sa valeur intrinsèque. En effet, la personnalité juridique n’est qu’un statut, accordé et défini par la société. Il s’agit d’une convention qui n’est pas équivalente à la dignité inhérente à l’être humain. Il convient donc bien de distinguer ce qui relève d’un statut, déterminé par la société et dépendant d’une organisation sociale particulière ; et ce qui s’attache à la nature même de l’homme, ce qui fait sa valeur, ce qui lui est dû de manière universelle en raison de ce qu’il est. Un exemple permet de bien mettre en valeur cette distinction : dans les différentes sociétés où l’esclavage était autorisé, les esclaves n’étaient pas reconnus comme des personnes humaines et étaient dotés d’un statut juridique inférieur ne leur reconnaissant aucun droit ; étaient-ils pour autant, en eux-mêmes, des hommes moins dignes de respect ? Cette infériorité de valeur était-elle réelle ou décidée arbitrairement par la société ? De la même manière, est-ce parce que l’embryon, ou le fœtus, ne possèdent pas le statut de personne qu’ils ne sont pas dignes de respect, comme tous les autres membres de la famille humaine ? La question n’est donc pas tant de savoir si l’embryon est ou non une personne que de se demander s’il est légitime, pour le droit, d’accorder une valeur différente aux êtres humains en raison de qualités, physiques ou intellectuelles (handicap, étape de développement, etc.) . L’Histoire est pleine de pages sombres où le législateur a voulu établir une hiérarchie entre les êtres humains sur la base de telles ou telles caractéristiques : esclavage, racisme, promotion de la race aryenne, etc. La mémoire de ces épisodes exige de nous une plus grande prudence et un plus grand respect de tout être humain. Certes l’embryon reste bien mystérieux : pour lui, être humain vulnérable au tout premier stade de son existence, plus que pour tout autre, le principe de précaution doit être appliqué si l’on ne veut détruire dans l’œuf notre sens de l’humanité. D’ailleurs l’embryon et le fœtus, qui, dans certains cas, ne sont pas des personnes juridiques (cf. Une dépénalisation jurisprudentielle : l’enfant à naître ne peut jamais être victime d’un homicide), peuvent pourtant par exemple hériter en cas de décès du père durant la grossesse (voir Code des assurances, article L.132-8).

La dignité de l’embryon dépend-elle du « projet parental » ?

On a vu apparaître ces dernières années un autre argument d’après lequel l’embryon, dépendant de ses parents pour sa conception, ne peut être tenu pour respectable que lorsqu’il fait l’objet d’un « projet parental », c’est-à-dire uniquement si ses parents désirent sa naissance. Élaboré pour souligner les dimensions non biologiques du fait de devenir parent (dans le cas d’une adoption par exemple), le concept de « demande parental » (loi de bioéthique de 1994) qui a évolué en « projet parental » (loi de bioéthique de 2004) a été introduit dans les lois de bioéthique françaises, sans être défini, pour légitimer toute utilisation de l’embryon, notamment dans le cadre de l’assistance médicale à la procréation (AMP) ou de la recherche sur l’embryon. Dans le contexte du recours à l’avortement, il est invoqué pour légitimer certaines IVG au motif que la grossesse n’est pas désirée. Il pose pourtant de graves questions éthiques car il introduit un relativisme radical dans la détermination de la dignité humaine. Avec ce concept, on oublie en effet qu’au-delà du « projet parental », il y a une réalité, un être humain, dont l’existence ne dépend pas de la reconnaissance que veulent bien lui accorder les parents. Faire reposer la dignité de l’être humain non plus sur son existence effective mais sur le projet des parents, c’est affirmer que la dignité n’est pas inhérente à l’être humain mais qu’elle dépend de la volonté, des projets, du regard que les autres portent sur cet être. Mais alors comment justifier le fait que, suspendue à un « projet parental », l’humanité d’un embryon puisse un jour être reconnue et le lendemain désavouée réduisant ce même embryon à un amas de cellules ? N’est-il pas redoutable de faire dépendre le respect de la dignité de chacun du bon vouloir d’autrui ? La personne humaine ne doitelle pas être respectée pour elle-même et en elle-même, comme sujet unique possédant en soi-même une valeur intangible ? Par ailleurs, ce concept, dont la toute puissance aujourd’hui a de quoi nous alerter, ne mène-t-il pas, en sacralisant le désir parental, à l’avènement d’un « droit à l’enfant » qui chosifie l’enfant ?

