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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 09:32

 

La bienheureuse Angèle est considérée comme une des grandes mystiques du Moyen Age et son livre est regardé comme un chef d’œuvre. En voici un extrait, juste pour goûter et qui inspira Bernanos dans un échange du « Dialogue des Carmélites » :

« Une autre fois, c’était le quatrième jour de la semaine sainte, j’étais plongée dans une méditation sur la mort du Fils de Dieu, et je méditais avec douleur, et je m’efforçais de faire le vide dans mon âme, pour la saisir et la tenir tout entière recueillie dans la Passion et dans la mort du Fils de Dieu, et j’étais abîmée tout entière dans le désir de trouver la puissance de faire le vide, et de méditer plus efficacement.

Alors cette parole me fut dite dans l’âme : «Ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée.»

Cette parole me porta dans l’âme un. coup mortel, et je ne sais comment je ne mourus pas ; car mes yeux s’ouvrirent, et je vis dans la lumière de quelle vérité cette parole était vraie. Je voyais les actes, les effets réels de cet amour, jusqu’où en vérité il avait conduit le Fils de Dieu. Je vis ce qu’il supporta dans sa vie et dans sa mort pour l’amour de moi, par la vertu (128) réelle de cet amour indicible qui lui brûlait les entrailles, et je sentais dans son inouïe vérité la parole que j’avais entendue ; non, non, il ne m’avait pas aimée pour rire, mais d’un amour épouvantablement sérieux, vrai, profond, parfait, et qui était dans les entrailles.

Et alors mon amour à moi, mon amour pour lui, m’apparut comme une mauvaise plaisanterie, comme un mensonge abominable. Ici ma douleur devint intolérable, et je m’attendis à mourir sur place.

Et d’autres paroles vinrent, qui augmentèrent ma souffrance : « Ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée ; ce n’est pas par grimace que je me suis fait ton serviteur ; ce n’est pas de loin que je t’ai touchée ! »

Le texte complet est ICI.

Ste Angèle de Foligno

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29 décembre 2020 2 29 /12 /décembre /2020 09:04

Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi Nous, et nous avons vu sa gloire

Et Verbum caro factum est.

Et le Verbe s’est fait chair (Jn 1,14 )

Chers Frères et Sœurs, Mes très chers Fils,

Dieu est simple, si simple qu’il semble insaisissable. De là à nier l’existence d’un être que les progrès de la science semblent priver aujourd’hui de toute nécessité, il n’y a qu’un pas, franchi depuis bien longtemps.

Pourtant, comme pour meubler ce semblant de silence divin, pour oublier une inquiétude lancinante au fond du cœur, le monde s’étourdit en un incessant bavardage. C’est le drame de tous les temps. Saint Paul déjà rappelait aux Corinthiens :

Je ne suis pas venu vous annoncer le mystère de Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse. Parmi vous, je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus- Christ, ce Messie crucifié. (1 Co 2,1-2)

De nos jours, le développement des moyens de communication met de façon pratiquement gratuite à la disposition des plus riches comme des plus pauvres de la planète, les informations les plus diverses. L’appétit du savoir, déposé par le Créateur dans l’esprit humain comme une ouverture à tout ce qui est, et en premier lieu à Celui qui est en plénitude, c’est-à-dire Dieu, cet appétit se trouve captivé par une multitude de sollicitations et tenu éloigné de son objet premier.

Nous-mêmes, chrétiens, baptisés, devons rester vigilants. Il n’est pas humain de vouloir connaître ni de vouloir porter toute la misère du monde. Il n’est pas humain de vouloir connaître ni de vouloir livrer tous les combats. Nous n’avons qu’un seul Sauveur : Jésus-Christ. Aujourd’hui la Paix du Ciel vient sur la terre. La terre pourra-t-elle l’accueillir ? Cette paix est un élément de discernement. Que m’apportent tant d’informations ? La paix du cœur ? Le trouble ? La colère ?

