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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 23:53

 

” Il nous faut un pape en phase. Un pape à la botte, au pied, aux ordres, aux mots d’ordre, un pape qui file doux et qui respecte les nouveaux règlements. Les nôtres. Un pape qui lâche ses bondieuseries pour notre eau bénite et ses patenôtres transcendantes pour nos homélies multiculturelles. Un pape qui, cessant de bêtement parler des “errances de la modernité”, nous rejoigne dans nos divagations divines. Un pape à roulettes et en culottes courtes. Un pape citoyen. Un pape qui sorte du Saint-Siège, une bonne fois, en poussant le cri primal, pour n’y plus jamais revenir. Un pape qui dégraisse la doctrine, dépoussière le Vatican, se batte pour la légalisation de l’euthanasie, prenne fermement position en faveur de la procréation assistée comme pour le mariage des prêtres et l’ordination des femmes. Un nouveau pape comme il y a de nouveaux pères, un pape qui porte le petit Jésus sur son ventre, dans un sac, comme les mamans kangourous (”Habemus mamam !”).

Un pape vigilant sur le respect de la laïcité. Un pape qui proteste avec nous contre la mises en berne des drapeaux de la République en hommage au pape défunt. Un pape qui participe aux fanfares de soutien à Florence Aubenas et s’occupe de lâcher des ballons plutôt que de promulguer des bulles. Un pape qui milite pour les couloirs de bus, la candidature de Paris ville olympique en 2012 et l’opération “Ici c’est 100% sans tabac” (s’il pouvait, par la même occasion, nous donner un petit coup de pouce pour faire un peu remonter le oui à la Constitution européenne, ce ne serait pas plus mal). Un pape soucieux de l’amélioration de la qualité de l’air. Un pape résolument décidé à laisser tomber ses lamentables discours normatifs sur le sexe pour rejoindre les nôtres. Un pape conciliant et pas conciliaire. Un pape bon apôtre, en somme, et conscient de tous les chantiers prioritaires qui l’attendent. Un pape d’époque. Un pape comme l’époque. Un pape-époque. Un pape-société.”

LE PAPE, Philippe Muray, mai 2005.

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 23:31

 

Dédiés aux Frossard et Bernanos qui ne sont pas encore nés, pas encore révélés...

A ce petit texte écrit par un croyant qui ne se cache pas, on reprochera certainement ses quelques sarcasmes et sa causticité. D'aucuns y verront des manques de charité, d'autres les signes évidents que l'auteur est un mauvais chrétien, les chrétiens étant c'est entendu en 2013 des agneaux menés docilement à l'abattoir, tondus vifs et tremblants mais ne protestant jamais car devant « tendre la joue gauche » alors qu'on leur gifle la joue droite.

pape.jpgA ceux qui émettront ces doutes, je les rassure, j'irai me confesser juste après sans tarder...

Il est évident que la démission du Pape Benoît XVI va faire parler dans Landerneau, à commencer par les belles consciences qui vont s'empresser de commenter, eux qui sont à la fois « bouffeurs de curés » ainsi que l'on disait auparavant et prompts à distribuer les brevets de bonne catholicité se comportant en moralisateurs, ce qu'ils reprochent précisément aux catholiques laïcs ou aux ecclésiastiques sans y voir aucune contradiction.

 

Ceux-ci vont se réjouir qu'un pape qu'ils considèrent comme réactionnaire sur les questions sociétales ce qui est pour eux le crime ultime et impardonnable admette qu'il est trop vieux, et qu'il cède la place assez vite à un « pape en phase » (NB : Je sais, j'ai mis maintes fois en lien la citation de Muray mais elle est tellement pertinente qu'il faut bien la remettre, la pédagogie étant dans la répétition) qui soit si possible « issu de la diversité » (TM°), favorable à la GPA, aux communautarismes et pas trop exigeant sur le plant de la pratique religieuse.

 

Les catholiques dits « progressistes » de France et d'Occident, à savoir qui se soucient surtout d'une morale assez lâche, assez élastique, pour les conforter dans leurs quelques errements moraux, d'une foi qui soit surtout sociologique, évoquant de temps à autres les « chtits n'enfants n'africains » sans pour autant se soucier de la pauvreté dans leur quartier, à leurs portes voire dans leur famille, ces croyants là vont appeler de leurs vœux l'avènement d'un pape du Tiers Monde, un pape selon leurs caprices également, pas trop regardant sur les traditions de l'Église.

Ces croyants « sociétaux » se considèrent de fait beaucoup plus intelligents que les autres croyants durant 2000 ans d'histoire, oubliant qu'ils font aussi partie de cette « cour des miracles » de petites gens, de pauvres, de personnes toutes simples ayant la « foi du charbonnier », de « pauvres types » que sont tous les chrétiens, comme leurs autres congénères humains, tellement éloignés de toute altérité profonde et réelle.

Des exégètes médiatiques doctes et distingués vont lui distribuer quelques bons points oubliant l'essentiel, ce qu'il a apporté à l'Église mais aussi au reste du monde.

Odon Vallet par exemple trouve cela « juste et courageux », nous ne ferons bien sûr pas l'injure de rappeler son âge (66 ans) à monsieur Vallet qui a largement dépassé l'âge théorique de la retraite.

Grand bien lui fasse d'être encore aussi actif et surtout aussi pertinent que Benoît XVI quand il évoque le danger de l'intégrisme religieux au Liban, faisant l'éloge des aspirations incontestables à la liberté des peuples arabes, à l'automne de sa vie !

Si j'ose dire la plupart de ces commentateurs ont toujours à la bouche ce petit capuchon de latex prophylactique qui les obsède littéralement et ce qu'en dit l'Église. A parcourir les premières dépêches sur le Réseau, c'est le premier sujet qui semble les intéresser suite à la démission du Souverain-Pontife...

Ils se fichent complètement du reste du discours, à savoir ce qu'a écrit Benoît XVI sur le libéralisme et ses méfaits dans « Caritas in Veritate » ou ce qu'il écrivait sous le nom de Joseph Ratzinger dans « le Sel de la Terre », qui est un livre hélas méconnu qui montre toute la pertinence de la pensée de ce pape quant à la modernité, et ce malgré les préjugés et les idées reçues qu'il y a pu avoir sur lui à son élection.

De par cette obsession du petit morceau de caoutchoucs sanitaire, il a subi des tombereaux d'injures et de boue qu'il n'est pas utile de répéter ici...