L’embryon, ou le fœtus, sont-ils une partie du corps de la femme ?

La dépénalisation de l’avortement fut à l’époque revendiquée par les féministes au nom du « droit à disposer de leur corps ». Il est aujourd’hui toujours farouchement défendu comme tel, ce qui explique sa banalisation. Pourtant, biologiquement, l’enfant n’est pas une partie du corps de sa mère : il en est l’hôte. La preuve en est : l’enfant a un patrimoine génétique distinct de celui de sa mère ; il peut même, en cas de dysfonctionnement du corps de sa mère, produire des anticorps ; il continue à se développer normalement même si la mère est dans le coma, comme le montre cette première médicale répercutée par la presse en octobre 2009 (cf. Synthèse de presse Gènéthique du 12/10/09). Certes, l’enfant in utero dépend totalement de sa mère mais pas plus qu’un nourrisson qui est notamment incapable de se nourrir seul. Pourquoi donc le « droit de la femme à disposer de son corps » supplanterait-il celui de l’enfant à vivre, droit fondamental de tout être humain ? La liberté de la femme est donc objectivement limitée par l’impossibilité de disposer de la vie et du corps humain de cet embryon qui est bien distinct de son propre corps. « Syndrome post-abortif » : l’avortement en question ? Il semble par ailleurs difficile de parler de « libération de la femme » au regard des séquelles, notamment psychologiques 16 , que laisse l’avortement chez les femmes qui y ont recours.

L'article complet est sur Genetique.org

 

 

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 09:34

 

Message à La Croix : Avortement, on a truqué les chiffres

Le Dr François Volff, Président de l'Acpervie (Association des chrétiens protestants et évangéliques pour le Respect de la Vie) nous fait part du message envoyé à la rédaction du quotidien le 26 novembre 2014 (et non publié) suite à un article évoquant les avortements clandestins avant la loi Veil :

Unknown-27"J'ai fait ma thèse de médecine sur la contraception en 1969. Je ne me suis jamais désintéressé de la question.

Je lis dans La Croix du 26, sous la plume (bien venue) de Mme Cécile Jaurès, que les avortements clandestins tuaient, avant la légalisation, sept femmes par jour! Bien que plus modéré que celui de 20 000 mortes par an avancé par la propagande, ce chiffre est faux. Voici textuellement ce qui était enseigné en Médecine Légale en 1966:

"La seule statistique valable est due au juge d'instruction GOLETI qui avait relevé toutes les informations judiciaires qui s'étaient succédées entre 1947 et 1953 relatives aux avortement criminels. Elle fait état de 350 à 492 informations par an, avec un nombre d'avorteurs inculpés variant suivant les ans entre 150 et 276. La même statistique en 1954 fait état de 460 avortements dont 45 mortels."

Dans la Revue du Praticien du 11 Février 1974, on lit, sous la plume de E.Hervet, (p 639):

"Aux entretiens de Bichat 1973, Monrozies fit un exposé, fortement nourri de statistiques, sur la mortalité et la morbidité comparative des avortements clandestins et des avortements légaux. Il plongea dans la stupéfaction et dans le désarroi les nombreux journalistes présents dans la salle, en indiquant des chiffres sensiblement voisins.

"A ces journalistes qui demandaient, à l'issue de la conférence, des explications, il a été facile de dire qu'ils s'étaient laissé abuser pendant des années sur la gravité réelle de l'avortement clandestin. Ils avaient préféré entendre les voix qui dénonçaient cet avortement comme un fléau national avec son cortège de 6000 à 10 000 morts chaque année. Ils n'avaient pas entendu les voix, à vrai dire moins retentissantes qui contestaient la réalité de ce massacre, et fixaient à quelques dizaine de morts les avortées, chaque année, c'est à dire à un chiffre cent fois moindre".

