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16 décembre 2018 7 16 /12 /décembre /2018 10:54

L’éducation par l’art: savoir regarder, le début pour apprécier le bel amour ?

© Shutterstock
 

À l’occasion de la sortie du livre de Sophie Roubertie, "Apprendre à voir - La vie dans l’art", Sophie Roubertie évoque l’éducation à l’émerveillement et à la vie affective.

Le 24 février dernier, le Pape invitait les membres de la « Diaconie de la beauté » à « faire connaître la gratuité de la beauté », à « encourager un style de vie prophétique et contemplatif, capable d’aider à apprécier profondément les choses sans être obsédé par la consommation » et « à servir la création et la préservation « d’oasis de beauté » dans nos villes trop souvent bétonnées et sans âme ». Prendre le temps de regarder une œuvre d’art, n’est-ce pas un bon début pour revenir au beau ? Sophie Roubertie, rédactrice culture dans le magazine adressé aux enfants Actuailes et formatrice pour le parcours sur « l’éducation affective par l’art » proposé par Ichtus, utilise les œuvres d’art pour amener les jeunes à découvrir les secrets de la beauté et ses bienfaits. C’est aussi un moyen de s’arrêter pour prendre le temps de voir et de s’émerveiller. Son livre répertorie quarante œuvres choisies et les décrit par des textes courts parfois poétiques. Une base solide pour une bibliothèque destinée à parcourir le temps, à partager entre petits-enfants et grands-parents, à l’école ou en solitaire, dans un dialogue avec l’artiste.

Aleteia : Que contient votre livre Apprendre à voir, comment sont présentées les œuvres d’art et à qui s’adresse-t-il ?
Sophie Roubertie : J’ai repris les chroniques écrites depuis cinq ans dans Actuailes et a germé l’idée d’en regrouper un certain nombre dans un livre car cela correspondait à une demande. Certains lecteurs les imprimant mais la qualité de l’image n’est pas la même. Le magazine s’adresse aux 10-15 ans, mais les parents lisent aussi les articles, pour savoir ce qui est dit à leurs enfants mais aussi pour avoir des discussions familiales autour des sujets abordés. Certains enseignants les utilisent en classe notamment. Le fait de regrouper un certain nombre de chroniques en un livre permet d’avoir un véritable outil dans les familles ou dans les classes. La majeure partie des œuvres d’art abordées sont des grands classiques, même si elles sont généralement liées à l’actualité d’une exposition, et constituent donc une bonne base. Certaines sont moins connues, comme La Boxe, de Maurice Denis. Le livre se présente avec des doubles pages, avec l’œuvre, sa carte d’identité et une analyse de l’œuvre dans le souci d’apprendre à voir. Le regard peut toujours s’ouvrir. Je ne suis pas dans une démarche d’histoire de l’art, mais dans une démarche d’observation et d’émerveillement. Par ailleurs, le livre peut être lu par un enfant, mais aussi par un adulte qui le lit à un plus petit.

La suite...

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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 11:24

A VOIR !

Après le succès d’une première rétrospective en janvier 2016, la Mairie du 6e arrondissement rend un second hommage, pour le 65e anniversaire de sa naissance, à l’artiste russe Sergeï CHEPIK (1953-2011) qui avait en 1988 choisi de vivre et de travailler à Paris.

De nouvelles toiles, pastels, aquarelles, gravures, dessins et céramiques, rarement exposés au public, illustrent les thèmes favoris d’un maître formé à l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Saint-Pétersbourg : grandes compositions sur la Russie, vastes panoramas de Paris, peinture religieuse, portraits, fantasmagories, scènes de boxe, et une mise en valeur particulière des œuvres inspirées par la Feria d’Arles dont Chepik fut l’un de fidèles participants de 1994 à sa mort.

Du jeudi 15 novembre au samedi 8 décembre
Paris- Mairie du 6e - Entrée libre
Du lundi au vendredi 10h30 > 17h, jeudi jusqu’à 19h, samedi 10h > 12h

 

Retrouvez Sergeï Chepik sur Petrus Angel !

Le site du peintre 

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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 19:42

 

Culturebox

By Christine Sourgins, 20 mai 2018.
 
