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9 août 2018 4 09 /08 /août /2018 17:21

 

Moine de l’abbaye bénédictine Notre-Dame de Randol, le Fr. Hugues Bohineust vient de publieObéissance du Christ, obéissance du chrétien - Christologie et morale chez saint Thomas d’Aquin aux éditions Paroles et Silence (coll. Bibliothèque de la Revue Thomiste), février 2017. 872 pages.

Ce livre est la publication d’une thèse de doctorat canonique en théologie, dirigée par le P. Philippe-Marie Margelidon, o.p. et soutenue en 2015 à l’Institut Saint-Thomas d’Aquin (Institut Catholique de Toulouse).

Le frère Bohineust a bien voulu accorder au Rouge & le Noir un entretien fleuve sur la vertu d’obéissance.

R&N : Comment Saint Thomas définit-il la vertu d’obéissance ?

Fr. Hugues Bohineust : Saint Thomas inscrit la vertu d’obéissance dans le domaine de la justice. Celle-ci règle nos rapports avec les autres et nous pousse à rendre à autrui ce qui lui est dû. L’objet de l’obéissance est l’accomplissement d’un précepte, émanant de quiconque a autorité. En quoi y a-t-il ici un devoir de justice ? Pour le comprendre, il faut observer que l’autorité est au service d’un bien commun. Le bien commun est notre bien, et nous ne pouvons l’atteindre qu’en accomplissant le précepte. Il est donc tout à fait raisonnable d’obéir, et c’est même une nécessité de justice, dit saint Thomas. L’obéissance ne contrarie donc pas la liberté mais la suppose. Obéir est une chose moralement bonne, qui fortifie notre liberté et notre agir dans son inclination au bonheur.

L’histoire des idées montre qu’il s’est établi dans le passé un divorce entre la morale et le bonheur. En réalité, une saine conception de la liberté engendre une morale du bonheur. En effet, nous ne choisissons pas d’être heureux. Nous recevons au contraire la liberté comme un talent à développer. Et le rôle des vertus est précisément de fortifier et d’éduquer cette liberté, de perfectionner ainsi notre agir dans la poursuite du vrai, du bien, et finalement du bonheur.

La suite de l'entretien...

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9 août 2018 4 09 /08 /août /2018 13:17

Philosophe et carmélite, issue d’une famille juive, Édith Stein, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, est morte à Auschwitz en témoin du Christ.
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17 juillet 2018 2 17 /07 /juillet /2018 07:37

 

Après la triple donation du Royaume de France faite devant notaire, le 21 juin 1429, qui fait de Jésus Christ le Roi de France, et de Charles VII le lieutenant de Dieu en France (étymologiquement le Tenant lieu de…), il reste un acte indispensable à réaliser : le sacre. C'est le moment où la personne du Roi devient Sacrée, où il reçoit les grâces de son nouvel état. Par le sacre, le Roi renouvelle en sa personne le pacte de Reims de la Noël 496.

L'évêque prononce les paroles : « Je te sacre Roi de France au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. »

Sainte Jeanne d'Arc se jette alors aux pieds du Roi et s'écrie :

« Gentil Prince, maintenant est exécuté le plaisir de Dieu, qui voulait que vous vinssiez à Reims pour y recevoir votre digne Sacre, montrant que vous êtes le vrai Roi et celui auquel le Royaume doit appartenir ! »

Pour Geneviève Esquier, dans Ceux qui croyaient au Ciel de (Ed. de l'Escalade) désormais la vocation spirituelle et temporelle de la nation des Francs renaît officiellement.

Sacre à Reims de Charles VII, par Lenepveu, Panthéon de Paris.

D'autres 17 juillet sur Petrus Angel

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16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 09:43

 

La Sainte Vierge lui donne le scapulaire du mont Carmel avec comme promesse :

« Recevez, mon fils bien-aimé, ce scapulaire pour mon Ordre, c'est le signe particulier de ma faveur, que j'ai obtenu pour toi et pour mes fils du Mont-Carmel. Celui qui meurt revêtu de cet habit sera préservé du feu éternel »

Le privilège le plus considérable accordé à la Confrérie du Mont-Carmel, après celui que Marie fait connaître à saint Simon Stock, est celui qui est révélé au pape Jean XXII : la délivrance du purgatoire, le samedi après leur mort, des confrères du Mont-Carmel qui auront été fidèles à l'esprit et aux règles de la Confrérie. En dehors de ces deux privilèges, il y a de nombreuses indulgences attachées au scapulaire.