Dans un article du 20 mars 2018, La Croix s'accroche à cette propagande en évoquant les 150 000 avortements clandestins par an en Pologne...

lu dans le salon beige

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 15:56

 

« Fêter les mères, c’est accueillir la Vie »

De Choisir la vie :

"Malgré les bouleversements engendrés parfois par l’annonce d’une grossesse ou les difficultés rencontrées dans l’accueil d’un nouveau petit être, la naissance d’un enfant reste une source de joie profonde, comme peuvent en témoigner de nombreux parents.

Ainsi, la Journée Nationale pour la Vie fut créée pour célébrer la valeur de toute vie humaine et la grandeur de la maternité. Proposée par saint Jean-Paul II dans L’Évangile de la Vie en 1995, elle fut fixée par le Conseil Permanent des Évêques de France le jour de la fête des mères, cette année le dimanche 27 mai 2018.

Pour la 18e année consécutive, Choisir la Vie, en partenariat avec la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (CNAFC) la Famille missionnaire-l’Évangile de la Vie (EDV), et le mouvement des Veillées pour la Vie, a souhaité promouvoir cette journée au travers de diverses actions organisées dans de nombreux départements (distribution de tracts, collage d’affiches et d’autocollants, organisation de conférences et de quêtes en faveur des maisons d’accueil pour femmes enceintes en difficulté...).

Plusieurs équipes de Choisir la Vie ainsi que de nombreux bénévoles se sont ainsi mobilisés ces derniers jours pour participer à la grande campagne de sensibilisation à la beauté  de la maternité et l'accueil de la Vie. Sensibilisation plus que jamais nécessaire à l'heure où les derniers bastions pro-vie sautent, à savoir l'Irlande qui hier, par  référendum, a décidé de légaliser l'avortement."

 Lien permanent 

Retrouvez les mères sur Petrus Angel...

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23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 18:58

 

France 3 a diffusé ce soir un reportage sur le référendum sur l'avortement en Irlande.

La parole n'a été donnée qu'aux partisans du "oui".

 

France Info s'est intéressé aux militants pro-vie d'Irlande, qui appellent à voter non au référendum sur l'avortement :

"Kathryn Egan ouvre délicatement sa main. "Vous voyez, c'est à ça que ressemble un bébé à douze semaines", dit-elle. Au creux de sa paume, cette Irlandaise de 62 ans tient un petit objet rose en plastique. Il s'agit d'une représentation d'un fœtus aux yeux fermés, les membres recroquevillés. "Oh, je ne savais pas, je n'avais jamais vu ça..." répond une habitante debout sur le seuil de sa maison, en se penchant pour observer l'objet."C'est normal, ni les médias ni le gouvernement ne montrent ça", reprend la militante "pro-vie", en remettant l'accessoire dans sa poche.

Durant deux heures, la banquière et son binôme, Félin Donelly, un médecin généraliste, quadrillent un lotissement du nord-ouest de Galway, dans l'ouest – conservateur – de l'Irlande. Dans la fraîcheur de ce début mai, les deux bénévoles pour le groupe anti-avortement Love Both ("Aimez les deux", autrement dit la mère et "l'enfant à naître") se déplacent de maison en maison pour diffuser leur "propagande", comme ils la nomment. Ils sondent les habitants en vue du référendum du 25 mai. Les Irlandais doivent en effet se prononcer sur l'abrogation du 8e amendement de la Constitution, qui interdit l'avortement dans le pays, sauf en cas de danger de mort pour la mère.