Le bavardage incessant auquel nous nous livrons, les prises de position à tort et à travers, la boulimie médiatique souvent devenue une addiction, éloignent de la communion au mystère divin, et nous plongent dans les ténèbres du monde, répandant dans les cœurs ces mêmes ténèbres. Aurons-nous le courage d’assumer jusqu’au bout le choix de Dieu ?

Il peut y avoir une vraie misère dans le monde. Nous ne la rencontrerons jamais. Les beautés de la création, en revanche, s’offrent à notre vue tout autour de nous. Le cœur qui ne sait plus admirer ne comprend plus leur langage. Le message du Créateur qu’elles nous désignent est devenu inaudible.

James Benson Irwin, le huitième homme à avoir marché sur la Lune, affirmait humblement :

« le plus important n’est pas qu’un homme ait marché sur la Lune, mais que Dieu ait marché sur la terre dans le corps de Jésus-Christ. »

Les lectures de ce matin de Noël rappellent cette visite. Le Christ n’est pas venu dans le brouhaha d’une hôtellerie, mais dans le silence d’une étable, entouré de Marie et de Joseph, deux êtres aux cœurs purs et libres. Il s’est incarné dans le sein paisible et silencieux d’une Vierge. Le Verbe de Dieu, la Parole divine, a pris chair dans un lieu où elle pouvait être entendue. Quel contraste entre un monde toujours plus fou, où les informations, au lieu d’apporter la lumière, conduisent à la confusion, et le silence de l’étable et du sein virginal où Celui qui est la vraie lumière était désiré, et où il s’est incarné.

Aller à la crèche demande une ascèse : fuir les souvenirs, les curiosités, même les soucis ; fuir le mal, fuir le péché. Renoncer à soi pour s’ouvrir à Celui qui vient aujourd’hui, le Sauveur. Saint Paul écrivait aux Philippiens :

Tous ces avantages que j’avais, je les ai considérés, à cause du Christ, comme une perte […] à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur. À cause de lui, j’ai tout perdu; je considère tout comme des ordures, afin de gagner un seul avantage, le Christ. […] Je poursuis ma course […] saisi par le Christ Jésus […]. Une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant, je cours vers le but, en vue du prix auquel Dieu nous appelle là-haut, dans le Christ Jésus. (Ph 3, 7-8 ; 12-14)

Courrons avec les bergers, avec les mages, courrons sans cesse. Dieu nous parle par son Fils. À l’écouter, pas de risque de fake news, d’informations mensongères : il est le « rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son être. » (Hb 1,3)

 

Le prologue de l’évangile de saint Jean offre l’occasion d’un examen de conscience : « Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. » (v. 11)

Même si les deux versets qui précèdent évoquent la venue du Verbe, « vraie lumière qui éclaire tout homme en venant dans le monde », et le fait que le monde ne l’ait pas reconnu, même si chez lui, c’est la terre, toute la terre qu’il a créée, malgré tout cela, il n’est pas interdit de penser que chez lui, ce sont d’abord nos cœurs de baptisés, ces cœurs sauvés au prix de son sang ; chez lui, ce sont nos familles, nos communautés.

L’enfant Jésus s’invite chez nous comme témoin, comme juge aussi de nos vies. Aelred, abbé du monastère de Rievaulx dans le Yorkshire au XIIe siècle, résumait cela dans une formule concise : « Nous voici, toi et moi, et en tiers entre nous, je l’espère, le Christ. » (L’amitié spirituelle, I, 661a).

Vivre le mystère de Noël, accueillir en vérité l’Enfant de la crèche, c’est accueillir cette paix de Dieu qu’il vient partager à la terre. « Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. » Trop de lieux, dans nos cœurs, dans nos relations avec le prochain, demeurent encore à apaiser, à évangéliser, des lieux où nous n’osons pas, où nous ne voulons pas parfois accueillir le Christ. Dieu nous envoie ce matin pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient.

Ouvrons les portes au Christ : alors notre vie renaîtra, nos ténèbres s’illumineront plus profondément, et d’une lumière toujours plus vive, de cette gloire qu’il vient nous partager :

Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.

Amen, Alleluia.

