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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 09:54
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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 22:41


NATIVITÉ de SAINT JEAN-BAPTISTE
Solennité

          "Cousin de Jésus, né de Zacharie et Elisabeth, il est appelé ""baptiste"" car il baptisait dans le Jourdain pour préparer le baptême dans l'Esprit.  L'Église, dit saint Augustin, célèbre ordinairement la vie des Saints au jour de leur mort, qui est, à proprement parler, le jour de leur naissance à la vie éternelle. La Nativité de saint Jean-Baptiste a été exemptée de cette règle générale, parce qu'il fut sanctifié avant de naître, dans le sein de sa mère, par la présence de Jésus-Christ, dans la visite que fit la très Sainte Vierge à sainte Élisabeth.

        La naissance de saint Jean-Baptiste fut une grande joie pour la terre, puisqu'elle lui annonçait l'approche de sa Rédemption. La puissance divine était intervenue d'une manière extraordinaire dans la naissance de quelques prophètes, de Samuel et de Jérémie, par exemple; mais elle éclata bien davantage dans celle du saint Précurseur, que la dignité de son ministère futur et le degré éminent de grâce et de sainteté auquel il était élevé rendaient, selon la parole de Jésus-Christ Lui-même, bien supérieur à tous les patriarches et à tous les prophètes.

        Le message d'un Ange à Zacharie pour lui annoncer la naissance de Jean-Baptiste, la maternité d'Élisabeth à un âge très avancé, le mutisme subit de Zacharie depuis l'annonce de l'Ange jusqu'à la Circoncision de l'enfant, et sa guérison miraculeuse, qui lui permit d'entonner le beau cantique Benedictus: tout est merveilleux dans l'apparition du Précurseur, qui allait montrer bientôt le Sauveur promis et attendu depuis quatre mille ans.

        Parmi les récits évangéliques, il en est peu d'aussi intéressants ni d'aussi touchants que celui de la naissance de saint Jean-Baptiste. Les miracles s'ajoutaient aux miracles autour du berceau de l'enfant; les habitants du voisinage furent saisis d'une crainte respectueuse, et le bruit de ces merveilles se répandit dans toutes les montagnes de la Judée, de sorte que tous se disaient les uns aux autres: "Que pensez-vous de l'avenir de cet enfant?"

        Saint Jean-Baptiste occupe dans l'histoire de l'humanité une place incomparable: il sert de trait d'union entre les deux mondes, il résume en lui tout l'Ancien Testament et prépare le Nouveau; il ferme la mission des prophètes et ouvre celle des Apôtres. "Prophète, apôtre, docteur, solitaire, vierge, martyr, il est plus que tout cela, parce qu'il est tout cela en même temps. Il réunit tous les titres à la sainteté, et, rassemblant en lui seul tout ce qui constitue les différentes classes des saints, il forme au milieu d'eux une classe particulière." (La Luzerne.)

        Le culte de saint Jean-Baptiste a toujours joui d'une immense popularité.  Sa fête a été souvent célébrée par des feux de joie. Il est patron de nombreuses paroisses, de nombreuses confréries et des Canadiens français.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 09:06


SAINT THOMAS MORE
Martyr
(1487-1535)




          Saint Thomas More naquit à Londres, le 7 février 1478. Son père remplissait la fonction de juge, dans la capitale. Thomas passa quelques-unes de ses premières années en qualité de page, au service du cardinal Morton, alors archevêque de Cantorbéry et chancelier d'Angleterre. A l'âge de quatorze ans, il alla étudier à Oxford où il fit de sérieuses études juridiques et suivit les conférences sur la Cité de Dieu, de saint Augustin.

        En 1501, Thomas More était reçu avocat et élu membre du Parlement trois ans plus tard. Après quelques années de mariage, il perdit sa femme et demeura seul avec ses quatre enfants: trois filles et un fils. Il ne se remariera que beaucoup plus tard, avec une veuve. En père vigilant, il veillait à ce que Dieu restât le centre de la vie de ses enfants. Le soir, il récitait la prière avec eux; aux repas, une de ses filles lisait un passage de l'Ecriture Sainte et on discutait ensuite sur le texte en conversant gaiement. Jamais la science, ni la vertu, ne prirent un visage austère dans sa demeure; sa piété n'en était cependant pas moins profonde. Saint Thomas More entendait la messe tous les jours; en plus de ses prières du matin et du soir, il récitait les psaumes quotidiennement.