Rappelons à toutes fins utiles ce qu'il a dit justement sur le préservatif, en admettant l'usage.

Le capuchon de latex les obsède car dans leur attitude libertaire qu'ils affichent constamment, ils ressentent encore parfois un reste de culpabilité à coucher à droite à gauche, et à chercher à continuer de jouir « sans entraves », culpabilité qu'ils attribuent au Pape et aux croyants.

Sentiment qui les gêne beaucoup car cela les pousse à se questionner sur leur attitude, ce qui est reconnaissons-le, fatiguant...

Bernanos dans « La France contre les robots » évoque déjà cette haine contemporaine de toute espèce de vie intérieure qui passe forcément par ce genre de questionnement justement sur le sens des actions que l'on commet envers les autres.

Il écrivait :

« On ne comprend rien à la civilisation moderne si on n'admet pas d'abord qu'elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure »

C'est toujours d'actualité.

J'avais trouvé pour ma part un signe remarquable la présence de tous les patriarches des églises orientales lors de la célébration des obsèques de Jean-Paul II, un signe de réconciliation et de paix, un signe d'encouragement à la fraternité et à la solidarité des catholiques qui en ont parfois bien besoin également alors que subissant dans les pays dits développés une persécution larvée qui devrait les pousser à rester ensemble car pour les nouveaux adversaires du catholicisme un bon catholique est un catholique qui ferme sa gueule ou que l'on ne voit pas.

A Dieu donc Benoît XVI...

Illustration prise sur le site de lefigaro.fr


source : http://mesterressaintes.hautetfort.com/

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 23:35

 

« Les Exercices Spirituels nous aident à retrouver le sens de la vie … «   Témoignage de Mère Marie Joseph à Radio Sainte Anne d’Auray (56), suite au congrès de l’œuvre CPCR dont le thème était les « Les Exercices Spirituels pour l’évangélisation des familles ».

 

 

Dans "rencontre avec" on part aujourd'hui à Bieuzy Lanvaux. Notre invité est Soeur Marie-Jospeh, de la congrégation de Notre Dame de Fatima. Elle répond aux questions de Claire Le Parc.

 

                     ICI

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 20:51

 

ce 25 Janvier 2013, jeûnez et priez
pour la Famille et la France

 

«Toujours prier comme si l'action était inutile

et agir comme si la prière était insuffisante»

Sainte Thérèse de Lisieux

Sainte-therese.jpg

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 01:44

 

Autrefois, lorsqu'il avait douze ans, l'Enfant-Dieu semblait empressé à s'éloigner des siens, pour entrer dans sa mission divine ; après dix-huit ans passés à Nazareth, on dirait qu'il y apporte quelque lenteur; et celle-là même qui s'efforçait alors de le retenir, l'incline maintenant à se révéler au monde. Car le miracle sollicité n'avait pas seulement pour dessein de venir au secours d'une détresse privée. Mieux que personne, la Sainte Vierge y voyait l'inauguration du ministère de son Fils. Elle n'ignorait pas quel devait être le terme de ce ministère : elle savait, mieux que Jean -Baptiste, que Jésus était l'Agneau de Dieu. Elle lui disait pourtant et quand même : « Vous vous devez au monde. Je ne vous retiendrai plus. Vous ne cesserez pas d'être mon Fils. Je serai toujours, en dépit des formes extérieures, plus à vous ; vous, plus à moi. Je sais bien qui vous êtes, mais eux ne le savent pas : dites-le-leur. Lorsque vous avez pris naissance dans mon sein, vous avez hâté votre venue et devancé votre heure à cause des désirs de mon âme : hâtez- vous encore... »

 

Telle est, croyons-nous, la portée de cette requête maternelle. Elle est, en tout cas, inspirée par la compassion, par la foi, la confiance ; elle est si tendre, si mesurée, si discrète, que le nom de Fils n'est même pas prononcé, comme pour respecter jusqu'à l'extrême la liberté de ses décisions divines. Aussi, à, priori, devons-nous écarter de la réponse du Seigneur toute intention de reproche et de réprimande. Mais ne serait-ce pas une réprimande simulée ? Quelques-uns l'ont cru. Le Seigneur aurait voulu, en parlant ainsi à sa Mère, nous apprendre, à nous, que, dans l'ordre des choses surnaturelles, nous n'avons à déférer ni à l'autorité, ni aux instances de nos proches. Mais il nous semble dangereux de supposer dans l'évangile de telles scènes calculées, concertées, tout artificielles, comme si les événements réels et les paroles vraies ne suffisaient pas à notre enseignement. Et, dans l'hypothèse d'une leçon indirecte, pourquoi donc accorder le miracle? L'heure n'est pas venue, la demande est importune, et elle est exaucée quand même ! Alors, que devient la leçon ? Est-ce que le miracle final n'autorisera pas, au contraire, toutes indiscrétions, si indiscrétion il y a ? — « Non, disent d'autres exégètes, la réponse du Seigneur ne contient aucun reproche, ni réel, ni simulé : c'est un enseignement adressé à sa Mère. » Un enseignement sur quoi ? sur sa divinité ? est-ce donc qu'elle l'ignorait ? Sur son indépendance dans son rôle de Rédempteur ? mais il y avait dix-huit ans qu'elle en était avertie, si tant est qu'elle ait jamais eu à l'apprendre. Si l'on veut qu'en cette circonstance le Seigneur ait enseigné, accordons qu'il a voulu apprendre à sa Mère et au monde que Dieu ne peut rien lui refuser, qu'elle est toute-puissante dans sa prière. 

Dom Delatte

 

A suivre ... Abonnez-vous :)  ...

 

 

 

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 08:40

 

"Soyez le plus doux que vous pourrez, et souvenez-vous que l'on prend plus de mouches avec une cuillerée de miel qu'avec cent barils de vinaigre. S'il faut donner en quelque excès, que ce soit du côté de la douceur. " 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/57/Matin-soleil.jpg/800px-Matin-soleil.jpg

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 10:26

 

A propos de TOLKIEN , écrivain anglais, dont l'oeuvre a inspiré les films "Le Seigneur des anneaux", et, en ce moment sur les écrans, "Le Hobbit".