 

Noël: Moines de l'Abbaye Notre-Dame de Fontgombault: Amazon.fr: Musique

 

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25 décembre 2020 5 25 /12 /décembre /2020 17:32

 

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19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 11:17

 

Une somme de connaissances sur ce mystère de l'Epiphanie que nous fêterons le 6 janvier

en dégustant  la traditionnelle galette qui l'accompagne.

Ce livre peut être un très beau cadeau de Noël.  (624 pages - 29 €)

Vous le trouverez sur le site www.librim.fr  

Vous pouvez aussi le commander chez votre libraire ou l'acheter directement chez LIBRIM.

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19 décembre 2020 6 19 /12 /décembre /2020 10:30

Noël approche. En cette fin d’année que tous s’accordent à trouver bien sombre, Noël sera plus que jamais la fête de l’espoir au cœur de l’hiver, la fête de l’Espérance. Et en fixant notre regard sur Jeanne d’Arc dont nous finissons de célébrer le centenaire de la canonisation, nous nous refuserons à tout désespoir pour notre pays. Joyeux Noël !

EVR

 

Que nous dit Jeanne, aujourd'hui (…) ? L'essentiel de son message est aisé à déchiffrer. Il est dans son étendard et dans ses propos : “Jésus-Christ est vrai roi de France”.

L'image représentant le couronnement de Charles VII par les deux archanges - Gabriel et Raphaël - avec, au centre, le soleil de justice, de qui provient toute lumière et toute puissance, proclame cette royauté. La triple donation du 21 juin 1429, à Saint-Benoît-sur-Loire, par laquelle le roi remet son royaume entre les mains de Jeanne qui le remet entre les mains de Jésus-Christ, lequel le rend au roi Charles, est la confirmation de cette réalité essentielle : le roi de France est lieutenant du Roi des cieux, qui est vrai roi de France. (…)

La déchristianisation de la France est un fait acquis. Les lois sur la famille, le mariage, le divorce, la filiation, la vie humaine de la conception à la mort naturelle sont en opposition absolue avec l'enseignement de l'Église, sans que les autorités ecclésiastiques s'en offusquent outre mesure. Elles déplorent. Elles avertissent. Mais elles se gardent bien d'intervenir et de participer aux mouvements qui décident d'agir. (…)

Jeanne avait eu connaissance, par l'archange saint Michel, de « la grande pitié qui est au royaume de France ». Nous n'avons pas besoin, aujourd'hui, de vision angélique pour voir, tous les jours, “la grande pitié qui est au royaume de France”. Et nous n'avons pas besoin de longue démonstration pour voir que, si « Jésus-Christ ne règne pas par les bienfaits qui résultent de sa présence, Il règne par les méfaits qui résultent de son absence ». « C'est jusque dans le pain que nous sentirons cette grande pitié. » Nous y sommes.

Et donc, la conclusion est simple, même si l'exécution est difficile. Nous avons à rétablir, dans les institutions, les lois, les mœurs, la vie publique, la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous avons à manifester que la terre de France n'est pas terre d'islam ou terre de conquête pour l'islam, mais qu'elle est terre chrétienne et qu'elle le restera. Que le droit du sol qui confère à nos immigrés la nationalité française leur impose, en même temps, toute l'histoire de ce sol, qui est sol chrétien, fait de la chair et du sang des chrétiens qui l'ont libéré, construit, humanisé et civilisé. Que ce droit est imprescriptible et s'impose à tous ceux qui vivent sur le sol et de ce sol, quelles que soient leurs convictions religieuses personnelles. Le « saint royaume de France », pour reprendre l'expression de Jeanne, n'est pas un royaume de saints, ni même un royaume de chrétiens ou de catholiques, mais il est saint parce qu'il est de Dieu et que cette vérité ne peut être dissimulée. Tous ceux qui en ont fait l'expérience savent que ce langage est le seul qui apaise les inquiétudes des populations immigrées, car, alors, en l'entendant, elles savent exactement où elles sont, ce qu'est le pays qui les reçoit, où elles habitent. La vérité libère et apaise. La vérité est que la France est le royaume du Christ. Il suffit de le dire pour qu'on le comprenne. Encore faut-il, comme Jeanne, “avoir la volonté de le croire”.