"J'ai rencontré tellement de femmes inconsolables après avoir avorté. En tant que médecin, on ne peut ignorer cette souffrance", souffle Félin Donelly, 50 ans, en glissant un tract dans une boîte aux lettres. "Cette souffrance nous y faisons très attention, assure Kathryn Egan, en frappant à une nouvelle porte. Le bébé en plastique, on ne le sort pas tout le temps. Pour les femmes qui ont eu une fausse couche, cela peut être très violent. On essaye de voir quelle personne se trouve face à nous."

Comme eux, environ "3 000 personnes" dans le pays militent activement pour le "non" à l'abrogation du 8e amendement, selon les chiffres d'un responsable de la campagne. Un vote positif permettrait au Parlement de légiférer et d'élargir l'accès à l'avortement. Pour le moment, le gouvernement de Leo Varadkar du parti Fine Gael (centre-droit), à l'initiative de ce référendum, s'est prononcé pour légaliser l'avortement jusqu'à 12 semaines, comme le Sinn Féin (républicanisme irlandais), le Labour (gauche) et le Parti vert (écologiste).

Depuis l'annonce du référendum il y a deux ans, des centaines de militants "pro-vie" se sont mis en ordre de marche. A Galway, des affiches géantes de fœtus et d'échographies couvertes de chiffres et de slogans bordent désormais l'allée principale de la ville. On y voit un nouveau-né "surpris" d'apprendre qu'on souhaite "légaliser l'avortement jusqu'à six mois", ou invitant les Irlandais à "rejoindre la rébellion".

Les "pro-vie" mènent une guerre de communication, avec un discours millimétré pour contrer les "pro-choix". La référence au Royaume-Uni, l'ancien colonisateur et pays où de nombreuses Irlandaises vont avorter, est permanente. "Un enfant sur cinq est avorté en Grande-Bretagne", "depuis la légalisation de l'avortement en Grande-Bretagne, le taux d'avortement a explosé", répète en chœur un groupe de jeunes militants à la sortie du cinéma de Galway, encore animés par la projection d'un film sur un médecin américain pratiquant des avortements, condamné en 2013 pour le meurtre de bébés nés en vie. [...]

"Les pro-avortement n'arrêtent pas de parler de choix mais ils n'évoquent que celui de l'avortement", dénonce Patrick Finegan, fils de fermier aux boucles blondes. "Est-ce que tuer un enfant est la solution ? Le 'bébé à naître' n'a lui jamais le choix !" s'indigne le jeune homme de 21 ans, membre d'une association d'aide aux enfants trisomiques. "Il y a plein d'autres façons d'aider les femmes qui ne veulent pas de leur enfant, pensez à l'adoption, renchérit son ami Radko Vykukal, 22 ans. Depuis la légalisation du mariage gay [en 2015], la demande d'enfants est d'autant plus grande. [...]"

 Dans le salon beige 

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27 avril 2018 5 27 /04 /avril /2018 10:38
 
Fin des états généraux de la bioéthique, mais toujours vigilants :
Les Sentinelles place Vendôme

Des Sentinelles de Paris :

"La mobilisation pour un monde où la dignité de l’homme et l’intérêt de l’enfant et de la famille peut prendre de multiples formes. De nombreuses Sentinelles, comme d’autres citoyens, ont activement participé aux états-généraux de la bioéthique, en y portant la voix de celui qui ne peut pas parler, qui est instrumentalisé par le désir des puissants, des nantis. Là étaient certains enjeux. Les Sentinelles espèrent y avoir servi avec loyauté une conception exigeante du bien commun.

La place Vendôme a vu (un peu) moins de Sentinelles se tenir debout face à ce symbole d’un pouvoir (dévoyé?) qu’est le ministère de la justice. Il est temps qu’elles reprennent ce chemin, qu’elles y reviennent pour y montrer que leur détermination est intacte face aux menaces toujours perceptibles dans ce monde qui érige le marché comme seul arbitre.

Les Sentinelles restent debout, quelles que soient les formes que prendront leurs luttes au quotidien.