 

La Vierge remettant le scapulaire à saint Simon Stock.

1644 Avignon, Musée Calvet

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13 juillet 2018 5 13 /07 /juillet /2018 12:20

 

Le vendredi 13 Juillet, la Vierge Marie apparaît à Lucie et ses cousins comme les autres fois. 5000 personnes assistent à cet événement, à la Cova da Iria.

Notre Dame s'adresse, comme à chaque apparition à Lucie : "Je veux que vous continuiez à dire le chapelet tous les jours en l'honneur de Notre Dame du Rosaire, pour obtenir la fin de la guerre et la paix du monde". Au cours de cette apparition, la Vierge Marie annonce également 3 nouvelles prophéties qui restent à l'époque les secrets de Lucie. Deux de ces secrets sont divulgués en 1942, le troisième en l'An 2000. (Cf. chronique du 13 mai, 13 juin, 19 août, 13 septembre, 13 octobre).

Au cours de l'apparition du 13 juillet 1917, Notre-Dame parle pour la première fois des premiers samedis du mois en révélant aux petits voyants : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. »

Notons que la Sainte Vierge parle des premiers samedis du mois de façon générale, sans en préciser le nombre. Ce n'est que le 10 décembre 1925 à Pontevedra qu'elle le fait. Voici les paroles de Notre-Dame que sœur Lucie entend ce jour-là (tirées d'une lettre à son confesseur, le père Aparicio) : 

« Vois, ma fille, mon Cœur entouré des épines que les hommes m'enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui,

- pendant cinq mois, le premier samedi,

- se confesseront,

- recevront la sainte Communion,

- réciteront un chapelet

- et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire

- en esprit de réparation,

je promets de les assister à l'heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

Au début de l'apparition, après un court dialogue, Notre-Dame leur dit :

« Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : "Ô Jésus, c'est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie" ».

Puis, à la fin de l'apparition, après leur avoir montré l'enfer, elle leur apprit une deuxième prière :

«Quand vous réciterez le chapelet, dites après chaque mystère : "Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l'enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin" ».

L'année précédente, au cours de sa deuxième apparition durant l'été 1916, l'Ange les avait déjà préparés à cette révélation en leur disant : « Priez beaucoup. Les Saints Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices. De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. (…) Acceptez et supportez avec soumission les souffrances que le Seigneur vous enverra. »

Source

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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 11:03


Ste Maria Goretti
VIERGE ET MARTYRE († 1902)
Fête Le 6 Juillet
« martyre de la pureté » 
(1890-1902)

Maria naît dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, troisième d'une famille de sept enfants. En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno. Il mourut peu de temps après, laissant six enfants à nourrir.
Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche à peine commencée et confia la garde des petits à Marietta, qui n'était alors âgée que de neuf ans. La petite fille d'une maturité précoce devint très vite une parfaite ménagère. Le jour de la Fête-Dieu, elle communia pour la première fois avec une ferveur angélique. Elle s'appliquait avec délices à la récitation quotidienne du chapelet. Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l'éloignement du village l'empêchèrent de fréquenter l'école. La pieuse enfant ne tint cependant aucun compte des difficultés et des distances à parcourir lorsqu'il s'agissait de recevoir Jésus dans le Saint Sacrement. « Je puis à peine attendre le moment où demain j'irai à la communion », dit-elle l'après-midi même où elle allait sceller de son sang sa fidélité à l'Époux des vierges.

Les Serenelli, proches voisins de la famille Goretti, étaient des gens serviables et honnêtes, mais leur fils Alessandro se laissait entraîner par des camarades corrompus et des lectures pernicieuses. Il venait aider la famille Goretti pour des travaux agricoles trop pénibles. Maria l'accueillait, reconnaissante, trop pure pour se méfier. Ce jeune homme ne tarda pas à lui tenir des propos abjects, en lui défendant de les répéter. Sans bien comprendre le péril qui la menaçait et craignant d'être en faute, Maria avoua tout à sa mère. Avertie d'un danger qu'elle ignorait, elle promit de ne jamais céder.

