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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 07:58

 

L’édito – Ramadan, le carême des musulmans
par Cyril Brun


Dans notre société déchristianisée, les repères chrétiens demeurent la norme de comparaison, une sorte d’étalon de mesure pour l’inconnu religieux et moral. Confronté à des réalités nouvelles en matière de mœurs et de religion, les sociétés qui se revendiquent postchrétiennes gardent pourtant un substrat culturel (parfois bien erroné) chrétien et utilisent un vague souvenir comme repère de leur propre réflexion. C’est assez fréquent avec les étudiants qui, encore de nos jours, tentent de comprendre les religions antiques en les comparant au christianisme. C’est commun dans l’univers médiatique et politique lorsqu’il faut situer l’islam et ses rites. Même Dieu, même religion d’amour, même tolérance et pratiques semblables, c’est en tout cas ce par quoi l’inculture religieuse grandissante tend à se repérer et à se rassurer. Le ramadan n’est qu’un exemple parmi d’autres et pourtant, il n’y a pas grand-chose de commun entre lui et le carême et pour cause, il n’y a pas grand-chose de commun entre l’islam et le catholicisme, n’en déplaise aux syncrétismes les plus autorisés soient-ils. Pour en prendre la mesure, nous vous proposons, en guise d’édito, en ces premiers jours de ramadan, l’étude approfondie et simple d’accès de l’association Clarifier.

Sur InfoCatho

 

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 22:22

 

Evêque d'Amiens (✝ 600)

saint Honoré, patron des boulangersÉvêque d'Amiens, sans doute, il fut honoré au XIe siècle tant et si bien que sa renommée s'étendit à Paris où des picards émigrés lui construisirent une église. La rue Saint Honoré et le faubourg Saint Honoré l'ont rendu célèbre dans le monde entier, tout autant que la pâtisserie qui porte ce nom. Pour le reste, il nous est difficile de dire ce que sont les hautes qualités qui lui valurent un tel culte.
Au XVe siècle, fut érigée à Paris, en l'église St Honoré, la première confrérie de Boulangers ... illustration->

 

Honoré naquit au village de Port-le-Grand, en Ponthieu, au début du VIe siècle.
Quand ce jeune homme dissipé annonça à sa nourrice qu'il voulait devenir prêtre, elle était en train de faire cuire son pain. "Et quand ma pelle aura des feuilles, tu seras évêque !" se moqua la brave femme. Sous ses yeux ébahis, la pelle se mit à reverdir. En souvenir de ce miracle, en 1202, un boulanger parisien offrit 9 arpents de terre pour construire une chapelle à saint Honoré qui devint ainsi le saint patron des boulangers. (Cuisine à la française - Histoire de la cuisine - Les saints culinaires)


Martyrologe romain

Source

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 20:18

fêtés le 3 mai

Saint Philippe et saint Jacques le Mineur sont des disciples de Jésus morts au 1er  siècle Leur fête était fixée au 1er  mai mais elle a été déplacée pour célébrer saint Joseph artisan.

Pourquoi fêter ensemble deux saints qui ne sont ni parents ni directement liés ? Parce qu’il s’agit de la fête du transfert de leurs reliques dans la basilique romaine des 12 apôtres. Donc ce sont deux apôtres ? Non, Jacques le Mineur a longtemps été confondu avec Jacques fils d’Alphée qui lui était l’un des 12 avec l’autre Jacques dit le Majeur. On a donc au moins trois Jacques dans l’entourage de Jésus

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25 avril 2018 3 25 /04 /avril /2018 10:00

L'attribut de saint Marc est le lion parce que son évangile commence par la prédication de saint Jean-Baptiste dans le désert et que le lion est l'animal du désert (Évangile selon saint Marc I 12-13) (source)

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25 avril 2018 3 25 /04 /avril /2018 09:31

 