        Sa valeur le fit nommer Maître des Requêtes et conseiller privé du roi. En 1529, Thomas More remplaça le défunt cardinal Wolsey dans la charge de Lord chancelier. Celui qui n'avait jamais recherché les honneurs ni désiré une haute situation se trouvait placé au sommet des dignités humaines. Les succès, pas plus que les afflictions, n'eurent de prise sur sa force de caractère.
la suite ... 
http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 07:42

14 juin : La Fête-Dieu
ou Fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ
Solennité

          Nous devons l'origine de la « Fête-Dieu » ou « Fête du St sacrement du corps et du sang du Christ » à une révélation faite à soeur Julienne du Mont Cornillon vers l'an 1210. Cette révélation demandait l'institution d'une fête annuelle en l'honneur du Saint Sacrement de l'autel. Malgré une vive persécution contre soeur Julienne et ceux qui souhaitaient que cette fête se répande, le diocèse de Liège l'institua vers l'an 1245  puis l'Eglise universelle ajouta cette fête au calendrier liturgique par le pape Urbain IV qui la rendit obligatoire pour l'Eglise entière en 1264.

       
la suite ici : http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR

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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 22:22

Saint-Médard et Saint-Barnabé et les proverbes et dictons sur la pluie ?

Beaucoup de proverbes et de dictons au sujet de Saint-Médard et Saint-Barnabé !!! “S'il pleut à la St-Médard le 8 juin, il pleuvra 40 jours plus tard”. “St-Barnabé 11 juin refait tout ce que St-Médard 8 juin a gâté”. "S´il pleut à la Saint Médard il pleut quarante jours plus tard a moins que St Barnabé lui coupe l´herbe sous le pied". "C'est de nouveau

saint Médard qui abreuve ses poulains". "Saint Médard grand pissard, il pleut quarante jours plus tard". "Soleil à la saint Barnabé, Médard a le nez cassé". "Saint Barnabé reboutonne la culotte de saint Médard". "Saint Médard grand pissard, il pleut quarante jours plus tard". "Pluies de Saint Barnabé, diminuent les récoltes de moitié". "Pour la Saint Barnabé, le soleil rayonne au fond du pichet". "S'il pleut à la Saint Barnabé , la vendange coule jusqu'au panier"                       

la suite ...
http://www.aquadesign.be/news/article-8889.phpes
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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 11:06


“Aucun raisonnement ne saurait supprimer l'évidence de ce fait : qu'il n'y a en dehors de Rome que des Eglises nationales (comme l'Eglise arménienne, l'Eglise grecque), des Eglises d'Etat (comme l'Eglise russe, l'Eglise anglicane), ou bien des sectes fondées par des particuliers (comme les luthériens, les calvinistes, les irvingiens, etc.). Seule l'Eglise catholique romaine n'est ni une Eglise nationale, ni une Eglise d'Etat, ni une secte fondée par un homme. C'est la seule Eglise au monde qui conserve et affirme le principe de l'unité sociale universelle contre l'égoïsme des individus et le particularisme des nations; c'est la seule qui conserve et affirme la liberté du pouvoir spirituel contre l'absolutisme de l'Etat; c'est la seule en un mot contre laquelle les portes de l'Enfer n'ont pas prévalu”.

Vladimir Soloviev, La Russie et l'Eglise universelle (1889)

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 11:01

 

Un livre du Père Mansour Labaky

 

Avez-vous lu l'Évangile ? La question pourra paraître impertinente et pourtant combien nousEvangile sommes nombreux à arriver à l'âge adulte sans avoir jamais lu l'Evangile intégralement et de façon suivie comme on lit tout autre livre !

Bien sûr, nous l'entendons proclamer chaque dimanche à la messe si nous sommes pratiquants, et sans doute aussi l'ouvrons-nous de temps à autres pour en lire un extrait, voire quelques pages, ou retrouver une référence.