Plus nombreuses que ces derniers temps, elles veilleront le 9 mai au soir place Vendôme, pour conclure la participation citoyenne aux états-généraux de la bioéthique qu’elles avaient commencé debout aussi le 18 janvier dernier. Rien ne changera dans leur mode d’action : se tenir éloigné les unes des autres, rester silencieuses, ne troubler en rien l’ordre public, ne porter aucun signe distinctif, expliquer avec bienveillance aux passants qui les interrogeront les raisons personnelles qui font qu’elles se tiennent debout. Vous pouvez bien sûr les rejoindre et veiller vous aussi, dix minutes ou deux heures, en fonction de vos possibilités.

Vous inscrire sur l’évènement facebook n’est pas indispensable. Vous êtres les bienvenus"

Lu dans le salon beige

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2 mars 2018 5 02 /03 /mars /2018 15:29

 

Les gros média se font l'écho de la nouvelle pétition en faveur de l'euthanasie.

Petit média, Petrus Angel se fait l'écho du manifeste de la SFAP: 

 
Manifeste de la SFAP : Soulager et accompagner OUI. Donner la mort NON.

La Société Française d'Accompagnement et de Soins Palliatifs publie un manifeste à signer en ligne :

«Quand on me présente quelque chose comme un progrès, je me demande avant tout s'il rend plus humain ou moins humain», George Orwell

Inlassablement les projets et propositions de loi, les tribunes et les pétitions viennent et reviennent encore réclamer la légalisation du droit à mourir. Inlassablement nous sommes sollicités, interrogés, auditionnés pour donner notre avis et exposer nos arguments.

Nous soignants et bénévoles de la Société Française d'Accompagnement de Soins Palliatifs (SFAP) fédérons 10 000 soignants et 6 000 bénévoles, en contact quotidien avec des milliers de personnes en fin de vie et leurs proches, sommes opposés à une telle législation :

  • Elle viendrait à rebours de la révolution palliative en cours et des progrès sans cesse enregistrés dans le soulagement et l'accompagnement des personnes en fin de vie depuis 30 ans.
  • D'expérience très peu de patients nous disent souhaiter mourir et bien moins encore nous le redisent lorsqu'ils sont soulagés et accompagnés. Une « liberté de mourir » qui serait motivée par une souffrance non soulagée ne serait pas un choix libre. Alors même que les recommandations pour la mise en œuvre de la Loi Claeys-Leonetti de 2016 ne sont pas encore publiées, il nous semble essentiel de ne pas accroître la vulnérabilité des personnes malades par des évolutions législatives permanentes.
  • Une telle loi impliquerait de graves changements de notre pratique. Comment la transgression, même exceptionnelle, de l'interdit de tuer, pourrait-elle être sans effet sur ceux dont la mort approche et ceux qui les soignent? Une liberté donnée à un malade qui conduirait un soignant à donner la mort est-elle réellement l'exercice de l'autonomie?

Par ailleurs, nous  refusons  de nous laisser enfermer dans ce débat binaire qui réduit la question de la prise en charge des patients en fin de vie à celle de l'euthanasie. Nous voulons promouvoir les valeurs qui nous rassemblent et qui sont le cadre de référence des soins palliatifs. Elles donnent du sens à notre travail et sont autant de balises, utiles au quotidien comme en temps de crise dans un monde complexe et en constante évolution.

  • Les valeurs professionnelles du soin. Des valeurs d'humanité, d’attention et de sollicitude envers les personnes qui souffrent et ceux qui les entourent, de respect du déroulement de la vie en  préservant sa qualité jusqu'à la fin. Le contrat de confiance qui unit les soignés et les soignants interdit à ces derniers de faire du mal volontairement à autrui et plus encore de faire mourir.

Ces valeurs du soin et du non-abandon fondent le mouvement des soins palliatifs qui considère  la mort comme un processus naturel et non comme le résultat d'un geste volontaire. Donner la mort n'est pas un soin.

  • Les valeurs humaines de l’accompagnement. Des valeurs partagées par tous les acteurs, soignants ou bénévoles, simplement parce que l’autre, le souffrant, est une personne qui requiert écoute et présence.
  • Les valeurs personnelles de nos adhérents : pour certains le respect de la vie, pour d’autres le refus de la toute puissance que serait le pouvoir ultime de donner la mort, pour d’autres encore une certaine humanité.