 

 

Pourquoi le Seigneur des Anneaux est profondément catholique

JRR Tolkien est un homme qui a marqué son temps. Mais on ignore souvent que la principale source d’inspiration qui lui a permit d’écrire la longue épopée du Seigneur des Anneaux, c’est précisément sa foi catholique. Tolkien était en effet un homme et un écrivain de conviction, qui allait à la messe tous les jours et avait une profonde dévotion envers la Vierge Marie.

 

- Tolkien, un catholique convaincu

Né en 1892 en Afrique du sud, orphelin de père à six ans, le jeune John Ronald Reuel Tolkien est né dans une famille anglicane. Mais sa mère, Mabel, entre dans l’Eglise catholique avec ses deux fils deux ans après le décès de son époux. La famille de la jeune veuve réagit très durement, coupant toutes relations avec elle. Luttant contre la misère avec le soutien des Oratoriens de Birmingham (le jeune Ronald sera élève dans l’école fondée quelques décennies plus tôt par Newman), elle meurt quelques années plus tard. Tolkien a alors douze ans, et il demeurera convaincu toute sa vie que sa mère était morte en martyre de la foi catholique : « Elle s’est tuée au travail et à la peine pour nous assurer de garder la foi. » Son catholicisme fervent et sévère se nourrit de la vénération et de la fidélité envers cette mère, et de la conviction qui sous-tend son œuvre comme sa vie : les valeurs fondamentales valent la peine qu’on sacrifie son existence.  

L'article complet est ICI

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 13:09

 

On mit trois jours à franchir la distance qui sépare Béthanie de Cana, en Galilée. Cette bourgade est proche de Nazareth : il la faut distinguer d'une autre Cana, située dans la tribu d'Aser, non loin de Tyr. Le voisinage et peut-être la parenté avaient fait inviter la Sainte Vierge à un festin de noces. Sur ces entrefaites, le Seigneur, arrivant de la Judée, fut invité avec sa Mère, puis les disciples avec leur Maître : ils étaient cinq, sinon six, en ajoutant Jacques à Jean, à Pierre, à André, à Philippe, à Nathanaël. Peut-être les époux n'avaient-ils pas prévu ce surcroît d'invités ; et au cours du repas, le vin manqua. La Sainte Vierge fut la première à s'apercevoir de la détresse où allaient se trouver ses hôtes. On aurait pu emprunter, acheter à la hâte. La Vierge, qui connaît le cœur de son Fils, s'incline vers lui et lui dit à voix basse (mais rien n'échappe à saint Jean) : « Ils n'ont plus de vin. » Ce n'est pas une prière, encore que ce soit une prière, mais non formulée comme désir : c'est un exposé tranquille, c'est l'expression naturelle à ceux qui se savent aimés et ont confiance. Et le Seigneur comprit fort bien l'invocation muette de sa Mère. Mais, chose étonnante, autant l'intervention de Notre-Dame est affectueuse, autant la réponse du Seigneur nous semble, à première vue, dure et distante : Quid mihi et tibi est, mulier ? Du moins, le Seigneur ne s'est pas mépris sur le sens de l'invitation, puisqu'il ajoute : « Mon heure n'est point venue encore. » Mais tout ceci mérite explication.

Dom Delatte

A suivre ... Abonnez-vous :)  ...

 

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 00:48

 

A l'occasion de l'Epiphanie, il n'est pas rare d'entendre dans les paroisses certains clercs s'improviser exégètes et déclarer gravement que le récit de l'adoration des mages n'est qu'un beau conte mythologique ou une construction poétique sans fondement historique. Sur "Metablog", nous lisons cet excellent commentaire :

(...) Si on met en doute l’historicité de cet épisode (de la venue des Mages), c’est d’abord parce qu’on lit mal le texte qui est plein de détails, mais qui, dans certains Evangiles apocryphes (c’est-à-dire des textes tardifs qui «brodent» sur la vie de Jésus), devient carrément mythologique. Dans le Livre de l’Enfance, un apocryphe arménien du VIème siècle, on nous apprend par exemple que ces Mages en réalité sont des «rois», qu’ils sont trois et qu’ils s’appellent Gaspard Melchior et Balthasar. On nous dit que les Mages ont suivi une étoile qui se serait déplacée pour les précéder jusqu’à Jérusalem. Mais ce n’est pas cela du tout ! Ces astronomes, sans doute persans, ont vu un astre extraordinaire : «Nous avons vu son étoile en Orient». Il y a, diffuse, dans l’humanité de ce temps-là une attente d’un phénomène extraordinaire, comme on peut le lire dans la Quatrième Eglogue de Virgile, dans laquelle, quelques années avant le Christ, le poète latin annonce la venue d’un enfant né d’une Vierge. Ce sont des traditions semblables, qui dans le Zoroastrisme perse, animaient l’attente des Mages, qui savaient bien que si quelque chose devait advenir, ce serait en Judée, le pays de la Bible. Ils viennent donc à Jérusalem, s’enquièrent auprès du roi Hérode, qui, averti par les Mages de la naissance d’un Roi Messie, convoque les sages d’Israël, lui qui n’est qu’un Bédouin, un non-juif. 

Ces sages lui disent tous : le Messie doit naître à Bethléem, comme cela a été explicitement prophétisé dans la Bible hébraïque, par Michée. C’est l’origine du massacre des enfants de Bethléem. Les Mages, ayant compris la duplicité d’Hérode et s’étant abstenus de lui apporter, sur cette naissance merveilleuse, les renseignements précis qu’il demandait, lui Hérode s’est entêté et il a décidé de tuer tous les enfants de Bethléem. Cet acte de sauvagerie était resté dans les annales de l’histoire antique. Il est cité par le païen Macrobe. 

Si on cherche la véritable signification de la venue des Mages, on est bien obligé de supposer qu’il y a, non seulement pour les Juifs l’Ancien Testament, mais pour les Païens, une véritable «préparation évangélique», qui emprunte les canaux inattendus de l’astrologie et de la Prophétie, et cela en dehors du peuple juif. Le savoir humain (dont l’astrologie à l’époque est le symbole) mène au Christ, voilà ce que signifie l’épisode des Mages. Il y a un Ancien Testament païen, une ancienne alliance païenne entre la foi et la raison, qui précède la nouvelle alliance et le nouveau savoir en Jésus-Christ. Cet ancien Testament relève d’une forme de sagesse humaine qui converge avec la sagesse juive (le dernier livre de l’Ancien Testament s’appelle justement le Livre de la Sagesse et il est écrit en grec à l’honneur de la divine Sophia). 

