Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Recherche

15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 14:45

 

J’aime pas l’Carême !

J’aime pas l’Carême !

Et là j’suis pas le seul. Évidemment il y a bien quelques moines que nous entendons se réjouir et prétendre que le jeûne est non seulement bon pour l’âme mais aussi pour la santé, et qui vont à la pénitence, heureux comme un salarié le vendredi ; quelques religieuses aussi, catéchistes qui se réjouissent en « tatassant » de l’opération bol de riz qui permettra à leurs consœurs d’Afrique d’avoir des fournitures scolaires. Mais pour la plupart d’entre nous, c’est reparti pour le syndrome de l’âme épaisse, pour le Carême foi de veau : juste assez de conscience pour savoir qu’on devrait le faire, et une volonté ayant déjà abdiqué devant des pulsions vivifiées par la crainte d’un quelconque manque ou la perspective d’un effort à consentir. C’est le temps où, piteux, nous feignons de croire à nos résolutions, dont la fiabilité égale les promesses électorales d’un second tour de présidentielle : « Moi pénitent, je… ». ... la suite...

Pasquin, le 7 mars 2014 

Partager cet article
Repost0
10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 10:05

 

Un article écrit le 1er janvier. Extrait.

Le Saint-Père a aussi cette formule qu’ont reprise les Franciscaines de l’Immaculée à l’adresse du « commissaire », détracteur de leur ordre : « Si tu parles mal de ton frère, tu tues ton frère. »  Halte aux vilains mots assassins !

Faire du mauvais bruit autour de quelqu’un, c’est si facile, d’autant plus qu’il est notre voisin. Osons le dire : c’est aussi l’une des tares, hélas ! de notre mouvance et l’une des raisons de son échec par sa désunion et sa division dialectique qui est l’œuvre du Malin. Critiquer, rabaisser, dire du mal (à plus forte raison lorsqu’on est investi d’un pouvoir quelconque), c’est tellement vite fait et c’est tellement dangereux pour une communauté et ses âmes. Ne pas juger selon les apparences, encore moins sans connaître et sans entendre le sujet de l’accusation ! Surtout ne pas juger subjectivement pour ne pas être jugé et découvrir que ce que nous focalisions dans l’œil du voisin était une paille par rapport à la poutre qui est dans le nôtre !

Apprendre d’abord à se taire, tourner sept fois sa langue dans sa bouche ou sa plume dans son encre, avant de parler ou d’écrire un courriel incendiaire. « N’ouvre la bouche que si tu es sûr que ce que tu vas dire est plus beau que le silence ! », enseigne un proverbe arabe. « En ravalant des paroles méchantes, personne ne s’est jamais abîmé l’estomac », constatait autrement Churchill avec humour et il savait de quoi il parlait !

A l’opposé des mondains

Les mérites du silence sont de deux ordres :

Négativement, le silence préserve de beaucoup d’erreurs et de péchés. Toute parole est une pierre qu’on jette dans l’Eternité et qu’on ne reprend plus, affirmait sainte Madeleine de Pazzi à qui Notre-Seigneur demandait de considérer chacune de ses paroles et de ses œuvres comme si elles devaient être les dernières de sa vie. Que d’infamies et de calomnies évitées si l’on pensait ainsi : sus aux langues de vipères !

Positivement, le silence est un éveilleur d’âme : on pense si peu dans le bruit et l’on prie si peu ! Ecouter le silence, c’est être attentif à la voix du Seigneur, faire retraite en soi-même. Dire moins et être plus.

A l’opposé des courtisans et des mondains (honnis par le pape François) qui, pour plaire au monde, se montrent et parlent trop, pour plaire à Dieu, il faut se taire et se cacher : c’est l’appel du silence qui féconde les bonnes décisions et les bonnes paroles autant que les bonnes actions (voir « Les silences de l’Immaculée Conception » du F. Bernard-Marie dans Présent du 7 décembre). « La Vérité parle au-dedans du cœur sans aucun bruit de paroles » (L’Imitation traduite par Pierre Corneille, livre 3, chap. 2.) Chut, plus de bruit ! Pour l’amour de Dieu. Mettons-nous à cette école du triple silence de Noël. C’est notre premier vœu pour l’année qui vient.