L’artiste Felice Varini change les couleurs des remparts de la Cité de Carcassonne
 
Des cercles jaunes concentriques sur les remparts de Carcassonne… pour célébrer les vingt ans de leur inscription au patrimoine mondial par l’Unesco ! Peinturlurer la Cité d’un jaune chantier en forme de cible, n’est guère heureux vu les attentats ambiants. C’est le Centre des monuments nationaux (CMN) lui-même qui est à l’origine de cette intervention de l’artiste Felice Varini, mieux inspiré lorsqu’il transfigure de ses anamorphoses, des hangars industriels ou des lieux déshérités.

Le traitement réservé aux vénérables pierres médiévales restaurées au XIXe siècle par Viollet-le-Duc a suscité le cycle habituel d’un AC habile à cliver et hystériser la vie sociale. Indignation sur les réseaux sociaux, pétition, dégradations volontaires (de fines bandes colorées enrobant la pierre ont été décollées), dépôt de plainte, restauration et mise sous surveillance vidéo et, bien sûr, clou du spectacle : l’artiste qui joue l’incompris persécuté.

Mais là, les acteurs de l’AC se sont surpassés. L’artiste commença doucereusement : « cela prouve que les gens sont attachés à leur patrimoine ». Ces gens sont des citoyens qui veulent que le bien commun ne soit pas mis à disposition de quelques-uns. Or l’installation des bandes jaunes a porté atteinte à la liberté de circulation : pendant trois semaines l’accès à la porte d’Aude a été interdite. Celle-ci, piétonne, est l’accès privilégié des habitants à la Cité.

La maquette du projet a été volontairement tenue secrète : procédé peu démocratique. Normalement, pour intervenir sur la voie publique, il devrait y avoir appel à projet et concours. Le jaune choisi par Varini, indique-t-il que la France devient une République bananière ? Car le CMN, commanditaire de l’œuvre, refuse de communiquer le moindre budget ni de dire sur quels critères Varini fut désigné. Or c’est un établissement public qui vit essentiellement de fonds publics ! Son directeur général s’est fendu d’un « C’est un principe !», singulière récusation de la transparence républicaine.

Les journalistes ont fait les comptes de ce lourd chantier qui a nécessité nacelles-araignées et cordistes. La région Occitanie a investi 50 000 euros. Une association, joliment dénommée le Passe-muraille, en a reçu 30 000. Elle a, par ailleurs, le but louable de restaurer et d’animer les monuments historiques mais possède une section « Art contemporain » or la commissaire de ses expositions est aussi galeriste. N’y a-t-il pas un risque de fabriquer des positions privées dominantes avec de l’argent public ? C’est toute l’ambiguïté des associations pro-AC, soi-disant loi de 1901, donc privées, mais avec financement public… Au total, les ronds jaunes auraient couté 250 000 euros. Soit autant que pour l’accueil d’une étape du Tour de France en 2018, à Carcassonne. Le président du CMN laissa entendre que la couleur choisie serait un clin d’œil au maillot jaune. Voilà une manière désinvolte de traiter le patrimoine en le ravalant au rang d’un support publicitaire quelconque. Mais en juillet, les cercles jaunes vont crever l’écran télévisuel : un beau placement de produit, les investisseurs, pardon les collectionneurs, de Varini seront contents. La ficelle est grosse et l’artiste franco-suisse a vigoureusement démenti cette explication, préférant s’offusquer des manants qui osent demander des comptes. Et là, Varini s’est surpassé, sa « phrase qui tue » censée clouer le bec des vilains populistes radins est en fait un aveu sur la nature profonde de son travail : « Est-ce que l’on demande combien coûte une journée de bombardements en Syrie ?». Aveu implicite d’un « vandalisme de rapport »…

Christine Sourgins

PS L’Académie a élu académicien un conceptuel, Fabrice Hyber, dans la section Peinture. Pour protester contre cette non reconnaissance de la Peinture par les institutions françaises, Rémy Aron, président de la Maison des artistes, vient de démissionner : sa lettre est lisible sur cliquer 

 

Lu sur Le vadrouilleur urbain

On peut s'abonner au blog de Christine Sourgins, Grains de sel.

 

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 18:55

 

  • le 31 mai : fête de la Visitation de la Vierge Marie.