Saint Marc était probablement de la race d'Aaron; il était né en Galilée. Il semble avoir fait partie du groupe des soixante-douze disciples du Sauveur; mais il nous apparaît surtout dans l'histoire comme le compagnon fidèle de l'apostolat de saint Pierre. 
      C'est sous l'inspiration du chef des Apôtres et à la demande des chrétiens de Rome qu'il écrivit l'Évangile qui porte son nom. Marc cependant ne suivit pas saint Pierre jusqu'à son glorieux martyre; mais il reçut de lui la mission spéciale d'évangéliser Alexandrie, l'Égypte et d'autres provinces africaines. 
      Le disciple ne faillit pas à sa tâche et porta aussi loin qu'il put, dans ces contrées, le flambeau de l'Évangile. Alexandrie en particulier devint un foyer si lumineux, la perfection chrétienne y arriva à un si haut point, que cette Église, comme celle de Jérusalem, ne formait qu'un coeur et qu'une âme dans le service de Jésus-Christ. La rage du démon ne pouvait manquer d'éclater. 
      Les païens endurcis résolurent la mort du saint évangéliste et cherchèrent tous les moyens de s'emparer de lui. Marc, pour assurer l'affermissement de son oeuvre, forma un clergé sûr et vraiment apostolique, puis échappa aux pièges de ses ennemis en allant porter ailleurs la Croix de Jésus-Christ. Quelques années plus tard, il eut la consolation de retrouver l'Église d'Alexandrie de plus en plus florissante.
La nouvelle extension que prit la foi par sa présence, les conversions nombreuses provoquées par ses miracles, renouvelèrent la rage des païens. Il fut saisi et traîné, une corde au cou, dans un lieu plein de rochers et de précipices. Après ce long et douloureux supplice, on le jeta en prison, où il fut consolé, la nuit suivante, par l'apparition d'un ange qui le fortifia pour le combat décisif, et par l'apparition du Sauveur Lui-même. 
Le lendemain matin, Marc fut donc tiré de prison; on lui mit une seconde fois la corde au cou, on le renversa et on le traîna en poussant des hurlements furieux. La victime, pendant cette épreuve douloureuse, remerciait Dieu et implorait Sa miséricorde. Enfin broyé par les rochers où se heurtaient ses membres sanglants, il expira en disant: "Seigneur, je remets mon âme entre Vos mains."

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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 14:06

 

Carpaccio, 1502 : Saint Georges et le dragon (Venise) 

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 09:38

 

Il est fêté, dans son diocèse de Rennes, le 19 avril, date où il fut arrêté à Zella-Melhis, et le 19 mars, dies natalis, par le Martyrologe Romain.

Marcel naît à Rennes le 6 décembre 1921 ; il est le second d'une famille de neuf enfants. À douze ans, il entre en apprentissage dans l'imprimerie où il travaille comme typographe. Il entre à la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) où il tient à privilégier la vie spirituelle comme source de toute action, dans un monde ouvrier très déchristianisé. Devenu président de la section, il se dépense sans mesure pour assumer les responsabilités pratiques et surtout morales que cela implique.

En 1943, Marcel perd sa sœur dans un bombardement et se voit réquisitionné pour le STO (Service du Travail Obligatoire) : malgré son déchirement (il vient de se fiancer), il accepte de partir, d'une part pour éviter des représailles sur sa famille, d'autre part dans une perspective missionnaire : là-bas également l'apostolat est urgent.

Envoyé à Zella-Melhis, il travaille dans une usine de revolvers et loge dans un camp de 3000 ouvriers environ. Il surmonte une période de détresse et de découragement et organise peu à peu clandestinement la vie chrétienne du groupe. Ses activités le trahissent et il est arrêté le 19 avril 1944 parce que « trop catholique ». Transféré à la prison de Gotha avec les principaux dirigeants jocistes de Thuringe (ils seront douze), il est finalement envoyé successivement aux camps de concentration de Flossenburg (où fut pendu Dietrich Bonhoeffer) et de Mauthausen où il partage les effroyables souffrances de tous les déportés et pâtit avec eux de l'affolement des nazis devant les Alliés. Il travailla surtout à Gusen II, le pire des Kommandos.

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12 avril 2018 4 12 /04 /avril /2018 06:11

 

Analyse. Le discours d’Emmanuel Macron aux Bernardins : opération séduction en direction d’une Eglise catholique qui se rapproche

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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 21:39

 

Aujourd'hui, Pâque orthodoxe.

 

Aucun texte alternatif disponible.

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8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 10:02

                Bas-relief pierre, San Domingo de Silos, Espagne. 12° siècle.

2° dimanche de la Résurrection : Évangile de Jésus Christ selon saint Jean    

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! » Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. (Jn 20, 19-31)


*

Ces sculpteurs espagnols du 12° siècle nous présentent le groupe des « douze » apôtres choisis entourant Jésus. Celui-ci, sur la gauche, a le bras droit levé pour montrer, à Thomas, la plaie faite dans son côté par le coup de lance du soldat romain. Thomas regarde la plaie du Christ, incrédule. A son opposé, les douze autres apôtres sont présentés croyants et témoignant : les uns font le geste du témoin avec la main droite levée ouverte; d’autres ont trois doigts de la main droite dressés en signe de l’autorité que l’Esprit Saint donné leur confère; presque tous portent un livre, symbole de la Parole évangélique dont ils sont investis. Cette harmonie du corps des apôtres, soulignée par les sculpteurs, est un accord profond quant à la foi au Christ. Jésus fait corps avec ces onze apôtres; il regarde Thomas s’adressant à lui : « Cesse d’être incrédule, sois croyant. »

La suite sur Bible.image.fr

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 10:17

 

Joyeuses Pâques avec l’écrivain anglais G.K. Chesterton (1874-1936). Voici, extrait de son livre L’Homme éternel (1925), une puissante évocation de ce que fut l’émergence des premiers Chrétiens après la Résurrection du Christ :