Rémi Fontaine, in Présent, 01/01/2014 

« Alors, comme dans une famille, aimons-nous pour ce que nous avons de bon, et supportons-nous les uns les autres pour ce que nous avons de moins bon ; mais marchons ensemble. Fermes et droits. » – Jean Madiran †

Article extrait du n° 8012 du Mercredi 1er janvier 2014

Partager cet article
Repost0
6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 08:49

 

Le Carême est "le Ramadan des chrétiens" : voilà ce que l'on entend de plus en plus souvent. Confusion du vocabulaire et confusion des démarches, la comparaison est une grave erreur. Eclairage.

 

jeûne

Mardi 4 mars 2014, dans le JT de France 2, un sujet sur Mardi Gras. Entre deux enfants joyeusement déguisés, on découvre soudain à l'image, l'historien Odon Vallet, interrogé sur le Carême. "C'est un peu comme le Ramadan des musulmans", lance-t-il tout de go, "c'était extrêmement contraignant. Pas de fête, pas de danse, pas de plaisir, pas de sexe aussi, et une nourriture quand même très frugale". Une accumulation de clichés et de non-vérités qui nécessitent de revenir sur les similitudes, mais surtout sur les différences entre le Carême et le Ramadan.

ramadanLe Ramadan, mois sacré de la Révélation: conformer sa vie à la volonté d'Allah

Voulant lui-même mettre un terme à ce qui l'appelait "une grave erreur", peu de temps avant sa mort, en 1996, l'ancien évêque d'Oran en Algérie, Mgr Pierre Claverie, expliquait pourquoi on ne pouvait pas appeler le Carême, "Ramadan des musulmans""Le Ramadan est le mois sacré se la Révélation", soulignait-il, "le jeûne est d'abord destiné à disposer les croyants à recevoir la totalité du Coran, récité chaque soir jusqu'à la nuit du Destin". Rappelons que la nuit du Destin est pour les musulmans, la nuit où le Coran fut transmis par l'ange Gabriel au prophète Mahomet. Le Ramadan est don une pratique commandée par le Coran lui-même (2,183-187). C'est d'abord la vertu d'obéissance qui est ainsi appelée à s'exercer dans la jeûne. Une loi divine qui doit s'exercer avec rigueur.

Le Carême : se préparer à recevoir la vie nouvelle par la Résurrection du ChristCareme_1

Dans la tradition chrétienne, le Carême désigne les quarante jours de préparation à la fête de Pâques. Comme les quarante jours que Jésus a passés au désert pour se préparer à sa mission (Matthieu 4, 2). Il s'agit donc d'un temps où chacun doit se garder disponible envers Dieu et les autres, à travers trois moyens: la prière, le jeûne et l'aumône. "Il ne s'agit donc pas d'obéir à une loi", expliquait Mgr Claverie, "mais de se disposer à recevoir la loi intérieure de l'Esprit Saint", afin de nous laisser"transformer par Dieu".

Vu sur Radio Notre Dame

Partager cet article
Repost0
5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 08:39

 

« Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.

Suite et commentaire de Saint Jean de la Croix ICI

Partager cet article
Repost0
4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 08:27

 

Nous sommes "lundi gras"...
10€ - franco de port
Nous sommes "lundi gras" et le carême approche à grands pas. Un moment difficile pour ceux qui veulent vivre de leur foi ?... Un moment exaltant. Celui de l'expérience spirituelle. Celui de l'expérience que nous pouvons faire de nos limites. Mais aussi celui de toutes nos tentatives pour "faire le mur" et tenter d'échapper intérieurement à notre finitude. Nous avons d'habitude toujours toutes les raisons de remettre ce genre d'expérience à plus tard. Le Carême est une sorte de mise en demeure. L'effort, c'est maintenant. L'amour de Dieu, c'est maintenant, la pénitence c'est maintenant. En latin dans l'Epître aux Corinthiens: Ecce nunc tempus acceptabile, ecce nunc dies salutis. Ce n'est pas un slogan électoral, mais l'exigence pour nous de vivre au présent, de ne pas remettre à plus tard : c'est maintenant... le jour du salut, le temps qu'il nous faut saisir, que nous devons prendre : tempus acceptabile.
Comment saisir ce jour ? Comment prendre ce temps ? lisez la suite...
Partager cet article
Repost0
27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 11:00