 

La Visitation par Fra Angelico, Musée du Prado Madrid

La Mère de Dieu ne peut contenir la joie de l'annonce qui lui a été faite. Elle ne peut pas encore la partager avec Joseph. Elle va rejoindre sa cousine Elisabeth, enceinte comme elle. Et Jean-Baptiste partage cette allégresse en tressaillant dans le sein de sa mère. La fête de la Visitation commémore la sainte Rencontre de deux enfants à naître et le Magnificat de Marie qui jaillit de son exultation. L'icône de la visitation, ci-dessus, montre Marie en face d'Élisabeth. Les deux mères portent chacune leur enfant.

 

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 08:30
En images : la Pentecôte vue par les plus grands peintres

© Wikimedia commons   

Hans Multscher, La Pentecôte, 1437, huile sur panneau, Berlin, Gemäldegalerie.

C'est sur Aleteia

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25 avril 2018 3 25 /04 /avril /2018 10:00

L'attribut de saint Marc est le lion parce que son évangile commence par la prédication de saint Jean-Baptiste dans le désert et que le lion est l'animal du désert (Évangile selon saint Marc I 12-13) (source)

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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 10:02

                Bas-relief pierre, San Domingo de Silos, Espagne. 12° siècle.

2° dimanche de la Résurrection : Évangile de Jésus Christ selon saint Jean    

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. (Jn 20, 19-31)


*

Ces sculpteurs espagnols du 12° siècle nous présentent le groupe des « douze » apôtres choisis entourant Jésus. Celui-ci, sur la gauche, a le bras droit levé pour montrer, à Thomas, la plaie faite dans son côté par le coup de lance du soldat romain. Thomas regarde la plaie du Christ, incrédule. A son opposé, les douze autres apôtres sont présentés croyants et témoignant : les uns font le geste du témoin avec la main droite levée ouverte; d’autres ont trois doigts de la main droite dressés en signe de l’autorité que l’Esprit Saint donné leur confère; presque tous portent un livre, symbole de la Parole évangélique dont ils sont investis. Cette harmonie du corps des apôtres, soulignée par les sculpteurs, est un accord profond quant à la foi au Christ. Jésus fait corps avec ces onze apôtres; il regarde Thomas s’adressant à lui : « Cesse d’être incrédule, sois croyant. »

La suite sur Bible.image.fr

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 09:13

 

Georges Bernanos, sous le soleil du Brésil
Situé à l'ouest de Rio, le Minas Gerais est célèbre pour ses belles villes coloniales du XVIIIe siècle. C’est sur cette terre rurale que Georges Bernanos, auteur de "Sous le soleil de Satan", retrouve l'espérance en 1938, dévasté par le naufrage démocratique de l’Europe.

L'émission Invitation au voyage d'Arte l'évoque.

 

Résultat de recherche d'images pour "Bernanos au Brésil table ronde"

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30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 14:00

 

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12 janvier 2018 5 12 /01 /janvier /2018 12:06
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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 12:31

 

La première édition de la journée mondiale des pauvres instituée par le pape François a eu lieu ce dimanche 19 novembre. Le pape François a appellé à cette occasion à « une rencontre authentique avec les pauvres ».

Voici notre contribution à cette initiative à travers ce texte roboratif de l’abbé Victor-Alain Berto (1900-1968) où il exprime son amour ardent et vrai pour les pauvres.

EVR

 

 

«Ils ont donc décidé que l’Église sera “l’Église des pauvres” (…) quand les évêques ne revêtiront plus d’ornements précieux, quand la messe sera célébrée en langue vulgaire, quand le chant grégorien sera relégué au musée des discothèques, et choses de ce genre, – c’est-à-dire quand les pauvres seront privés de la seule beauté qui leur soit gratuitement accessible, qui sache leur être accessible, qui sache leur être amie sans rien perdre de sa transcendance, qui est la beauté liturgique ; quand les cérémonies de l’Église, vulgarisées, trivialisées, ne leur évoqueront plus rien de la gloire du ciel, ne les transporteront plus dans un monde plus haut, ne les élèveront plus au-dessus d’eux-mêmes ; quand l’Église enfin n’aura plus que du pain à leur donner, – et Jésus dit que l’homme ne vit pas seulement de pain. Qui leur a dit que les pauvres n’ont que faire de beauté ? Qui leur a dit que le respect des pauvres ne demande pas qu’on leur propose une religion belle, comme on leur propose une religion vraie ? Qui les rend si insolents envers les pauvres que de leur refuser le sens du sacré ? (…) Sont-ce les pauvres qui ont crié au gaspillage quand Marie-Magdeleine a répandu le nard sur la tête de Jésus, jusqu’à briser le vase pour ne rien épargner du parfum ? (…)