C'est cette “volonté de le croire” qui est atteinte, aujourd'hui, en plein cœur chez les catholiques de France. (…). Silence ecclésiastique sur le Christ-Roi des nations. Silence ecclésiastique sur la défense de l'intérêt national. Silence ecclésiastique sur la défense à l'égard de l'immigration-invasion, quand ce n'est pas un encouragement positif à accueillir, au nom de l'Évangile, les populations en état de migration. D'où une mauvaise conscience des catholiques à défendre la France, son patrimoine, son identité, son avenir. (…)Il leur faudrait choisir entre leurs intérêts de Français décidés à survivre et leur devoir de chrétiens, et renoncer à leur patrimoine national, déjà entaché de lourdes fautes et de crimes impardonnables.

Le fond du problème de l'âme française aujourd'hui est dans cette dialectique. Ce sont « les évêques qui ont fait la France, comme les abeilles font la ruche », selon la formule de l'historien Edward Gibbon, et les mêmes évêques d'aujourd'hui défont la France, soit en ne disant rien, soit en disant qu'il est temps qu'elle s'efface devant un avenir différent car, dans le domaine de la foi et de l'évangélisation, la France n'est pas importante.

L'exemple de Jeanne dit que “le royaume de France” a son importance aux yeux de Dieu. Quand Jeanne reçoit « les révélations » qui la conduiront à Chinon, à Orléans, à Reims, à Paris et au bûcher de Rouen, elle n'en fait part à personne, sinon à Baudricourt, car il est capitaine du roi. Ensuite, elle en fera part à Charles VII, puis à certains de ses compagnons… mais à aucun ecclésiastique et, au procès de Rouen, elle dira aux juges qu'ils peuvent l'« écarteler à quatre chevaux », elle ne leur en dira rien. Car ces révélations s'adressent au roi et à lui seul. Jeanne est venue pour une mission temporelle, laïque, militaire, politique, très précise : rétablir Charles VII dans ses droits, et, avec lui, le royaume de France. Toute la politique ecclésiastique du temps en était bouleversée. Mais Jeanne a tenu, et elle l'a emporté.

Le service du “saint royaume de France” est notre devoir aujourd'hui. C'est la seule certitude politique. Le seul combat sérieux. (…) Telle est la leçon que Jeanne a inscrite dans l'histoire de France et dans l'histoire de l'Église. « J'avais une grande volonté et un grand désir que le roi eût son royaume. » (…) Le message n'a pas changé (…). « Il faut que France, il faut que chrétienté continue », disait Péguy dont la seule muse fut Jeanne. C'est ce qu'elle nous dit pour aujourd'hui et pour demain.

Jacques Trémolet de Villers dans Valeurs Actuelles du 10 août 2019

cliquez sur la couverture !

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 12:10

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 08:54

En décembre 2016, Henriette Horovitz publiait un ouvrage intitulé "Ce jour où le Christ est né" aux Editions Saint-Jude. Belle et étonnante synthèse d’éléments "inconfusibles", selon ses propres termes, redonnant à l’an I de Jésus-Christ la plénitude de son sens d’année de la Nativité. Sans prétendre, une fois encore, mettre un point final à la recherche des spécialistes, notre rédaction a rencontré et interviewé Madame Horovitz. Nous sommes heureux de vous faire part de cette contribution nouvelle dont la résonnance en matière de foi est essentiel ...

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 12:37

Gaudete : Réjouissez-vous !

"Nous voici avec ce troisième dimanche de l’Avent dit de Gaudete dans la joie. Car non seulement nous approchons de Noël, où Jésus-Christ est venu partager notre condition humaine en tout, sauf le péché, mais nous sommes plus près de son retour. Ainsi que le dit l’apôtre , nous sommes plus près de notre Salut que le jour où nous avons cru en Dieu. La lumière est venue dans le monde et l’Evangile de ce jour nous rappelle que St Jean-Baptiste en a été le témoin, la lampe qui éclaire et qui a réjoui ceux qui la voyaient."