Toutes ces valeurs fondent un choix de société : Non pas une société  ultra libérale de l’individu autonome, indépendant de tous, maîtrisant sa vie et sa mort mais une société de la solidarité et de l'interdépendance prête à secourir la fragilité, une société du Care."

Source

>>>  L'euthanasie sur Petrus Angel

 

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19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 08:20
 


La tribune publiée dans le Monde le 16 janvier par 110 signataires, recrutés de façon disparate pour donner l’illusion du nombre, annonce la couleur dès son titre, celle d’un mensonge : « On ne peut plus ignorer les enfants nés par GPA ».
A moins qu’ils ne connaissent rien à la question de la GPA, les signataires ne peuvent en effet ignorer que les enfants nés de la GPA à l’étranger ont un acte de naissance, dressé dans leur pays de naissance, et que la filiation indiquée par cet acte de naissance est et a toujours été reconnue par la France (y compris lorsque la Cour de cassation faisait encore son travail et refusait la transcription des actes sur les registres français d’état civil).
Preuve en est que ces personnes désignées comme parents exercent leur autorité parentale, vivent et éduquent les enfants ; ils intentent des actions en justice en leur nom !
Parler d’enfants fantômes est un mensonge bien commode pour ceux qui souhaitent légaliser le trafic des mères porteuses.

La Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France sur le constat erroné que la filiation des enfants ne serait pas reconnue, ce qui est faux. Si le gouvernement français n’a pas fait appel de ces condamnations, c’est parce qu’il tient un double langage sur la GPA : non en théorie, mais en pratique il laisse faire en toute impunité.

La suite...

Résultat de recherche d'images pour "Juristes pour l’enfance"

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 15:08

par Cyril Brun

            Faut-il encore reparler du Téléthon ? La question soulevée en 2006 par l’observatoire du diocèse de Toulon et remise sur le tapis par la décision de l'enseignement catholique de Lozère, mérite d’être élargie. L’ambiguïté du Téléthon  se retrouve à plus d’un endroit de la société. Bien des organismes, bien des entreprises, bien des lois ont tout à la fois des conséquences bonnes et mauvaises. La polémique autour du Téléthon pourrait donc être généralisée à l’ensemble des entreprises humaines litigieuses. Au fond quelle est la question ? Toujours la même. L’action entreprise nous conduit-elle vers le bien ou non ?  Conduit-elle celui qui la réalise et conduit-elle celui qui en bénéficie ? Au fond, il ne saurait y avoir d’autre question. Une fois dit cela, tout reste cependant à faire, car chaque situation est unique.
         Il appartient, en effet à chacun de prendre seul face à lui-même, c’est-à-dire en conscience, la décision qui engagera, devant les hommes et devant Dieu, sa responsabilité. Nous avons souvent tendance à nous réfugier derrière la société et par là même à nous excuser de ne pas faire les choix que nous voudrions, parce que le monde est ainsi fait. Mais en réalité, la société en tant que telle ne pose pas d’acte, c’est toujours un homme en tant que sujet qui, au sein de cette société, pose un acte, prend une décision. Que cette décision soit personnelle, collective ou au nom de la communauté, de la société, de l’État, ne change rien au fait que ce n’est pas la société qui agit, mais un homme ou un ensemble d’hommes. Au final, c’est toujours MOI qui pose un acte et qui en suis responsable. J’aurai beau accuser la société, elle n’ira jamais répondre devant un tribunal. C’est moi qui serai face au juge, face à mes enfants, face à mes proches, face à Dieu, pour répondre de mes actes.
 

La suite sur Infocatho...

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24 novembre 2017 5 24 /11 /novembre /2017 09:50

 

Témoignage vidéo de Mgr Aillet pour les Veillées pour la Vie“Dieu nous a appelé à la Vie !” “Dieu nous rejoins dans notre vulnérabilité pour nous revêtir de sa puissance divine d’immortalité…” 

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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 09:12

Quelques articles :

Entretien avec Emile Duport

Une théorie presque confessionnelle

Les articles de Petrus Angel bien sûr ...