En revanche, face aux mages, sages païens, le Politique se déchaîne. Le vieil Hérode, au terme d’une vie chargée de crimes, est aveuglé par son Pouvoir. C’est un véritable génocide qu’il va perpétrer dans le massacre des innocents de Bethléem, et Rachel «pleure ses enfants car ils ne sont plus». On retrouve cet aveuglement du Pouvoir chez presque tous les politiques de l’Ancien et du Nouveau Testament. 

Le dernier à y céder dans les Livres saints sera Pilate, prêt à tuer l’Innocent plutôt que de nuire à son Autorité. C’est la raison pour laquelle, dans le récit évangélique, il faut bien remarquer que les Mages ne sont pas appelés «Rois». On leur donne ce titre uniquement dans des écrits tardifs, comme le Livre de l’enfance, que j’ai cité plus haut. 

La royauté du Christ, qui dès sa naissance est obligé de fuir devant Pilate, n’est pas une royauté politique. La politique n’opère jamais aucun salut. Elle donne dans des oeuvres de mort, comme le montrent involontairement les mages, qui, «avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, regagnèrent leur Pays par un autre chemin». Mais pourquoi cette version «royale» dans les écrits tardifs? Et pourquoi ces couronnes que l’on se donne à la «fête des Rois»? Pour faire cadrer l’événement, dont l’évangéliste Matthieu se fait l’écho, avec la prophétie d’Isaïe (49, 7) et le Psaume 71 : «Les rois de Tharsis et des îles lui apporteront leurs présents». Notons cette obscurité des prophéties de l’Ancien Testament, notons ce décalage entre les prophéties et leur réalisation. Parler de «mages» et pas de «rois» dans l’Evangile, cela montre bien, quoi qu’on en dise, que le récit que nous possédons aujourd’hui dans saint Matthieu n’a pas été élaboré à partir des prophéties de l’Ancien Testament ; sa source est bien un événement historique, absolument imprévisible comme tel. On a ensuite fait cadrer non sans mal les prophéties avec l’événement.

 

Rois_mages-g.jpg

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 09:53

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 2,1-12. 

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem 
et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » 
En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d'inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. 
Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : 
« A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : 
Et toi, Bethléem en Judée, tu n'es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée ; car de toi sortira un chef, qui sera le berger d'Israël mon peuple. » 
Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue ; 
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » 
Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait ; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. 
Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. 
En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. 
Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. 

P1130632

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 09:16

Pour la fête de l’Éphiphanie, voici un poème composé par Chesterton, The Wise Men, et qui fut publié dans un recueil en 1915 

 LES MAGES

Marchez doucement, sous la neige ou la pluie,
Pour trouver l’endroit où sauront prier les hommes;
La route est partout si droite
Que nous pouvons nous perdre.

Oh ! nous apprenions à scruter,
Dès notre jeune âge, de torturantes énigmes,
Nous connaissons tous les secrets des labyrinthes,
Nous sommes les savants mages d’autrefois,
Et nous savons tout, sauf la vérité.

Nous avons tourné tout autour de la colline,
Nous avons perdu le bois au milieu des arbres,
Nous avons appris des noms très longs pour tous les maux
Et servi les dieux fous, appelant encore
Les furies: Euménides.

Les dieux de la violence ont pris le masque
De la vision et de la philosophie;
Le Serpent qui apporta le malheur aux hommes
Mord sa queue maudite
Et usurpe le nom de I’Eternité.

Allez humblement.., il a grêlé, il neige…
Allez baissant la voix et lanternes allumées
Tellement simple est la route
Que nous pourrions nous égarer.

Le monde se fait terrible et si blanc,
Et la blancheur du jour qui point nous aveugle;
Nous marchons effarés dans la lumière,
Car il est une chose trop grande pour qu’on la voie,
Une chose beaucoup trop simple pour qu’on la dise.

L’Enfant qui était avant le commencement des mondes
(… Nous n’avons qu’un pas à faire, Nous n’avons qu’à voir lever un loquet…)
L’Enfant qui jouait avec la lune et le soleil
joue avec un peu de foin.

La maison dont les cieux tirent leur nourriture,
La vieille maison étrange qui est la nôtre,
Jamais on n’y entend paroles trompeuses,
Et la Miséricorde y est aussi simple que le pain,
Et l’Honneur y est aussi dur que la pierre.

Allez humblement, humbles sont les cieux,
Basse et large et ardente est l’Etoile
La Crèche est si près de nous
Que nous pourrions voyager longtemps.

Oyez! le rire s’éveille comme un lion
Et rugit sur la plaine sonore,
Et tout le ciel crie et frémit,
Car Dieu lui‑même vient de renaître,
Et nous sommes des petits enfants qui marchent
A travers la neige et la pluie.

The Wise Men  (traduction E.-M. Denis-Graterolle)

 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 23:55

 

  Geneviève ou Genovefa vint au monde vers 423, non loin de Paris, à Nanterre, qui, à l'époque était une bourgade rurale. Elle est la fille de Géroncia d'origine grecque et de Séverus franque romanisé, qui était membre du conseil municipal de cette ville.
  Alors qu'elle n'était encore qu'une petite fille, elle fut remarquée lors d'un office religieux sainte-genevieve-enfant.jpgcélébré dans la paroisse de Nanterre par Loup, l'évêque de Troyes et Germain, évêque d'Auxerre. Après s'être entretenu avec l'enfant, Saint Germain l'Auxerrois comme l'appelèrent les parisiens, demanda à parler à ses parents.
Que vous êtes heureux mes amis, leur dit-il,d'être les parents d'une telle fille ! Sachez que les anges ont fait dans le ciel, du jour de sa naissance sur la terre, un jour de fête et un mystère de réjouissance. Cette petite sera grande devant le Seigneur; et il y en aura plusieurs qui, passant de l'admiration de sa vie à l'imitation de ses vertues, quitteront le péché, et renonçant comme elle, par la profession d'une vie sainte et religieuse, à la chaire et au monde, obtiendront par ce moyen, outre la rémission de leurs péchés, la récompense de la vie éternelle.
  genevieve et saint Germain
  Géroncia ne croyait guère à la révélation de Saint Germain. Quelques années plus tard, elle défendit à sa fille de se rendre à un office religieux. Comme celle-ci insistait, elle l'a gifla, et fût aussitôt frappée de cécité.

la suite ICI 

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 11:10

 

image Les autres Saints du jour...  


