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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 09:33

 

Anne Brassié recevait le 9 mai sur Radio Courtoisie  

Moh-Christophe Bilek, écrivain chrétien, d'origine algérienne, pour une émission consacrée à la conversion des musulmans. Il est l'auteur de "Des musulmans qui deviennent chrétiens" (Qabel 2013)

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 08:25

 

(15 mai) Place St. Pierre, le Pape François a consacré sa catéchèse à l'action de l'Esprit Saint au sein de l'Eglise:

"Nous vivons une époque de scepticisme envers la vérité. Benoît a souvent évoqué le relativisme, cette tendance à penser qu'il n'y a rien de définitif et que la vérité découle d'un consensus voire de la volonté individuelle... Souvenons nous de Pilate auquel Jésus venait de révéler le sens de sa mission et qui demanda ce qu'est la vérité. Il ne réussissait pas à comprendre que la vérité se trouvait devant lui. Il ne réussissait pas à voir la vérité en Jésus, et Dieu en lui... La vérité n'est pas une chose que l'on trouve mais une personne que l'on rencontre... Qui nous fait reconnaître que Jésus est la parole de vérité, le Fils du Père? Paul dit que personne ne peut dire que Jésus est seigneur sinon sous l'action de l'Esprit Saint...que Jésus appelle Paraclet, c'est à dire celui qui vient en aide. C'est l'Esprit qui accompagne notre parcours de connaissance".

[...] Interrogeons nous aussi pour savoir si nous progressons de manière à ce que la foi oriente notre existence. On ne peut être chrétien à temps partiel, suivant le moment, la circonstance ou le choix. On est chrétien à temps complet. La vérité du Christ qu'est l'Esprit Saint nous guide et nous alimente, de manière à imprégner totalement notre quotidien. Il faut donc l'invoquer plus souvent, afin qu'il nous guide dans la voie des disciples du Christ. Prions le chaque jour. Engageons nous à le prier!".
Michel Janva  sur le salon beige
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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 22:32

Fatima est un village du Portugal au nord de Lisbonne. Jacinthe, François et Lucie sont trois enfants chargés de garder un troupeau de moutons par leurs parents. Ils ont respectivement 7, 9 et 10 ans. Jacinthe et François sont frères et sœurs, et Lucie est leur cousine.

 Nous sommes au printemps de l'année 1915. La guerre fait rage dans toute l'Europe. Les trois bergers se trouvent sur une colline appelée « Cabeço » proche de la ville d'Aljustrel. Un ange qui s'identifiera comme étant l'Ange de la Paix leur apparaît. S'agenouillant, il leur demande de prier avec lui puis répète 3 fois: « Mon Dieu, je crois, j'espère en vous, je vous adore et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, n'espèrent pas, n'adorent pas et ne vous aime pas ! » 

Quelques semaines plus tard, au cours de l'été, l'Ange leur apparaît une nouvelle fois. Après leur avoir fait dire une prière trois fois de suite, Il leur donne la communion, puis disparaît.

Le 13 Mai 1917, à la sortie de la messe, les 3 enfants se retrouvent avec leurs brebis sur la Cova da Iria, où ils rencontrent, près d'un gros chêne, « une dame habillée de blanc » qui leur demande de revenir à cet endroit le 13 de chaque mois durant 6 mois et de réciter le Rosaire chaque jour. Le mois suivant, l'apparition confie aux trois enfants qu'elle viendra bientôt chercher Jacinthe et François mais que Lucie devra vivre plus longtemps. Elle fait apparaître également un cœur entouré d'épines. Il s'agit du Cœur Immaculé de Marie affligé par les nombreux péchés du monde.

Une dizaine de personnes sont présentes sur place, ils témoigneront avoir entendu les paroles de Lucie à la Vierge mais pas les réponses. Ils constateront également que les feuilles du chêne étaient repliées puis tendues dans la même direction alors que Lucie annonçait le départ de l’apparition. Ils seront aussi frappés par la transfiguration des 3 pastoureaux pendant la vision.

