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25 janvier 2022 2 25 /01 /janvier /2022 10:28

C'était hier ...


Paul était Juif, de la tribu de Benjamin ; il naquit à Tarse, en Cilicie,  dont les habitants étaient considérés comme citoyens romains. Son  attachement aux traditions de ses pères, sa haine contre les chrétiens,  sa présence au supplice de saint Étienne, son acharnement à poursuivre  les disciples de Jésus-Christ, à les traîner en prison, à les battre,  ont poussé les interprètes de l'Écriture à voir en lui la réalisation de  la prophétie de Jacob, concernant son fils Benjamin : « Benjamin est un loup ravisseur. » Mais une hymne chrétienne a heureusement complété l'application de la prophétie, en disant : « Le loup ravisseur s'est changé en agneau. »

Saul  (c'était le premier nom du grand Apôtre) approchait de Damas, où il  allait persécuter les chrétiens, accompagné de soldats et d'émissaires  de la synagogue de Jérusalem, quand tout à coup il fut renversé à terre  par une force invisible. Une éblouissante clarté l'environna et une voix  lui dit : « Saul, pourquoi me persécutes-tu ? - Qui es-tu, Seigneur ? -- Je suis Jésus, que tu persécutes. -- Seigneur, que veux-tu que je fasse ? -- Lève-toi, entre dans la ville, et là tu apprendras ce que tu dois faire. » Saul était devenu aveugle ; ses compagnons le conduisirent à Damas.  Un serviteur de Dieu, nommé Ananias, averti en songe, alla le trouver,  lui rendit la vue et lui conféra le baptême.

Dès  lors, Saul, devenu Paul, n'est pas seulement un converti, un chrétien,  c'est un apôtre, c'est l'Apôtre par excellence, qui étonnera le monde et  fera l'admiration des siècles par ses écrits sublimes et inspirés, par  ses saintes audaces, ses travaux, les merveilles de son apostolat et la  gloire de son martyre.

Que  de leçons dans cette conversion étrange et foudroyante ! Nous y voyons  la puissance toute divine de la grâce à laquelle rien ne résiste ; la  sagesse de Dieu qui se plaît à confondre la fausse sagesse du monde ; la  miséricorde inénarrable du Seigneur, qui ne rebute personne et peut  faire du plus grand des pécheurs le plus insigne des saints. Ne  désespérons jamais du salut de personne, tout est possible à la prière  et à la grâce. Nous ne comprendrons bien qu'au Ciel quelle a été  l'influence de la prière dans le monde et combien de pécheurs devront  leur salut à l'intercession des justes. Saint Augustin a dit fort  justement : « Si Étienne n'avait pas prié, nous n'aurions pas saint Paul ! »

Pour approfondir, on peut lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI : >>> La conversion de Paul

 

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16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 20:14

Évangile selon saint Jean 2,1-11.

En ce temps-là, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus était là.
Jésus fut aussi convié aux noces avec ses disciples.
Le vin étant venu à manquer, la mère de Jésus lui dit : "Ils n'ont plus de vin."
Jésus lui répondit : "Femme, qu'est-ce que cela pour moi et pour vous ? Mon heure n'est pas encore venue."
Sa mère dit aux serviteurs : "Faites tout ce qu'il vous dira."
Or, il y avait là six urnes de pierre destinées aux ablutions des Juifs et contenant chacune deux ou trois mesures.
Jésus leur dit : "Remplissez d'eau ces urnes." Et ils les remplirent jusqu'au haut.
Et il leur dit : "Puisez maintenant, et portez-en au maître du festin". Et ils en portèrent.
Dès que le maître du festin eut goûté l'eau changée en vin (il ne savait pas d'où venait ce vin, mais les serviteurs qui avaient puisé l'eau le savaient), il interpella l'époux et lui dit :
"Tout homme sert d'abord le bon vin, et après qu'on a bu abondamment, le moins bon ; mais toi, tu as gardé le bon jusqu'à ce moment."

