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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 19:54

Nous vous propososons un ouvrage de référence sur le discernement, dans la magnifique collection "Par un chartreux" des Presses de la Renaissance. Ce moine psychologue et père maître des novices depuis près de trente ans nous fait partager sa longue expérience de l'accompagnement spirituel, critères de discernement à l'appui. Indispensable pour qui veut discerner sa vocation !


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Quatrième de couverture :

La vie spirituelle consiste à se laisser conduire par l’Esprit. Le discernement des esprits est donc indispensable pour savoir distinguer les pensées qui viennent de l’Esprit-Saint de celles qui viennent de notre volonté propre ou d’un mauvais esprit. Savoir avec justesse d’où viennent et où nous mènent nos pensées, nos désirs, n’est pas évident, tout simplement parce que nous nous aveuglons nous-mêmes et que le mal se présente souvent à nous sous l’apparence du bien. C’est un regard à la fois historique et pratique que l’auteur porte sur la question. Historique, en ce qu’il retrace l’évolution des critères de discernement depuis la Bible jusqu’à la psychologie moderne. Pratique, en ce qu’il donne des clés de discernement valables pour aujourd’hui. Cet aspect pratique du livre est le plus manifeste dans le grand chapitre qui concerne la purification des passions, où l’auteur aborde un à un chacun des péchés capitaux en en décrivant les symptômes, les effets et les remèdes.

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lu sur Anuncio blog le blog consacré à la Nouvelle Evangélisation
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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 08:59

 

5 mai - Egypte. Reconnaissance par Kyrillos VI, Patriarche Copte, des Apparitions de Zeitoun au Caire (1968)

Les extraordinaires apparitions de Zeitoun, en Egypte (I)

Dès le 5 mai 1968 le pape Copte orthodoxe Cyrille VI reconnu officiellement les apparitions qui eurent lieu à partir du 2 avril 1968 à Zeitoun, dans la banlieue du Caire. Les évêques et prêtres de la Commission d'enquête instituée par Cyrille VI authentifièrent d'autant plus facilement les témoignages recueillis qu'ils eurent eux-mêmes l'occasion de voir l'apparition, comme d'innombrables fidèles.

La déclaration officielle de Cyrille VI du 5 mai 1968 fut publiée dans les principaux organes de presse égyptiens et dans la presse étrangère : « Le Siège patriarcal déclare avec une foi complète, une grande joie et une humble gratitude envers le Tout-Puissant, que la Bienheureuse Vierge Marie est apparue à plusieurs reprises sous des formes claires et stables, durant plusieurs nuit et durant des périodes variées pouvant aller jusqu'à plus de deux heures, depuis le 2 avril 1968 jusqu'à maintenant, au dessus de l'Eglise Copte de Zeitoun, au Caire, sur la route de Matarieh, où la Sainte Famille passa durant son séjour en Egypte, tel que le rapporte la tradition. Nous espérons que cette bénédiction sera un signe de paix pour le monde et un présage de prospérité pour notre pays bien-aimé et béni ».

D'après le Dictionnaire des Apparitions de la Vierge
Abbé Laurentin, Fayard 2007

http://www.mariedenazareth.com/7076.0.html?&L=0

des PHOTOS sur http://www.zeitun-eg.org/stmaridx.htm

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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 22:02

Nd_2 On se souvient qu'au XIII° siècle, le roi de Castille, Alphonse X le Sage, avait déjà associé dans un de ses chants la beauté de Marie et le mois de mai ; au siècle suivant, le bienheureux dominicain Henri Suso avait, durant l'époque des fleurs, l'habitude de tresser des couronnes pour les offrir, au premier jour de mai, à la Vierge.
En 1549, un bénédictin, Seidl, avait publié un livre intitulé « Le mois de mai spirituel », alors que saint Philippe Néri exhortait déjà les jeunes gens à manifester un culte particulier à Marie pendant le mois de mai où il réunissait les enfants autour de l'autel de la Sainte Vierge pour lui offrir, avec les fleurs du printemps.
Un peu plus tard, les jésuites recommandaient que, la veille du premier mai, dans chaque appartement, on dressât un autel à Marie, orné de fleurs et de lumières, devant quoi, chaque jour du mois, la famille se réunirait pour réciter quelques prières en l'honneur de la Sainte-Vierge avant de tirer au sort un billet qui indiquerait la vertu à pratiquer le lendemain (pour cela vous pouvez utiliser la liste des bonnes résolutions).
Cette dévotion mariale s’est perpétuée de par le monde jusqu’à aujourd’hui. Alors en ce mois de Mai, comme les enfants du moyen-âge, offrons des fleurs et des prières à Marie !
(Vous retrouverez ce texte
ici avec un très beau calendrier marial pour le mois de mai avec prières, méditations, invocations...)

lu sur http://www.lesalonbeige.blogs.com/

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10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 22:24

 

A propos du Suaire de Turin...

 

Sans entrer par trop dans le détail, en admettant que ce Suaire soit un faux du Moyen Age, il faudrait :