Le 13 Juillet 1917, c'est 2000 personnes qui se pressent sur la Cova da Iria. La Dame va délivrer trois secrets à Lucie et ses cousins. Elle leur fera notamment voir l'Enfer puis leur demandera de réciter entre chaque dizaine de chapelet la prière suivante: « O mon doux Jésus, pardonnez-nous nos péchés ! Préservez nous du feu de l'Enfer ! Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Sainte Miséricorde ! »

Très touchés par la vision de l'Enfer, les pastoureaux feront de nombreux sacrifices pour les pécheurs.
Le 13 août 1917, le senhor Arturo d'Oliveira Santos, maire de Villa Nova, décide de mettre en prison les trois bergers afin qu'ils lui disent les 3 secrets. Devant l'abnégation des enfants, il les relâche le 19 août 1917. Peu de temps après leur libération, la Vierge leur apparaît et leur délivre ce message: « Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs. Sachez que beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'il n'y a personne qui se sacrifie et prie pour elles ! »

Pour la cinquième apparition le 13 Septembre 1917, la Vierge dira qu'Elle reviendra le mois suivant avec Saint Joseph et l'Enfant Jésus.

La dernière apparition a eu lieu le 13 Octobre 1917. Voici les paroles de la Dame: « Je suis la Madone du Rosaire et je veux ici une chapelle en mon honneur. Continuez à réciter le Rosaire tous les jours. La guerre est sur le point de finir et les soldats ne tarderont pas à retourner dans leurs maisons. » Le miracle promis aura lieu devant les 30.000 personnes présentes qui pourront témoigner. Ils ont vu la pluie cesser brusquement, le ciel se déchirer pour laisser voir le soleil que tous pouvaient regarder. Il ressemblait à une lune d'argent et se mit à tourner sur lui-même. Il se projeta également sur la foule comme s'il allait s'écraser. A la fin du miracle dit « danse du soleil », Lucie verra Jésus bénir la foule et la Vierge sous l'aspect de Notre Dame des Douleurs puis Notre Dame du Mont-Carmel.

la suite ...    

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 15:30

 

Le Pourquoi du Comment sur KTO : Pourquoi parle-t-on de "Saints de glace" ?

Ca ne dure que 4mn.

Avez-vous remarqué les gelées matinales qui roussissent votre jardin en ce moment ? Et ce froid qui tombe le soir au point de vous faire ressortir vos manteaux... C'est un phénomène météorologique que l'on appelle les "Saints de glace" et qui se produit, selon la croyance populaire, les 11, 12 et 13 mai. Mais pourquoi associe-t-on des "Saints" à cet épisode furtif de gel ? Comme d'habitude, voici le Pourquoi du Comment !

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 08:46

Entre Ascension et Pentecôte, l’exemple sort de votre silence, Vierge Marie…

 

Jérusalem endormie dans son meurtre, le Christ envolé, les apôtres collés à votre robe, ce n’est pas le moment de perdre en élan. Pierre fait ce qu’il peut pour maintenir le cap sur les désirs du Maître, bravant, caché, la persécution montante, la peur entre les dents, protégeant l’idéal en le planquant avec ses frères au cénacle. 


Sur ce point, vous auriez beaucoup à dire peut-être même à reprocher, mais vous ne voulez pas – mieux, vous ne pouvez pas intérieurement- passer par un autre chemin que celui de l’Eglise, fût-il lent, imprévu, désarçonnant dans ses sinuosités. 

Cette sagesse que souvent nous récusons au nom d’une apparente efficacité ou de ce que notre temps semble exiger de rébellion face au Vicaire du Christ, il suffirait, comme vous, ô Marie, simplement de l’épouser en recevant du Christ le mystère de l’Eglise Une, pour qu’enfin ne soit plus compromis l’ensemencement du monde, et que nos heures si précieuses soient soustraites au jeu des vains combats. 

Là, encore une fois, l’exemple sort de votre silence…

Michel – Marie Zanotti-Sorkine, 
in Marie mon secret, Conversation avec la Vierge, 2012   

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 16:02

 

" Sous peu va s’ouvrir le mois de mai, le mois de MARIE. Cette occurence apparaît comme une invitation providentielle à prier instamment Notre-Dame pour la France et, en pratique, à réciter chaque jour le Chapelet à cette intention.