Alessandro Serenelli devenait de plus en plus pressant, mais prudente, l'adolescente s'esquivait le plus possible de sa présence. Furieux de cette sourde résistance, le jeune homme guettait le départ de la mère pour pouvoir réaliser ses desseins pervers. L'occasion tant attendue se présenta le matin du 6 juillet 1902. Alessandro se précipita brutalement sur Maria, alors seule et sans défense. Brandissant sous ses yeux un poinçon dont la lame acérée mesurait 24 centimètres, il lui fit cette menace : « Si tu ne cèdes pas, je vais te tuer ! » La jeune chrétienne s'écria : « Non! C'est un péché, Dieu le défend ! Vous iriez en enfer ! » Déchaîné par la passion, n'obéissant plus qu'à son instinct, l'assassin se jette sur sa proie et la laboure de quatorze coups de poinçon.

Lorsque Assunta est mise au courant du drame, Maria gît mourante à l'hôpital de Nettuno. Le prêtre au chevet de la martyre, lui rappelle la mort de Jésus en croix, le coup de lance et la conversion du bon larron : « Et toi, Maria, pardonnes-tu ? lui demanda-t-il. - “Oh, oui ! murmura sans hésitation la douce victime, pour l'amour de Jésus, qu'il vienne avec moi au Paradis.” » Les dernières paroles que la Sainte prononça au milieu d'atroces douleurs, furent celles-ci : « Que fais-tu Alessandro ? Tu vas en enfer ! » et comme elle se détournait dans un ultime effort, son cœur cessa de battre.

Alessandro Serenelli fut condamné à une peine de trente ans de prison. Après huit années d'incarcération, une nuit de 1910, il rêva que Maria lui offrait des lys qui se transformaient en lumières scintillantes. Ce rêve lui fit réaliser le mal qu'il avait fait et il se repentit. Il fut libéré en 1929, après vingt-sept années de détention.

Dans la nuit de Noël 1934, il alla jusqu'à Corinaldo, où était retournée la mère de Marietta, Assunta Goretti, qui à cette époque était au service du curé, et la supplia de lui pardonner. Elle accepta en disant : « Dieu vous a pardonné, ma Marietta vous a pardonné, moi aussi je vous pardonne. » Tous deux assistèrent à la messe ensemble le lendemain, recevant la Sainte Communion, l'un à côté de l'autre, sous le regard très étonné des paroissiens.

C'est ensemble également qu'ils assistèrent le 27 avril 1947 aux cérémonies de la béatification et à celles de la canonisation de Marietta le 24 juin 1950, par le vénérable pape Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958). Ce fut la première fois qu'une mère assistait à la canonisation de sa fille.

Dans son allocution, le Saint-Père déclarait : « Elle est le fruit mûr d'une famille où l'on a prié tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur, l'obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur, où ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider aux travaux des champs et à la maison, où les conditions naturelles de vie et l'atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient puissamment à s'unir à Dieu et à croître en vertu. Elle n'était ni ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d'âme des vierges et des martyrs, cette force d'âme qui est à la fois la protection et le fruit de la virginité. »

Alessandro Serenelli, devenu membre du Tiers-Ordre franciscain, travaillait depuis 1936 en tant que jardinier du Couvent des Pères Capucins d’Ascoli Piceno, puis, plus tard, au couvent de Macerata où il passa le reste de sa vie à leur service. Il y mourut le 6 mai 1970, à l'âge de 88 ans, après avoir rédigé un testament des plus édifiants.

Alessandro Serenelli, testament autographe, 5 mai 1961:

« Je suis âgé de presque 80 ans, et ma journée va bientôt se terminer. Si je jette un regard sur mon passé, je reconnais que dans ma première jeunesse j'ai pris un mauvais chemin : celui du mal qui m'a conduit à la ruine ; j'ai été influencé par la presse, les spectacles et les mauvais exemples que la plupart des jeunes suivent sans réfléchir, mais je ne m'en souciais pas. J'avais auprès de moi des personnes croyantes et pratiquantes, mais je ne faisais pas attention à elles, aveuglé par une force brutale qui me poussait sur une route mauvaise. À vingt ans j'ai commis un crime passionnel, dont le seul souvenir me fait encore frémir aujourd'hui.