 

Qu’y gagneront les pauvres ? Hélas ! ils y perdront tout. S’il y a, pour nous qui sommes à leur service, une cruelle évidence, c’est celle du peu que nous pouvons pour eux dans un régime de “laïcité”. Quand les lois, les institutions, les mœurs publiques perdent toute référence à l’Église, quand tout se fait dans l’État sous le préalable d’une ignorance délibérée, volontaire, universelle, du christianisme, quand l’Église y est réduite à la condition d’une association privée, la première conséquence est que les pauvres ne sont plus évangélisés. Nul besoin pour cela que l’État soit d’un laïcisme hostile et agressif, il suffit qu’il soit laïque. Les classes aisées peuvent échapper, en partie du moins et notamment dans l’éducation des enfants, à la formidable pression sociale qui résulte de la simple laïcité de l’État ; les pauvres ne le peuvent pas. Ils ont besoin d’assistance, elle est laïque ; ils ont besoin d’hôpitaux, ils sont laïques ; ils ont besoin d’écoles pour leurs enfants, elles sont laïques ; et s’ils sont pauvres à ce point de ne pouvoir enterrer leurs morts, ils obtiendront des obsèques gratuites, mais laïques, car l’État qui paiera le cercueil et le fossoyeur, ne paiera pas les frais d’une absoute. Les pauvres, et eux seuls, sont emprisonnés sans remède dans la laïcité de l’État ; seuls ils sont condamnés sans remède à ne respirer que dans le climat d’indifférence religieuse engendré par la laïcité de l’État. Nous arrachons un enfant à cette asphyxie de l’âme ; nous en laissons cent qui ne seront jamais évangélisés, qui passeront d’une école laïque à un centre d’apprentissage laïque, d’un centre d’apprentissage laïque à un mouvement de jeunesse laïque, dont toute la vie enfin sera par l’État laïque si inexorablement tenue à l’écart de toute influence chrétienne, que ce sera un miracle de la grâce si l’un ou l’autre, forçant les barreaux de sa cage, ouvre les ailes de son baptême pour retrouver le climat de sa deuxième naissance et rejoindre l’Église sa mère qui lui tend les bras. Il y a longtemps que tel est le sort des pauvres en régime de laïcité, mais jusqu’aujourd’hui, la théologie catholique enseignait que c’était un mal, une iniquité, un désordre atroce dont les petits de ce monde étaient la proie sans défense, un désordre auquel il fallait travailler sans relâche à substituer l’ordre chrétien. Maintenant elle enseigne, du moins celle qui a le privilège exclusif de la parole, que ce désordre est l’ordre, que la société civile a le devoir d’être laïque. Si l’évangélisation des pauvres en est rendue plus difficile encore, ce sera tant pis pour les pauvres, le système n’en conviendra pas, car il ne saurait avoir tort.

 

Au lieu que la générosité pour Dieu déborde d'elle-même en générosité pour les pauvres. Non seulement parce que «l'espace de charité» dilate les cœurs, mais parce que la beauté recherchée pour Dieu est à peu près la seule beauté «gratuite». On paie pour aller au spectacle, on paie pour entrer dans les musées, on paie pour visiter les monuments, on paie déjà en certains lieux, on paiera bientôt partout - chose vraiment sordide, injure rapace à la magnificence du créateur - pour admirer un site. Barrières partout, gardiens partout, tickets partout, redevances et pourboires partout. O vautours ! O cupides usuriers de l'univers ! il ne reste aux pauvres que les églises. Parce qu'elles sont faites pour Dieu, elles sont à eux. «Entrez donc, chers pauvres, c'est pour rien»; ça ne leur arrive pas souvent, aux pauvres, de recevoir pareille invitation ! Ils entrent, fatigués, errant, la faim au ventre, on ne leur demande même pas s'ils ont la foi, s'ils viennent vraiment prier : de toute manière, c'est pour rien. Et l'accueillante église leur offre ses trésors, les forêts de piliers, les voûtes vertigineuses, le peuple des statues, les ciselures des autels, le prodige lumineux des verrières, et, s'il y a office, les torrents sonores des orgues, le cristal des manécanteries ; c'est pour rien, il en restera autant pour les autres. Ils puisent à pleines mains, à pleines oreilles, à plein cœur s'ils veulent, on ne demande pas mieux, c'est pour rien. Tout cela a coûté cher, très cher, des millions de millions à travers le monde, mais à d'autres qu'à vous, chers pauvres, et parce que cela a été fait pour Dieu, c'est gratuit pour vous.