 

Huit jours après la Nativité du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, nous célébrons sa Mère, celle qui lui a donné son être humain, corps et âme par l'Esprit-Saint qui vient sur elle la plaçant dans l'orbite de la paternité divine.

C'est pourquoi le concile d'Éphèse, en 431, la proclama la Theotokos (en grec Θεοτόκος; en latin Deipara o Dei genetrix), la Mère de Dieu, puisque son fils est Dieu, ce qui ne préjuge pas de la différence entre Marie créature humaine et Jésus Fils éternel de Dieu.

La solennité de Ste Marie Mère de Dieu est la première fête Mariale apparue dans l’Église occidentale. 

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 17:08

 

 

Fichier:Popesylvesterdragon.jpg

Le 33e pape Sylvestre Ier tuant un dragon et ressuscitant ses victimes

Saint Sylvestre, pape

Sylvestre, fils du prêtre Rufin, était un romain, mais ses origines sont obscurcies par toutes sortes de légendes. Sa mère, Justa, confia son éducation au prêtre Cyrinus. Il n’est pas douteux qu’il s’est bien conduit pendant la persécution de Dioclétien (284-305), ce qui lui a valu le titre de « très glorieux. » Il pratiqua l'hospitalité avec le plus grand courage en hébergeant un chrétien d’Antioche, Timothée, qui après avoir fait beaucoup de conversions fut décapité sur l'ordre du préfet de la ville, Tarquinius ; Sylvestre emporta le corps du martyre et, avec le pape Miltiade, il l'ensevelit près du tombeau de saint Paul, dans le jardin d'une pieuse dame, Théona. Tarquinius fit alors arrêter Sylvestre, le somma de livrer les biens de Timothée et d'apostasier. Sylvestre refusa et fut envoyé en prison d’où il fut libéré après que Tarquinius se fut étranglé avec une arête de poisson. Le pape Miltiade l'ordonna prêtre.

Elu à la succession de Miltiade, Sylvestre fut pape pendant près de vingt-deux ans (du 31 janvier 314 au 31 décembre 335) sous le règne de Constantin le Grand (306-337), gouvernant l’Eglise à l’époque où elle passait de la persécution au pouvoir ; cependant, il semble n’avoir joué qu’un rôle insignifiant dans les grands événements en cours. Il eut la satisfaction de voir l'Eglise de Rome enrichie et embellie par les largesses impériales auxquelles on doit de grands édifices comme la Basilique Constantinienne (plus tard Saint-Jean-du-Latran) avec son baptistère, et les basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul.

Le pape Sylvestre organisa parfaitement le service des pauvres. Un évêque de Pamphilie, Luphronius ou Euphrosynus, vint à Rome ; ses discours et ses gestes donnèrent à Sylvestre l'occasion de divers règlements : il prescrivit aux prêtres et aux diacres de porter le colobium, tunique flottante et sans manches ; il ordonna de remplacer le nom des dieux que portaient les jours par les numéros des féries, il fit des dimanches et des jeudis des jours de fête, des mercredis, vendredis et samedis des jours de jeûne. Aux Grecs qui s'étonnaient de cette ordonnance, il rétorqua que le jeudi était le jour de l'Ascension et de l’institution de l'Eucharistie et que, puisque chaque dimanche commémorait la Résurrection, chaque samedi devait rappeler le séjour du Christ au tombeau.

Saint Sylvestre mourut à un âge avancé et fut enterré dans le cimetière de Sainte-Priscille sur la Via Salaria (31 décembre 335).

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 11:34

 

... dans plusieurs langues :

français Joyeux Noël !
  le latin natalis (dies), le jour natal, jour de naissance, devient (le jour de) Noël, comme patella a donné la poêle (et... la paella en espagnol)
wallon Djoyeus Noyè ! (Namur)       Djoyeus Nowè ! (Charleroi)
normand Bouon Noué !
poitevin Boune Nàu !
  (c'est "la" Noël, au féminin)
provençal Bon Nouvè !
  Nouvè vient du français Noël (le o devient ou
le provençal dit aussi Nadau pour désigner Noël (le -l final conservé en occitan devient -u) ou Calèndo. Les Calendes de janvier désignaient chez les Romains le jour de l'an, cette fête païenne fut reconvertie en fête chrétienne : elle désigne désormais Noël. Dans les Alpes, calendoun (ou chalendoun) désigne la bûche de Noël. Calendau (Calendal) est aussi un prénom provençal
C'est cette racine que l'on retrouve dans les Alpes :
nissard Bouòni Calena !
savoyard Bouna Shalande !       Bouna Tsalande ! en Tarentaise
  le sh se prononce comme le th anglais de thing
   
italien Buon Natale !
frioulan Bon Nedâl !
occitan Bon Nadal !
catalan Bon Nadal !
portugais Feliz Natal !
  C'est la même origine que le Noël français : du latin natalis dies
feliz vient du latin felix (heureux) d'où le français félicité et le prénom Félix

 
génois Bun Dênâ !
  du latin dies natalis : en génois, le préfixe dê- vient de dies (jour) que l'on retrouve dans le suffixe -di (lundi, mardi...)
   
breton Nedeleg laouen !
gallois Nadolig Llawen !
   
espagnol ¡ Feliz Navidad !
  Navidad vient du latin nativitas qui a donné en français la Nativité
en espagnol, Pascua ne désigne pas seulement Pâques mais aussi d'autres fêtes... comme Noël ! 
on distingue ainsi :
Pascua de Navidad : "Pâque de Noël"
Pascua de Resurrección : Pâques 
Pascua del Espíritu Santo : la "Pâque du Saint Esprit", c'est à dire la Pentecôte 
las Pascuas (au pluriel) désigne la période qui s'étend de Noël au Nouvel an ou à l'Epiphanie : passar las Pascuas en familia, c'est passer les vacances de Noël en famille ! 
¡ Felices Pascuas ! joyeuses fêtes de Noël !
aragonais Goyosa Nabidá !
   
allemand Fröhliche Weihnachten !
  Weihnacht désigne la nuit (Nacht) consacrée (Weih-) : c'est la sainte nuit, la veillée de Noël...
Pourquoi a-t-on la forme Nachten ? 
C'est un ancien pluriel qui peut s'expliquer de la façon suivante :
le cycle de Noël correspond aux 12 jours, entre le 25 décembre et le jour de l'Epiphanie. Nous disons cycle de 12 jours, mais on peut tout aussi bien dire cycle de 12 nuits (façon de compter que l'on rencontrait alors dans l'Antiquité). 
Weihnachten désignaient ces nuits (jours) du temps de Noël, puis le sens s'est limité à la veille et le jour de Noël (soit la nuit et le jour de Noël).
   