 

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 12:00

 

La romancière Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot (qui paralyse progressivement le corps), s’est rendue en Belgique pour se faire euthanasiée. Elle est morte ce lundi 2 octobre. Dans ce pays, la pratique de  l’euthanasie active est autorisée par la loi. Cette affaire fortement médiatisée a relancé le débat en France où cette pratique est toujours interdite. « La liberté de mourir » a titré le journal Libération du 14 septembre 2017. 

Chantal Delsol, philosophe, membre de l’Institut, met en garde contre cette tentation de demander à la loi de remplacer la conscience.

  

La question de la fin de vie interroge et parfois met en cause les principes fondateurs. (…)

Les débats autour de cette question marquent avec acuité les métamorphoses des mentalités dont nous sommes les acteurs et les témoins.

Curieusement, on observe ici à la fois une radicalisation de l’individualisme et un effacement de la conscience personnelle. L’individu souverain voudrait avoir désormais la maîtrise totale de son destin : puisque je dois encore mourir (pas pour longtemps, nous promet le posthumanisme), au moins que je sois sûr d’en choisir le moment.

La loi morale élémentaire, antique et universelle, « Tu ne tueras pas », se donne partout des exceptions. Dans toutes les sociétés, ce sont la guerre et la peine de mort : les sociétés s’estiment fondées à tuer ceux qui les menacent. La modernité tardive, qui rejette avec dégoût la peine de mort et la guerre, et simultanément légitime l’IVG, même à un stade avancé de la grossesse, et l’euthanasie, marque par là la métamorphose des critères. Ce n’est plus la survie ou la sécurité de la société qui peut légitimer une exception au « Tu ne tueras pas », mais le refus de la souffrance individuelle (physique ou psychique).

Les lois sur la fin de vie vont cependant plus loin que ce déploiement de la souveraineté individuelle. Outre qu’elles traduisent un déplacement des critères de valeur, elles traduisent aussi un rabaissement de l’idée de conscience personnelle.

Les principes moraux élémentaires sont surplombants ; et pourtant toujours récusables par la conscience personnelle, dans des cas tragiques et au prix d’un débat intérieur. Les cas d’euthanasie existent et ont toujours existé. Dans des situations si singulières et si graves, des consciences individuelles prennent une décision. Mais on voudrait que cette exception au « Tu ne tueras pas » soit légalisée, qu’elle ne soit plus à la merci de la conscience personnelle. On voudrait que les individus jetés dans ce drame puissent appliquer une loi et ainsi s’exempter de l’angoisse de se prononcer, de la responsabilité et des éventuels remords. Le cas est le même pour l’IVG, pour laquelle nous recherchons toujours plus de loi déterminante, toujours moins de réflexion individuelle. Il y a là une récusation du tragique humain, une volonté de passer à la toise de la loi les situations les plus complexes. Dans les directives anticipées aussi, c’est la conscience personnelle qui se trouve dévalorisée, contrairement à ce que l’on pense : car je ne peux jamais préjuger de ce que je déciderai en situation limite ; dans cette situation, sans doute trouverai-je des ressources dont aujourd’hui je n’ai même pas idée ; une personne n’est pas une essence immuable, mais une entité en perpétuel développement.