Les chants grégoriens du jour

 

Gaudete

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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 00:08

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 09:12

St Nicolas de Myre
 

 

Fête Le 6 Décembre

Saint Nicolas
Archevêque de Myre
(† 324)

 

Né probablement à Patare, en Lycie, en Asie mineure (actuelle Turquie) entre le 260 et 280, fut le fruit des prières de ses pieux parents.

 Il eut l'esprit ouvert aux choses divines dès sa plus petite enfance ; à peine sut-il manger, qu'il sut jeûner. Il avait un oncle évêque, qui, voyant avec admiration les vertus de Nicolas, l'ordonna prêtre dès qu'il eut l'âge requis et fit de lui cette prédiction : « Il sera la consolation des affligés, le sauveur des âmes en péril, le bon pasteur qui rassemble ses brebis égarées au bercail de Jésus-Christ. »

 Une de ses premières œuvres fut de sauver l'honneur de trois filles exposées à la perte de leur vertu ; il les dota toutes, l'une après l'autre, et il le fit si discrètement, que c'est à la fin seulement que le père, touché d'admiration, surprit la main du bienfaiteur.

Après un pèlerinage aux lieux saints, Nicolas se retira à Myre, espérant échapper aux honneurs qu'il voulait éviter avec tant de soin, et à la mort de l'évêque de Myre, qui arriva peu de temps après, il fut élu pour lui succéder. Dès lors il s'appliqua à devenir le modèle de son troupeau. Il ne mangea plus qu'une fois le jour, et jamais de viande ; il faisait toujours lire à sa table quelque livre de la Sainte Écriture ; ses nuits se passaient en oraison, et la terre dure était sa couche pour le peu de repos qu'il prenait. Levé avant le jour, il réveillait ses clercs pour chanter des hymnes et des psaumes ; aussitôt le soleil paru, il allait à l'église et employait le reste du jour à ses diverses fonctions pastorales.

 Nicolas, sous la persécution de Dioclétien, fut jeté dans un cachot et mis à la torture ; mais on n'osa pas le faire mourir, par peur de la vengeance de son peuple.

 Peu de saints ont opéré de plus nombreux et de plus éclatants miracles. Tantôt il apparaît à Constantin pendant la nuit, pour lui ordonner de mettre en liberté trois innocents qui doivent être exécutés le lendemain ; tantôt il se montre, en pleine tempête, à des matelots en danger qui l'ont appelé à leur secours. Il est surtout légendaire, entre mille, le miracle de la résurrection de trois enfants tués par un boucher et hachés menu, pour être mêlés à la viande de son commerce.

On l'honore comme le patron des écoliers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 08:11

François Xavier, nom de naissance Francisco de Jasso y Azpilicueta, dernier de six enfants, naît à Javier, près de Pampelune en Navarre, le 7 avril 1506, dans une famille noble.

 Après de brillantes études au collège Sainte-Barbe, à Paris, il enseigna la philosophie avec un succès qui, en lui attirant les applaudissements, développa l'orgueil dans son cœur. Ignace de Loyola, converti, étant venu à Paris pour perfectionner ses études et cherchant à recruter des compagnons pour jeter les bases de la Compagnie de Jésus, s'éprit d'amitié et d'admiration pour ce jeune homme.

 Le 15 août 1534, sept jeunes gens, parmi lesquels Ignace et Xavier, prononcèrent leurs vœux dans une chapelle souterraine de l'église de Montmartre. La Compagnie de Jésus était fondée.

 Quelques années plus tard (1537 à Venise), Xavier, devenu prêtre était prêt pour sa mission. Quelle fut sa joie quand Ignace le désigna pour la mission des Indes ! Xavier commença par la conversion de Goa, alors comptoir commercial portugais sur la côte occidentale de l'Inde. Une mission finie, une autre l'appelait ; le désir du salut des âmes était insatiable dans son cœur.

Il rencontra des difficultés incroyables, l'ignorance des langues, l'absence de livres en langues indigènes, les persécutions, la défiance et la rivalité des ministres païens.