grec moderne Καλά Χριστούγεννα !
  c'est la naissance (γέ) du Christ, terme que l'on retrouve dans la Genèse (commencement) ou la génétique
χριστουγεννιάτικο δέντρ, c'est l'arbre de Noël (cf. rhododendron : arbre rose)
la lettre χ se prononce comme la jota espagnole et la lettre γ (devant ei) comme notre y
   
albanais Gëzuar Krishtlindjet !
  de lindje, naissance, du Krisht
   
anglais Merry Christmas !
  Christmas, c'est littéralement la messe (mass, en anglais contemporain) du Christ : c'est la messe de minuit...
cette forme se retrouve dans Michaelmas : la saint Michel 
et dans le français kermesse, du flamand kerkmisse : messe d'église (cf. allemand Kirche) 
les anglais écrivent souvent Xmas : la lettre X, c'est la première lettre du nom grec Χριστός ; le Χ grec était transcrit ch en latin.
 
danois Glædelig Jul !
  [glèdheli youl] le d danois après une voyelle se prononce comme dans l'anglais this
  dans les langues scandinaves, Jul désigne Noël mais le nom est d'origine païenne: 
il désignait la fête du solstice d'hiver
deux mots danois ont la même prononciation: jul se prononce (presque) comme hjul (roue) 
on a cru que l'origine de la fête était liée à celle de la roue
(au solstice le soleil "tourne"... quand on observe le coucher ou lever du soleil)
cette hypothèse est aujourd'hui écartée 

de la même origine germanique, l'anglais Yule (plus littéraire que Christmas
Yule candle, c'est la bougie de Noël, Yule cake, le gâteau de Noël... 
Ce terme vient de l'ancien anglais géol
de géola qui désignait autrefois le mois d'avant ærra geóla et celui d'après le solstice æftera géóla.
              
norvégien God Jul !
  se prononce comme l'anglais good + [yul]
suédois God Jul !
islandais gleðileg Jól !
finnois Hyvää Joulua !
   

 

 

nouveau
dictionnaire
Joyeux Noël !

 

 

 

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 11:28

 

Noël est sans doute la plus connue des fêtes chrétiennes, célébrée dans la nuit du 24 au 25 décembre presque partout dans le monde, aussi bien par des croyants que des non croyants.


Pour les chrétiens, la fête de Noël (du latin natalis, "naissance", "nativité") célèbre la naissance de Jésus, Fils de Dieu, le Sauveur attendu, annoncé par les prophètes.

Dieu s’est fait homme – c’est le mystère dit de "l’incarnation" - et il a partagé en tout la condition humaine. Ainsi, en Jésus-Christ, se trouve unis la nature humaine et la nature divine : il est simultanément "vrai homme et vrai Dieu". [

Jésus veut dire en hébreu "Dieu sauve". Ce nom même révèle son identité et sa mission, sauver les hommes et les conduire vers le Père.

Les évangiles donnent à comprendre que la naissance du Fils de Dieu s’est passée humblement : pauvre parmi les pauvres, Jésus nouveau né est couché par sa mère dans une mangeoire.

La naissance de Jésus est le cœur de ce qu’on appelle le "mystère de l’Incarnation" : "Au temps établi par Dieu, le Fils unique du Père, la Parole éternelle, s’est incarné : sans perdre la nature divine, Il a assumé la nature humaine".

La naissance de Jésus-Christ dans l’Évangile

Deux des quatre évangiles, ceux de Matthieu et de Luc, rapportent la naissance du Christ et se complètent mutuellement.

L’évangile lu au cours de la messe de Noël est tiré de Luc. Dans les pages qui le précèdent, l’évangéliste a évoqué d’abord l’Annonciation, c’est-à-dire ce jour où l’ange Gabriel a annoncé à Marie qu’elle serait la Mère du Sauveur. Cet événement, fêté le 25 mars – neuf mois avant Noël – inaugure l’accomplissement des promesses :

"L’ange dit : “Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas être enceinte, tu enfanteras un fils et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut" (Luc 1, 30-32).

Marie, fille d’Anne et de Joachim, est originaire de Nazareth en Galilée. Elle est alors fiancée à Joseph, charpentier de son métier, de la descendance du roi David. Marie, dans sa confiance absolue en Dieu, accepte le projet divin ; "Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole" est sa réponse à l’ange (Luc 1, 38).

L’évangile lu à Noël situe cet événement dans l’histoire : "Or, en ce temps-là, parut un décret de César Auguste pour faire recenser le monde entier. Ce premier recensement eut lieu à l’époque où Quirinius était gouverneur de Syrie" (Luc 2, 1-2). Marie, enceinte, et Joseph se rendent donc tous deux en Judée pour le recensement, dans la petite ville de Bethléem, d’où est originaire la lignée du roi David.

"Pendant qu’ils étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva ; elle accoucha de son fils premier-né, l’emmaillota et le déposa dans une mangeoire, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle d’hôtes" (Luc 2, 6-7).

lu ICI

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 20:46

 

Il y avait auprès de l’enfant quelqu’un qui a beaucoup contribué à donner à la chrétienté son caractère si profondément humain. Si l’on organisait un référendum pour désigner celle des fêtes du christianisme qui prête le moins à discussion, le choix se porterait sans doute sur Noël. Pourtant Noël est inséparable de la Sainte Vierge, dont le culte fait l’objet de disputes passionnées – quelles que fussent mes idées, je n’ai jamais compris pourquoi. Une génération plus puritaine que la nôtre s’opposa, dans mon enfance, à l’installation d’une statue d’une Vierge portant l’Enfant dans l’église de ma paroisse. Après beaucoup de discussions, les fidèles se mirent d’accord sur la suppression de l’Enfant. Cela aggravait, semble-t-il, le caractère mariolâtrique de la statue, mais peut-être jugèrent-ils que, privée de ce qu’ils considéraient sans doute comme une arme, la mère était moins dangereuse. L’incident est symbolique. Si vous enlevez la statue de la mère, comment laisser le nouveau-né ? Vous ne pouvez pas voir l’enfant sans voir sa mère. Dans la vie courante, vous n’approcherez l’enfant que par sa mère. Si nous pensons à l’enfance du Christ, l’idée de sa mère suivra comme elle a suivi dans l’histoire. Les Primitifs voyaient juste dans leurs tableaux : lors de la nativité, ces têtes sacrées sont trop proches pour que leurs auréoles ne s’entremêlent pas.
G.K. Chesterton,  L’Homme éternel