Notre Mère du Ciel, qui est la Patronne principale de notre pays, a recommandé bien souvent cette récitation, notamment à Lourdes et à L’Île Bouchard. Le 8 décembre 1947, le Père Georges Finet dit à Marthe Robin : « Marthe, la France est foutue (sic) ; nous allons avoir la guerre civile. » Marthe reprit : « Non, mon Père ! La Vierge Marie va sauver la France à la prière des petits enfants. » Le même jour, Notre-Dame apparaissait à Jacqueline Aubry et à trois autres petites filles dans l’église de leur village et, s’adressant à elles : « Dites aux petits enfants de prier pour la France, car elle en a grand besoin. » De fait, les événements tant redoutés n’eurent pas lieu…

Nourri de la doctrine de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, le bienheureux Jean-Paul II avait une grande dévotion à MARIE. Nous l’avons vu bien souvent le chapelet à la main. Peu après son élection au Siège de Pierre, il confessait : « Le Rosaire est ma prière préférée ; c’est une prière merveilleuse.

la suite ...

Dom Antoine-Marie Beauchef, Abbé de Saint-Joseph de Clairval

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 05:42
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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 08:56

 

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 08:15

 

Il manquait un escalier dans la chapelle des sœurs de Lorette…

 

Dans la ville de Santa Fe, au Nouveau Mexique (Etats unis), un mystère dure depuis plus de 130 ans et attire plus de 250000 visiteurs chaque année : la Chapelle Loretto.

Cette chapelle fut construite à une date non précisée du 19ème siècle. Quand elle fut terminée, les sœurs ont réalisé qu'on avait omis de construire l'escalier pour se rendre au jubé...

Elles ont commencé une neuvaine à Saint Joseph, le patron des charpentiers. La dernière journée de leur prière, un étranger vint frapper à leur porte. Il se présenta comme étant un charpentier et leur offrit de construire l'escalier manquant.

Il construisit l'escalier, tout seul, ce qui déjà, est considéré comme un défi majeur pour un charpentier. Personne ne comprend comment l'escalier peut tenir en place sans avoir un poteau de support central. Le charpentier n'a utilisé aucun clou ni colle dans la construction et il a mystérieusement disparu sans se faire payer, à la fin de son travail.

Second défi : aucun architecte, ingénieur ou scientifique interrogé ne comprend comment cet escalier peut s'équilibrer et tenir sans support central.

Troisième défi : d'où provient le bois qui a servi à sa construction ? Après de nombreuses vérifications, ii a été découvert que l'essence et le type de bois utilisé dans sa construction n'existe tout simplement pas dans la région.

Depuis ce temps une rumeur circule à Santa-Fe, laissant entendre que le mystérieux charpentier serait Saint Joseph lui-même ... envoyé par Jésus-Christ pour résoudre le problème des sœurs. Depuis, cet escalier est appelé "miraculeux" et la chapelle est devenue un site de pèlerinage.

Et il y a un autre détail qui ajoute à la thèse du miracle : l'escalier a trente-trois marches, l'âge qu'avait le Christ à sa mort…

Lu sur Une Minute avec Marie, qu'on peut recevoir chaque jour dans sa boîte courriel. 

 

Des photos de l'escalier de Santa Fe et des explications complémentaires sont ICI

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 08:12

 

Le métier de charpentier dans l'antiquité :

« Le charpentier étend le cordeau, Fait un tracé au crayon, Façonne le bois avec un couteau, Et marque ses dimensions avec le compas [...] Il se coupe des hêtres, Il prend des rouvres et des chênes, Et fait un choix parmi les arbres de la forêt ; Il plante des pins, Et la pluie les fait croître. » (Is 44, 13-14)

L'ouvrage de Vitruve « De Architectura » constitue un élément fondamental pour approcher le métier de Joseph. En effet, il est écrit dans l'enfance ou la jeunesse de Joseph et fait autorité dans le monde romain d'Auguste. Il est considéré comme le premier traité d'architecture et fait la synthèse des savoirs de ses prédécesseurs grecs et romains. Il est écrit par un expert puisque Vitruve était lui-même architecte.

Alexandrie est la grande école d'architecture du monde romain. Elle remonte à Archimède (287-212).

 

Le métier de charpentier fait apparaître plusieurs dimensions :

-  Il faut connaître les hommes (écouter et comprendre les besoins, savoir travailler en équipes), la nature (les bois, le climat, les saisons...), les outils, les techniques... et il faut maîtriser ses gestes.