Tel fut, à Cana de Galilée, le premier des miracles que fit Jésus, et il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

Extrait de la Bible catholique traduite par le chanoine Crampon

Mais où sont les mariés?

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12 janvier 2022 3 12 /01 /janvier /2022 18:19
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6 janvier 2022 4 06 /01 /janvier /2022 14:33

 

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3 janvier 2022 1 03 /01 /janvier /2022 14:27

 

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3 janvier 2022 1 03 /01 /janvier /2022 11:28

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2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 14:33

L'Épiphanie est la fête chrétienne qui célèbre le Messie venu et incarné dans le monde, et qui reçoit la visite et l'hommage de trois rois mages. Elle a lieu le 6 janvier.

C'est aussi ICI.

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28 décembre 2021 2 28 /12 /décembre /2021 18:04

 

L'Évangile selon Matthieu (2:16-18) relate l'épisode :

« Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléem et dans tout son territoire, selon la date dont il s'était soigneusement enquis auprès des mages. Alors s'accomplit ce qui avait été annoncé par le prophète Jérémie : 'Ainsi parle l'Éternel : On entend des cris à Rama, des lamentations, des larmes amères ; Rachel pleure ses enfants ; elle refuse d'être consolée sur ses enfants, car ils ne sont plus. »

 

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26 décembre 2021 7 26 /12 /décembre /2021 09:19

Fête de la Sainte Famille

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25 décembre 2021 6 25 /12 /décembre /2021 00:00

 

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21 décembre 2021 2 21 /12 /décembre /2021 13:33

Jésus a-t-il vraiment existé ?

Jean-Christian Petitfils
Historien et écrivain

 

La certitude historique de l’existence de Jésus n’a jamais été sérieusement mise en question depuis 2000 ans et elle est attestée par des faits et de multiples sources antiques, chrétiennes, juives ou profanes.

1. La vie terrestre de Jésus de Nazareth n’avait rien pour retenir l’attention des quelques historiens du début de notre ère : le parcours d’un jeune provincial qui n’a rien construit, rien écrit et qui n’a prêché que trois petites années en Palestine avant de mourir sur une croix romaine n’avait vraiment pas vocation à marquer l’histoire. En savoir +

2. Jésus a pourtant eu beaucoup de disciples, qui ont repris courage après sa résurrection et qui ont témoigné, au prix de leur vie, de ce qu’ils ont vu et entendu. Les vingt-sept livres du Nouveau Testament présentent tous les critères de fiabilité historique, car on peut se sacrifier pour ce que l’on croit être la Vérité mais personne ne donne sa vie pour ce que l’on sait être un mensonge. En savoir +

3. L’existence du Christ est attestée ensuite par les témoignages de contemporains des Apôtres avec une grande continuité aux Ier et IIe siècles, puis par les Pères de l’Église et même dans les récits apocryphes. En savoir +

4. Aux côtés de ces sources, qui offrent également un témoignage des premiers balbutiements de l’Église après la mort de Jésus, d’autres écrits non chrétiens du monde antique mentionnent la personne de Jésus sans jamais mettre en doute son existence. En savoir +

5. La meilleure preuve de la certitude historique de l’existence de Jésus est sans doute que jamais pendant dix-huit siècles personne n’a remis en cause la réalité de son existence. Pas même ses adversaires, juifs, romains ou autres païens, qui l’ont critiqué violemment. « Ces récits indépendants montrent qu’à des époques reculées même les adversaires du christianisme n’ont jamais douté que Jésus ait réellement existé », conclut aujourd’hui l’Encyclopediae Britannica, précisant que « ce n’est qu’à la fin du XVIIIe, au cours du XIXe, et au début du XXe siècle que l’historicité de Jésus a été pour la première fois, et pour des motifs insuffisants, contestée par divers écrivains ». En savoir +