1. - que le faussaire ait délibérément soumis l'un de ses contemporains à tout le martyre de la Passion du Christ, dans le seul but d'impressionner cette toile avec son cadavre, puisque le corps qui a impressionné le Suaire porte toutes les marques de la Passion (flagellation, coups, marque du portement de la croix sur l'épaule, etc.)
2. - qu'il ait eu une parfaite connaissance des données physico-chimiques concernant notamment l'écoulement du sang, afin que la toile soit bien impressionnée avec les différents types de sang que l'on retrouve aujourd'hui sur le Suaire : sang artériel, veineux et mixte (qui ont coulé du vivant du supplicié) et sang de cadavre, qui s'est échappé du corps après la mort, notamment par la plaie du côté, en même temps que de l'eau.
3. - qu'il ait eu la géniale intuition du transpercement de la main dans le pli de flexion du poignet, ce qui était en total désaccord avec la tradition iconographique séculaire (ce transpercement au poignet est une exigence anatomique, démontrée par le Pr. Pierre Barbet, pour que le corps puisse être supporté sur la croix).
4. - qu'il ait connu le principe de rétractation du pouce par la suite de la lésion du nerf médian (ce qui était ignoré par la médecine de cette époque).
5. - que la blessure du côté devait apparaître au côté gauche et non au côté droit, l'inversion n'intervenant que lorsque l'on passe de l'image en négatif à l'image en positif.
6. - qu'il ait utilisé un drap ayant voyagé de Palestine jusqu'en Europe, puisque l'on trouve sur le Suaire des pollens provenant non seulement de Palestine, mais aussi d'Asie mineure, de France et d'Italie.
7. qu'il ait eu une telle connaissance des traditions judaïques, qu'il ait pensé à placer sur les yeux du cadavre (l'une sur l'oeil droit, l'autre sur l'arcade sourcilière gauche) deux pièces de monnaie romaines, datant de Ponce Pilate (où se les serait-il procurées ?), détails qui n'ont été découverts que grâce à l'invention de la photographie tridimensionnelle.

Cette liste pourrait s'allonger encore de nombreux autres points.

 

 

 Source

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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 07:31

 

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 22:44

 

 

Le Jeudi saint est un des jours les plus importants de la Semaine sainte : il correspond à la commémoration de la dernière Cène (au Cénacle) suivie de la nuit d'agonie du Christ au Jardin des Oliviers (Gethsémani).

Outre ce mémorial, c'est le Jeudi saint qu'est normalement célébrée la Messe chrismale, pendant laquelle l'évêque bénit et consacre les Saintes Huiles. Dans certains diocèses, cette célébration est un peu anticipée. A Rome, cette célébration a lieu dans la basilique Saint-Jean-de-Latran, cathédrale de Rome et du monde.

Le Jeudi saint est un jour de fête, qui commémore l'institution de l'Eucharistie par Jésus-Christ lors du repas pascal au Cénacle. Pendant la célébration de ce jour, on lit l'évangile du lavement des pieds, et le célébrant refait le geste de Jésus en lavant les pieds de quelques personnes de l'assemblée. Cette messe est la dernière qui soit célébrée avant la Veillée pascale du Samedi saint. C'est aussi la dernière fois que retentissent les cloches, pendant le gloria, avant la sonnerie de l'alléluia de Pâques.

Après le repas pascal, Jésus et ses apôtres se sont retirés à Gethsémani pour y bivouaquer, comme à l'habitude. Cette nuit fut cependant pour le Christ une nuit de prière et d'agonie - au cours de laquelle le Christ accepta le "calice" de sa Passion. La célébration liturgique du Jeudi saint se termine par une procession, pendant laquelle la réserve eucharistique (les hosties consacrées) est amenée dans un endroit spécialement aménagé, le reposoir. Une veillée y est souvent organisée, et les fidèles peuvent s'y recueillir et adorer le Christ dans une nuit de veille.


Le triduum pascal est un ensemble de trois jours (en latin triduum) qui marquent l'aboutissement de la Semaine Sainte et le sommet de l'année liturgique : c'est la célébration du mystère de Pâques, avec :

- la mort et la mise au tombeau de Jésus-Christ (le Vendredi saint),
- la descente du Christ aux Enfers durant le "Grand sabbat" du Samedi saint,
- la nouvelle de la Résurrection, nouvelle Pâque, durant la nuit du samedi au dimanche (Vigile pascale), où surgit la lumière de Pâques,
l'alléluia du Dimanche de Pâques, avec les messes de l'aube et du jour.

Le triduum pascal est l'articulation entre les quarante jours de préparation pénitentielle du Carême et les cinquante jours du temps pascal, jusqu'à la Pentecôte (dont quarante jours jusqu'à l'Ascension).

Au début du triduum pascal, l'aspect pénitentiel du Carême est encore souligné : non seulement on ne chante pas l'alléluia, mais les églises sont dépouillées, les clochers silencieux et, surtout, on ne célèbre pas le sacrifice de la messe.

Ensuite, à partir de la nuit du Samedi saint, c'est tout le contraire : lumière dans la nuit, sonnerie des cloches, alléluia omniprésent. Après le temps de l'abstinence et du jeûne vient celui de la fête.

C'est au pape Pie XII que l'on doit la restauration de la liturgie du triduum pascal dans son ancienne grandeur et à des heures et dans une atmosphère correspondant à celles du mystère, dans la liturgie latine (notamment, la vigile pascale), dans le même esprit qui avait été gardé dans les liturgies orientales.

Pour les catéchumènes, le Carême correspond à la fin du temps de préparation et le triduum pascal correspond aux rites d'initiation, d'entrée dans l'Eglise. C'est encore le moment où les catéchumènes adultes reçoivent les sacrements du baptême, de la confirmation puis de l'eucharistie, après une liturgie de la lumière et de la parole
.

http://www.levangileauquotidien.org/

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1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 08:34


Juste avant de se colleter avec les marchands du temple, la popularité de Jésus lui vaudra une entrée triomphale à Jérusalem. Il en va ainsi de la faveur des foules... "Ils amènent l'ânon à Jésus... Beaucoup de gens étendirent leurs vêtements sur la route et d'autres des feuillages qu'ils coupaient dans la campagne. Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient "Hosanna..." (Marc)

AccueilAccueilLe tour du chef d'oeuvre

Notre Dame - Le pourtour du choeur
 Les Rameaux

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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 20:25

 

 

 Voici un extrait de l’exhortation apostolique de Benoît XVI ,Sacramentum caritatis, rendue publique le mardi 13 mars:

  «En effet, le culte agréable à Dieu n'est jamais un acte purement privé, sans conséquence sur nos relations sociales:

il requiert un témoignage public de notre foi. Évidemment, cela vaut pour tous les baptisés, mais s'impose avec une exigence particulière pour ceux qui, par la position sociale ou politique qu'ils occupent, doivent prendre des décisions concernant les valeurs fondamentales, comme le respect et la défense de la vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle, comme la famille fondée sur le mariage entre homme et femme, la liberté d’éducation des enfants et la promotion du bien commun sous toutes ses formes.