Les réseaux sociaux seraient-ils devenus le lieux de thérapie de groupe à la mode où expier ses péchés ?

 Juan Ávila Estrada 
13.02.2014 aleteia ar
Pourquoi est-ce si facile de révéler ce que l’on a de plus intime sur les réseaux sociaux, en courant le risque d’être humilié ou rédiculisé ? Alors qu’il est si difficile d’aller se confesser à un prêtre qui, pourtant, ne répètera rien de tout de ce qui aura été dit. Que se passe-t-il donc dans le cœur de ceux qui sont prêts à révéler au monde les pires recoins de leur âme ?

Il semble que les réseaux sociaux soient désormais appelés à servir de lieu de thérapie de groupe où l’on peut expier ses péchés. D’une certaine façon, c’est comme si l'on cherchait l’approbation d'autrui pour les fautes que l’on a commises afin de soulager sa conscience.

Mais ce que l’on recherche de nos jours, de manière assez équivoque, trouve une réponse simple en Jésus à travers le sacrement de réconciliation. Il s’agit d’un moment où seul le Seigneur peut voir nos fragilités et notre détresse. Nous ne sommes pas jugés, il n’y a pas d’apparition, seul notre cœur est à découvert dans ce moment de vérité. Lors de la confession, seuls la grâce et le pardon du Seigneur comptent.  

Le sacrement de réconciliation n’est pas synonyme de punition, d’apparence et de jugement. Il s’agit avant tout d’humilité, d’âme et de miséricorde. Grâce à la confession, on comprend que notre Père a les bras grands ouverts pour nous. Ainsi, dans le confessionnal, les larmes peuvent couler. Elles nettoient l’âme en somme. Elles sont aussi le témoignage que Dieu agit en chacun de nous. Il veut établir une relation intime et affective avec nous. A cette occasion, nous pouvons expérimenter ce que signifie être aimés en vérité, être pardonnés, acceptés pour ce que nous sommes et non pas condamnés.

Aussi, il y a des moments dans la vie où il est essentiel d’être soi-même. En effet, nous ne pouvons pas nous retrouver devant Dieu et nous cacher indéfiniment. Lors de la confession, le Seigneur nous offre la tendresse qui est la sienne, celle d’un père chuchotant à l’oreille de son petit « tu n’as rien à me cacher, je t’aime comme tu es ».

Pourquoi alors ne pas Lui avouer nos péchés directement ? Les larmes versées chez soi dans la solitude ne sont pas suffisantes pour panser les plaies de l’âme ? Pourquoi épancher ses malheurs à des amis qui fautent tout autant que nous ? Et bien parce que l’on ne souhaite pas seulement être pardonnés, nous voulons aussi réintégrer la vie en communauté, la vie de l’Eglise. Nous voulons être les « témoins silencieux » de l’œuvre de Dieu.

Dans le confessionnal, Dieu montre aux pécheurs sa miséricorde. Chacun d’entre eux, en tant qu’humain, y reçoit l’encouragement du Seigneur pour l’aider à cheminer. Le Christ est la canne dont nous avons besoin pour arpenter la route de la vie. C’est pourquoi ce ne sont pas les prêtres qui nous confessent et nous pardonnent, c’est le Christ en eux. Ils ne nous donnent pas l’absolution en leur nom propre mais au nom de Jésus. Car Dieu sauve l’homme de façon humaine, par l’homme. Dieu ne se retire pas de ce qu’Il a créé. Par conséquent, le monde doit comprendre que l’homme n’est jamais loin de Lui, simplement parce que Lui-même s’est fait homme au milieu de nous.