 

Plus de questions de fond

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8 décembre 2021 3 08 /12 /décembre /2021 10:51
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5 décembre 2021 7 05 /12 /décembre /2021 18:52

La Fête de Saint-Nicolas, vers 1660, Jean Steen, Amsterdam, Rijksmuseum

La Fête de Saint-Nicolas, vers 1660, Jean Steen (Amsterdam, Rijksmuseum). Dans ce tableau, Jan Steen raconte ce qui se passe et évoque les diverses émotions suscitées par cette fête. La petite fille serre fermement dans ses bras sa nouvelle poupée à l’image de saint Jean-Baptiste qu’elle vient de recevoir – selon la croyance populaire, saint Jean protége les enfants de la maladie -. Un seau rempli de bonbons et de jouets pend à son bras. Manifestement, elle n’est pas prête à s’en séparer… Grand frère pleure. Derrière lui, la servante montre ce qu’il a reçu : une chaussure d’où sortent des petites banches mortes. Son frère cadet, qui lui, a bien reçu un cadeau, le montre du doigt en se moquant de lui. Mais peut-être la grand mère, qui fait un signe à l’arrière plan, apportera-t-elle un peu de consolation : y aurait-il quelque chose de caché derrière le rideau ?

La Fête de Saint-Nicolas, vers 1660, Jean Steen

La fête de Saint-Nicolas (6 décembre) est une importante fête familiale. La veille, le saint généreux descend par la cheminée et dépose des petits cadeaux et des friandises aux enfants sages. Ceux qui espèrent recevoir quelque chose y déposent un soulier. À l’époque de Steen, cette fête « catholique » fut abolie par l’Église réformée, qui rejetait le culte des saints. Ainsi, dans bon nombre de villes, il était interdit de cuire des biscuits à l’image du saint homme. Steen étant lui-même catholique.

Le texte complet est ICI.

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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 07:55

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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 10:05

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 18,33b-37.

En ce temps-là, Pilate appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? »
Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

 

Oui mais ... le Christ est-il (vraiment) Roi ? Quelle sorte de royauté ???

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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 09:55

Saint François accompagné d’un frère à gauche, un arbre magnifique à droite (on dit que c’est un des plus beaux arbres qu’ait peint Giotto), les oiseaux attentifs tête levée vers le Saint. Mais regardons bien : le centre géométrique du tableau est un grand vide comme un carré entre les personnages, l’arbre, la ligne d’horizon et le sol : un oiseau descend de cet arbre pour rejoindre ses congénères. La main droite de François montre cet oiseau, sa gauche s’incline en un geste de douceur vers le sol couvert de petits êtres attentifs ; il semble esquisser un geste de bénédiction. L’essentiel de cette fresque est bien cet espace central, non pas vide, mais lieu de résonance des chants d’oiseaux et des paroles du Saint. Giotto nous fait entendre par l’image ce que nos oreilles ne savent plus entendre.

L'article complet sur Narthex 

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15 novembre 2021 1 15 /11 /novembre /2021 19:05
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3 novembre 2021 3 03 /11 /novembre /2021 08:59

 C'était hier ... 

Le Jour des Morts, de William Adolphe Bouguereau (1859).
Le Jour des Morts, de
William Adolphe Bouguereau (1859).

 

La Commémoration de tous les fidèles Défunts, appelée aussi Jour des Morts, est une célébration catholique qui a lieu le 2 novembre, le lendemain du jour de la Toussaint, selon le rite romain.