 Ces valeurs ne sont pas négociables.

Par conséquent les hommes politiques et les législateurs catholiques, conscients de leur grave responsabilité sociale, doivent

se sentir particulièrement interpellés par leur conscience, justement formée, pour présenter et soutenir des lois inspirées par les valeurs fondées sur la nature humaine.) Cela a, entre autres, un lien objectif avec l'Eucharistie (cf. 1 Co 11, 27-29).

Les évêques sont tenus de rappeler constamment ces valeurs; cela fait partie de leur responsabilité à l'égard du troupeau qui leur est confié» (n. 83).

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11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 23:33

On posait à un chinois catholique la question suivante :


" Pourquoi êtes vous devenu catholique ? Cela ne correspond ni à votre tradition culturelle, ni à la religion dominante en Asie ! ".


Celui-ci répondit par une histoire :


J'étais tombé dans un grand trou, et restais au fond, gravement blessé, attendant du secours.
Alors je vis Confucius qui passait au bord, avec un air méditatif. Il s'arrêta et me dit : "Mon fils, si tu avais écouté mes préceptes de sagesse, tu n'en serais pas rendu là ! ". " Mais ", lui dis-je, " je veux sortir ! ". Il ne me répondit rien et passa son chemin.
Puis je vis Bouddha, marchant paisiblement et me regardant. " Sors moi de là lui dis-je ! ". " Mon fils ", répondit-il, " mets toi dans la position du lotus, et médites. Tu atteindras peut-être le nirvana ". Puis il partit.
Mahomet arrive à son tour, marchant avec puissance. " Que peux tu faire pour moi ? " lui dis-je.
" Mon ami, si tu es blessé et dans ce trou, c'est que Dieu l'a voulu ! Alors acceptes-le et dis simplement : " Allah est grand et Mohamed est son prophète !", et tu sera sauvé ". Et il ne dit plus rien et s'en alla.
Jésus passa lui aussi, on pouvait lire la bonté dans son regard.

Et je criai : " Aies pitié de moi ! ". Il s'arrêta et me regarda avec miséricorde, sans rien dire. Il descendit dans le trou, et me soigna. Il me porta sur ses épaules et me fis sortir de la fosse, ou il mourut à ma place.

Voilà pourquoi je suis devenu son disciple !

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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 22:29

 

C'est une demande du rabbin de New York :

 

"Aucun autre pape a été aussi magnanime avec les Juifs. Toute la génération des survivants de l'Holocauste témoigne que Pie XII a été authentiquement et profondément un "juste". [...] Pie XII fut l'une des personnalités les plus critiques envers le nazisme. Sur 44 discours que Pacelli a prononcés en Allemagne entre 1917 et 1929, 40 dénoncent les dangers imminents de l'idéologie nazie. En mars 1935, dans une lettre ouverte à l'évêque de Cologne, il appelle les nazis "faux prophètes à l'orgueil de Lucifer". [...] Sa première encyclique en tant que pape, "Summi pontificatus", de 1939, était si clairement anti-raciste que les avions alliés en lâchèrent des milliers de copies sur l'Allemagne pour y nourrir un sentiment anti-raciste."

 

Qui osera encore parler du "silence" de Pie XII ?

 

Michel Janva

www.lesalonbeige.blogs.com

Posté le 4 mars 2007 à 14h31 | Lien permanent | Commentaires (10)

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25 février 2007 7 25 /02 /février /2007 21:02

A la fin du XIX° siècle, à Santa-Fé (Nouveau Mexique, Etats-Unis), un mystérieux charpentier réalise un escalier à la tenue inexplicable.

Parmi les miracles reconnus, ceux qui sont attribués à Saint Joseph sont rares. L'Escalier de Santa Fé, malgré la prudence des uns et l'hostilité des autres, est pourtant toujours debout : inexplicable, étonnant, magnifique. Il continue de susciter, selon les sensibilités, l'admiration ou le doute dont la controverse s'alimente.

 

  

trouvé sur  http://www.christ-roi.net/index.php/L%27escalier_de_Santa_Fe#Introduction#Introduction

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25 février 2007 7 25 /02 /février /2007 13:32

   

L'Evangile de ce jour (Lc11, 1-4) nous rappelle ce beau passage où le Christ nous apprend le Pater.

A cette occasion, il nous a semblé bon de nous souvenir de l'abbé Jean Carmignac (1914-1986), grand exégète, qui combattit toute sa vie pour une juste traduction du Pater.

Et particulièrement de la sixième demande, « et ne nos inducas in tentationem », traduite actuellement par « et ne nous soumets pas à la tentation ».

(À propos du texte latin Jean Carmignac explique que ce n'est qu'un décalque d'une tournure latino-grecque, et qu'il faut la comprendre à travers l'original sémitique). (?)

Or cette formule est inadmissible, blasphématoire même ne craint pas d'écrire l'abbé Carmignac, suivant en cela certains anciens Pères.

« Si Dieu exerce le moindre rôle positif dans la tentation, il ne peut plus être infiniment saint, puisqu'il contribue par la tentation à inciter au péché, et il ne peut plus être infiniment bon, puisqu'il contribue à entraîner ses enfants de la terre vers le plus grand des malheurs ».