-  Il faut acheter, vendre, faire des devis, faire des prix justes, respecter des délais.

Joseph l'a fait, il l'a enseigné à Jésus.

 

L'approvisionnement en bois :

L'approvisionnement se fait surtout au Liban, pays plus humide et davantage boisé. Il a des cèdres légendaires qui ont notamment servi à construire le premier Temple de Jérusalem. Ce territoire possède aussi de chênes, des oliviers, des ifs, des pins... autant d'arbres très adaptés aux travaux de « charpenterie ».  Outre le Liban, en bordure du désert on trouve aussi des bois précieux, tels l'acacia.

 

Les commandes :

Le pays construit des villes nouvelles (Césarée, Capharnaüm, Tibériade, Sepphoris, Beth Shéân, Bethsaïde, Hippos), des aménagements portuaires, des forteresses, des aqueducs, il a besoin de navires pour le commerce et le transport des troupes en Méditerranée... Joseph a probablement travaillé sur des chantiers à Sepphoris.

Le pays a aussi besoin de charrettes, d'objets de la vie quotidienne, sans oublier les barques pour la pêche sur le lac de Tibériade. Un savoir faire très varié...

 


Résumé par F. Breynaert de la conférence de Patrick Verlinden, « saint Joseph, le charpentier et le bois. Homme des visions, savoir faire et savoir être » 

 Lire tout l'article sur http://www.josephologie.info/documents/reportages/conference-Doublier.pdf

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 07:50
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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 09:26

 

Sainte-Catherine-de-Sienne-mariage-mystique.jpg

 

ICI

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 12:15

 

daddi-annonciation-louvre.JPG

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 00:01
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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 17:19

 

van-dyck-crucifixion.jpg

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 10:54

                            Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi.

Qui peut approcher le cœur du Christ à Gethsémani ? Qui peut imaginer son angoisse et sa tristesse à l’aube de sa passion ? Sans doute pas moi ! Moi qui vis confortablement sans ces difficultés accablantes qui font souffrir pauvres et malades aujourd’hui comme hier. Moi qui roupille alors que Dieu lui-même me dit de veiller avec lui. Qui mieux que Thomas More a fait aussi intimement l’expérience de cette tristesse du Christ. Tout au cours de sa vie, Thomas More a médité la passion du Sauveur (il aimait particulièrement désigner Jésus comme le Sauveur). Ses historiens rapportent qu’il s’était fait aménager un pavillon au fond de son parc pour s’y retirer chaque vendredi afin d’y méditer la passion. Lorsqu’il n’a plus été possible de se dérober aux exigences d’Henry VIII et de ses sbires, Thomas More a finalement été emprisonné à la Tour de Londres et condamné à mort. Sa méditation de la passion a pris alors une forme dramatique et intime, conduisant à une très intense spiritualité dont nous gardons la trace dans La tristesse du Christ (publiée chez Téqui en 1990. Il avait aussi écrit un Traité de la passion). 

Bien que son ouvrage ait été interrompu (c’est sa dernière œuvre), on peut estimer que Thomas More a mené à bien son projet de méditer sur les premiers instants de la passion lorsque Jésus se retire à Gethsémani après avoir institué l’Eucharistie. Sa méditation porte sur la tristesse du Christ entre la fin de la Cène et son arrestation. Malgré les circonstances, ou à cause d’elles, il s’agit d’une œuvre dans laquelle on reconnaît bien son auteur, celui de l’Utopie autant que du Traité de la passion. Il y mêle sérieux et ironie, spiritualité et sens du concret. Il conserve jusqu’au bout son fameux optimisme chrétien. Thomas More nous fait ressentir l’angoisse du Sauveur face à la passion qui l’attend. C’est une grande leçon que donnent Jésus et Thomas More à tous les apprentis martyrs de l’Église. Je reviendrai sans doute sur ce point un de ces jours mais pour l’instant au cœur de ce triduum pascal, je voudrais m’arrêter sur l’importance de la prière à travers La tristesse du Christ, où Thomas More apparaît à la fois comme maître spirituel, fin psychologue et témoin de la foi.