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 10:07

 

... Tout cede à la fortune de Cesar : Alexandrie luy ouvre ses portes : l’Egypte devient une province romaine : Cleopatre qui desespere de la pouvoir conserver, se tuë elle-mesme aprés Antoine : Rome tend les bras à Cesar, qui demeure sous le nom d’Auguste et sous le titre d’empereur seul maistre de tout l’empire. Il dompte vers les Pyrenées, les Cantabres et les asturiens révoltez : l’Ethiopie luy demande la paix : les Parthes épouvantez luy renvoyent les étendars pris sur Crassus avec tous les prisonniers romains : les Indes recherchent son alliance : ses armes se font sentir aux Rhetes ou Grisons, que leurs montagnes ne peuvent défendre : la Pannonie le reconnoist : la Germanie le redoute, et le Veser reçoit ses loix. Victorieux par mer et par terre, il ferme le temple de Janus. Tout l’univers vit en paix sous sa puissance, et Jesus-Christ vient au monde.

 

extrait du Discours de l'Histoire Universelle de BOSSUET


L-empire-romain-au-temps-de-J-sus.jpg

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 15:38

 

Geertgen_tot_Sint_Jans-NATIVITE.jpg

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 00:49

 

Noël ! Cet événement inouï a inspiré ce beau texte à G.K. Chesterton (extraits du génial ouvrage Cet homme qu'on appelle le Christ, inclus dans L'Homme éternel ) ...

Le bébé qui soutient l’Univers

La seconde moitié de l'histoire humaine, qui fut comme un renouvellement de toutes choses, débuta dans une caverne. Là donc, sous la terre, avec le bétail, un couple sans abri s'était réfugié, après qu'on lui eût fermé au nez les portes du caravansérail qui affichait complet, et c'est dans une crèche enfouie sous le plancher du monde, sous les pieds mêmes des hommes, que naquit Jésus. Cette seconde création faisait vraiment penser aux abris sous roche et aux hordes préhistoriques. Dieu, Lui aussi, était un homme-des-cavernes et Lui aussi dessinait des formes extraordinaires aux coloris étonnants : mais c'était sur le mur du monde et ses dessins étaient doués de vie.

Un fonds de légende et de poésie qui ne cesse de s'accroître et ne passera jamais, présente de mille façons cet unique paradoxe : que les mains d'où étaient sortis le soleil et la lune et toutes les étoiles furent un jour trop petites pour atteindre les mufles énormes des animaux. Ce paradoxe, on pourrait presque dire cette malice, a donné le jour à toute la littérature chrétienne. Il y a malice en ceci notamment que l'intellectuel moderne ne comprend pas de quoi il s’agit (...); comme si c'était trop beau pour être vrai; alors que c'est vrai.

A Bethléem, les extrêmes se touchent

L’agnostique ou l'athée qui a connu dans son enfance une vraie nuit de Noël associera pour toujours, que cela lui plaise ou non, deux idées que les hommes, pour la plupart considèrent comme contradictoires, l'idée d'un bébé et l'idée de la puissance inconnue qui soutient l'univers. Son instinct comme son imagination pourront toujours les rapprocher alors qu'il sera incapable de comprendre la raison de ce rapprochement; la simple image d'une mère et de son fils aura toujours à ses yeux une saveur religieuse; et le nom terrifiant de Dieu aura toujours à ses oreilles une sonorité douce et attendrissante. Or cette association d'idées ne va pas de soi. (...). Il ne va pas plus de soi d'associer le nom de Dieu au mot enfant que d'associer la gravitation à un chaton. L'association créée pour nous par le mot Noël ne l'est que parce que nous sommes chrétiens; psychologiquement chrétiens, même si nous ne le sommes pas théologiquement, ou que nous cessons de l'être.

En bref, cette association d'idées a profondément altéré la nature humaine, au sens le plus fort de l'expression. II y a une différence réelle entre l'homme pour qui elle veut dire quelque chose et l'homme pour qui elle ne veut rien dire. (...) Cette association de la puissance et de l'impuissance, de la divinité et de l'enfance, est devenue pour toujours une sorte d'épigramme que des millions de répétitions n'arriveront pas à rendre fastidieuse. Il n'est pas déraisonnable de la dire unique en son genre. Bethléem est l'endroit par excellence où les extrêmes se touchent.

(...)

Un proscrit libérateur

A soi tout seul, cela est la marque d'une révolution, d'un renversement du monde. On ne peut espérer dire quelque chose d'adéquat ou de neuf sur les répercussions que cette conception d'un Dieu né en exil, qui fut comme un proscrit, a eu sur toute la conception du droit et sur le sentiment des devoirs envers les pauvres et les exilés. Il est profondément vrai de dire qu'après, il ne pouvait plus y avoir d'esclaves. Il pouvait y avoir et il y a eu des hommes portant ce nom, jusqu'à ce que l'Eglise put les libérer, mais il ne pouvait plus y avoir, pour le simple avantage de la tranquillité du monde païen, la conservation d'un état servile. Les individus devinrent importants en un sens où aucun instrument n'est important. L'homme ne pouvait plus être un simple moyen; en aucun cas les moyen d'un autre homme.

Le berger des bergers

La tradition a toujours justement rattaché l'élément de fraternité populaire de Noël à l'épisode des bergers. Ce qu'ils trouvèrent à la grotte était en somme ce qu'ils cherchaient. Le menu peuple s'était beaucoup trompé, mais il avait eu raison de croire que les choses sacrées n'étaient pas nécessairement éthérées, et que la divinité pouvait se soumettre aux lois du temps et de l'espace. Les barbares avaient inventé la naïve histoire du voleur d'étoiles cachant le soleil dans sa besace ou le mythe, plus sauvage, du Dieu sauvé d'un ennemi trompé par une pierre; ils étaient ainsi plus proches du secret de la grotte, ils savaient ainsi plus de choses sur le drame du monde, que tous ceux qui tournaient en rond dans le cercle cosmopolite des cités méditerranéennes en ruminant leurs froides abstractions ;que tous les coupeurs de cheveux en quatre qui ratiocinaient sur la transcendance chez Platon et l'orientalisme chez Pythagore. Ce que trouvèrent les bergers n'était ni une Académie ni une République idéale; ce n'était pas davantage une analyse, une dissection des mythes, des contes et des légendes, jusqu'à l'anéantissement complet de leur essence. Ils trouvèrent réellement un lieu de rêve. Et depuis, on n'a plus jamais inventé de mythologie. Car la mythologie n'est qu'une approche.