Et, faisant appel à l'« analogie de la foi » l'abbé Carmignac s'appuie sur la Bible, épître de saint Jacques (1, 13) : « Que nul ne dise, s'il est tenté, `c'est Dieu qui me tente' ».

Alors comment traduire ? L'abbé Carmignac se réfère à la place de la négation dans la phrase, il faut comprendre « et fais que nous n'entrions pas dans la tentation », ou peut-être mieux, « et garde-nous d'entrer dans la tentation », formule qui a l'avantage de garder le même nombre de pieds (12) que « et ne nous soumets pas à la tentation » , ce qui permettrait de l'insérer sans frais dans le Pater chanté en français.

L'association des amis de l'abbé Carmignac (1) a proposé cette dernière formule aux évêques de France.

Extraits de l'article de Roger Le Masne dans L'Homme Nouveau du 1 avril 2006

    

 (1) Association des Amis de l'Abbé Carmignac, 

Le site Association Jean Carmignac

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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 19:26

Toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. Dans vos prières, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'en parlant beaucoup ils se feront mieux écouter. N'allez pas faire comme eux ; car votre Père sait bien ce qu'il vous faut, avant que vous le lui demandiez.

Évangile selon saint Matthieu (6,6-8)

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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 20:41

Mercredi des Cendres
Mon Dieu, je suis là !

J’ai lu quelque part : « Dieu existe, je l’ai rencontré ! ». Ca alors ! Ca m’étonne ! Que Dieu existe, la question ne se pose pas !
Mais que quelqu’un l’ait rencontré, avant moi, voilà qui me surprend ! Parce que j’ai eu le privilège de rencontrer Dieu, juste à un moment où je doutais de lui.
Dans un petit village de Lozère abandonné des hommes, il n’y avait plus personne et en passant devant la vieille église, poussé par je ne sais quel instinct, je suis entré.
Et là, j’ai été ébloui… par une lumière intense… insoutenable. C’était Dieu… Dieu en personne, Dieu qui priait ! Je me suis dit : « Qui prie-t-il ? Il ne se prie pas lui-même ! Pas lui ! Pas Dieu, non ! »
Il priait l’homme, il me priait, moi ! Il doutait de moi comme j’avais douté de lui... Il disait : « O homme, si tu existes, un signe de toi ! »

J’ai dit – « Mon Dieu, je suis là ! » Il a dit – « Miracle, une humaine apparition ! »
Je lui ai dit : « Mais, mon Dieu, comment pouvez-vous douter de l’existence de l’homme, puisque c’est vous qui l’avez créé ? »
Il m’a dit : « Oui… Mais il y a si longtemps que je n’en ai pas vu dans mon église que je me demandais si ce n’était pas une vue de l’esprit ! »
Je lui ai dit : « Vous voilà rassuré, mon Dieu ! »
Il m’a dit : « Oui ! Je vais pouvoir leur dire là-haut : l’homme existe, je l’ai rencontré ! »

Raymond Devos
Publié dans le journal la Croix, le 16 juin 2006

reçu dans le courriel quotidien de  www.serviam.net      Carême 2007 sur Internet

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 22:09

 

11 février : Notre Dame de Lourdes

Un groupe de théologiens luthériens de l’Allemagne de l’Est a publié en 1971 un manifeste qui contient des lignes d’une émouvante loyauté :

« A Lourdes, à Fatima et en d’autres sanctuaires marials, la critique impartiale se trouve en présence de faits surnaturels qui ont une relation intime avec la Vierge Marie, soit à cause des Apparitions, soit à cause des grâces miraculeuses demandées et obtenues par son intercession. Ce sont des faits qui défient toute explication naturelle. Jusqu’à présent, 1.200 guérisons opérées à Lourdes ont été reconnues par les médecins scientifiquement inexplicables. Mais l’Eglise catholique n’en a déclaré miraculeuses que 44. Durant 30 ans, 11.000 médecins, sans distinction de religion ou d’opinions scientifiques, ont eu libre accès au Bureau des Constatations Médicales. Une guérison déclarée miraculeuse possède donc la plus grande garantie possible. »

 
 

Voyage et Mission n°113 par FJE
rapporté dans le Recueil marial 1991 du Frère Albert Pfleger.

 

 

 
 

MULTIMEDIA :
Raffaello Sanzio - Madonna Sistina

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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 22:53

 

 

 

Aimons-les en vue de Dieu,

Autant qu'Il le veut,

Comme Il le veut,

Non pour nous ni pour eux, 

Mais pour Lui.

Notre amour pour eux n'en sera pas diminué 

Mais incomparablement augmenté, 

Puisant dans cette source de la volonté divine, 

Une force, une stabilité, un dévouement, une ardeur 

Que n'a pas l'amour purement humain, 

Et qui sont dans les seuls coeurs qui, 

Laissant Jésus vivre en eux, 

Aiment par Jésus 

Et non par eux-mêmes. 

Faisons donc, dans nos sentiments pour le prochain 

Et nos rapports avec lui, 

Passer Dieu avant tout, 

N'ayant dans nos affections, 

Nos pensées, nos paroles, nos actions, 

Que Dieu en vue, 

Cherchant en tout une chose unique, 

Etre et faire ce qui est le plus agréable à Dieu. 