Si par exemple la tâche de la confession avait été laissée aux anges, ne connaissant pas ce qu’est le propre de la nature humaine, ils nous auraient sans doute jugés sévèrement. Il leur aurait été impossible de comprendre nos actes. Ainsi, de nos jours, le plus grand miracle que puisse accomplir un prêtre est d’être l’instrument de la Grâce de Dieu. Le pain et le vin peuvent alors devenir le Corps et le Sang du Christ et le pardon de Jésus peut parvenir aux hommes.

Alors, dites-moi, qu’est-ce qui est le plus facile à croire : un homme qui se lève de sa chaise roulante après des années de paralysie ou un homme disant « tes péchés sont pardonnés » ? Celui qui dit cela c’est Jésus. De cette façon, Il nous rachète, nous sauve, nous sanctifie et nous régénère.

Le péché empêche d’avancer, aveugle les sens, nous fait agir de façon irrationnelle. Il pollue toute notre vie jusqu’à nous dégoûter de nous même. Le prêtre est l’homme par qui le miracle advient : le grand miracle de la réconciliation entre Dieu et le monde. 

Le confessionnal est un tribunal sans accusé, sans greffier et qui demande de ne débourser aucun frais. Pas besoin de témoins. Seuls sont présents le pénitent et l’avocat de la défense, Jésus Christ. Le confessionnal, c’est le lieu de la miséricorde.
 

Article traduit de la version espagnole d’Aleteia par Gaëlle Bertrand
Partager cet article
Repost0
23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 16:30

 

La prière sur la glace: le patinage artistique féminin à Sotchi
Entre l'Ave Maria et le dizainier

Anita Bourdin

ROME, 21 février 2014 (Zenit.org) - Beau podium pour le patin à glace féminin à Sotchi le 20 février : tous les journaux télévisés en parlent en Italie ! En effet,  à 27 ans, la championne nationale Carolina Kostner, championne du monde 2012, à Nice, remporte enfin une première médaille olympique – le bronze – : elle a fait le choix exigeant de patiner son programme court, le 19 février, sur l’Ave Maria de Schubert, dans une version chorale. Des minutes d’une émotion rare qui lui ont permis de distancer les autres concurrentes. Le lendemain, jeudi, 20 février, elle a confirmé l’écart en patinant sur le Boléro de Ravel. Il ne manquait qu’une médaille olympique à son brillant palmarès.

L’athlète italienne a confié à la RAI, à propos du choix de cet Ave Maria : c’est « une prière qui me permet de dire merci à la vie pour ce qu’elle m’a offert », avant d’ajouter, pour l’issue de la compétition olympique : « pour le reste, ce n’est pas entre mes mains ».

Son Ave Maria n’a pas manqué de rappeler un moment enchanteur des championnats du monde 2012 avec l’Ave Maria de Caccini patiné par Elena Ilinykh et Nikita Katsalapov, aujourd’hui 19 et 22 ans. Un programme très russe, puisque cet Ave Maria n’est pas de l’auteur baroque dont il porte le nom, mais un pastiche génial du compositeur russe Vladimir Vavilov (1925-1973). Pas de podium, alors, pour les champions russes, mais une trace sûre dans la mémoire des aficionados. En revanche, ils ont obtenu le bronze à Sotchi.

L’or des patineuses est allé à la championne russe, Adelina Sotnikova, 17 ans, et l’argent à la championne sud-coréenne, avec plus d’un million quatre cent mille « fans » sur facebook, Yu-nan Kim, 23 ans, or olympique à Vancouver en 2010.

Yu-nan Kim, émigrée au Canada, baptisée dans l’Eglise catholique en 2008, sous le nom de Stella – en l’honneur de la Vierge Marie, « Stella maris » -, ne manque pas de faire une prière ou le signe de la croix lors des compétitions, par conviction, ou de dire son amour de la Vierge Marie et elle porte un dizainier au doigt.