Maria Goretti, qui est aujourd’hui une sainte, a été le bon ange que la Providence avait mis devant mes pas. Dans mon cœur j’ai encore l’impression de ses paroles de reproche et de pardon. Elle a prié pour moi, intercédé pour moi, son assassin. Trente ans de prison ont suivi. Si je n’avais pas été mineur, j’aurais été condamné à vie. J’ai accepté la sentence méritée ; j’ai expié ma faute avec résignation. Marie a été vraiment ma lumière, ma Protectrice ; avec son aide j’ai acquis un bon comportement et j’ai cherché à vivre de façon honnête lorsque la société m’a accepté à nouveau parmi ses membres. Avec une charité séraphique les fils de saint François, les frères mineurs capucins des Marches, m’ont accueilli parmi eux non comme un serviteur, mais comme un frère. C’est avec eux que je vis depuis 1936. Et maintenant j’attends avec sérénité le moment où je serai admis à la vision de Dieu, où j’embrasserai de nouveau ceux qui me sont chers, où je serai près de mon ange gardien et de sa chère maman, Assunta.

Puissent ceux qui liront ma lettre en tirer l’heureuse leçon de fuir dès l’enfance le mal et de suivre le bien. Qu’ils pensent que la religion avec ses préceptes n’est pas une chose dont on puisse se passer, mais qu’elle est le vrai réconfort, la seule voie sûre dans toutes les circonstances, même les plus douloureuses de la vie. Pax et Bonum (Paix et bien !) ».

 

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3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 17:53

 

Je t'adjure devant Dieu et le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, et par son apparition et par son règne :
prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, censure, exhorte, avec une entière patience et souci d'instruction.
Car un temps viendra où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine, mais au gré de leurs désirs se donneront une foule de maîtres, l'oreille leur démangeant,
et ils détourneront l'oreille de la vérité pour se tourner vers les fables.
Pour toi, sois sobre en toutes choses, endure la souffrance, fais œuvre de prédicateur de l'Evangile, remplis pleinement ton ministère.

Seconde Épître de saint Paul Apôtre à Timothée 

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 09:23

 

 

« Ce n'est pas seulement l'amour de Dieu qui a pour substance l'attention. L'amour du prochain, dont nous savons que c'est le même amour, est fait de la même substance. Les malheureux n'ont pas besoin d'autre chose en ce monde que d'hommes capables de faire attention à eux. La capacité de faire attention à un malheureux est chose très rare, très difficile ; c'est presque un miracle ; c'est un miracle. Presque tous ceux qui croient avoir cette capacité ne l'ont pas. La chaleur, l'élan du coeur, la pitié n'y suffisent pas.

Dans la première légende du Graal, il est dit que le Graal, pierre miraculeuse qui, ayant la vertu de l'hostie consacrée, rassasie toute faim, appartient à quiconque dira le premier au gardien de la pierre, roi aux trois quarts paralysé par la plus douloureuse blessure : "Quel est ton tourment ?"

La plénitude de l'amour du prochain, c'est simplement d'être capable de lui demander : "Quel est ton tourment ?" C'est savoir que le malheureux existe, non pas comme unité dans une collection, non pas comme un exemplaire de la catégorie sociale étiquetée "malheureux", mais en tant qu'homme, exactement semblable à nous, qui a été un jour frappé et marqué d'une marque inimitable par le malheur. Pour cela, il est suffisant, mais indispensable, de savoir poser sur lui un certain regard.

Ce regard est d'abord un regard attentif, où l'âme se vide de tout contenu propre pour recevoir en elle-même l'être qu'elle regarde tel qu'il est, dans toute sa vérité. Seul en est capable celui qui est capable d'attention.