 

                          Charles de Foucauld 

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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 20:37

 4 février : Sainte Véronique

 

Sainte Véronique par Hans Memling (vers 1433-1494)
 

Aucun récit évangélique ne fait allusion à Véronique, que certaines traditions anciennes citent pour avoir essuyé le Visage du Christ au cours de Sa montée au Golgotha, l'image du Saint Visage restant "imprimée" sur le tissu.
Ce prénom de Véronique pourrait venir d'un mélange de latin-grec, "vera icon", ce qui signifie "véritable image". Pour certains, cette tradition ne serait d'ailleurs qu'une légende, à rapprocher de l'histoire du Mandylion. L'apocryphe "La mort de Pilate" raconte à l'appui de cette thèse que le Christ imprima son visage sur une toile qu'il donna à Véronique.
Les preuves historiques de l'histoire du voile remontent au VIII° siècle, au cours duquel le pape Jean VII le plaça dans un oratoire qu'il fit construire au Vatican. Exposé au XII° siècle au Latran, le voile fut transféré au début du XVII° à la Basilique Saint Pierre de Rome, où il fut l'objet d'une dernière ostension en 1854. Il n'a fait l'objet d'aucune étude scientifique, mais les copies conservées à Rome et à Gênes rappellent l'image du Saint Suaire.
Cette scène de la Passion du Christ, pour hypothétique qu'elle soit, a inspiré de nombreux peintres, dont nous vous présentons ci-dessous les oeuvres les plus connues.

compléments et iconographie ICI 

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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 09:47
 
Il est prêtre depuis 1933

Il a été ordonné prêtre voici déjà 74 ans. Il en a aujourd'hui 110 et il est le prêtre le plus vieux du monde. Vocation monastique tardive, le père Nicolas Kao Shi Qian n'est rentré chez les trappistes qu'à 75 ans - c'est à dire il y a 35 ans - et a prononcé ses voeux perpétuels à 100 ans. Toutes ces dates et ses chiffres font un peu tourner la tête et nous sont donnés par Zénit à l'occasion de l'hommage rendu à ce prêtre par l'agence Fides à l'occasion de son anniversaire.

Né en 1897, ce prêtre chinois livre le double secret de sa longévité :

  • un mode de vie : "Je ne fume pas, je ne m'énerve pas, je ne bois pas, je ne mange pas trop, je ne commet pas de gestes incorrects, je n'arrête pas de prier, je n'arrête pas de faire du sport".
  • et la prière : "Ce chapelet m'accompagne depuis bien 74 ans. Tous les jours je récite de nombreuses fois le chapelet, ma maman Marie a peut-être pensé que je suis un fils obéissant, alors elle a intercédé pour m'accorder une longue vie devant Jésus".

Une bien belle leçon de vie !

Lahire

relevé sur www.lesalon beige Posté le 26 janvier 2007 à 23h05 | Lien permanent | Commentaires (2)

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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 22:24
Evangile de Jésus Christ selon saint Luc (24 : 13 - 35)

Et voici que ce même jour, deux d'entre eux faisaient route vers un village du nom d'Emmaüs, à soixante stades de Jérusalem, et ils s'entretenaient de tout ce qui s'était passé. Or tandis qu'ils devisaient et discutaient ensemble, Jésus en personne s'approcha et fit route avec ceux ; mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Il leur dit : Quels sont donc ces propos que vous échangiez en marchant ? Ils s'arrêtèrent, le visage morne. L'un d'eux, nommé Cléophas, lui répondit : Tu es bien le seul habitant de Jérusalem à ignorer ce qui s'est passé ces jours-ci ! - Quoi donc ? leur dit-il. Ils lui répondirent : Ce qui est advenu à Jésus le Nazaréen, qui s'était montré un prophète puissant en ouvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Comment nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour être condamné à mort et crucifié. Nous espérions, nous, que c'était lui qui délivrerait Israël ; mais avec tout cela, voilà deux jours que ces choses se sont passées ! Quelques femmes qui sont des nôtres nous ont, il est vrai, bouleversés. S'étant rendues de grand matin au tombeau, et n'y ayant pas trouvé son corps, elles sont revenues nous dire que des anges même leur étaient apparus, qui le déclarent vivant. Quelques-uns des nôtres sont allés au tombeau et ont trouvé les choses comme les femmes avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu ! Alors Jésus leur dit : Esprits sans intelligence, lents à croire tout ce qu'ont annoncé les prophètes ! Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ? Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Écritures ce qui le concernait. Quand ils furent près du village où ils se rendaient, il fit semblant d'aller plus loin. Mais ils le pressèrent en disant : Reste avec nous, car le soir tombe et le jour déjà touche à son terme. Il entra donc pour rester avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna. Leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent. Mais il avait disparu de devant eux. Ils se dirent l'un à l'autre : Notre cour n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous expliquait les Écritures ? Sur l'heure, ils partirent et revinrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons, qui leur dirent : C'est bien vrai ! Le Seigneur est ressuscité et il est apparu à Simon ! Et eux de raconter ce qui s'était passé en chemin, et comment ils l'avaient reconnu à la fraction du pain.

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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 09:58

 

Etrange, que 5 euros te paraissent tellement énormes si tu les donnes à
l'église, mais si peu, lorsque tu fais tes courses.

Etrange, qu'une heure pour servir Dieu soit si longue, mais que 60
Minutes de sport à l'université passent si vite.

Etrange, combien c'est long de rester quelques heures à l'église, mais
combien ces mêmes heures sont courtes si tu regardes une vidéo.

Etrange, quand rien ne nous vient à l'esprit pour prier, alors que nous
Avons tellement de choses à raconter à nos amis.

Etrange, combien les prolongations d'un match de foot sont
passionnantes, mais combien de fois nous regardons l'heure si la Messe
est plus longue que prévu.

Etrange, combien c'est dur de lire un chapitre de la Bible, mais combien
c'est facile d'avaler 100 pages du dernier Best-seller.

Etrange, la peine que se donnent les gens pour être dans les premiers
Rangs pour assister à un concert ou à une pièce de théâtre, et dans les
places les plus retirées à l'église.

Etrange, que nous ayons besoin d'être prévenus 2 ou 3 semaines en avance
Pour faire entrer dans notre emploi du temps un événement organisé par
l'église, mais que pour d'autres événements nous puissions en un clin
d'?il changer tous nos plans.