 

 L'on racontait bien que, je ne sais où, je ne sais quelle vague secte orientale avait fait un esclandre... Quelle lubie ! Il fallait avoir du temps à perdre... Mais voici que l'incident se répète en divers points de l'empire, et que le public commence d'en ressentir une irritation tout à fait disproportionnée à l'importance des personnages en cause. Leurs propos, d'ailleurs, entraient pour peu de chose, bien qu'ils en tinssent d'assez étranges, même pour l'époque. Selon la rumeur courante, ils prétendaient que Dieu était mort et qu'ils  l'avaient vu mourir. On en avait entendu bien d'autres dans ces temps désespérés ; seulement ces provinciaux ne semblaient point en proie au désespoir, mais à la plus étonnante allégresse, car le trépas de Dieu leur permettait, à ce qu'ils disaient, de boire son sang et de manger son corps. D'après d'autres versions, il n'en allait point tout à fait ainsi ; Dieu était bien mort, mais non pour de bon, et l'imagination mystifiée peinait à se représenter le spectacle fantastique des funérailles de Dieu, le soleil devenu noir en plein jour, puis l'omnipotent défunt brisant les portes de son tombeau et surgissant à nouveau comme le soleil levant. Cela ne se tenait pas, mais l'histoire n'en était que plus banale. Une religion de fous de plus ou de moins...

Ce qui gênait davantage, ce qui sortait de l'ordinaire, c'était le ton de ces fous-là, et leur allure. Pour un ramassis de barbares, d'esclaves et de gens de rien, ils avaient une démarche étonnamment militaire ; ils observaient une discipline et une solidarité parfaites, et marquaient de la façon la plus tranchante la distinction de ce qu'autorisait ou interdisait leur petit système ; toutes leurs paroles, si doucement qu'elles fussent proférées, avaient la sonorité de l'airain. Bref, l'on en était réduit, faute d'autre explication, à l'extravagante supposition qu'ils croyaient ce qu'ils disaient. Quant à leur faire entendre raison dans l'affaire si simple des honneurs qui se doivent à l'empereur, autant prêcher à des sourds. L'on eût dit qu'un métal nouveau était tombé sur terre ; la différence de substance se sentait au toucher. Et ceux qui s'attaquaient aux fondations de la secte croyaient avoir frappé le roc.

Avec une rapidité étrange, toutes les proportions connues s'abolissent comme en songe au contact de cette poignée d'hommes ; avant que l'on eût eu le temps de les voir venir, ils faisaient déjà sentir leur présence. En peu de temps, ils furent assez considérables pour être dédaignés ; on se taisait à leur approche et l'on détournait la tête. Un peu de temps encore, et le monde a fait place nette à ces gens ; hommes, femmes et enfants, les voici debout au centre d'une immensité vide, seuls, isolés, lépreux. La scène change, et le pourtour de ce vide se garnit d'une nuée de témoins, d'un cercle de visages avides qui se penchent sur eux par myriades dans un silence intense.

Car il se passe là, en bas, des choses étranges : des tourments inouïs ont été inventés pour les insensés qui ont apporté la bonne nouvelle ; une société blasée secoue sa lassitude dans l'émotion nouvelle de sa première persécution. Personne encore ne pourrait dire pourquoi un monde si pondéré a perdu la tête, ni ce qu'il leur veut : mais ils gardent une immobilité surhumaine, tandis que l'arène et la terre entière semblent tourner autour d'eux. Et dans cette heure sombre une lueur les éclaire qui ne s'éteindra plus, une blanche flamme brûle sur le petit troupeau, phosphorescence surnaturelle qui illumine sa trace à travers les ombres de l'histoire et transperce la nuée de fables et de théories qui voudrait l'obscurcir. C'est le trait de lumière et de feu dont le monde, en le foudroyant, l'a cerné et couronné pour la consommation des siècles, par lequel ses ennemis l'ont rendu plus illustre et ses détracteurs plus inexplicable c'est l'auréole de haine qui étincelle au front de l'Église de Dieu.

 

(Re)découvrez Chesterton sur Petrus Angel...

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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 16:51

 

La Grande Peur d'Henri Tincq

L'ancien chroniqueur religieux du Monde vient de publier un ouvrage intitulé La Grande Peur des catholiques de France. Il y fait part de sa part de ses angoisses. Il explique dans Le Point que sa génération passe et c'est une bonne nouvelle :

"J'appartiens à une génération de catholiques élevée à l'âge d'or de ces fameux mouvements d'Action catholique qui voulaient témoigner de leur foi dans la société, sans recherche excessive de la visibilité et sans prosélytisme. À une génération héritière des grandes réformes du concile Vatican II (1962-1965) qui a invité les fidèles à sortir du système de « chrétienté » rigide d'autrefois et à s'ouvrir au monde moderne, à entrer en dialogue avec d'autres religions – judaïsme, islam, protestantisme – autrefois ignorées, voire combattues et avec les non-croyants. Un catholicisme missionnaire, social, progressiste, œcuménique qui a fait émerger des générations de militants syndicalistes, politiques, associatifs, a forgé des personnalités comme Jacques Delors, Michel Debatisse dans le monde agricole, Edmond Maire dans le monde syndical.