Elle confie: "Au moment de mon baptême, j'ai ressenti une énorme consolation dans mon coeur. J'ai compris que c'était l'amour de Dieu et je lui ai promis de toujours continuer à le prier." Et elle n’est pas en reste pour les œuvres de bienfaisance.

 

Lire en ligne

Partager cet article
Repost0
22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 20:25

     Share on facebook

Bénédicte Drouin billet d'humeur©Didier Goupy

Nous, catholiques pratiquants, sommes souvent face à l’Église comme des gosses gâtés, nonchalants et repus : à peine sensibles à ses déclarations, regardant ses catéchèses du coin de l’œil : « Ah bon, le pape fait une catéchèse sur le baptême ? C’est bien ! »

J’ai fait le test avec la dernière exhortation apostolique, La Joie de l’Évangile : « Tu l’as lue ? – Euh, il faudrait que je l’achète… » Variante : « On me l’a offerte à Noël, mais je ne l’ai pas commencée. » À croire qu’elle a été commercialisée en latin. Elle est pourtant truffée de vitamines spirituelles pour doper les moments creux de nos vies, de réponses prophétiques aux questions aiguës de l’époque. Annoncée par le Pape comme le programme de son pontificat, elle devrait être en bonne place sur nos tables de nuit, comme le Catéchisme de l’Église catholique dans nos bibliothèques.

On passe un temps fou sur des sites Internet qui polémiquent, désinforment ou revendent votre armoire moins cher… Mais quelle curiosité intellectuelle et spirituelle pour les textes de notre mère l’Église destinés à nous enseigner, nous élever, nous sanctifier ?

Oui, il faut parfois faire un effort pour rentrer dans ses déclarations (quoique beaucoup moins depuis l’élection du pape François, très accessible, voyez son exhortation). Mais rien de grand ni de durable se construit sans un peu de peine. Pas même notre formation chrétienne. Si elle passe après le reste, comment pouvons-nous espérer convaincre le jour où les plus jeunes nous interrogeront ?

Bénédicte Drouin, in Famille Chrétienne

Partager cet article
Repost0
16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 23:55
Partager cet article
Repost0
12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 23:11

 

Sans la prière, toutes nos méditations, résolutions et promesses resteront inutiles. Si nous ne prions pas, nous serons toujours infidèles à toutes les lumières reçues de Dieu et à toutes les promesses que nous aurons faites. La raison en est que, pour faire à chaque instant le bien, pour vaincre les tentations, pratiquer les vertus, bref pour observer les commandements et conseils divins, il ne suffit pas des lumières reçues, ni des réflexions faites et des résolutions prises, mais il y faut de plus le secours actuel de Dieu. Or, Dieu ne l'accorde qu'à ceux qui prient et qui prient avec persévérance. (…)

« Comme la sève est nécessaire pour que les plantes vivent et ne se dessèchent pas, ainsi dit saint Jean Chrysostome, la prière est nécessaire à notre salut ». Ce même saint dit ailleurs: « Comme l'âme donne la vie au corps, ainsi la prière maintient l'âme en vie. De même que le corps ne peut vivre sans l'âme, ainsi sans la prière l'âme est morte et sent mauvais. Elle sent mauvais, parce que celui qui néglige de se recommander à Dieu commence aussitôt à puer le péché ». La prière est aussi appelée nourriture de l'âme, parce que le corps ne peut se soutenir sans nourriture, et de même, dit saint Augustin, l'âme ne peut se conserver en vie sans la prière : « De même que le corps se nourrit d'aliments, ainsi l'homme se nourrit de prières.». La prière est en outre l'arme la plus nécessaire pour nous défendre contre nos ennemis ; celui qui n'y recourt pas, dit saint Thomas, est perdu.

Adam est tombé, assure-t-il parce qu'il ne s'est pas recommandé à Dieu au moment de la tentation : « Il a péché parce qu'il n'eut pas recours au secours divin ».