Etrange, combien il est difficile pour les gens d'annoncer
la Bonne
Nouvelle de l'Evangile, mais combien c'est facile d'ébruiter les
derniers potins et commérages.

Etrange, à quel point nous croyons ce que nous lisons dans le journal,
Mais combien nous remettons en question ce que dit la Bible.

Etrange, la vitesse à laquelle les blagues d'Internet se transmettent,
Mais lorsque nous commençons à envoyer des informations qui témoignent
de l'existence de Dieu , les gens réfléchissent à deux fois s'ils doivent
les transmettre.

Etrange, n'est-ce pas ? Ris-tu ? Réfléchis-tu ?
Alors, annonce la Bonne Nouvelle , et rends Gloire à Dieu, car Il est
Bon !

Etrange, le nombre de personnes de ton carnet d'adress qui ne recevront
pas ce mail, parce que tu ne penses pas, qu'ils croient quoi que ce soit
de tout ça?

Etrange ? .... Triste.

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 11:25

 

 
Accorde-moi, Dieu miséricordieux,
de désirer avec ardeur ce que tu approuves,
de le rechercher avec prudence,
de le reconnaître en vérité,
de l'accomplir en perfection,
à la louange et à la gloire de ton nom.

Mets de l'ordre dans ma vie, ô mon Dieu,
et ce que tu veux que je fasse donne-moi de le connaître,
accorde-moi de l'accomplir comme il faut
et comme il est utile à mon âme.

Donne-moi, Seigneur mon Dieu,
de ne pas m'égarer au milieu de la prospérité
et de l'adversité ;
ne laisse pas l'adversité me déprimer,
ni la prospérité m'exalter.

Que rien ne me réjouisse ou ne m'attriste
hormis ce qui mène à toi
ou me détourne de toi.
Que je ne désire plaire ou ne craigne de
déplaire à personne, si ce n'est à toi.

  

 

 

 

Saint-Thomas d'Aquin (1225-1274),

théologien dominicain, docteur de l'Église
 

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4 novembre 2006 6 04 /11 /novembre /2006 09:41

« Etonnant que tant de baptisés en sachent plus sur le tantrisme que sur leur propre christianisme ; connaissent mieux la mythologie égyptienne que la traditions cistercienne, mieux leur thème astral que le sanctoral, mieux l'horoscope que le martyrologe?

D'ailleurs la plupart de ceux qui passent dans une secte font des efforts prodigieux, avec une sorte de passion, pour se pénétrer de leurs doctrines, alors qu'ils n'ont jamais creusé leur foi chrétienne. Souvent, du reste, faute de guides(?)

Au long des premiers siècles, les chrétiens ont préféré les tortures, la prison et la mort, plutôt que d'adhérer aux théories gnostiques. De nos jours, innombrables sont les martyrs qui ont refusé les idéologies nazies ou marxistes pour demeurer fidèles à la personne du Christ.

Tant il est vrai -aujourd'hui comme hier- que l'on ne joue pas avec sa foi. On ne galvaude pas nos trésors. On ne dilapide pas notre héritage. On ne brade pas la Révélation. On ne tergiverse pas avec l'essentiel.

Cela veut dire : on ne flirte pas avec l'erreur. On ne pactise pas avec le mensonge. On ne compromet pas la vérité. On ne biaise pas avec l'Eglise. On ne triche pas avec Dieu. »

Père Daniel-Ange

« Guetteur, le cri de la nuit, l'entends-tu ? »

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3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 22:46

" C'est la Sainteté, ce sont les Saints qui maintiennent cette vie intérieure sans laquelle l'humanité se dégradera jusqu'à périr. C'est dans sa propre vie intérieure en effet que l'homme trouve les ressources nécessaires pour échapper à la barbarie ou à un danger pire que la barbarie, la servitude bestiale de la fourmilière totalitaire. Oh! Sans doute, on pourrait croire que ce n'est plus l'heure des saints, que l'heure des saints est passée. Mais comme je l'écrivais jadis, l'heure des saints vient toujours. "

Bernanos, "Nos amis les saints", in La liberté pour quoi faire ? ", 1953

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1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 20:13

Voici une interview de 2002 de Damien Le Guay à propos de son livre "La face cachée d'Halloween"


Halloween, avec son cortège de sorcières, de citrouilles et de morts-vivants, a désormais pignon sur rue dans notre calendrier festif. Cette invasion indolore du territoire de la Toussaint, soutenue par les commerçants et les maîtresses d'école, semble faire l'unanimité. Quelques irréductibles résistent cependant à la séduction au nom du bon sens - comme notre collaborateur Damien Le Guay - et de la foi. Sont-ils des mauvais-coucheurs ces chrétiens qui voient d'un mauvais œil cette floraison automnale de celto-paganisme ?