Le lire enfin « de bout en bout », c'est bien différent ! Cette fois, nous voici immergés dans la Bonne Nouvelle ! Et alors, nous nous apercevons qu'il reste des points à éclaircir, des mots dont la signification est ambiguë, des idiomes dont nous aimerions mieux saisir l'origine.

Le Père Mansour Labaky, lui l'oriental,  est bien placé pour nous faire mieux comprendre  le pays, la langue et les mœurs du temps de Jésus. Prêtre libanais maronite, poète et écrivain de talent, il  enrichit son lecteur non seulement de ses connaissances mais plus encore de sa foi lumineuse et sereine. Les commentaires simples et assez courts invitent à la méditation : une fois éclaircies les quelques difficultés de compréhension que peut présenter la page l'Évangile, quelques points sont approfondis ou soulignés.

Une nourriture puissante pour l'âme et le cœur, un beau cadeau à faire à des proches et particulièrement à des filleuls !


Thérèse

 

Editions du Jubilé, 2006. 916 pages, 29 euros.

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 13:02

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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 08:03

« Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? »
http://catholique-rouen.cef.fr/spip.php?article192

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 23:26

Le tombeau de saint Pierre au Vatican : les fouilles archéologiques

Relique de Pierre dans la Basilique
Saint-Pierre
de Rome


La tradition localise la tombe de Pierre sur l'emplacement d'une nécropole située au nord du Circus Vaticanus, dont elle était séparée par une route secondaire : la via Cornelia.
L'empereur Constantin y fit édifier une première basilique (occupant le site de la édifice actuel) et dont l'abside fut construite autour de l'emplacement de la tombe, cela malgré les difficultés considérables du terrain, à flanc de colline, obligeant à d’énormes travaux de terrassement, et bien qu'il ait fallu modifier un cimetière.

Les fouilles qui ont été effectuées au XXe siècle dans les Grottes du Vatican, ont mis en évidence, au-dessous de l'autel et à la verticale exacte du sommet de la coupole, un monument cultuel au-dessus d’une tombe, trouvée vide, du premier siècle (tombe thêta). Ce mémorial, qui serait le « trophée de Gaïus », est inclus dans un monument d'époque constantinienne.

Sur l'un des murs de soutien (mur rouge) a été incisé un graffito dont subsistent les quatre caractères grecs ΠΕΤR, c’est-à-dire les quatre premières lettres du nom de Pierre, et au-dessous EN(I), ce qui serait, selon Margherita Guarducci, la forme abréviative de εν εστι, mot à mot « dedans est ». Jérôme Carcopino, qui défendait l'hypothèse d'un transfert temporaire des reliques lors de la persécution de Valérien, lisait au contraire EN(Δ), ενδει « il manque ».

Une cachette aménagée sur un mur perpendiculaire (mur G) contenait les ossements d'un individu de sexe masculin âgé de soixante à soixante-dix ans, mais qui ne permettent pas de tirer de conclusion.

tiré de Wikipédia

nécropole située au nord du Circus Vaticanus, dont elle était séparée par une route secondaire : la via Cornelia.
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 17:09

 

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 17:46


PREMIERE APPARITION DE LA SAINTE VIERGE A FATIMA

13 MAI 1917

 

 
 

http://www.hermas.info/

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 12:56


ne manquez pas l'animation ICI : http://ma.planete.qc.ca/blog/view/id_2805/title_Nos-Croix/

Pas croyable !!!

Nous nous plaignons des croix que nous avons à porter,


mais ne réalisons pas qu'elles nous préparent pour les travers


de la route que Dieu voit et que nous ne voyons pas!


Quelque soit votre croix, quelle que soit votre souffrance,


il y aura toujours du soleil après la pluie...


Il se peut que vous trébuchiez, que vous tombiez même;


mais Dieu est toujours là pour entendre votre appel...


Il connaît tous vos chagrins, voit chacune de vos larmes,


et un seul mot de ses lèvres


peut apaiser vos peurs...


Vos peines peuvent s'attarder dans votre nuit,


mais soudainement se volatiliser au petit matin...


Le Sauveur est là, quelque part au-dessus,


pour vous combler de sa Grâce, et vous imprégnez de son Amour...