Selon le calendrier romain général 1960 elle est reportée au 3 si le 2 tombe un dimanche. Selon l'actuel calendrier romain général, dans ce cas la commémoration des fidèles défunts s'intègre avec la célébration du dimanche : la messe est celle de la commémoration, mais avec chant du Gloire à Dieu et du Credo. « Pour la liturgie des Heures : on prend l'office du dimanche et non pas celui des défunts. Toutefois, si l'office des laudes ou des vêpres est célébré avec la participation du peuple, il est possible de prendre l’office des défunts. »

Origines

La Commémoration des morts a été instituée pour obtenir de Dieu qu'il délivre ou soulage les âmes du purgatoire. L'office des morts prend son origine dans la veillée des morts que les premiers chrétiens faisaient à l'exemple des juifs. Dans les premiers siècles du christianisme, des prières, et ensuite des messes, sont dites pour les défunts.

Source Wikipedia.  

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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 23:51

Bonne fête Agnès, Alain, André, Anne, Aude, Baudouin, Béatrice, Bernadette, Bernard, Bruno, Carole, Chantal, Charles, Cécile, Céline, Daniel, David, Delphine, Dominique, Emmanuel, Emmanuelle, Eric, Etienne, Fabienne, Fernand, Francois, Francoise, Gertrude, Gilbert, Hélène, Henri, Isabelle, Jacques, Jane, Jean, Jeanne, Joseph, Julia, Julie, Léonie, Livia, Louis, Luc, Lucie, Madeleine, Marc, Marcel, Maria, Marie, Marine, Matthieu, Melchior, Michel, Michèle, Monique, Myriam, Odile, Olga, Olivier, Pascal; Patrick, Paul, Paule, Philippe, Philomène, Pierre, Rose, Simon, Stéphane, Thérèse, Thierry, Véronique, Vincent, Yvan, Yves, …

et tous les saints :) 

 

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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 10:05

 

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29 octobre 2021 5 29 /10 /octobre /2021 09:10

 

Nos amis les saints... Ces grandes destinées échappent, plus que toutes les autres, à n'importe quel déterminisme : elles rayonnent, elles resplendissent d'une éclatante liberté. Si le père de Foucauld en personne m'avait demandé cette conférence, je me demande si je n'aurais pas réussi à trouver quelque raison de lui refuser et son indulgence l'eût probablement jugée valable. Mais il m'a fait demander la chose par ses filles, et me voilà ici devant vous, nous voilà tous rassemblés ici pour bien prouver que les filles du père de Foucauld finissent toujours par faire ce qu'elles veulent. Ce n'est peut-être pas tout à fait un miracle, mais ça y ressemble déjà pas mal. Admettons que ce soit un miracle préparatoire. Car ayant imprudemment décidé de vous parler ce soir d'un pays où je n'ai jamais mis les pieds, bien que je sois un vieux voyageur, dont je ne suis même nullement sûr d'avoir jamais rencontré un seul habitant authentique, un seul autochtone, bref, puisque j'ai décidé de vous parler des saints et de la sainteté, le miracle, le vrai miracle, le miracle incontestable serait que vous réussissiez à m'écouter sans ennui… Enfin que voulez-vous que je vous dise ? Tâchez d'être le plus indulgent possible : c'est mon premier sermon. Vous me direz que j'aurais pu choisir un autre sujet. Ce n'est pas sûr ; le plus souvent, voyez-vous, ce n'est pas nous qui choisissons le sujet, c'est le sujet qui nous choisit. Les amateurs de littérature croient volontiers qu'un écrivain fait ce qu'il veut de son imagination. Hélas, l'autorité de l'écrivain sur son imagination d'écrivain est à peu près celle que le Code civil nous garantit vis-à-vis de nos charmantes et pacifiques compagnes, vous voyez d'ici ce que je veux dire ? 

Ne manquez pas la suite ...

Georges Bernanos, « Nos amis les Saints »  Tunis, 1947.

 

Sur Petrus Angel, retrouvez Bernanos et la Toussaint !