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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 12:29
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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 16:52

 

Vu sur Wikipedia (qui n'est certes pas parole d’Évangile...)

(...)
Symbolique judéo-chrétienne

Le judaïsme le voit également comme un symbole du cycle de la vie ; encore de nos jours, l’œuf dur fait partie du repas de deuil5, ainsi que du seder de la Pâque juive. Dans le christianisme, ils symbolisent la résurrection du Jésus-Christ et sa sortie du tombeau, comme le poussin sort de l'œuf6,7,8. Une légende orthodoxe raconte que Marie de Magdala serait allée reprocher à l'empereur Tibère la mort de Jésus, et lui annoncer sa résurrection. Devant le scepticisme de celui-ci, l’œuf qu'elle tenait en main se serait alors teint en rouge 9,10.

Histoire

Les œufs rouges

 

Œufs de Pâques de Biélorussie

La tradition de s'offrir des œufs au printemps remonte à l'Antiquité : les Perses, les Égyptiens s'offraient en guise de porte-bonheur des œufs de poule décorés en signe de renouveau11. L'œuf est rattaché à Pâques chez les chrétiens coptes dès la fin du ve siècle, peut-être en souvenir des œufs ardents (ova ignita) avec lesquels furent torturés les martyrs12 ou de l’œuf rouge pondu par une poule impériale le jour de la naissance d'Alexandre Sévère en 208 ans av. J.-C.13

Traditionnellement pour les orthodoxes, la décoration des œufs de Pâques commence le Jeudi saint. Le premier œuf peint - en rouge vif - doit avoir été pondu le Jeudi saint14, et est conservé comme porte bonheur. Les suivants sont également peints en rouge ou décorés de motifs vifs. Il est de tradition d'en échanger avec ses proches le jour de Pâques, en se saluant par l'invocation « Christ est ressuscité ! » ; pour le repas de Pâques, on les consomme après avoir brisé la coquille de son œuf contre l’œuf de son voisin de table. En Roumanie, le premier convive dit en même temps qu'il brise son œuf : Hristos a înviat et son voisin lui répond : adevarat a înviat (Christ est ressuscité ; c'est vrai, il est ressuscité).

En France, bien qu'il soit souvent dit que l'origine des œufs de Pâques était liée à l'interdiction de la consommation des œufs pendant le carême, les premiers textes qui parlent de cette tradition concernent l'Alsace et remontent au xve siècle, époque à laquelle le jeûne du carême catholique avait été considérablement allégé. Cette tradition de conserver les œufs pondus pendant le carême puis de les décorer avant de les offrir à Pâques se développe surtout dans les cours royales avant de se diffuser dans les familles bourgeoises. Au cours de la première révolution industrielle, se met en place un processus qui associe cadeaux et commerce, les Allemands ayant l'idée à la fin du xixe siècle de remplacer les œufs de poule par des œufs au chocolat15.

 

Marie de Magdala montrant l’œuf rouge,

symbole de la résurrection, par Vasnetsov.

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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 23:46

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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 19:04

 

Un riche personnage, membre du Sanhédrin, mais qui n'avait pris aucune part à la décision et aux menées de ses collègues, Joseph d'Arimathie, homme juste et bon, attendant lui aussi, comme Siméon, le Royaume de Dieu, disciple de Jésus, mais discrètement et en cachette, à cause des menaces des Juifs, se présenta devant Pilate, à qui appartenait le corps du Seigneur, et le lui demanda. C'était une exception qu'il sollicitait, car l'excommunié dans la vie devait demeurer excommunié dans la mort. Saint Marc observe qu'il y avait un acte de courage et une réelle intrépidité à se déclarer ainsi l'ami de Jésus ; mais à cette heure bien des timidités s'évanouissent. Pilate accueillit la requête de Joseph aussi favorablement qu'il avait accueilli, un instant auparavant, la requête des Juifs : toute cette affaire l'excédait et il avait hâte de conclure. Il s'étonna seulement que le Seigneur eût déjà succombé. Mais le centurion, de garde au Calvaire et qui venait de rentrer, fit son rapport et confirma l'attestation de Joseph. Alors Pilate donna des ordres pour que le corps fût abandonné à ce dernier. 