Dieu nous promet une arrivée paisible,


mais pas un parcours tranquille.


Auteur inconnu .

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 10:06

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 12:48
  

La résurrection de la chair ! Déjà qu'il est difficile de croire à l'immortalité de l'âme, comment prêter crédit à cet article de la foi juive et chrétienne ? C'est de la naïveté : on a trop peur de perdre sa carcasse. C'est de la cruauté : nous river pour toujours à cette glèbe, à cette pesanteur ! Une noble pensée grecque estimait que le corps était un tombeau : la résurrection pour elle serait une inhumation sans espoir. Quant à l'hindouisme, il juge non seulement que notre corps actuel est de peu de valeur, puisque, d'une vie à l'autre, nous pouvons en changer comme de chemise, mais aussi que le nirvana consiste à échapper au cycle des réincarnations : la résurrection pour lui serait un emprisonnement irrémédiable.

 

Pour la religion athée, enfin, c'est une impiété terrible : on irait là d'une part contre le dogme du néant, et, d'autre part, contre le credo de l'indéfinie pourriture. Ne voit-on pas que notre viande est vouée à la cendre ou aux vers ? Est-ce qu'il ne saute aux yeux qu'à la fin il ne reste que des os qu'aucun chien ne voudrait et dont on ne peut envier de plus beau sort que de servir à l'anatomie des facultés de médecine, ou bien d'être exposé, dans quelques siècles, en la vitrine d'un Musée de l'homme, remplacé depuis par une espèce plus performante ?...

 

Or, le judaïsme, le christianisme nous parlent quand même de retourner à la chair, comme s'ils nous disaient, contre toute attente, que l'homme forme un tout indéchirable et que plus il est spirituel, plus il se doit d'être charnel aussi. Le libertin ne va pas aussi loin : de sa chair, il ne fait qu'un instrument de plaisirs. Le matérialiste n'y est pas si attaché : il la réduit à un objet de consommation. La cover-girl elle-même ne la chérit pas autant : elle l'aplatit en une affiche publicitaire. L'Évangile seul a cette audace d'y reconnaître un Temple de l'esprit. On comprend que ce soit un scandale.

 

Au fond, si on y réfléchit un peu, cette croyance en la résurrection a de quoi nous mettre en rage, nous faire trembler même. Les gnostiques le savaient bien : à dissocier la chair et l'esprit, les choses sont plus faciles. Selon la secte, les uns pouvaient livrer leur corps à la débauche, les autres à d'effroyables mortifications, sans préjudice, pensaient-ils, pour la fine pointe de leur âme, toujours unie à l'éternel. Mais la mortification haineuse rejoint la débauche lénifiante (qui veut faire l'ange fait la bête) : les uns et les autres considèrent le corps comme une défroque. Ils pensent que l'on peut tremper par un bout dans le Ciel tandis que par l'autre on trempe dans la fange. C'est pourquoi, puritains ou luxurieux, ils ne peuvent que se cabrer devant ce verset de saint Paul : «Le corps est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps» (1 Co 6,13).

 

L'apôtre exhorte ici, si j'ose dire, à une authentique position du missionnaire, à un érotisme de feu. Notre chair, selon ses mots, doit devenir l'ostensoir de l'amour. Énorme exigence ! Quand nous mastiquons notre pain, quand nous marchons dans la rue, et jusque quand nous allons aux toilettes (saint Augustin, dit-on, y chantait les psaumes des montées), nous avons à charge d'y faire resplendir justice et vérité. Notre gros orteil, en nous portant vers le pauvre, a soudain quelque chose de divin. Nos poumons ont pour vocation de servir le mystère du souffle, de dire le poème de la respiration. Nos vessies mêmes peuvent devenir lanternes, pour peu que nous ayons bu à la bonne parole. Quant à nos mains, ces mains qui tiennent le journal, leur tâche est de se tendre, de se joindre, de se donner, enfin de vivre leur vie de colombes spirituelles. Comment, sachant cette merveille qui nous appelle, ne nous sentirions-nous pas encore affreusement lourds ?