Saint Alphonse de Liguori, Le grand moyen de la prière. 

cliquez


Partager cet article
Repost0
12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 23:02

 

Dom Léandre, Gustave Thibon et Frère Jean-Marc

Dom Léandre. — André Charlier nous disait jadis que rien en France ne se ferait sans une certaine restauration du sacré. C’est le monde moderne qui le premier a réussi à détruire systématiquement toute référence au sacré, sous prétexte de démystifier, c’est-à-dire de supprimer le mystère. A votre avis, Gustave Thibon, qu’est-ce que le sacré ?

Gustave Thibon. — Eh bien, justement, le sacré ne peut se comprendre qu’avec sa relation au mystère. Le sacré, c’est à la fois ce qui me pénètre et ce qui me dépasse. Quelque chose que le respect m’interdit de toucher, et dont je porte l’empreinte et l’appel au plus secret de mon âme. Le sentiment du sacré s’éveille en nous dans la participation au mystère.

Inversement, là où domine le règne de l’utile ou du rentable, le mystère disparaît. Le sentiment du sacré est donc lié à notre capacité de dépassement et d’ouverture au mystère. Le progrès technique n’y est pour rien, au contraire. "La lunette s’allonge, et l’étoile recule", disait Victor Hugo. La grande erreur, c’est de demander au temps de réaliser les promesses de l’éternité.

Frère Jean-Marc. —Le sens du mystère et de la transcendance est donc affaire d’altitude et de sublimité; bien peu y accèdent, tout le monde n’est pas poète, ni artiste…

Gustave Thibon. — Je dirais plutôt que c’est une question de sensibilité d’âme. Tout peut devenir sacré : l’amour filial, le sens de l’héritage, la fidélité aux traditions d’une famille, jusqu’aux choses les plus humbles. Même dans le plus misérable amour humain, il y a une parcelle de mystère : "sentir l’être divin frémir dans l’être cher", disait encore le père Hugo.

Dom Léandre. —A votre avis, ce sens du mystère peut-il s’exprimer dans une littérature profane, ou bien faut-il que cet art soit affecté d’un caractère religieux?

Gustave Thibon. — Pas forcément.

Voyez dans la dramaturgie grecque : l’Antigone de Sophocle; il y avait dans l’Antiquité une telle hantise du mystère que toute manifestation artistique revêtait un caractère sacré. Le poète ou l’artiste était, sans le savoir, porteur d’un message d’innocence, un être à part, un messager des dieux. La poésie n’a pas pour fonction d’embellir ou d’orner. Elle parle aux hommes de la blancheur originelle et du paradis perdu; elle est en cela de même nature que la réminiscence platonicienne. Elle est l’intuition de l’immuable à travers le changement. Les poètes sont des métaphysiciens à l’état sauvage, plus profonds, si je puis dire, que les métaphysiciens à l’état domestique.

la suite... 

Partager cet article
Repost0
11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 22:38

 

1ère apparition : Jeudi 11 février 1858

Accompagnée de sa soeur et d'une amie, Bernadette se rend à Massabielle, le long du Gave, pour ramasser des os et du bois mort. Enlevant ses bas pour traverser le ruisseau, elle entend un bruit qui ressemblait à un coup de vent, elle lève la tête vers la Grotte :

"J'aperçus une dame vêtue de blanc: 
elle portait une robe blanche, un voile blanc également, 
une ceinture bleue, et une rose jaune sur chaque pied."

Elle fait le signe de la Croix et récite le chapelet avec la Dame. 
La prière terminée, la Dame disparaît brusquement. 

Source ...


Partager cet article
Repost0
24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 12:30

 

  • Ne semez point vos désirs sur le jardin d’autrui, cultivez seulement bien le vôtre. Ne désirez point de n’être pas ce que vous êtes, mais désirez d’être fort bien ce que vous êtes.

 

  • La dévotion ne gâte rien quand elle est vraie, mais elle perfectionne tout ... Chacun devient plus agréable en sa vocation, la conjoignant à la dévotion: le soin de la famille en est rendu paisible, l’amour du mari et de la femme plus sincère, le service du prince plus fidèle, et toutes sortes d’occupations plus suaves et aimables.

 

  • On ne sert jamais bien Dieu sinon quand on le sert comme Il veut.