Ainsi il est vrai, quoique paradoxal, qu'une version latine, un problème de géométrie, même si on les a manqués, pourvu seulement qu'on leur ait accordé l'espèce d'effort qui convient, peuvent rendre mieux capable un jour, plus tard, si l'occasion s'en présente, de porter à un malheureux, à l'instant de sa suprême détresse, exactement le secours susceptible de sauver.

Pour un adolescent capable de saisir cette vérité, et assez généreux pour désirer ce fruit de préférence à tout autre, les études auraient la plénitude de leur efficacité spirituelle en dehors même de toute croyance religieuse.

Les études scolaires sont un de ces champs qui enferment une perle pour laquelle cela vaut la peine de vendre tous ses biens, sans rien garder à soi, afin de pouvoir l'acheter. »

Simone WeilAttente de Dieu

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 14:45

Saint Pierre et saint Paul

Saints Apôtres (1er s.)

PETER AND PAUL

 

Saint Pierre et saint Paul : On ne peut les séparer. Ils sont les deux piliers de l'Église et jamais la Tradition ne les a fêtés l'un sans l'autre. L'Église romaine, c'est l'Église de Pierre et de Paul, l'Église des témoins directs qui ont partagé la vie du Seigneur. Pierre était galiléen, reconnu par son accent, pêcheur installé à Capharnaüm au bord du lac de Tibériade. Paul était un juif de la diaspora, de Tarse en Asie Mineure, mais pharisien et, ce qui est le plus original, citoyen romain. Tous deux verront leur vie bouleversée par l'irruption d'un homme qui leur dit: "Suis-moi. Tu t'appelleras Pierre." ou "Saul, pourquoi me persécutes-tu?" Simon devenu Pierre laisse ses filets et sa femme pour suivre le rabbi. Saul, devenu Paul se met à la disposition des apôtres. Pierre reçoit de l'Esprit-Saint la révélation du mystère caché depuis la fondation du monde: "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant." Paul, ravi jusqu'au ciel, entend des paroles qu'il n'est pas possible de redire avec des paroles humaines. Pierre renie quand son maître est arrêté, mais il revient: "Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime." Paul, persécuteur des premiers chrétiens, se donne au Christ: "Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi." Pierre reçoit la charge de paître le troupeau de l'Église: "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église." Paul devient l'apôtre des païens. Pour le Maître, Pierre mourra crucifié et Paul décapité.

La suite sur Aleteia

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 09:17

 

Macron offre le Journal d'un Curé de campagne au pape François : à chaque président de la République son cadeau (plus ou moins de bon goût)      

A chaque président de la République son cadeau (plus ou moins de bon goût)

Pour sa première rencontre avec le pape François, Emmanuel Macron est venu à Rome avec un des plus beaux livres de Georges Bernanos – « Journal d’un curé de campagne » - sur l’Eglise et la vocation des prêtres. En échange, le Saint-Père a remis au natif d’Amiens une médaille de saint Martin, la désignant comme une manifestation de l’idéal politique de protection des pauvres : « Et nous sommes tous des pauvres », a-t-il ajouté à l’intention du président de la République française. Celui-ci a posé sa main sur l’épaule du Pape et les deux hommes se sont embrassés sur la joue en toute simplicité avant de se séparer. La suite...

 

Retrouvez BERNANOS sur Petrus Angel !

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 08:31

 

  • Ste Germaine Cousin, vierge († 1601)

 

Germaine Cousin naît à Pibrac, non loin de Toulouse. Sa courte vie de vingt-deux ans est une merveille de la grâce. Fille d'un pauvre laboureur, percluse de la main droite, scrofuleuse, elle fut, pour comble de malheur, privée de sa mère, à peine sortie du berceau. La petite orpheline devint l'objet de la haine et du mépris d'une belle-mère acariâtre et sans cœur ; la douleur, née avec elle, devait être sa compagne jusqu'à la mort. Cette pauvre ignorante fut instruite par Dieu même dans la science de la prière.