 

Il faut ajouter deux remarques. La première, c'est que la notion de résurrection, à la différence de celle d'immortalité de l'âme, implique la nécessité de la mort. Il faut être mort pour pouvoir ressusciter : dénier la mort c'est dénier la possibilité de s'en relever. Or, il est probable que nous avons peur de la résurrection, non seulement parce que nous sentons l'exigence morale qu'elle implique dès à présent, mais aussi parce que nous ne voulons pas regarder en face la fatalité du trépas.

 

La seconde remarque relie ces deux perspectives : le Christ ressuscite avec ses plaies. La splendeur de la gloire assume l'obscurité de la blessure. On peut même dire que c'est à travers la blessure que passe la lumière. Comment saisir ce paradoxe où la mutilation devient source de beauté ? C'est que la gloire est toujours celle du combat pour la justice. L'auréole sera d'autant plus lumineuse qu'ici-bas l'on aura lutté dans les ténèbres ; la chair sera d'autant plus belle qu'elle aura été mise au service de la miséricorde, quitte à devoir en subir le supplice des cent plaies. L'esprit peut transfigurer toutes les difformités, l'absence d'esprit, défigurer toutes les beautés plastiques. Un handicapé brisé dans son fauteuil, rayonne plus, par sa patience, que le top model qui s'exhibe par vanité. Et l'obèse qui aura porté son ventre comme sa croix le verra briller devant lui comme un astre de lumière.

 

De fait, tous les corps aspirent à leur résurrection. En nous, ça y croit, même si nous n'y croyons pas. La preuve, c'est que dès que nous cessons d'y tendre, nous nous mettons à la chercher sous des formes parodiques et dégradées. On voudra s'embaumer vivant par la chirurgie esthétique. On cherchera, par l'eugénisme, à fabriquer le corps parfait. On s'efforcera, par le virtuel, d'oublier son propre corps avachi sur son siège au profit de ce cybercorps qui semble au-delà des limites de l'espace et du temps, alors qu'il s'enfonce dans la binarité d'une puce. De plus en plus on s'en aperçoit, notre pauvre chair humaine nous place à une charnière : il faut qu'elle se laisse ou bien transfigurer par l'esprit, ou bien défigurer par la technique. La fête de Pâques nous demande de choisir.

Fabrice Hadjadj

Philosophe, essayiste et dramaturge, il enseigne la philosophie et la littérature en lycée, en faculté et au séminaire de Toulon, auteur de Réussir sa mort. Anti-méthode pour vivre (Presses de la Renaissance), grand prix catholique de littérature 2006.
Un article publié dans la rublique "Opinions" du Figaro, le 13 avril 2006

 

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 10:20

  Prière de Pie XII pour le 1er mai

Le 1er mai 1955, le Pape Pie XII annonçait aux travailleurs catholiques rassemblés sur la Place saint-Pierre que cette journée serait désormais la fête liturgique de Saint Joseph artisan. Voici la prière qu'il composa à cette occasion :

O glorieux Patriarche saint Joseph, humble et juste artisan de Nazareth, qui avez donné à tous les chrétiens, mais spécialement à nous, l’exemple d’une vie parfaite dans le travail constant et dans l’admirable union à Marie et à Jésus, assistez-nous dans notre tâche quotidienne, afin que, nous aussi, artisans catholiques, nous puissions trouver en elle le moyen efficace de glorifier le Seigneur, de nous sanctifier et d’être utiles à la société dans laquelle nous vivons, idéals suprêmes de toutes nos actions.

Obtenez-nous du Seigneur, ô notre très aimé protecteur, humilité et simplicité de cœur, goût du travail et bienveillance envers ceux qui sont nos compagnons de labeur, conformité aux divines volontés dans les peines inévitables de cette vie et joie dans leur support, conscience de notre mission sociale particulière, et sentiment de notre responsabilité, esprit de discipline et de prière, docilité et respect à l’égard de nos supérieurs, fraternité envers les égaux, charité et indulgence pour nos subordonnés. Soyez avec nous dans nos moments de prospérité, quand tout nous invite à goûter honnêtement les fruits de nos fatigues ; mais soutenez-nous dans les heures de tristesse, alors que le ciel semble se fermer pour nous et que les instruments du travail eux-mêmes paraissent se rebeller dans nos mains.