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20 octobre 2021 3 20 /10 /octobre /2021 08:33

« Ah ! malgré ma petitesse, je voudrais éclairer les âmes comme les Prophètes, les Docteurs, j’ai la vocation d'être Apôtre… je voudrais parcourir la terre, prêcher ton nom et planter sur le sol infidèle ta Croix glorieuse, mais, ô mon Bien-Aimé, une seule mission ne me suffirait pas, je voudrais en même temps annoncer l'Évangile dans les cinq parties du monde et jusque dans les îles les plus reculées… Je voudrais être missionnaire non seulement pendant quelques années, mais je voudrais l'avoir été depuis la création du monde et l'être jusqu'à la consommation des siècles … Mais je voudrais par-dessus tout, ô mon Bien-Aimé Sauveur, je voudrais verser mon sang pour toi jusqu'à la dernière goutte … »

Sainte Thérèse de Lisieux

 

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18 octobre 2021 1 18 /10 /octobre /2021 22:52

 

Selon des traditions, Saint Luc a peint à trois reprises la Vierge, ouvrant la voie aux icônes peintes. C’est à l’une de ces icônes, acquise en Palestine par la femme de Théodose II et rapportée à Constantinople, que remonterait le type, très populaire, de la "Vierge Hodigitria", Vierge qui indique la Voie (le Christ enfant sur le bras gauche, la main droite ramenée devant le buste, désignant le Christ).
Plusieurs icônes sont traditionnellement attribuées à Saint Luc. Entre autres, les icônes Russes de la Vierge de Vladimir, de Jérusalem, de Tikhvine, de Smolensk, ainsi que, en Pologne, la Vierge de Czestochowa. Les icônes russes de la Vierge correspondent à des compositions iconographiques différentes

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4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 11:54

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2 octobre 2021 6 02 /10 /octobre /2021 08:21

Reçu d'EVR

Selon un sondage de l’Ifop publié le 23 septembre mené pour l'Association des journalistes d'information sur les religions (Ajir), les Français seraient 51 % à ne pas croire en Dieu. Pour la philosophe Chantal Delsol, de l’Institut, ils ne sont pas pour autant devenus athées mais ont adopté d’autres croyances, d’autres religions ou spiritualités, et d’autres morales :

 

Un seuil symbolique a été franchi: désormais plus de la moitié de la population française se dit incroyante. C’est même l’ensemble du Vieux Continent et sans doute l’Occident tout entier qui est en train de voir s’effacer la religion de ses pères.(…)

Il faut distinguer le christianisme et la chrétienté. Le christianisme ne semble pas du tout en voie d’extinction. Il se déploie (…) dans de larges zones d’Amérique latine ou d’Asie. C’est en Occident qu’il s’efface.

Mais la chrétienté traduit bien autre chose: le christianisme comme civilisation, comme pouvoir sur les mœurs et les lois des pays. On peut dire que la chrétienté en tant que telle a disparu de nos territoires depuis les années 1960 ou les lois sur l’IVG. Depuis lors, ce ne sont plus les dogmes religieux qui déterminent ce que la morale interdit ou permet, ce sont des comités d’éthique composés d’une multitude de courants divers. La chrétienté aura duré seize siècles, depuis la fin du IVe siècle. C’est aujourd’hui qu’elle se rompt. (…)

(Les chrétiens) vont devenir, ils sont déjà devenus une minorité, et ils ne savent pas ce que c’est. (…) Je ne suis pas sûre que nos clercs aient bien compris ce nouveau statut de minorité, qui impose la modestie et une attitude de vérité. (…)

Il ne faudrait toutefois pas s’imaginer que le vieil Occident va pour autant devenir «athée», comme nous l’annoncent les études d’opinion. À vrai dire, «athée», cela n’existe pas, (…). L’homme est un animal religieux, parce qu’il est confronté toujours et partout avec le mal, la souffrance et la mort, et il ne saurait vivre sans tenter de leur donner un sens. Lorsque Malraux dit que «le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas», il énonce un truisme: tous les siècles sont religieux!