Saint Jean complète ici la narration des synoptiques et nous montre Nicodème collaborant avec Joseph d'Arimathie. Nicodème était sanhédrite, lui aussi : jadis il était venu s'entretenir avec le Seigneur, mais pendant la nuit. Il semble que Joseph eut l'initiative, et qu'ensuite les deux disciples se concertèrent : tandis que Joseph se rendait chez Pilate, Nicodème achetait les aromates nécessaires à l'embaumement. Il fit les emplettes avec une libéralité magnifique et prépara cent livres environ d'une mixture de myrrhe et d'aloès. Joseph se réserva d'acheter le suaire ; et c'est dans le tombeau construit pour sa famille, mais où personne encore n'avait trouvé place, qu'il voulut déposer son Maître. 

On revint au Calvaire. Le corps fut détaché de la croix, avec un respect infini, et reçu dans les bras de la Sainte Vierge. Elle devint l'autel de la divine Victime. Pour un instant, Bethléem recommença. C'était bien lui ; mais inanimé, défiguré, le fils prodigue de sa vie, de son sang, de sa beauté, qui s'en revenait dormir son dernier sommeil là où il avait reposé à l'aurore de sa vie. Il fallut l'ensevelir en hâte, car la nuit était proche. On procéda selon les coutumes juives : des bandelettes, imprégnées de la composition aromatique, enveloppèrent les membres sacrés ; la tête fut cachée dans un voile ou suaire, et un grand linceul recouvrit le corps entier. 

Le tombeau de Joseph d'Arimathie se trouvait dans un jardin très proche. C'était, non pas une fosse, mais une chambre spacieuse creusée latéralement dans le roc. Il fut possible à Joseph et à Nicodème d'y déposer leur précieux fardeau avant le commencement du sabbat solennel. Peut-être, dans la pensée des deux disciples, le lieu choisi ne devait-il pas être le tombeau définitif de Jésus : on l'eût transporté ailleurs après le sabbat. Mais le Seigneur allait devancer tous les empressements. Avant de se retirer, Joseph et Nicodème roulèrent une grosse pierre à l'entrée du tombeau : très probablement un disque de pierre, se mouvant dans une rainure du rocher. Tout était fini. La Sainte Vierge descendit du Calvaire, avec Jean.

Les saintes femmes avaient contemplé les derniers soins rendus au Seigneur, et examiné comment son corps avait été placé. Elles ne pouvaient se résoudre à quitter le sépulcre ; et saint Matthieu nous montre Marie-Madeleine et Marie mère de Joseph assises en face de la lourde porte. Elles finirent par s'éloigner pourtant, mais résolues à revenir, le sabbat terminé, avec des aromates et des parfums. Déjà le sabbat commençait (Luc., 54); elles le gardèrent religieusement.

Le lendemain, qui était le jour après la Parascève, les princes des prêtres et les pharisiens se rendirent auprès de Pilate et lui dirent : « Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, lorsqu'il vivait encore : Après trois jours je ressusciterai. Ordonnez donc de garder le sépulcre jusqu'à la fin du troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent, n'enlèvent son corps et ne disent ensuite au peuple : Il est ressuscité des morts ! Car cette imposture suprême serait pire que les précédentes. » C'était la troisième requête adressée au gouverneur depuis le crucifiement. La réponse de Pilate révèle l'ennui. Il semble ne se soucier aucunement de concourir plus longtemps à l'œuvre inique des pharisiens. Ils avaient, pour garder le Seigneur mort, la même escorte qui avait arrêté le Seigneur vivant : Pilate leur répond d'en user. Il les sait assez haineux pour s'en bien servir. « Vous avez une garde, dit-il : allez, organisez la surveillance comme vous l'entendrez. » Les princes des prêtres vinrent au tombeau, scellèrent la pierre et y apostèrent des gardiens.

Dom Delatte

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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 09:56
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30 mars 2018 5 30 /03 /mars /2018 14:00

 

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 12:55

Jeudi Saint : trois points importants

Après le dimanche des Rameaux, pour célébrer l'entrée de Jésus à Jérusalem, le Jeudi Saint, la veille de la mort de Jésus sur la Croix, Jésus nous donne beaucoup de signes et significations pour l'Eglise.

- 1er point : lavement des pieds :

 Jésus lavant les pieds de Ses apôtres, veut faire comprendre que même s'Il est le Seigneur, le Fils de Dieu, restant humble, et nous fait comprendre que nous sommes tous égaux, et il ne faut pas nous croire plus grand que les autres.

De plus, Il leur fait ce signe pour leur faire comprendre qu'il n'y a pas de plus grande preuve d'amour que de donner sa vie pour ses amis.

Jésus dit qu'Il est Seigneur, Il se reconnaît. Se reconnaître pour ce qu'on est c'est s'aimer. Il faut aimer les autres comme on s'aime soi-même.

S'aimer : pas plus que, pas moins que - il faut aimer les autres comme Jésus nous a aimé (mort sur la Croix).