Faites que, à votre exemple, nous tenions les yeux fixés sur notre Mère Marie, votre très douce épouse, qui, dans un coin de votre modeste atelier, filait silencieusement, laissant errer sur ses lèvres le plus gracieux sourire ; faites aussi que nous n’éloignions pas notre regard de Jésus, qui peinait à votre établi de menuisier, afin que nous puissions ainsi mener sur terre une vie pacifique et sainte, prélude de celle éternellement heureuse qui nous attend dans le ciel, durant les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

P.S. : le site de la Famille de Saint-Joseph : Accueil du site > Prières

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 21:43

La variété des dons dans l’Eglise  


"L
’âme enflammée d’amour pour ma vérité qu’elle veut faire aimer de tous, collectivement et individuellement, à divers degrés, ne cesse pas de contribuer au bien du monde entier. 

L’union d’amour qu’elle a contractée avec moi et qui lui fait aimer l’univers l’incline à étendre son amour aux nécessités du monde entier. Après s’être améliorée elle-même, en concevant les vertus qui lui donnent la vie de la grâce, elle s’efforce de porter son regard sur les nécessités particulières de ses proches. Lorsqu’elle commence à agir ainsi en vertu de son amour de charité envers toute créature raisonnable, elle vient à l’aide de ses proches selon la diversité des grâces que je lui ai données à dispenser. En effet, j’accorde à l’un la vertu d’enseigner, de porter la parole, en donnant au prochain de justes conseils, sans se soucier d’autrui. Un autre a la grâce de donner le bon exemple. Mais chacun est très strictement obligé d’édifier son prochain par le par­fait exemple d’une vie sainte et louable. 

Telles sont les vertus et bien d’autres qui sont engendrées par l’amour du prochain. Je les ai faites si différentes que je n’ai pu les donner toutes à un seul homme. J’accorde en particulier à l’un celle-ci, à l’autre celle-là. 

Pourtant on ne peut avoir l’une sans les autres parce que toutes les vertus sont liées entre elles. Mais il y en a beaucoup que j’accorde comme têtes de file des autres: j‘accorderai à l’un principalement la charité, à l’autre la justice, à celui-ci l’humilité, à celui-là une foi vive, à cet autre la prudence, la tempérance, la patience, et à cet autre enfin une force invincible. 

Tous ces nombreux dons, ces grâces des vertus ou d’autres avantages, qu’il s’agisse du corps ou de l’esprit, sont distribués de façon diverse. (Quand je parle de dons d’ordre corporel, il s’agit de ce qui est nécessaire à la vie de l’homme). Si je les répands de façon si variée — car je ne les donne jamais tous au même individu — c’est pour qu’on soit obligé d’exercer la charité les uns envers les autres.

Car j’aurais bien pu doter les hommes de tout ce qu’il leur fallait, pour le corps et pour l’âme. Mais j’ai voulu que l’un eût besoin de l’autre et qu’ils deviennent ainsi mes gestionnaires chargés de dis­tribuer les dons et les grâces qu’ils ont reçus de ma bonté. Bon gré mal gré l’homme ne peut pas éviter la nécessité de recourir à l’action charitable du prochain, pourtant si une telle action ne se fait pas sous mon regard, elle ne lui procure aucun profit de grâce."  

Du Dialogue de sainte Catherine de Sienne  

Préparé par l’Université Pontificale URBANIANA

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 09:38

 

 

 

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 14:05

La joie est un des premiers fruits de l’Esprit : « charité, joie paix, patience » (Ga 5, 22). Elle se manifeste dans la gratitude de l’homme envers son Dieu : « Tout le culte de Dieu, disait saint Augustin, consiste principalement en ce point que l’âme ne lui soit point ingrate ».