 Xavier, par son énergie et le secours de Dieu, triompha de tout ; Dieu lui donna le don des langues, le pouvoir d'opérer des miracles sans nombre. Il évangélisa, en onze années, cinquante-deux royaumes et baptisa une multitude incalculable. Sa plus belle et sa plus difficile mission fut l'évangélisation du Japon.

Il aspirait à convertir la Chine, pour rentrer en Europe par les pays du Nord, quand Dieu, le 3 décembre 1552, appela au repos, à l'âge de 46 ans et 8 mois, cet incomparable conquérant des âmes, qu'on a justement surnommé l'apôtre des Indes et du Japon.

 François Xavier a été béatifié, le 21 octobre 1619, par le pape Paul V (Camillo Borghese, 1605-1621) et canonisé, avec Ignace de Loyola, par le Pape Grégoire XV (Alessandro Ludovisi, 1621-1623), le 12 mars 1622. 

 

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29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 11:44
avent-1-gdÉvangile selon saint Luc (21, 25-33)
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : «Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur la terre, les nations seront dans l’angoisse, inquiètes du fracas de la mer et des flots ; les hommes mourront de frayeur dans l’attente de ce qui menacera le monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée avec beaucoup de puissance et de gloire. Lorsque cela commencera d’arriver, redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance est proche. » Puis, il leur dit une parabole : «Voyez le figuier et les autres arbres. Quand ils poussent des bourgeons, vous vous rendez compte, en les regardant, que désormais l’été est proche. De même, quand vous verrez ces choses arriver, rendez-vous compte que le royaume de Dieu est proche. En vérité, je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout ne soit arrivé. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront point. »
 
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29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 11:08

L'Avent ? Comme le calendrier de l'Avent Kinder, Sephora ou Harry Potter ?

En cette année si troublée, Hozana vous propose de revenir à l’essentiel et de cheminer jusqu’à Noël en choisissant une belle retraite pour vivre l’Avent :

Découvrez bien d’autres retraites pour vous préparer à Noël proposées par les MEP, le Secours Catholique et les franciscains sur Hozana.org !

Vu sur le salon beige 

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29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 09:43

La Vierge de Beauraing, une lumière dans notre nuit

À Beauraing, dans le diocèse de Namur (Belgique) durant l’hiver 1932-1933, se déroule un événement exceptionnel, dans un contexte tout aussi exceptionnel : une époque froide et noire qui annonce les prémices du drame de la Seconde Guerre mondiale. Or, une lumière apparaît dans cette nuit : à 33 reprises, du 29 novembre 1932 au 3 janvier 1933, la Vierge Marie apparaît à cinq enfants : Fernande, Gilberte et Albert Voisin (respectivement âgés de quinze ans et demi, treize ans et demi et onze ans), Andrée et Gilberte Degeimbre (quatorze et neuf ans).

La Vierge apparaît au-dessus d’un pont de chemin de fer, puis sur une aubépine, dans la cour de l’école. Marie tient habituellement les mains jointes et sourit. À partir du 29 décembre, les enfants aperçoivent, entre ses bras ouverts en signe d’au-revoir, son cœur tout illuminé, tel un cœur d’or. D’où l’appellation Notre-Dame de Beauraing, la Vierge au cœur d’or.

L’abbé Joël Rochette, vicaire général du diocèse de Namur et recteur des sanctuaires de Beauraing explique : À Beauraing, la Vierge Marie a dit « Priez, priez beaucoup, priez toujours » : pas une seule fois « priez », mais elle a rebondi, deux fois, « priez beaucoup, priez toujours », et donc priez aussi dans les moments difficiles, dans les traversées du désert. À Beauraing elle a également dit « Je convertirai les pécheurs », autrement dit je les remettrai dans un chemin, un chemin d’espérance, un chemin de lumière s’ils sont dans la nuit, dans les épreuves, dans le péché. La période que nous traversons est peut-être aussi une occasion de remettre un peu de lumière dans nos vies, et Marie peut nous guider… Marie à Beauraing montrait un Cœur d’or : elle est apparue dans un jardin d’école, l’Institut Notre-Dame du Sacré-Cœur, donc une école dédiée au Cœur de Jésus. Finalement le Cœur de Jésus et le Cœur de Marie c’est le Cœur d’amour du Père, et peut-être que dans ces moments difficiles nous sommes invités à revenir à l’essentiel, au cœur de notre foi, et à nous remettre dans le Cœur de Dieu. »