Les théologiens ont longuement discuté de la psychologie de Jésus. Quelle conscience avait-il de sa divinité ? Comment s’est-elle exprimée ? Quelle part attribuer à la psychologie humaine, à la conscience humaine dans le cœur  de Jésus ? Pour Thomas More, il est indéniable que Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme, a souffert réellement ; il a ressenti tristesse, dégoût et peur pendant sa prière à Gethsémani. Il peut ainsi être un authentique modèle pour nous.

Jésus à Gethsémani est un modèle de prière. Il emmène avec lui ses disciples pour l’accompagner mais ceux-ci ne peuvent résister au sommeil qui s’empare d’eux malgré les encouragements  répétés du Christ. Il nous montre ainsi notre faiblesse dans la prière. Au lieu où Jésus a appris aux Apôtres à prier, le passage aux travaux pratiques se montre assez décevant. Le Christ reste le grand pédagogue. Il ne donne pas de règles mais invite et donne l’exemple. Mais nous comme les disciples ne savons pas veiller. La nuit est un moment propice à la prière, à l’intimité avec Dieu et notamment avec Jésus. Thomas More nous invite à prendre quelques instants sur notre temps de sommeil pour veiller avec le Christ ; il répondait lui-même à cette invitation par la pratique régulière de l’oraison et de la prière familiale. Il avait passé quelques temps dans sa jeunesse chez les chartreux. Jésus formulera plus tard l’invitation à l’Heure Sainte dans ses confidences à sainte Marguerite-Marie à Paray-le-Monial. Il s’agit de prier le jeudi soir en méditant précisément la tristesse du Christ à Gethsémani. Thomas More était un peu en avance sur les révélations de Jésus en 1675…

La prière n’est pas toujours facile mais il faut persévérer. Nous sommes presque toujours un peu dissipés lorsque nous prions :

que ne faisons-nous qui ne trahisse le vagabondage de notre esprit en-dehors ? Nous nous grattons la tête, nous nettoyons les ongles avec un canif et nettoyons notre nez avec notre doigt. Pendant ce temps nous disons une formule pour une autre. Ne sachant plus ce que nous avons dit ou pas dit, nous devinons au petit bonheur ce qui reste à dire. N’avons-nous pas honte de supplier Dieu dans une disposition d’esprit et de corps si démente, alors que l’enjeu, pour nous est si important ?

Malgré ces difficultés, qui ne sont pas nouvelles manifestement, la prière reste au cœur de la vie du chrétien. Elle est d’autant plus vitale que comme le dit Thomas More

quand monte l’inertie, il n’est pas de domaine des vertus qui défaille plus vite que le goût de la prière.

Et quand le goût de la prière nous quitte, il faut bien reconnaître que plus rien ne tient, plus rien ne résiste ; nous tentons de résister par nos seules forces et n’y parvenons pas. Car nous prions aussi pour ne pas entrer en tentation… comme le rappelle Jésus plusieurs fois à Gethsémani, en écho à la dernière demande du Notre Père. Thomas More insiste beaucoup sur ce point que je n’avais pas remarqué auparavant (même lors de la première lecture deLa tristesse du Christ).

Jésus attend de nous une prière humaine mais fervente faite de petits morceaux de notre vie et non de rabâchage aride. Les méditations de Thomas More sur la prière et la tristesse du Christ transformée en prière sont d’autant plus émouvantes qu’il achève son ouvrage (lorsqu’on lui retire son matériel d’écriture) moins d’un mois avant son exécution.

source : http://thomasmore.wordpress.com/2012/04/07/la-tristesse-du-christ/

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 12:55

 