Bergère des troupeaux de la famille, elle passait son temps en conversations avec le Ciel ; le chapelet était son seul livre ; la Sainte Vierge était sa mère, les anges ses amis, l'Eucharistie sa vie. Souvent on la vit agenouillée dans la neige, traversant à pied sec le ruisseau voisin sans se mouiller, pour se rendre à l'église, où elle assistait chaque jour au Saint Sacrifice et communiait souvent, pendant que ses brebis paissaient tranquilles autour de sa quenouille plantée en terre. Charitable pour les pauvres, elle leur donnait son pauvre pain noir, ne vivant guère que de l'amour de Dieu ; et, un jour, le Ciel renouvela pour elle le miracle des roses devant les yeux de son impitoyable marâtre.

À sa mort, les anges et les vierges célestes chantèrent au-dessus de sa maison. Quarante ans plus tard, on trouva, comme par hasard, mais providentiellement, son corps intact avec un bouquet de fleurs fraîches, sous les dalles de l'église de sa paroisse. Elle est devenue un des grands thaumaturges et une des saintes les plus populaires de la France.

D'autres 15 juin dans le salon beige.

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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 16:45

 

  • Sainte Clotilde, reine des Francs († 545)

A Tours, en 545, sainte Clotilde, reine. Grâce à ses prières, son époux Clovis, roi des Francs, accueillit la foi du Christ. Après la mort du roi, elle se retira pieusement près de la basilique de Saint-Martin, ne voulant plus être considérée comme reine, mais comme servante de Dieu. (le 3 juin au martyrologe romain, en France sa mémoire est reportée au lendemain).

Sainte Clotilde

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 11:28

Bonne fête !

 

Sainte Blandine

Martyre
(†
 177)

Esclave à Lyon sous le règne de Marc-Aurèle, elle fut arrêtée en même temps que d'autres chrétiens, dont Saint Pothin. Torturée sans relâche, elle se contenta de dire à ses bourreaux que les chrétiens ne faisaient aucun mal. Envoyée dans l'arène avec ses compagnons, elle les exhortait à garder leur foi malgré les supplices. Elle fut finalement mise dans un filet et jetée à un taureau sauvage. N'étant toujours pas morte, les Romains décidèrent de l'achever à l'épée.

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 18:55

 

  • le 31 mai : fête de la Visitation de la Vierge Marie.

 

La Visitation par Fra Angelico, Musée du Prado Madrid

La Mère de Dieu ne peut contenir la joie de l'annonce qui lui a été faite. Elle ne peut pas encore la partager avec Joseph. Elle va rejoindre sa cousine Elisabeth, enceinte comme elle. Et Jean-Baptiste partage cette allégresse en tressaillant dans le sein de sa mère. La fête de la Visitation commémore la sainte Rencontre de deux enfants à naître et le Magnificat de Marie qui jaillit de son exultation. L'icône de la visitation, ci-dessus, montre Marie en face d'Élisabeth. Les deux mères portent chacune leur enfant.

 

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 19:17

 

disponible en ligne jusqu'au 29 mai sur RMC Découverte... et en cliquant sur l'affiche...  Bande annonceQu'on se le dise !

 

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 22:10
Cinq choses que vous ignorez sur sainte Rita

© Corinne SIMON CIRIC
Sainte Rita (détail), sculpture du XXe s., Santa Maria della Vittoria, Rome, Italie. 
 

Mardi 22 mai, nous fêtons sainte Rita, la patronne des causes impossibles. Mais connaissez-vous vraiment cette sainte italienne du XVe siècle au parcours atypique ?

Sainte Rita est connue pour être la sainte des causes désespérées. Mais savez-vous pourquoi ? Toute sa vie, Rita a connu des événements singuliers qui l’a conduite jusqu’à sa canonisation.

 
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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 08:22

 