- 2è point : Institution de l'Eucharistie :

Jésus instaure l'Eucharistie. Sans l'Eucharistie l'âme ne peut vivre, ainsi l'Eucharistie, Corps vivant de Jésus Christ, est une nourriture spirituelle (Hors de moi vous ne pourrez rien faire : Jean 15, 5), par l'Eucharistie reçue souvent, Dieu nous fait sentir Sa Miséricorde. 

Si l'âme veut vivre en Dieu, par Dieu, elle doit prier bien sûr, mais sans le corps du Christ elle ne pourra être remplie de Dieu, entièrement.

Le sang répandu - c'est un sacrifice, on est à ce moment-là déjà dans le Vendredi Saint.

Pendant la Messe, pourquoi l'Hostie est séparée du Vin (Sang) : parce que sur la Croix, il y a eu partage entre le Corps de Jésus et Son Sang.
Hors, la Messe continue de montrer cela, ainsi, sur l'Autel, l'Hostie est séparée du Calice.

- 3è point : Institution du Sacerdoce des prêtres :

Ainsi Jésus consacre les premiers prêtres Ses apôtres, dont Il est le premier, et leur demande de continuer ce ministère de prêtre : "vous ferez cela en mémoire de moi".

N'étaient présents ce soir là, que des hommes. Les femmes qui ont accompagnées Jésus durant sa vie terrestre étaient absentes. Le sacerdoce des prêtres est donc réservé aux hommes. Nous savons tous la place importante et première que Jésus donne à sa mère, la Bienheureuse Vierge Marie, si Jésus avait voulu que des femmes soient prêtres, Jésus leur aurait demandé d'être là, mais elles n'y étaient pas.

"Vous ferez..." : en disant vous, Jésus s'adressait à ses apôtres, et pas à quelqu'un d'autre. Seuls ces hommes étaient présents lors de l'institution de l'Eucharistie le Jeudi Saint, pas des femmes.

"Vous ferez cela en mémoire de moi" : le cœur de la vie d'un prêtre c'est la Messe.

Lu sur le blog de LalaPublié le 

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 20:25

 

Suivez la Semaine Sainte

sur Petrus Angel !

 

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 12:00

 

Marielle Beltrame : "C'est le geste d'un gendarme et le geste d'un chrétien. On ne peut pas séparer l'un de l'autre"

Témoignage de Marielle Beltrame dans La Vie :

"Il se sentait intrinsèquement gendarme. Pour lui, être gendarme, ça veut dire protéger. Mais on ne peut comprendre son sacrifice si on le sépare de sa foi personnelle. C'est le geste d'un gendarme et le geste d'un chrétien. Pour lui les deux sont liés, on ne peut pas séparer l'un de l'autre. Arnaud est revenu à la foi de façon forte vers la trentaine.

Il était un mari très attentionné, comme toute femme rêverait d'en avoir. Il n'avait de cesse de s'améliorer, d'être le meilleur époux possible et de me rendre heureuse. Il me soutenait et m’emmenait vers le haut, toujours avec beaucoup de respect.

Nous formions un couple chrétien. Nous nous sommes longuement préparés au mariage religieux grâce au solide accompagnement des moines de Lagrasse. La célébration devait avoir lieu en Bretagne, car Arnaud y a ses racines.
Il était d'ailleurs très proche de l'abbaye de Timadeuc, où il a fait de nombreuses retraites.

Les obsèques de mon mari auront lieu en pleine Semaine sainte, après sa mort un vendredi, juste à la veille des Rameaux, ce qui n'est pas anodin à mes yeux. C'est avec beaucoup d'espérance que j'attends de fêter la résurrection de Pâques avec lui."

Lu dans le salon beige

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17 mars 2018 6 17 /03 /mars /2018 12:11
Mais au fait, qui est ce Saint Patrick ?

Saint Patrick est le saint patron de l’Irlande. Ce missionnaire fut en effet le fondateur du christianisme sur l’île au Ve siècle et l’élément moteur de sa christianisation, qui est donc célébrée chaque année. 

De son vrai nom Maewyn Succat, Saint Patrick serait né en Écosse vers 385 puis enlevé à l’âge de 16 ans par des pirates et emmené en Ulster avant d’être vendu comme esclave à un druide irlandais qui le fit berger pendant six ans.

Il découvrit la religion chrétienne dont il devient vite un fervent pratiquant. Après avoir fait un rêve dans lequel il rencontra Dieu, il s’échappa et s’enfuit en Angleterre où il devint prêtre. Il compléta son éducation religieuse en France, notamment au monastère de Saint Honorat près de Cannes.
Le pape Célestin lui demanda en 432 de retourner en Irlande dans le but de convertir les irlandais, jusque là païens et proches des druides.

 

Et en 441, c’est à partir du Croagh Patrick (764 mètres), la montage désormais sainte de l’Irlande du côté de Westport, qu’il débuta son évangélisation et qu’il commença à être adulé par les Irlandais, qui l’admirèrent. Il aurait entamé sur cette montagne un jeune de 40 jours et de 40 nuits, pendant lequel il construisit la petite église que les plus courageux viennent encore découvrir aujourd’hui, parfois après avoir gravi pieds nus la montagne durant ce pèlerinage.