« L’idéal, vois-tu, ce serait de ne prêcher l’Evangile qu’aux enfants. Nous calculons trop, voilà le mal. Ainsi, nous ne pouvons pas faire autrement que d’enseigner l’esprit de pauvreté, mais ça, mon petit, vois-tu, ça c’est dur! Alors, on tâche de s’arranger plus ou moins. Et d’abord on commence par ne s’adresser qu’aux riches. Satanés riches! Ce sont des bonhommes très forts, très malins, et ils ont une diplomatie de premier choix, comme de juste. Lorsqu’un diplomate doit mettre sa signature au bas d’un traité qui lui déplaît, il en discute chaque clause. Un mot changé par-ci, une virgule déplacée par-là, tout finit par se tasser. Dame, cette fois, la chose en valait la peine: il s’agissait d’une malédiction, tu penses! Enfin, il y a malédiction et malédiction, paraît-il. En l’occurrence, on glisse dessus. « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’au riche d’entrer au royaume des cieux… » Note bien que je suis le premier à trouver le texte très dur et que je ne me refuse pas aux distinctions, ça ferait d’ailleurs trop de peine à la clientèle des jésuites. Admettons donc que le bon Dieu ait voulu parler des riches, vraiment riches, des riches qui ont l’esprit de richesse. Bon! Mais quand les diplomates suggèrent que le trou de l’aiguille était une des portes de Jérusalem – seulement un peu plus étroite – en sorte que pour y entrer dans le royaume, le riche ne risquait que de s’égratigner les mollets ou d’user sa belle tunique aux coudes, que veux-tu, ça m’embête ! Sur des sacs d’écus, Notre-Seigneur aurait écrit de sa main: « Danger de mort » comme fait l’administration des ponts et chaussées sur les pylônes de transformateurs électriques. »

Georges Bernanos, Journal d'un curé de campagne

d'autres extraits

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 10:39

 

Giotto_Entry_into_Jerusalem.jpg

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 16:53

 

 ... sur le dialogue judéo-chrétien

Juif, rabbin, Juif orthodoxe puis loubavitch, Jean-Marie Elie Setbon, né en 1964, a toujours été attiré par le Christ en croix, au point qu'il a fini par se convertir. Il raconte sa conversion dans un ouvrage publié aux éditions Salvator,De la kippa à la croix. Il y écrit notamment :

K"Pour les Juifs religieux, Jésus est le "diable". C'est pour cette raison que je suis assez sceptique concernant la sincérité du dialogue judéo-chrétien tel qu'il est pratiqué (même si sur le fond, il peut être très riche). Moi en tout cas, je peux vous dire qu'à cette époque où je suis Juif orthodoxe, pardonnez-moi l'expression, je n'ai absolument rien à faire des chrétiens ! Il est certain qu'il vaut mieux dialoguer que se taper dessus. Mais si on échange en passant sous silence ce qui fâche, ça ne sert à rien. Dans le dialogue, chacun, chrétien comme Juif, doit assumer ce qu'il croit et ne pas se renier pour faire plaisir ou pour plaire à l'autre. Si les chrétiens ont peur de parler de Jésus, ce n'est plus un échange. Chaque partie doit respecter l'autre dans ce qu'il est et dans ce qu'il croit mais sans avoir honte de parler de ce qu'elle vit."

"J'aimerais donc rencontrer un catholique en dehors du cadre d'une église. Cependant, je ne sais pas comment y parvenir. En effet,l'Eglise catholique n'est jamais venue vers moi. Les Témoins de Jéhovah, oui, je m'en souviens ! Mais aucun catholique ne m'a jamais abordé dans la rue. Je n'ai jamais reçu de lettre du curé dans ma boîte aux lettres non plus. [...] A ce moment là, je me pose une question : où sont les catholiques ? Lorsqu'on les cherche, on ne sait pas où les trouver !"

"Le cardinal Lustiger, au sujet des Juifs devenus chrétiens comme lui, parlait de Juifs accomplis. Je ne voudrais choquer personne, mais je ne suis pas d'accord avec lui. Je ne me considère pas comme un Juif accompli mais comme un Juif converti au Christ: on ne parle pas de Juifs accomplis dans les Actes des Apôtres, ni dans les Epitres de Saint Paul ni dans toute la sainte Bible. Les gens qui écoutaient saint Pierre, le chef de l'Eglise, lui demandaient : "que devons-nous faire ?". Il répondait : "convertissez-vous !". Il ne leur a pas demandé de devenir des Juifs accomplis en accueillant Jésus ! Une conversion c'est un renversement total ! Tout à coup on voir, on pense, on mange autrement. On a une relation différente avec les autres et avec Dieu."

vu sur le salon beige 

Jean-Marie Elie Setbon interviendra aux rencontres de l'Espérance à Paris ce mardi 18 mars

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 09:41

Parmi d'autres témoignages

 

 