Damien Le Guay, est-il opportun de partir en croisade contre le phénomène Halloween ? Le triomphe d’Halloween peut sembler de peu d’importance.
Et il l’est, d’une certaine façon. De quoi s’agit-il ? D’une fête, venue d’ailleurs, et qui vient s’ajouter à d’autres fêtes pour la plus grande joie de nos enfants... Cependant, il faut y regarder de plus près et ne pas se laisser tromper par de fausses apparences. Dans ce livre, soucieux de regarder le concret et l’épaisseur des choses, j’entends mettre en évidence les enjeux de cette fête, partir de ce que nous voyons pour donner à penser. De toute évidence, la fête d’Halloween dissimule ses emprunts. L’agitation festive cache ce qui est promu en sous-main. Je ne défends pas, dans ce livre, la Toussaint – comme si nous étions sur un marché aux religions. J’essaye de réfléchir à ce qui nous est arrivé et aux raisons pour lesquelles Halloween s’est ainsi vautrée dans notre calendrier en si peu de temps. Quel est le danger de ces sorcières qui peuplent nos vitrines ? Il ne s’agit pas, pour moi, de douter du rôle formateur des fées, des magiciens et des sorcières qui peuplent l’imaginaire des enfants et leur permettent, comme l’a montré Bruno Bettelheim, de canaliser leurs peurs et de domestiquer leur sentiment de toute puissance. Tous les enfants, ceux d’hier et d’aujourd’hui, ont eu besoin d’en passer par la fée Carabosse et le grand méchant loup. Cependant, aujourd’hui, cet univers des sorciers est d’un autre ordre. Des feuilletons américains comme Charmed, Buffy, Dark Angel, les feuilletons regardés par nos enfants, agissent sur les consciences enfantines de manière à les persuader que des forces occultes gouvernent le monde, que des puissances "maléfiques" agissent ici et maintenant et que les hommes ne sont que "des jouets" aux mains des sorciers. Halloween est un élément, un élément parmi d’autres, de ces croyances-là. De leur côté, les adultes ne croient-ils pas, avec les horoscopes, qu’ils sont "gouvernés" par les étoiles et la conjonction des unes avec les autres ? Trop de religieux chasse le religieux ? Nous assistons à un éclatement du religieux. Il se fragmente, n’est souvent plus tenu, s’éparpille, prend des formes variées. Le père Verlinde, lors des conférences de Carême, a montré les ravages du "nouvel âge" et des croyances en des forces impersonnelles. J’essaie, de mon côté, de repérer, avec Halloween et l’univers dont il est l’emblème, le retour de croyances religieuses primitives. Halloween, de ce point de vue-là, est un OGM religieux. Un religieux (le christianisme) complexe, subtil, fin, faisant appel à la raison et en résonance avec l’humanisme est remplacé, pour partie, par un religieux pauvre symboliquement et dangereux spirituellement. J’essaie de penser ce déclin d’une structure religieuse avec le déclin du politique – décrit, entre autres, par Pierre Manent et Alain Finkielkraut. Tocqueville voyait dans la religion un contre-poids indispensable à l’égalitarisme démocratique. Cette montée en puissance d’une religiosité anarchique est inquiétante. Je crois qu’un mode religieux chimiquement instable constitue un danger pour la démocratie.

Peut-on comparer le vieux paganisme celte avec le bricolage de nos contemporains ?
Vous avez raison de penser que la fête d’Halloween prend sa source dans la vieille fête de Samhain, fête celte durant laquelle les esprits sortaient de terre et menaçaient les humains. Les druides, de maison en maison, demandaient, en échange d’une protection, un don. Un don pour une protection ; "un bonbon ou un sort". Vous voyez bien que la structure est commune. Quant au bricolage religieux de nos contemporains il est, me semble-t-il, en affinité de pensée avec ce néo-paganisme dont nous parlons. Relevons différentes similitudes. Le refus de l’unité d’abord. Le paganisme suppose plusieurs dieux ; nous assistons, aujourd’hui, à une atomisation du social, la multiplication des groupes de pression et le communautarisme. Le refus de la transcendance est un autre point de rapprochement. Le paganisme promeut des divinités qui agissent ici, autour de nous. Ce divin-là n’ouvre pas sur un au-delà. Il reste attaché à la terre. Dans l’ordre du politique, on assiste à un refus du collectif au profit d’un individualisme de plus en plus arrogant. Il y a enfin (troisième similitude) l’idolâtrie. De nos jours, il y a une idolâtrie de la marchandise relayée par la tyrannie des marques et de la publicité – ce n’est pas pour rien qu’Halloween est promue par des "marques". Nous en revenons toujours à cette opposition aux veaux d’or et cette défense du Dieu des hauteurs de la montagne qui en appelle à la gratuité. Le calendrier chrétien est-il le vestige d’un âge révolu ? On peut le craindre. Ce calendrier est en passe de devenir un simple décor et les références chrétiennes un langage étranger. Et cette situation nouvelle rend la culture (celle de Bach, Rembrandt ou Dostoïevski) incompréhensible à la plupart de nos contemporains. Si le sous-jacent fait défaut, comment comprendre la tragédie ou la joie de cette culture des anciens pétrie de christianisme ? Ajoutons à cela un certain désir de nos contemporains d’échapper aux rigueurs du christianisme. Ils préfèrent une religiosité plus servile, plus malléable, avec laquelle il est plus facile de faire des arrangements. Pour ceux-là, la norme et la loi du monothéisme passent pour insupportables.