Saint Patrick parcouru ensuite le pays pour initier la construction de monastères, d’églises et d’écoles, et pour former d’autres croyants (notamment les rois irlandais).

On raconte aussi qu’il aurait chassé tous les serpents du pays, en les faisant tomber d’une falaise, une légende qui symbolise plutôt le triomphe du catholicisme sur les païens, puisqu’il n’y aurait jamais eu de serpents en Irlande

Il mourut le 17 mars 461 à DownPatrick, dans une Irlande désormais christianisée.

C’est à Saint Patrick que l’on doit le trèfle, symbole de l’Irlande et de facto le vert, couleur de cette plante. La légende raconte que pour convertir les irlandais, Saint Patrick l’utilisait dans l’explication de la Sainte Trinité (les feuilles du trèfle indiquant le père, le fils et le Saint-Esprit).

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Quid de la tradition et de la fête de la St Patrick ?

La coutume à la Saint Patrick était de porter à sa boutonnière un trèfle et d’aller à la messe. Au XVIIe siècle, l’Église Catholique la reconnut comme fête religieuse et le pape Urbain VIII l’intégra au calendrier chrétien en 1631. Bien que la Saint Patrick se déroule pendant le Carême, il est accepté de rompre le jeûne pour la fête.

Aujourd’hui, une parade géante est organisée à Dublin, mais tout le pays célèbre cette fête, et pas que, puisque les Etats-Unis, le Canada ou encore l’Australie organisent des festivités particulièrement importantes en raison de l’importance de la diaspora irlandaise dans ces contrées.

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19 février 2018 1 19 /02 /février /2018 14:14
 

« La bienheureuse bonne nouvelle apportée par l’Evangile, c’était la nouvelle du péché originel »

François d’Assise (traduction Isabelle Rivière).

Publié par Les amis de Chesterton

P.S. : 20 citations de Chesterton pour vous aider à retrouver la raison dans ce monde insensé

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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 11:04

 

Le Carême a démarré cette semaine dans une certaine indifférence médiatique. Le «conseil des sages de la laïcité», nommé en janvier par Jean-Michel Blanquer, demande au ministre de « développer l'enseignement du fait religieux» à l'école et d’en faire une priorité. Par ailleurs, notre président Macron a l’ambition de réformer l’Islam de France. Une occasion de contribuer au dialogue entre Catholiques et Musulmans en lisant ce texte d’Annie Laurent, docteur d’Etat spécialiste du Moyen-Orient, sur les différences entre le Carême et le Ramadan.

EVR

 

L’homme étant âme et corps, l’âme a besoin des actes et des attitudes du corps pour s’engager. Cette réalité se vérifie notamment dans le sens à donner au jeûne que pratiquent chrétiens et musulmans. De profondes différences existent pourtant à ce sujet entre le Carême et le Ramadan, aussi bien quant à la forme des observances religieuses qui y sont requises que quant à la signification spirituelle de ces périodes.

Pour le Coran, la prescription du jeûne durant le mois de Ramadan (neuvième de l’année lunaire musulmane) émane de Dieu Lui-même (…) Le Dieu du Coran précise les modalités de ce jeûne : « Mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue pour vous le fil blanc du fil noir, à l’aube. Ensuite, faites jeûne complet jusqu’à la nuit » (Coran 2, 187). Il s’agit, du lever au coucher du soleil, de s’abstenir de toute consommation de nourriture et de boisson, y compris de la moindre goutte d’eau, de tabac et de relations sexuelles, sous peine de « rupture illicite du jeûne ». (…)

Dès le coucher du soleil, tous les interdits cessent. Les musulmans se retrouvent alors pour « rompre le jeûne » autour d’un repas festif, l’iftar, auquel ils convient leurs parents, leurs proches et leurs amis (y compris des non musulmans). La fête peut durer tard dans la nuit, la nourriture est souvent abondante et comporte des mets de choix. Les musulmans prennent par ailleurs une collation tôt le matin, avant le lever du jour.