(...)

En vérité, il y a quelque chose d'unique et de singulier qui fait que cette histoire retient intimement tout homme; cela ne dépend pas de sa substance psychologique comme ce pourrait être le cas d'une légende ou de la vie d'un grand homme. (...) Elle n'entraîne pas notre esprit vers l'aventure et la découverte des merveilles aux extrémités de la terre. C'est plutôt quelque chose qui nous saisit par surprise, par la partie cachée et intime de notre être; comme cette émotion qui parfois nous étreint à la vue d'un objet oublié, ou comme le respect instinctif du pauvre. C'est plutôt comme l'aventure de cet homme qui découvrit dans sa propre maison une pièce secrète absolument inconnue et qui vît une lumière filtrer sous la porte jusque là dissimulée. C'est comme si cet homme découvrait au fond de son cœur un attrait irrésistible pour le bien. Cela ne doit rien à ce que le monde appellerait la résistance; il s'agit plutôt de quelque chose dont la force nous effleure et comme nous caresse d'une aile légère. Ce n'est en nous qu'un instant d'attendrissement qui s'éternise; rien de plus que la douceur d'un moment qui se transforme mystérieusement en réconfort et en repos; c'est le discours brisé et le mot oublié qui deviennent présents et demeurent intacts; alors que les rois étrangers s'évanouissent dans les lointains de pays inconnus, que les pas des bergers cessent de résonner parmi les collines, il ne reste que la nuit et, dans son ombre, la grotte qui enveloppe à son tour quelqu'un de plus humain que l'homme ...

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 19:09

 

« Et le Verbe s’est fait chair, et les journalistes n’en ont rien su… » (Bernanos, Journal d’un curé de campagne)

Pour deux milliards de chrétiens dans le monde, Noël rappelle la naissance d’un Dieu qui se fait homme pour révéler aux hommes la bonne nouvelle du salut. Pour toute l’humanité, et singulièrement pour nos pays de culture chrétienne, Noël vient aussi rappeler que l’essentiel de nos vies se joue dans le secret, bien loin du bruit médiatique et de l’activisme social. L’essentiel d’une existence se joue dans le silence du coeur, dans la simplicité des relations, dans la discrétion d’une vie de famille, d’amitiés, de travail. Fêter Noël, c’est retrouver le sens de ce qui seul compte – ce qui est intérieur, et donc invisible. C’est dans l’obscurité de cette longue et belle nuit d’hiver, à laquelle notre quotidien ressemble souvent, qu’il faut chercher la seule véritable lumière.

lu ICI

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 16:57

 

Petrus Angel inaugure une série "Noël pour les nuls"  

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 23:02

Si nous vivons ainsi à tout moment sous l'impulsion de l'amour de Dieu, faisant tout par amour pour Lui, chacune de nos occupations, que ce soit un travail ou un repos, un effort ou une détente, est une prière et nous unit davantage à Dieu peu importe ce qu'est l'occupation du moment présent pourvu qu'elle soit ce que Dieu veut de nous et soit accomplie par amour pour Lui.

On raconte que pendant le noviciat de saint Louis de Gonzague, alors que les novices occupaient une récréation à jouer à la balle, on leur dit soudainement : « Que feriez-vous si l'on vous apprenait que vous allez mourir dans quelques minutes ? ». L'un répondit : « Je courrais à la chapelle m'agenouiller devant le Saint Sacrement », un autre : « Je réciterais le chapelet ». Un autre encore : « Je courrais trouver mon confesseur ». Et saint Louis de Gonzague répondit : « Je continuerais à jouer à la balle. » A l'heure où c'est la volonté de Dieu qu'on joue à la balle, on prie et on se sanctifie en jouant à la balle par amour de Dieu. C'est ainsi que la vie entière peut être une prière.


Jean Daujat, Vivre le christianisme (Tequi)
saint-louis-de-gonzaga.jpg
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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 21:48
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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 06:57

 

Apparition du 25 mars 1858

Jeudi 25 mars, c'est le jour de l'Annonciation. Le bruit circule que Bernadette se rendra à la grotte à l'occasion de cette fête mariale, ce qui se produit effectivement. Dès cinq heures du matin, alors qu'elle rejoint la grotte avec quelques membres de sa famille, une centaine de personnes et le commissaire Jacomet s'y trouvent déjà. L'apparition dure plus d'une heure. Bernadette qui était venue avec le cierge de sa tante Lucile voudrait laisser quelque chose à la grotte. Elle obtient la permission de laisser ce cierge qu'elle cale parmi ceux qui s'y trouvent déjà. Sur le chemin du retour, elle est pressée de question et confie que l'apparition lui à dit : « Que soy era Immaculada Councepciou ». » (Je suis l'Immaculée Conception.) Bernadette court répéter ces paroles au curé, l'abbé Peyramale, qui se montre perplexe : « Une dame ne peut pas porter ce nom là. » Les mots « Immaculée Conception » font penser au dogme de Marie conçue exempte de la souillure du péché originel, dogme proclamé quatre ans plus tôt par le pape Pie IX. Mais ces mots ne sauraient désigner une personne : on appelle Marie « Mère immaculée » ou « Vierge immaculée ». Le curé ne sait pas quoi lui dire. Attendant sa réponse, Bernadette lui précise « Elle veut toujours sa chapelle ». Peyramale dit à Bernadette de renter chez elle, qu'il la verra plus tard.

Le soir, Bernadette va chez Jean-Baptiste Estrade, à qui elle décrit la scène : l'apparition lui sourit, elle lui demande par quatre fois : « Mademoiselle, voulez vous avoir la bonté de me dire qui vous êtes s'il vous plaît ? ». Bernadette mime ensuite l'apparition qui étend ses mains vers le sol, les lève pour les rejoindre sur la poitrine, monte son regard vers le ciel et dit « Je suis l'Immaculée conception. » Estrade est très ému, et il explique à Bernadette que ces mots s'appliquent à la Vierge Marie.

relevé sur Wikipedia.

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