 

  • Soyez toujours le plus doux que vous pourrez, et souvenez-vous qu’on attire plus de mouches avec une cuillerée de miel qu’avec cent barils de vinaigre.

 

  • Ceux qui prétendent d’avoir part avec Jésus glorifié doivent premièrement avoir part avec Jésus crucifié.

 

  • Il n’y a qu’une seule chose nécessaire pour bien faire l’oraison, qui est d’avoir Notre Seigneur entre nos bras.

 

  • Il faut tout faire par amour, et rien par force.

 

  • Il faut ne voir que Dieu en toutes choses, et toutes choses qu’en Dieu. C’est là un petit rayon du Paradis où Dieu est tout en tous.

 

  • Pensons seulement à bien faire aujourd’hui, et quand le jour de demain sera arrivé il s’appellera aujourd’hui, et lors nous y penserons.

 

  • Allons toujours. Pour lentement que nous avancions nous ferons beaucoup de chemin. 

 

ou Quelques fleurs cueillies dans les écrits de saint François de Sales
ICI
Partager cet article
Repost0
24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 01:05

 

24 janvier - S. François de Sales, docteur de l’Église († 1622)

     
 

Très douce Vierge Marie

 

Tu es la commune Mère de tous les pauvres humains
Et particulièrement la mienne…
Ma Mère, Tu es contrainte d’acquiescer à toutes mes demandes.
Pour l’honneur et la gloire de ton Fils,
Accepte-moi comme ton enfant,

Sans avoir égard à mes misères et à mes péchés.
Délivre mon âme et mon corps de tout mal
Et donne-moi, surtout, l’humilité.
Fais –moi présent de tous les dons, biens et
Grâces qui plaisent à la sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit,
Amen.

 

 
 

Saint François de Sales
(+ 28 décembre 1622)

Lire aussi :
St François de Sales (1567-1622), docteur de l'Eglise 

Partager cet article
Repost0
19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 08:43

 

Nous sommes en exil

1. Il nous est bon d'avoir quelquefois des peines et des traverses, parce que souvent elles rappellent l'homme à son coeur, et lui font sentir qu'il est en exil, et qu'il ne doit mettre son espérance en aucune chose du monde. Il nous est bon de souffrir quelquefois des contradictions, et qu'on pense mal ou peu favorablement de nous, quelques bonnes que soient nos actions et nos intentions. Souvent cela sert à nous prémunir contre la vaine gloire. Car nous avons plus d'empressement à chercher Dieu, qui voit le fond du coeur, quand les hommes au-dehors nous rabaissent et pensent mal de nous.

Lu ICI

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 07:05

 

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 07:17

 

Hortus_deliciarum_baptism_of_Jesus.jpg

Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui. 

Pensez à cliquer sur les images de Petrus Angel...

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 16:55

 

« Avis utiles pour entrer dans la vie intérieure ». Des conseils qui concernent de ce fait tous les chrétiens.

Fuir le bruit du monde

1. Evitez autant que vous pourrez le tumulte du monde, car il y a du danger à s'entretenir des choses du siècle, même avec une intention pure. Bientôt la vanité souille l'âme et la captive. Je voudrais plus souvent m'être tu, et ne m'être point trouvé avec les hommes. D'où vient que nous aimions tant à parler et à converser lorsque si rarement il arrive que nous rentrions dans le silence avec une conscience qui ne soit point blessée ? C'est que nous cherchons dans ces entretiens une consolation mutuelle et un soulagement pour notre coeur fatigué de pensées contradictoires. Nous nous plaisons à parler, à occuper notre esprit de ce que nous aimons, de ce que nous souhaitons, de ce qui contrarie nos désirs.

lisez la suite ICI , extraite de l'Imitation de Jésus-Christ.

L'Imitation de Jésus-Christ, livre premier, chapitre X : Qu'il faut éviter les entretiens inutiles

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 12:33

C'est le 7 janvier.

Pourquoi ? Une histoire de calendrier expliquée ICI.