Quels compromis faire avec un seul Dieu qui sollicite la conscience de chacun ? La symbolique véhiculée par Halloween est-elle incompatible avec la culture chrétienne ?
En profondeur, il y a antinomie. Le néo-paganisme, avec ses rites, ses sorcières et ses cultes, implique une certaine "métaphysique" de la fatalité. "Nous n’y pouvons rien. C’est ainsi." Le christianisme, lui, qui vient évangéliser le vieux fond de paganisme de tout un chacun, en appelle toujours à la liberté des individus. L’enjeu implicite est de taille : sommes-nous soumis à des forces anonymes ou libres d’aimer un Dieu personnel ? Kafka déjà, opposait les masses "modernes" en débandade qui marchent sans se voir, sans se parler, qui marchent pour marcher et s’agiter et vont vers l’abîme au "peuple de la Bible" qui lui, rassemblé, relié par une loi, s’avance vers l’avenir. La mort, omniprésente dans cette fête, n’est-elle pas le signe d’une angoisse existentielle ? Avec Halloween, la mort est prise au second degré. Elle n’est pas réelle. Elle entre dans l’imaginaire des jeunes comme objet de fête. Or, c’est à l’éducation qu’il revient normalement d’intégrer la mort comme un élément de limitation. Mgr Simon raconte à ce propos une anecdote symptomatique de ce décalage entre la réalité et l’imaginaire halloweenesque. Des enfants déguisés en cadavres et en sorcières déambulent dans la rue et croisent un corbillard, un vrai, suivi d’un cortège. Les enfants alors, tout à leur fête, se mettent à suivre le cortège en chahutant. Comment imaginer qu’un enterrement puisse échapper à cette fête entraînante ? Vous voyez bien que le risque est grand, à trop flatter un certain imaginaire, de ne plus intégrer la mort, de la laisser en lisière de nos vies et de ne diminuer en rien l’angoisse existentielle de tout un chacun. Freud évoquait, à juste titre, cette "inquiétante étrangeté" qui gomme les frontières entre la réalité et l’imaginaire et nous fait perdre nos points de repère habituels. Cette "inquiétante étrangeté" ne s’est-elle pas généralisée avec le retour de ce néo-paganisme ? En critiquant l’imaginaire d’Halloween, n’avez-vous pas l’impression de jouer au père fouettard ? Il est de notre devoir, au risque de passer pour un "père fouettard", de faire réfléchir aux enjeux de nos fêtes – quand celles-ci pervertissent une certaine idée de la liberté humaine. Pourquoi faudrait-il accepter qu’Halloween fasse de la mort une dérision et des forces occultes des puissances qui conditionnent notre présent ? Pourquoi ? Et ce d’autant plus que nous sommes à proximité de la Toussaint. D’un côté, avec Halloween, vous avez une mort anonyme ; de l’autre, avec la Toussaint, vous avez le visage d’hommes éminents qui nous aident à mieux nous inscrire dans une histoire de sainteté. L’imaginaire d’Halloween flatte le sentiment de toute puissance des enfants : la Toussaint, elle, nous met en communion avec tous les hommes (vivants et morts) soucieux d’être meilleurs les uns avec les autres, les uns pour les autres.

Que pensez-vous de l’attitude complice de l’Education nationale vis-à-vis d’Halloween ?
Indéniablement les maîtresses d’école ont tout fait pour promouvoir cette fête. Et si nous considérons que cette fête est d’une manière ou d’une autre religieuse, d’une religion certes dégradée, abâtardie, mais d’une religion quand même, nous ne pouvons que constater une flagrante entorse au principe de la laïcité. L’Education Nationale, incapable de déceler la nature religieuse d’une fête, refuse la religion à l’école par la porte mais laisse entrer des sorcières par les fenêtres. On en arrive à cette situation pour le moins paradoxale : la République Française fait un timbre en l’honneur d’Halloween mais ne donne pas aux enfants les moyens de comprendre un tableau religieux de Poussin. France Télécom organise une grande fête aux citrouilles et lance, ainsi, Halloween ; plus personne, à l’école, n’explique le sens des fêtes de Noël ou de Pâques. La fête, dans son aspect folklorique et commercial, est-elle condamnable ? Rien n’est condamnable mais rien, non plus, n’est innocent. Depuis une quinzaine d’années, beaucoup de fêtes artificielles se sont glissées dans notre calendrier. Philippe Murray attribue cette nouveauté au "parti festif" qui tendrait à imposer un certain amusement forcé. Déjà Bernanos, en son temps, s’insurgeait à l’idée de "gaver d’optimisme un monde désespéré". Toutes ces fêtes tendent à nous gaver d’un optimisme de convenance, vide de sens et plein de réjouissances creuses. Alors, quand la confiance diminue et le désarroi augmente, la fête, sorte de sédatif social, prend de plus en plus d’importance. Il faut combler le vide, le remplir ! Aujourd’hui, par une sorte de dérive, les fêtes se célèbrent elles-mêmes. Que fêtons-nous ? Rien. Tout est prétexte, tout est occasion pourvu que l’ennui disparaisse. Cette festivité tyrannique est, d’une certaine manière, une conspiration contre la vie intérieure. Faut-il avoir, ainsi, peur de se retrouver seul avec soi-même ou, au contraire, oser prendre le risque de la belle solitude ?

Propos recueillis par Samuel PRUVOT, France Catholique n°2853 du 25 octobre 2002, 60, rue de Fontenay 92350 Le Plessis-Robinson Damien Le Guay, "La face cachée d'Halloween", Le Cerf, 163 pages, 13 euros.


Relevé sur
http://www.conscience-politique.org/ 

 

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1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 19:13
INITIATIVES ACTUELLES POUR LA FÊTE DE LA TOUSSAINT 

Holy Wins, gâteau et jeu de la Toussaint

Activités de la Toussaint pour les enfants

Le Cybercuré
Foire aux questions (FAQ)

Diocèse de Nanterre

http://cybercure.cef.fr 

Adresse e-mail : F9a2q@aol.com

Sommaire  Toussaint     Sommaire général 

En réaction contre la fête païenne d'Halloween, des jeunes catholiques ont pris l'initiative le 31 octobre, de témoigner de leur espérance chrétienne face à la mort et de leur foi en la résurrection, en faisant une fête qu'ils ont appelé "Holy Wins". Ils ont commencé en 2002 à Paris, sur le parvis de l'église St Sulpice, par un concert rock ou ont participé plus de 8000 personnes. 

En 2003, de plus ils ont distribué gratuitement dans les rues et à l'entrée des cimetières un journal édité à 200 000 exemplaires. Au sommaire, des témoignages de plusieurs personnalités sur la mort et la souffrance et des réflexions répondant aux questions au sujet de la mort, la peur, la sorcellerie, le monde des esprits... A Lille, Reims, Hyères et Versailles des paroisses ont proposé une démarche similaire.

la suite sur ... http://catholique-nanterre.cef.fr

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