La demande de légalisation toujours plus précise indique la persistance du positivisme juridique, déjà si présent au XXe siècle : la morale, ce ne serait rien d’autre que la loi positive, et ce qui est permis par la loi serait forcément bon — que l’État dise le Bien et nous ne nous poserons plus de question ! Au fond, nous voulons peut-être oublier que l’éthique traduit un perpétuel débat intérieur et extérieur — qu’elle engage notre responsabilité de personne libre, bien davantage que notre docilité de citoyen.(…)

 Les voix continuent à s’élever pour que nous adoptions les lois de certains pays voisins sur le suicide assisté. Ce qui est en jeu, c’est le maintien ou la récusation de la culture de vie qui anime le judéochristianisme depuis les origines, et pas seulement le sacre de la volonté individuelle. Car la Belgique en est déjà à programmer l’euthanasie des malades inconscients et des enfants : on bascule vite de l’« eugénisme libéral » (Habermas) à la suppression des “hommes en trop”. Pour nous tenir à cet équilibre précaire et éviter de tomber dans des extrêmes qui nous répugnent, il nous faudra argumenter sans cesse et demeurer nous-mêmes dans la modération.             (In Valeurs actuelles du 26 mars 2015).

Merci à EVR

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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 11:04

Il y a un an Clotilde Brossollet dénonçait les facilités offertes, par la réforme Justice pour le 21ème siècle, pour le changement de sexe à l’état civil. Depuis, à l’étranger, plusieurs femmes ayant l’apparence d’hommes ont accouché d’un enfant. Pourtant, en France plus rien ne s’y oppose. Retour sur une réforme de la justice qui s’affranchit de la loi naturelle.

Il était une fois, un monde merveilleux, celui de Magaly Lhotel. Un monde dans lequel, les enfants pourront naître de corps aux apparences masculines. Ce monde n’existe pas encore mais, on peut compter sur l’avocate pour le faire advenir au plus vite. D’ailleurs, elle n’est pas seule dans son combat. Elle est soutenue par toutes les associations défendant les droits des LGBT ; Lesbiennes, Gay, Bi, Trans …

Leur revendication est claire, faciliter les procédures de changement de sexe à l’état civil pour les personnes transsexuelles, personnes qui ont subi des transformations physiques pour changer de sexe et pour les personnes transgenres, personnes qui vivent avec le sentiment d’appartenir à l’autre sexe que celui de leur naissance.

Les associations militent pour que la procédure de changement de sexe se fasse devant un officier d’état civil, sur une simple déclaration, sans prise en compte de la situation médicale.

Et c’est dans la question médicale que réside tout le problème. Car jusqu’à présent, toute personne, désireuse de changer de sexe, devait passer par une opération au caractère irréversible. J’explique : une opération de changement de sexe conduit au retrait obligatoire des organes reproductifs du sexe antérieur. C’est ainsi qu’une femme devenant homme perdait dans l’opération ovaires et utérus. Et les associations LGBT de dénoncer une stérilisation forcée au nom de l’atteint à la vie privée.

Bref, ce que voudraient les LGBT, c’est qu’une femme présentant l’apparence d’un homme mais ayant gardé son utérus puisse être enceinte !

Cher auditeur, imagine un peu la scène ! Celle de l’enfant comprenant que l’homme qu’il a devant lui est celui qui l’a porté dans son ventre pendant neuf mois. Et là, les mots nous manquent, papa, maman ? Comment nommer cet être hybride ? Paman, mapa ? Le problème des mots est un beau révélateur du délire vers lequel les associations LGBT veulent nous conduire. La Sécurité sociale se retrouvera donc avec des dossiers d’hommes, considérés comme tels par l’état civil, mais enceinte : Monsieur Alain X arrêté pour congé maternité.

Cher auditeur, nous pourrions rester sereins, considérer la revendication comme une folie douce, si folle qu’elle en serait sans danger. Mais Magaly Lhotel s’attelle à rendre réel son monde merveilleux où transgenre et transmaternité se normaliseraient. Dans le cadre de la discussion sur le projet de loi « Justice au XXIème siècle », un amendement a été déposé par le député socialiste Erwan Binet. Erwan Binet ! Rappelle-toi, cher auditeur, Erwan Binet, nous l’avons déjà croisé sur notre chemin de défense du bien commun. C’est ce député socialiste qui se dit catholique et a été le rapporteur de la Loi Taubira, celle du mariage pour tous !

La suite...

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 08:14

 

Retrouvez-la sur Petrus Angel

Nombre de ses écrits y sont téléchargeables

 

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