Chers Frères et Sœurs, Mes très chers Fils,

Chaque année, une joie profonde embrase le cœur des chrétiens alors qu’ils entendent les premières lignes du livre des Actes des Apôtres. Les plus impatients s’exclament peut-être : « Enfin ! » Oui, « Enfin ! » Trois ans se sont écoulés depuis qu’un Rabbi de passage a recruté rapidement au bord du lac de Tibériade quelques pêcheurs affairés auprès de leurs barques et de leurs filets, en vue d’une mission peu explicite : ‘Je vous ferai pêcheurs d’hommes’ (Mt 4,19). Ces hommes ont été formés par le seul et meilleur Maître qui puisse être, et ont été les témoins privilégiés des nombreux signes accomplis par Jésus. Force est de constater que jusqu’au matin de la Pentecôte, l’enseignement n’a pas porté les fruits attendus. Mais brusquement, en un instant, tout bascule. Les apôtres sortent du lieu où ils étaient réunis et se mettent à annoncer la Bonne Nouvelle de la Résurrection du Seigneur, de la venue du Messie : « Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. » (Ac 2,36) Pour les prudents et les attentifs, ces premiers « actes des apôtres » apparaissent comme le fruit accompli, c’est-à-dire porté à son terme, de la pédagogie divine déployée depuis les premiers temps de l’humanité. Dès leur enfance, ces hommes de Galilée ont baigné dans les livres et les traditions du peuple d’Israël. Comme leurs contemporains, ils ont désiré la venue du Messie, la restauration du royaume. De quel royaume ? Un royaume selon la pensée des hommes, ou un Royaume selon le plan de Dieu ? ...

Homélie de Pentecôte du Très Révérend Père Dom Jean PATEAU, Abbé de Notre-Dame de Fontgombault

La suite sur le blog du Petit Placide

 

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 08:53
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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 07:50

 

Fête de la Pentecôte

 

La Pentecôte...

          Le feu de l'Esprit...

 

La Pentecôte marque la venue de l'Esprit Saint sur les Apôtres et la naissance de l'Eglise. Cet événement est survenue cinquante jours après Pâques (en grec, pentêkrostê signifie « cinquantième »).

 

L'événement de la Pentecôte ne peut être compris qu'en lien avec Pâques, alors qu'une foule s'est rassemblée pour « Chavouot » (fête juive commémorant le don de la Loi à Moïse, qui est toujours fêtée le même jour que notre Pentecôte), les Apôtres, Marie et quelques proches entendent un bruit « pareil à celui d'un violent coup de vent » qui remplit la maison ; c'est un premier signe. Le deuxième signe ne se fait pas attendre : « une sorte de feu qui se partageait en langue se posa sur chacun d'entre eux ». Et voici le troisième prodige : « remplis de l'Esprit Saint, signifié par le vent et le feu, « ils se mirent à parler en d'autres langues ». La foule qui festoie est stupéfaite de les comprendre.

 

C'est ainsi que se réalisa la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son Ascension, une dizaine de jours plus tôt : « vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'au extrémités de la terre. » (Ac 1, 8)

 

En effet, après que les apôtres aient reçu la force de l'Esprit Saint ils ont le courage de sortir de la salle du Cénacle où craintivement ils s'étaient enfermés....

 

Portail de l'Eglise catholique de France

 

Lu sur le blog de Liviaaugustae

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 09:30

 

Et pour ceux qui ne marchent pas, il y a les anges gardiens

Capture d’écran 2018-05-18 à 14.11.38Les « anges gardiens » réunissent tous ceux qui, ne pouvant être physiquement présents les trois jours de la Pentecôte, désirent accomplir spirituellement et non moins réellement le pèlerinage de Chartres.

Comment cela est-il possible, comment peut-on être à distance pèlerin de Chartres ?

L’Église nous enseigne que, dans la communion des saints « nul d’entre nous ne vit pour soi-même, comme nul ne meurt pour soi-même » (Rm, 14, 7). « Un membre souffre-t-il ? Tous les membres souffrent avec lui. Un membre est-il à l’honneur ? Tous les membres prennent part à sa joie. Or vous êtes le Corps du Christ, et membre chacun pour sa part » (1 Co 12, 26-27). Le moindre de nos actes fait dans la charité retentit au profit de tous, dans cette solidarité avec tous les hommes, vivants ou morts, qui se fonde sur la communion des saints(Catéchisme de l’Eglise catholique (CEC) n° 953). Par ailleurs, unis au Christ, nous pouvons mériter les uns pour les autres les grâces utiles pour notre sanctification, pour la croissance de la grâce et de la charité, comme pour l’obtention de la vie éternelle (CEC n° 2010). Ainsi, par la communion des saints, les prières et les sacrifices effectués par les « anges gardiens », où qu’ils se trouvent, et unis par la charité à Notre Seigneur Jésus-Christ, mériteront de nouvelles grâces pour la colonne des pèlerins tandis que réciproquement, ceux offerts par les marcheurs attireront les grâces du pèlerinage sur les « anges gardiens ».