 

Abbé Berto : Lettre aux religieuses dominicaines du Saint-Esprit

31 octobre 1963, in revue Permanences, octobre 1980

 

 

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 10:21
  • le 02 novembre 1699 : naissance de Jean Siméon Chardin

Autoportrait, Musée du Louvre.

Jean Siméon Chardin ou Jean-Baptiste Siméon Chardin est considéré comme l'un des plus grands peintres du XVIIIe siècle, pour ses natures mortes, ses peintures et ses pastels. Il meurt à Paris le 6 décembre 1779.

Fillette au volant, collection privée

La blanchisseuse Musée de l'Hermitage à Saint Petersbourg​​​

D'autres 2 novembre...

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 08:31

 

Le mystère Le Nain, une exposition au Louvre Lens jusqu'au 26 juin.

Découvrons à cette occasion Famille de paysans dans un intérieur

Voir l’ oeuvre de Le Nain

Les coloris châtoyants du XVè ont fait place ici aux couleurs brunes et sombres de la palette de Louis Le Nain, qui correspondent davantage au sujet traité dans ce très beau tableau[[- Huile sur toile de 113×159 cm ; elle date de 1648, et se trouve aujourd’hui dans l’aile Richelieu du Musée du Louvre.]] qui peut être considéré comme l’une des œuvres emblématiques de son temps. A la suite des Pays-Bas, le XVIIè siècle français voit en effet se développer la peinture dite «de genre», autant dire la représentation de scènes de la vie quotidienne. Ce qui est incontestablement le cas ici.

Dans la pièce commune d’une ferme, à côté de l’âtre en arrière plan à gauche, trois générations de paysans s’apprêtent à partager un maigre repas, s’ils n’étaient dérangés dans leur intimité par l’irruption des spectateurs de la scène, et vers lesquels se dirigent les regards des personnages principaux.

Six enfants, dont on peut attribuer la maternité à la jeune femme assise à droite du tableau qui nous regarde avec aménité. Elle est la seule de sa génération et l’on peut supposer que son époux, comme ses frères éventuels, font partie des paysans enrôler dans l’armée royale contre les troupes de la Maison de Habsbourg, puisque nous sommes, en fait, à la fin de Trente Ans[[-La Guerre de Trente Ans est une suite de conflits armés qui ont déchiré l’Europe de 1618 à 1648 ; commencée sous un prétexte religieux, la guerre se terminera en une lutte politique entre la France et la Maison d’Autriche. Les combats se déroulent initialement et principalement dans les territoires d’Europe centrale, mais impliquent la plupart des puissances européennes, à l’exception de l’Angleterre et de la Russie. Dans la seconde moitié des années 1620, les combats se déroulèrent également en France]] lorsque Le Nain peint ce tableau. A l’arrière plan de ce décor austère, un vieillard, à la trogne bien campée, nous fixe d’un air roublard et sarcastique, semblant nous prendre à témoin de la situation dramatique dans laquelle il se trouve. Ses vêtements sont déchirés et ses épaules ploient sous le poids des années et de la difficulté de vivre en ces années où la guerre ravage les campagnes. On ne saurait vraiment dire s’il est l’ancêtre de la famille où un journalier reçu à la table de ses employeurs, son attitude et son allure contrastant de fait avec celles de ceux qui l’entourent.

La suite sur le site d'ICHTUS...

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 19:46

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Le Berceau, de Berthe Morisot

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 18:23
Pissaro redécouvert

Pissaro redécouvert
Camille Pissarro : Coin du pré à Eragny, 1902. @Tate, Londres, Dist. RMN-Grand-Palais/Tate Photography.