Jean Raspail , Écrivain

Cette nouvelle m’a attristé. Il m’a semblé devenir orphelin. Benoît XVI a restitué beaucoup de choses à l’Église, surtout à l’Église d’Europe. Il a mis un terme aux dérives de la liturgie, rétabli en grande partie l’existence du sacré, redonné une impulsion essentielle. Ce n’est qu’un aspect des choses mais je suis content qu’il m’ait rendu la culture catholique intacte, alors qu’on en avait été privé pendant pas mal de temps. Sur sa démission, je dirais que, en raison de l’hypertrophie médiatique qui rend presque indispensable la présence du pape, sa décision était plus que possible, elle était recommandée. Bien sûr, il semble que ce soit la fin de quelque chose d’immuable : le pape régnait jusqu’à sa mort, comme les rois, mais je crois que, d’une certaine manière, il ne pouvait pas faire autrement.

Défenseur de la religion catholique, le pape est aussi le défenseur d’une culture magnifique qui, dans tous les domaines, peinture, musique, littérature, architecture, philosophie, forme un ensemble foisonnant, unique au monde, au-dessus de tout, encore vivant et debout. Pour tout ça, même si je n’étais pas croyant, je serais quand même catholique. Voilà ce qu’incarne le pape, voilà pourquoi on ne peut que le soutenir, voilà aussi pourquoi certains le détestent tant.

J’ai vu les photos de l’intervention des Femen à la cathédrale et je me suis dit que, comme toujours, nous étions faibles. Il ne faut pas être trop gentil. Benoît XVI a d’ailleurs dit des choses très claires à ce sujet. Que ces femmes, qui incarnent la dégénérescence de toute espèce de valeur, se manifestent le lendemain de sa renonciation, n’est pas anodin.

Heureusement, le pape va maintenant “se retirer dans un monastère et prier”. Et c’est très important car tout porte à croire que sa prière sera écoutée. Quand je pense à cela, il me vient beaucoup de confiance dans l’avenir de l’Église catholique romaine, en raison de ce “parapluie” extraordinaire de messes célébrées, de milliards de prières qui émanent depuis des siècles et des siècles, et encore maintenant, de tous les monastères d’Europe et du monde.

Photo © SIPA

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 13:10

 

Quand on vieillit, mes enfants, on réduit ses ambitions. Dans l'enfance, dans la jeunesse, on voudrait embrasser le monde entier. On a des ambitions intellectuelles surtout : on voudrait faire de sa tête une encyclopédie de tout ce qui peut être connu. Quand on avance dans la vie, il faut en rabattre. On s'aperçoit bientôt que nous n’avons pas assez de vigueur, assez de force pour tout embrasser; on se dit: << A quoi bon tout cela ? >> Il faut se réduire. Parmi toutes les choses que l’on peut savoir, il faut s’attacher à celles qui sont les plus intéressantes. Ce qu'il y aurait de mieux, ne serait-ce pas — dans un esprit de sagesse et de foi — ne serait-ce pas de paraître devant Dieu avec une âme attentive a lui seul, toute pénétrée de lui ? Il n’y a qu’une chose qui soit vraiment intéressante, c’est le Seigneur. Et alors la sagesse aidant, et la vieillesse aussi, on se dit : << Bornons-nous... L’Evangile est le livre authentique dont nous devons nous servir pour connaître Dieu; alors j’ignorerai le reste; je m’appliquerai à connaître le Seigneur de telle sorte que, lorsque je paraîtrai devant Lui, il voie que je ne suis pénétré que de Lui, et comment les dernières années de ma vie je n’ai eu souci que de Lui. >>  On fait cela quand on vieillit.

Dom Delatte

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 11:11

 

"  Lu sur le Salon beige une invitation à la prière pour cette malheureuse famille, à sainte Rita patronne des causes désespérées :

Je reçois ce mail de proches de cette famille :
Chers amis,
Nous sommes nombreux à connaître personnellement Tanguy, Albane et leurs enfants ainsi que Cyril.
Nous sommes, au-delà du seul cercle de leurs amis proches et de leur famille, tous bouleversés par l'enlèvement d'une famille et de leurs enfants au Cameroun.
Face à un acte aussi terrifiant, nous sommes démunis mais il nous reste la prière et nous savons à quel point les MOULIN FOURNIER y sont attachés.  "

la suite sur ce blog 

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 09:37

 

http://nantes.cef.fr/wp-content/uploads/2012/05/Angelico-StPierre_silenceSM-1442.jpg

 

 

" Il me faut aborder un sujet délicat, celui de l'utilisation des moyens de communication électronique avec le monastère.