 

icone-nativite-77168_2.jpg

Cliquez sur l'image pour lire le message de Noël du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie.

Partager cet article
Repost0
5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 20:48
Partager cet article
Repost0
5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 16:46

 

« Épiphanie » est un mot d'origine grecque, Ἐπιφάνεια (Epiphaneia) qui signifie « manifestation » ou « apparition » du verbe φαίνω (phaïnò), « se manifester, apparaître, être évident ».
L'utilisation du terme est antérieure au christianisme3. Les «Épiphanes» sont, dans la culture grecque, les divinités qui apparaissent aux hommes, comme Zeus, Athéna, Hermès, Héra, Poséidon, Déméter,Héphaïstos, Aphrodite, Arès, Artémis, Hestia, Dyonisos, Apollon...

(...)

L'Épiphanie chrétienne célèbre ainsi que le rapportent l'évangile et la Tradition :
La manifestation publique du Fils de Dieu incarné (Jésus) au monde, non pas comme dans la mythologie grecque à partir d'une révélation extérieure à l'humanité et faite sous les apparences de l'humanité, mais sous la forme d'un enfant engendré, en un temps historique donné, au sein du peuple juif (dans la lignée de David)
Le messie, qui — après avoir rencontré les petits et les proches (les bergers) — prend place et rencontre le monde dans toute sa diversité, telle qu'elle est symbolisée par des mages, que l'on dit être rois ou savants, de toutes races (l'un est noir ) et venus de pays lointains (situés à l'Est de l'Orient). Ainsi est réaffirmée la dimension universelle du message évangélique.

Lu sur Wikipedia.

Autun_chapiteau_1.jpg

Partager cet article
Repost0
31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 14:32
Partager cet article
Repost0
29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 18:41

 

" Vous les femmes, soyez soumises à votre mari ; dans le Seigneur, c'est ce qui convient. 

Et vous les hommes, aimez votre femme, ne soyez pas désagréables avec elle. 

Vous les enfants, en toutes choses écoutez vos parents ; dans le Seigneur, c'est cela qui est beau.

Et vous les parents, n'exaspérez pas vos enfants ; vous risqueriez de les décourager. "

 

Pour la première sentence de cette lettre de Saint-Paul aux Colossiens, la sentence est tombée depuis longtemps :

Saint-Paul = misogyne 

Ce dimanche, dans une belle homélie, un prêtre évoquait sur cette question "très délicate" la pièce "l'Alouette" d'Anouilh, et particulièrement ce dialogue entre l'Alouette -Jeanne d'Arc - et sa mère, dialogue que Petrus Angel a retrouvé ...

Scan0061.jpg

Voyez aussi cet autre dialogue, savoureux ... L'art de convaincre de jeanne…

Au fait : on donne Jean Anouilh à Paris en ce moment : Antigone à la Comédie Française, et Eurydice, avec Jean-Laurent Cochet, au Théâtre 14.

Partager cet article
Repost0
29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 10:43

 

      

 

Tragique ignorance qui trahit deux fois ce petit chef d’oeuvre du XVIIe siècle espagnol. Murillo a trente-deux ans lorsqu’il commence ce tableau et, pour lui comme pour ses contemporains, il n’est nul besoin d’auréoler ses trois personnages pour que chacun retrouve immédiatement, dans l’élégance de leur dignité et l’évidence de leur profonde union, la famille par excellence, même représentée dans les atours et le décor familier de leur époque. Sainte Famille «moderne» en quelque sorte pour les contemporains de Murillo. 

Vrai Dieu et vrai homme

Il faut dire, pour expliquer cette évidence qui ne l’est plus aujourd’hui, que pour les hommes des siècles chrétiens de notre civilisation, l’éternité divine était vécue dans leur présent puisque le Christ, vrai Dieu, échappant par sa nature divine à la marque du temps, est de tous les temps, et donc de celui qui les concerne, c’est-à-dire d’abord du leur !

la suite...

Partager cet article
Repost0
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 14:41

 

Sempe-moins-copie-1.jpg

Partager cet article
Repost0