Camille Pissarro (1830-1903) est à l’honneur ce printemps. Deux expositions à Paris présentent son travail qui n’avait pas été montré depuis la rétrospective du Grand Palais en 1981. Au Musée Marmottan, une soixantaine d’œuvres provenant de collections publiques et privées prestigieuses permettent de redécouvrir le « premier » des impressionnistes (comme le nomme Cézanne). Né dans les Antilles danoises, il est, au départ, fortement influencé par Daubigny et Corot qu’il admire. Son cheminement pictural lui fait changer sa manière jusqu’à ses dernières œuvres réalisées à Paris depuis un appartement loué place Dauphine. Les peintures, dessins et gravures dévoilés au Musée du Luxembourg se concentrent sur la vingtaine d’années où il vécut avec sa famille à Eragny dans le Vexin, non loin de Monet à Giverny. Ce dernier lui avait permis d’acheter cette demeure à la campagne en lui prêtant une certaine somme d’argent. La famille nombreuse du maître connaît, en effet, souvent des difficultés financières. D’origine juive, il se dit athée, anarchiste, imprégné des œuvres de Proudhon et anticapitaliste. Cela n’apparaît pas dans sa peinture paisible qui est un reflet de son regard sur les paysages, les travaux saisonniers des champs (Faneuses, le soir, à Eragny 1893, ou La cueillette des pommes, 1887-1888). Pour lui, « l’art est l’expression de la pensée mais aussi de la sensation, surtout de la sensation ». C’est ce que reflète ses toiles aux couleurs frémissantes.

Jusqu’au 9 juillet 2017. Musée du Luxembourg, 19, rue de Vaugirard, 75006 Paris. Tél. : 01 40 13 62 00. Ouvert de 10h30 à 18h du lundi au jeudi, de 10h30 à 19h du vendredi au dimanche.

Jusqu’au 2 juillet 2017. Musée Marmottan, 2, rue Louis Boilly, 75016 Paris. Tél. : 01 44 96 50 33. Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h. Nocturne le jeudi jusqu'à 21 h. Fermé le lundi

Source  - par Céline Vicq le  

 

(Re)découvrez Pissaro 

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 22:31
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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 19:00

Voyez-vous de quoi il s'agit ?

Réponse la semaine prochaine...

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 08:48

Pour l’enfant : Un Père – Une Mère – C’est élémentaire ! On ne peut plus simplement suggérer l’union profonde de ces deux êtres, que le travail soude au jour le jour et que l’enfant, fruit de leur deux chairs, fusionne en un amour commun pour une troisième personne qu’ils ont tous deux engendrée.

 

Ce qui nous séduit d’entrée de jeu dans cette toile, car c’est la démarche naturelle de l’oeil humain que de prendre d’abord en compte les informations qu’il puise dans les couleurs perçues, c’est le chatoiement des couleurs fraîches et gaies, élégamment dégradées du vert au bleu. Tonalité générale de couleurs froides qui portent aisément l’éclat léger de la lumière des matinées de printemps, certainement en Normandie, comme le suggère le toit de chaume de la demeure qui figure en arrière-plan de ce tableau.

Un arbre apparemment en fleurs cache en partie la chaumière familiale. Des arbustes eux aussi en fleurs séparent la demeure de la terre que l’on travaille. Des draps blancs sur une corde flottent au vent léger et reflètent l’éclat de la lumière du soleil qui se pose sur eux. Tout le bonheur de vivre à la campagne, au cœur de la nature nourricière, s’engouffre dans ce décor séduisant, dont le charme touche aujourd’hui plus que jamais nos âmes de citadins fatigués des villes, de leur stress et de leur pollution.

Par la petite porte en bois entrouverte sur la droite, la fermière est entrée avec son enfant et interrompt le travail de son mari qui bêchait la terre du potager et vient d’abandonner sa bêche pour s’intéresser à sa famille qui vient à sa rencontre. Le premier plan est vide, laissant l’œil courir librement vers les personnages dont la rencontre constitue le thème du tableau.

La chevelure rousse retenue en chignon de la jeune femme fait écho au doré du couvre-chef de son mari, tandis que le bleu de sa robe répond à celui du pantalon et de la chemise de son compagnon. On ne peut plus simplement suggérer l’union profonde de ces deux êtres, que le travail soude au jour le jour et que l’enfant, fruit de leur deux chairs, fusionne en un amour commun pour une troisième personne qu’ils ont tous deux engendrée.