 

C'est un sujet important dans la mesure où il touche à la garde du silence intérieur, condition indispensable de la recherche de Dieu. Ces moyens facilitent les communications avec le Père hôtelier et c'est bien. Mais ils peuvent aussi être utilisés pour transmettre au monastère des documents divers, telle ou telle nouvelle, des intentions de prière, voire des courriers personnels ou de direction, des photos ...

 

Souvent ces documents nous arrivent de divers endroits.

 

Je vous serais vraiment gré d'interrompre ces envois et de nous exclure de vos listes d'envois en groupe. J'ai demandé aux moines de ne pas utiliser les mails pour les questions personnelles, sauf exception, ou pour la direction au risque de tomber dans un bavardage qui n'est profitable ni au dirigé, ni au directeur.

 

Saint Grégoire dit de saint Benoît qu'il a quitté le monde 'scienter nescius et sapienter indoctus, savamment ignorant et sagement inculte".

 

Il est une sainte ignorance que doivent cultiver et faire respecter les moines afin d'espérer prétendre à la science de Dieu et être ainsi vraiment moines.

 

Je vous remercie au nom de tous de l'attention que vous porterez à cette demande.

 

+ dom Jean Pateau

abbé de Notre-Dame de Fontgombault.

2 Février 2013. "

 

... Et pour tous, il y a un bon usage de la messagerie électronique .

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 23:28
1er dimanche de Carême
« La tentation permet à notre liberté de se déterminer ! »

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 14:27

      c'était hier

Saint Valentin s'agenouillant devant la Vierge, par David Teniers III

Saint Valentin s’agenouillant devant la Vierge, par David Teniers III

L’occasion de rappeler  qui est à l’origine, chrétienne une fois de plus, de cette fête.

Valentin de Terni est un moine qui vécut au IIIe siècle, martyrisé sous l’Empereur Claude II le Cruel. Il est devenu, nommé par le pape Alexandre IV, le « patron des amoureux » et se trouve fêté à ce titre lors de la « Saint-Valentin » le 14 février.

Le Patron des Amoureux

Aux débuts du christianisme alors que toute l’Europe n’est pas encore christianisée, l’empereur Claude II le Cruel est informé des consultations de Valentin qui mariait les chrétiens : il n’aime en rien la chrétienté et ordonne que Valentin soit arrêté, ce qui fut fait.

 Valentin refuse de se soumettre à la volonté de l’Empereur, et se retrouve mis à la geôle. À cette occasion, il rencontre la fille de son geôlier, une aveugle de naissance nommée Julia. Durant sa captivité, Valentin entretient des relations amicales avec Julia qui -du fait de sa cécité- demande à Valentin de lui décrire le monde. Julia, par amour envers Valentin, lui apporte à manger jusqu’au soir où un miracle se produit : certains témoins disent avoir aperçu une vive et forte lumière par la fenêtre de sa cellule, alors que Julia retrouve la vue et déclare : « Maintenant je vois! Je vois le monde tel que vous me l’avez décrit! »

L’évènement parvient jusqu’aux oreilles de Claude II le Cruel, qui n’apprécie que peu ce genre d’épisode, et ordonne sur le champ l’exécution de Valentin. Le jour de son exécution, il est roué de coups par les légionnaires romains et décapité sur la voie Flaminia, le 14 février 269.

La Fête de la Saint-Valentin

Suite à cela, toute la famille de Julia se convertit au christianisme. Il est dit que Julia plante, près de la tombe de Valentin, un amandier. L’arbre est depuis ce jour, un symbole de l’amour.

Saint Valentin devient également très populaire en Allemagne pour une autre raison qui ressemble à un malentendu : Les pèlerins allemands, arrivant à Rome par la voie Flaminia, prennent l’habitude de faire une halte dans l’église Saint-Valentin. La ressemblance sonore du nom de Valentin et du verbe allemand « fallen » (tomber) donne au saint la réputation de guérir les blessures de ceux qui avaient fait une mauvaise chute.

Des reliques de Saint Valentin sont transférées en 1868 dans la collégiale Saint-Jean-Baptiste de Roquemaure.

extrait de Wikipédia

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