Cette réciprocité fait des « anges gardiens » de véritables pèlerins de Chartres.

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 08:51

carte d'entrée à la fête

Aux "infos " de 9h, France Culture a parlé de la fête annuelle de Lutte Ouvrière.

Pas des pèlerinages annuels de Chartes...

De Paris à Chartres

De Chartres à Paris

 

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 08:34

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 07:58

 

L’édito – Ramadan, le carême des musulmans
par Cyril Brun


Dans notre société déchristianisée, les repères chrétiens demeurent la norme de comparaison, une sorte d’étalon de mesure pour l’inconnu religieux et moral. Confronté à des réalités nouvelles en matière de mœurs et de religion, les sociétés qui se revendiquent postchrétiennes gardent pourtant un substrat culturel (parfois bien erroné) chrétien et utilisent un vague souvenir comme repère de leur propre réflexion. C’est assez fréquent avec les étudiants qui, encore de nos jours, tentent de comprendre les religions antiques en les comparant au christianisme. C’est commun dans l’univers médiatique et politique lorsqu’il faut situer l’islam et ses rites. Même Dieu, même religion d’amour, même tolérance et pratiques semblables, c’est en tout cas ce par quoi l’inculture religieuse grandissante tend à se repérer et à se rassurer. Le ramadan n’est qu’un exemple parmi d’autres et pourtant, il n’y a pas grand-chose de commun entre lui et le carême et pour cause, il n’y a pas grand-chose de commun entre l’islam et le catholicisme, n’en déplaise aux syncrétismes les plus autorisés soient-ils. Pour en prendre la mesure, nous vous proposons, en guise d’édito, en ces premiers jours de ramadan, l’étude approfondie et simple d’accès de l’association Clarifier.

Sur InfoCatho

 

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 22:22

 

Evêque d'Amiens (✝ 600)

saint Honoré, patron des boulangersÉvêque d'Amiens, sans doute, il fut honoré au XIe siècle tant et si bien que sa renommée s'étendit à Paris où des picards émigrés lui construisirent une église. La rue Saint Honoré et le faubourg Saint Honoré l'ont rendu célèbre dans le monde entier, tout autant que la pâtisserie qui porte ce nom. Pour le reste, il nous est difficile de dire ce que sont les hautes qualités qui lui valurent un tel culte.
Au XVe siècle, fut érigée à Paris, en l'église St Honoré, la première confrérie de Boulangers ... illustration->

 

Honoré naquit au village de Port-le-Grand, en Ponthieu, au début du VIe siècle.
Quand ce jeune homme dissipé annonça à sa nourrice qu'il voulait devenir prêtre, elle était en train de faire cuire son pain. "Et quand ma pelle aura des feuilles, tu seras évêque !" se moqua la brave femme. Sous ses yeux ébahis, la pelle se mit à reverdir. En souvenir de ce miracle, en 1202, un boulanger parisien offrit 9 arpents de terre pour construire une chapelle à saint Honoré qui devint ainsi le saint patron des boulangers. (Cuisine à la française - Histoire de la cuisine - Les saints culinaires)


Martyrologe romain

Source

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 20:18

fêtés le 3 mai

Saint Philippe et saint Jacques le Mineur sont des disciples de Jésus morts au 1er  siècle Leur fête était fixée au 1er  mai mais elle a été déplacée pour célébrer saint Joseph artisan.

Pourquoi fêter ensemble deux saints qui ne sont ni parents ni directement liés ? Parce qu’il s’agit de la fête du transfert de leurs reliques dans la basilique romaine des 12 apôtres. Donc ce sont deux apôtres ? Non, Jacques le Mineur a longtemps été confondu avec Jacques fils d’Alphée qui lui était l’un des 12 avec l’autre Jacques dit le Majeur. On a donc au moins trois Jacques dans l’entourage de Jésus

La suite...

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