Tendrement penchée sur sa petite fille, la jeune mère soutient son enfant aux pas hésitants, alors que celle-ci, les deux bras tendus vers son père, s’enhardit jusqu’à échapper aux mains de sa mère pour marcher, seule, vers l’auteur de ses jours. Le père s’est agenouillé pour recevoir l’enfant qui va le rejoindre. L’amour et les encouragements paternels semblent prêter leur force à la petite fille qui va s’élancer. Ces instants de tendresse éblouissante, comme suspendus hors du temps, en insérant quelques éclats d’éternité dans la vie des hommes et lui confèrent toute sa valeur et nous rassurent, aux jours du doute, sur notre espérance souvent ébranlée que l’existence vaut effectivement la peine d’être vécue.

A lire aussi dans la foulée ... : Premiers pas

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 11:51
 

une-mysterieuse-croix-celtique-apparait-au-survol-d-une-foret-irlandaise.jpg

 

Les passagers d’un avion qui survolait le Donegal vers Derry ont découvert une grande croix celtique, de 100 mètres de long sur 70, dessinée par des arbres dont la couleur des feuilles en automne est différente des autres.

On a retrouvé la femme du forestier responsable de cette étonnante plantation. Elle avait oublié que son mari lui en avait parlé. Lui-même avait eu ensuite un grave accident de voiture qui avait abîmé son cerveau, et il est mort il y a six ans.

Ce qui est étonnant est que personne ne l’ait remarqué avant, car même si la croix se voit surtout en automne, cela fait forcément plusieurs années qu’elle est visible. Mais seulement du ciel.

Vidéo 12.

Source

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 08:27

 

A retrouver sur Petrus Angel ...

 

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 09:22

Au moment où Botticelli peint sa Naissance de Vénus, la Renaissance est en plein essor en Italie et les artistes y redécouvrent une Antiquité dont un nombre important de manuscrits ont été recueillis et sauvegardés dans les monastères chrétiens pendant les vagues successives des invasions barbares. Les peintres et les sculpteurs puisaient ainsi souvent leur inspiration dans des recueils de mythes antiques. Botticelli s’inspire ici d’un thème provenant de ces écrits antiques et, avec la Naissance de Vénus, peint un mythe classique.

(...)

La Vénus de Botticelli représente la perfection de la beauté et appelle le spectateur à la regarder comme telle, beauté du corps et du visage, beauté de ce qu’elle représente, beauté de ce qu’elle exprime de charme et d’invitation à l’amour, mais à un amour réservé, pudique et tendre. Eternel féminin dont la beauté extérieure n’existe que pour inviter à la découverte des beautés intérieures.

La Vénus de Botticelli n’est finalement pas un symbole érotique, mais une incarnation de la beauté inspiratrice de sentiments authentiques et de nobles actions.

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 19:46
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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 06:42

 

La peinture, figurative ou non a toujours été là… mais occultée par l’asphyxiante fumée produite par les appareils de légitimation du rien spectaculaire, qui pensent qu’il y a trop d’artistes et aimeraient bien qu’ils disparaissent pour laisser le champ libre à leur seule incurie verbeuse et à la rareté lucrative.

Alors , il est temps de se poser les bonnes questions :

Pourquoi ces hauts-prescripteurs de l’esthétiquement vertueux, que sont les grands réseaux internationaux de la spéculation artistico- financière,  intriqués à  ceux de la haute bureaucratie culturelle nationale, nous imposent-ils d’aimer ce qu’il y a de plus détestable, de plus idiot, de plus immoral, de plus méprisable  éthiquement, de plus toxique et polluant à tous égards?

Pourquoi n’ont-ils rien à voir avec la création véritable?

 

La suite, avec nombre d'illustrations de peintures contemporaines, sont ICI

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 07:14
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 10:31

 Au secours, l’inénarrable Sarkis est de retour !

un échafaudage sacré plaqué or et un profane   un échafaudage sacré plaqué or 

et un profane
 

On le croyait retraité.. .et ben non ! Après avoir pollué la tête de milliers d’étudiants aux beaux-arts de Strasbourg pendant quarante ans de son professorat, on croyait ce conceptualo-postural exemplaire rangé des installations…et ben non ! Voilà celle qu’il vient de réaliser dans la chapelle du Château d’Angers. C’est un échafaudage plaqué or…et en voici la photo à côté d’un vrai échafaudage pour ravalement….Quel est l’abruti cultureux de service qui a commandé ça à Sarkis ? Combien ça a couté ? Combien pour Sarkis ? Combien pour la paroisse?

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