Et pourtant, dans les œuvres de Bernanos comme dans la vie, ceux-là mêmes qui sont censés annoncer cette joie ne la portent pas sur eux. Un de ses personnages, le Curé de Torcy, s’en défend :

« Je voudrais tenir un de ces savantasses qui me traite d’obscurantiste, je lui dirais : Ce n’est pas ma faute si je porte un costume de croque-mort. Après tout, le Pape s’habille bien en blanc, et les cardinaux en rouge. J’aurais le droit de me promener vêtu comme la reine de Saba, parce que j’apporte la joie. Je vous la donnerais pour rien, si vous me la demandiez. L’Eglise dispose de la joie, de toute la part de joie réservée à ce triste monde. ... Est-ce que je vous empêche, moi, de calculer la précession des équinoxes ou de désintégrer les atomes ? Mais que vous servirait de fabriquer la vie même, si vous avez perdu le sens de la vie ? » (Journal d’un curé de campagne).

Ce thème de la joie est propre au temps de Pâques. Le malentendu vient du fait que la joie chrétienne n’a que faire du succès à la manière du monde : « la charité ne trouve pas sa joie dans l’injustice mais elle met sa joie dans la vérité » (1 Co 13, 6). Elle puise en effet aux deux sources du dialogue et du pardon. Le Ressuscité est Vivant. Il apparaît aux disciples : il leur parle et il leur pardonne. Les deux sources de la joie : le dialogue et le pardon.


Père Christian Lancrey-Javal

avril 2009

Espace Georges Bernanos   http://www.espace-bernanos.com/edito.php
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 10:00


Jeudi 16 avril : Joyeux anniversaireS à notre si cher Saint-Père !
En ce jour anniversaire de Benoît XVI, né Josef Ratzinger le 16 avril 1927, et en la fête de Saint Benoît-Joseph (!), patron des pauvres, des exclus et des SDF,
les catholiques s'unissent dans la joie et la prière pour souhaiter un très joyeux anniversaire à leur Pape , l'assurer de leur indéfectible affection et remercier Dieu du cadeau extraordinaire qu'Il leur fait : après Jean-Paul II, pape du charisme et du geste, Il a envoyé à plus d'un milliard de catholiques, Benoît XVI, pape de l'humilité et de la parole.

Que le Bon Dieu le garde longtemps parmi nous afin que notre pape bien-aimé (même si certains le lui rendent mal) continue d'accomplir pleinement sa mission fondamentale : affermir, dans la Vérité et l'Amour du Christ, la foi de l'Eglise catholique.

http://www.facebook.com/event.php?eid=72154918025&ref=share

Dimanche 19 avril, jour anniversaire du pontificat de Benoît XVI et dimanche de la Miséricorde Divine, de multiples manifestations sont prévues pour fêter ce double anniversaire, regroupées sous la bannière du Benoithon® http://fr-fr.facebook.com/event.php?eid=60904584751)

                                   http://www.facebook.com/group.php?gid=54223942483
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 09:54

 

 

Comme l’Église est bonne en ce siècle de haine,
D’orgueil et d’avarice et de tous les péchés,
D’exalter aujourd’hui le caché des cachés,
Le doux entre les doux à l’ignorance humaine
Et le mortifié sans pair que la Foi mène,
Saignant de pénitence et blanc d’extase, chez
Les peuples et les saints, qui, tous sens détachés,
Fit de la Pauvreté son épouse et sa reine,
Comme un autre Alexis, comme un autre François,
Et fut le Pauvre affreux, angélique, à la fois
Pratiquant la douceur, l’horreur de l’Évangile !
Et pour ainsi montrer au monde qu’il a tort
Et que les pieds crus d’or et d’argent sont d’argile,
Comme l’Eglise est tendre et que Jésus est fort !

Paul Verlaine

à l’occasion du jour anniversaire de la canonisation, en 1888, de Saint Benoit-Joseph Labre
http://surlespasdessaints.over-blog.com/article-18611573.html
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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 09:40


« Comment devons-nous aimer Dieu ? » — « Pour aimer Dieu, il faut trois coeurs en un seul. Le premier doit être de FEU envers Dieu et nous faire penser continuellement à lui, agir constamment pour lui. Le deuxième doit être de CHAIR envers le prochain et nous porter à l'aider dans ses besoins spirituels par l'instruction, le conseil, l'exemple et la prière. Il doit surtout s'attendrir pour les pécheurs. Le troisième doit être de BRONZE pour soi-même et résister sans relâche à un amour égoïste de soi. »

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 23:57
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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 09:44
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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 09:47

 
 

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