Les chrétiens sont, eux aussi, invités à jeûner durant le Carême, mais ce jeûne est une loi de liberté. La seule prescription formelle concerne le Mercredi des cendres et le Vendredi saint au cours desquels le jeûne est prescrit, ainsi que l’abstinence de viande tous les vendredis de Carême. Pour le reste, les chrétiens sont appelés à toutes les privations que leur conscience leur indique devant Dieu : l’alimentation et le tabac, bien sûr, mais aussi toute autre privation (sorties, télévision, cinéma, lectures, etc.) afin de « s’établir avec foi dans une attitude d’humilité pour accueillir l’action de Dieu et se mettre en sa présence » (Vocabulaire de théologie biblique de X.L. Léon-Dufour p. 609) et de laisser plus de place à la prière et à l’attention aux autres. En outre, la sobriété est requise et il n’est pas question de compenser le soir ce dont on s’est privé durant la journée.(…)

Le Ramadan manifeste la solidarité des membres de l’Oumma, la communauté des croyants. Celle-ci s’accompagne d’une surveillance étroite de chaque musulman. C’est pourquoi le Ramadan est le « pilier » le plus suivi. Même des musulmans non croyants jeûnent sous la pression sociale de leur entourage [voire de la police]. Cette surveillance s’exerce aussi dans les quartiers de villes françaises à forte concentration islamique. (…)

A l’inverse, le chrétien est appelé à jeûner dans le secret et à se comporter aux yeux du monde comme s’il ne jeûnait pas « pour que ton jeûne soit connu, non des hommes, mais de ton Père qui est là dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret te le rendra » (Mt 6, 16-18).(…)

Dans le Ramadan, l’accent est mis sur l’exercice de la volonté et l’obéissance à Dieu qui en a commandé l’observance. Mais cet ordre est dépourvu de toute signification autre que la soumission qui est le sens même du mot « islam ».(…)

Le Carême est une réalité avant tout spirituelle et personnelle. C’est le temps du combat pour purifier l’âme, le temps durant lequel l’homme est invité à se souvenir de son état de pécheur, de sa vulnérabilité aux tentations. Il n’est en rien un exercice ascétique ou méritoire, mais un acte d’humilité de l’âme, un acte d’abandon confiant en l’amour de Dieu et en sa Parole. A Satan venu le tenter après un jeûne de 40 jours, le Christ répond : « Ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Dt 8, 3 et Mat 4, 4). Autrement dit, le Carême est entièrement tourné vers la Semaine sainte et Pâques, le mystère de Dieu fait homme, « mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification » (Rm 4, 25).

(dans la Petite Feuille Verte de l’Association Clarifier du 9 mars 2013)

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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 09:40
St Vincent le Diacre († 304), MARTYR, Fêté Le 22 Janvier


Saint Vincent, l'un des plus illustres martyrs de Jésus-Christ, naquit à Saragosse, en Espagne. Son éducation fut toute chrétienne, et il fit de rapides progrès dans la connaissance des saintes Lettres. 

Il était diacre, quand Dacien, gouverneur d'Espagne, l'un des plus cruels persécuteurs qu'ait jamais eus l'Église, en fit une des premières victimes de sa fureur. Rien n'est plus beau que le récit de son interrogatoire: "Ta naissance, Vincent, dit le juge, et ta brillante jeunesse excitent toute ma sympathie; renonce à ta religion et choisis entre les honneurs ou les tourments. Tu as pris trop de peine, répond le martyr, pour me faire apostasier; je resterai chrétien et saurai mourir joyeusement pour la vérité. Les souffrances me vaudront la couronne des élus." 

Comme prélude de son supplice, Vincent est étendu sur un chevalet et, sous l'action des cordes et des roues, ses nerfs se rompent et ses membres se brisent : "Eh bien! Dis-moi maintenant quelle est ta foi? reprend le féroce Dacien.  Tu combles aujourd'hui mes voeux, dit le martyr, laisse libre cours à ta rage, tes fureurs me conduisent à la gloire." 

Le tyran s'irrite contre les bourreaux, trop timides dans leur besogne, et le supplice recommence plus horrible encore, à coups d'ongles de fer. Vincent sourit dans les tortures: "Vos idoles, dit-il, sont de bois et de pierre; servez, si vous voulez, ces vains fantômes; pour moi, je ne sacrifie qu'au Dieu vivant qui est béni dans tous les siècles." Dacien lui-même est touché de l'affreux état où il a mis sa victime: "Aie pitié de toi, Vincent, ne méprise pas ainsi la jeunesse dans sa fleur, épargne-toi de plus terribles châtiments." 

Mais le saint diacre ne cède pas plus aux flatteries qu'aux menaces: "Langue de vipère, dit-il, je crains plus ton poison que tes tourments. J'ai pour me soutenir la parole de mon Sauveur, qui m'a dit: 'Ne craignez point ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent rien sur l'âme.' " Alors on prépare un vaste gril de fer dont les barres sont autant de scies aux pointes aiguës; on le place sur un brasier ardent et on y jette le martyr, qui bénit Dieu dans son affreux supplice.

Vainqueur du tyran, Vincent est retourné dans son cachot et soumis à de nouvelles tortures. Au milieu de la nuit, les anges viennent le consoler. Vincent rendit peu après le dernier soupir; il avait vingt-deux ans. Saint Augustin a dit de lui: "Enivré du vin qui rend fort et chaste, Vincent triompha des tyrans qui voulaient ruiner le règne de Jésus-Christ."

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