Les pays d’Occident ne sont pas devenus «athées» - ils ont adopté d’autres croyances, d’autres religions ou spiritualités, d’autres morales. Je ne parle pas de l’islam - certains catholiques affolés pensent qu’ils vont être remplacés par l’islam, mais les choses ne se passent pas ainsi. À la religion d’Occident se substituent peu à peu ses ersatz, ses succédanés, ses échos. (…) La croyance en la transcendance s’effondre, mais l’édifice ne disparaît pas: il est recyclé autrement. (…) Le souci du Salut s’est transformé en souci du salut social. Le Mal qui était envie, adultère, orgueil est devenu impérialisme, guerre, oppression sociale, homophobie.

Grave erreur, de croire que toute morale, religion, croyance, s’effondre derrière le christianisme désormais privé de pouvoir. (…) En réalité, les vertus essentielles de la morale chrétienne se métamorphosent en une sorte de morale laïque. Des auteurs du XXe siècle (Scheler, Kolnai, Chesterton) l’ont appelée l’humanitarisme. Cela pour la distinguer de l’humanisme, car nous ne sommes plus humanistes, ayant expulsé l’homme du centre du monde. L’humanitarisme récupère les vertus chrétiennes de compassion et d’égalité, et les recycle dans l’immanence d’un monde sans dieu. Sans la transcendance, toutes ces vertus dégénèrent, se font mièvres et pleines de sensiblerie, en même temps qu’elles demeurent oppressives. La morale devient pour ainsi dire une religion.

Mais les choses vont plus loin. La religion traditionnelle de l’Occident transcendant et monothéiste n’a pas été tout bonnement effacée pour être remplacée par le rien. Elle a été lentement supplantée par des polythéismes immanents - ce que l’on appelait le paganisme. Ou par des spiritualités multiples, parfois héritées de nos traditions (le stoïcisme, l’épicurisme), parfois reçues d’autres cultures (le bouddhisme). Il faut insister pour dire que la vénération de multiples «dieux» ou la sacralisation de tout ou partie du monde immanent est une tendance humaine universelle - c’est le monothéisme transcendant qui représente une exception. Ainsi, dès que le monothéisme s’effondre, les multiples dieux immanents reviennent d’eux-mêmes. Quant aux spiritualités, elles sont si liées à la pâte humaine que leur surgissement est presque instinctif. L’homme est un être spirituel et religieux. C’est pourquoi nous avons aujourd’hui en Occident des descendants des épicuriens, des adeptes de Bouddha, des gens qui embrassent les arbres et des adorateurs de baleines, par exemple.

L’écologie tient lieu de religion nouvelle, et, en l’occurrence, elle est un panthéisme. Elle a ses rites, son catéchisme obligatoire, ses interdictions, ses prophètes et ses grands prêtres, ses anathèmes et ses excommunications. Processus très dangereux, car dégrader une véritable science en religion, c’est mortel pour la science en question - et nous avons bien besoin de l’écologie.

Ce que les peuples occidentaux ont déjà commencé à perdre, ce sont les fondements du judéo-christianisme, les présupposés culturels sur lesquelles s’appuyait l’édifice. C’est d’abord la croyance en l’existence de la vérité, qui nous vient des Grecs - et nous revenons aux mythes, ce qui inaugure bien des dégâts pour la pensée scientifique. C’est ensuite l’idée d’un temps fléché, qui a donné historiquement l’idée de progrès, et nous revenons au temps cyclique avec l’annonce de catastrophes apocalyptiques. C’est enfin la croyance dans la dignité substantielle de l’être humain, qui s’efface pour laisser place à une dignité conférée de l’extérieur, sociale et non substantielle, comme c’était le cas avant le christianisme. Il nous faut dorénavant vivre avec ces présupposés nouveaux pour nous. Les chrétiens qui restent en Occident demeureront une minorité et, probablement, les agents secrets de Dieu.

dans Le Figaro du 28 septembre 2021

 

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