Deux guérisons ont été reconnues comme miraculeuses. L’authenticité des faits a été reconnue le 2 juillet 1949, par Monseigneur Charue, évêque de Namur. Le pape Jean-Paul II a visité le sanctuaire de Beauraing le 18 mai 1985.

Adapté de : Françoise Breynaert et de : Entretien réalisé par Adélaïde Patrignani – Vatican News

Et aussi : Notre Histoire avec Marie . Découvrir plus sur mariedenazareth.com

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 08:14

Sainte Catherine d'Alexandrie

VIERGE ET MARTYRE († V. 307)

Fête Le 25 Novembre

 

 

C

atherine naît à Alexandrie, d'une famille de première noblesse. Comme elle ne se hâtait pas de recevoir le baptême, Dieu lui envoya une vision où la Ste Vierge la présentait au divin enfant qui détournait les yeux avec tristesse, et disait : « Je ne veux point la voir, elle n'est pas encore régénérée. » À son réveil, elle résolut de recevoir promptement le baptême. Quand elle l'eut reçu, Jésus lui apparut, lui donna mille témoignages d'amour, la prit pour épouse en présence de Marie et de toute la cour céleste, et lui passa au doigt l'anneau de son alliance.

 Catherine, douée d'une haute intelligence, suivit avec le plus grand succès les leçons des plus grands maîtres chrétiens de l'école d'Alexandrie, et acquit la science des docteurs. Dans une grande fête du paganisme, célébrée en présence de l'empereur Maximin, elle eut la sainte audace de se présenter devant lui, de lui montrer la vanité des idoles et la vérité de la religion chrétienne. La fête terminée, Maximin, étonné du courage et de l'éloquence de la jeune fille, réunit cinquante des plus savants docteurs du paganisme et leur ordonna de discuter avec Catherine. Préparée par la prière et le jeûne, elle commença la discussion et fit un discours si profond et si sublime sur la religion de Jésus-Christ comparée au culte des faux dieux, que les cinquante philosophes, éclairés par sa parole en même temps que touchés de la grâce, proclamèrent la vérité de la croyance de Catherine et reçurent, par l'ordre du cruel empereur, le baptême du sang, gage pour eux de l'immortelle couronne.

La suite ...

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 12:00

Jonathan Pageau: « La messe purement virtuelle va mener à la destruction des églises de nos villages »

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Pour le sculpteur orthodoxe Jonathan Pageau, le fait de considérer les messes comme «non-essentielles» est une erreur dont la cause est notre paradigme matérialiste et dont une des conséquences sera d’achever de vider les petites églises.

 « La question se pose: pourquoi suivre la messe de sa petite communauté quand nous pouvons regarder sa messe à Paris dans une grande église avec une belle chorale ? » 49906146/kebox - stock.adobe.com

Jonathan Pageau est un sculpteur d’icône orthodoxe et responsable du site «The Symbolic World».


FIGAROVOX. - En France, mais également au Royaume-Uni, les messes dans les églises sont désormais interdites. Une messe virtuelle n’est-elle pas un contre-sens dans une religion de l’Incarnation?

Jonathan PAGEAU. - Le fait de se réunir dans un endroit central, de regarder ensemble dans une direction commune, d’être unis de plusieurs façons, en présence, en geste, en chanson, ou en confession n’est pas anodin. Traditionnellement, les églises avaient une place centrale dans les villages et les villes, proches de la place publique et d’autres lieux de rassemblement.

À LIRE AUSSI : «La liberté de culte n’est pas une revendication catégorielle»

C’était l’endroit où la congrégation du peuple se faisait à son plus haut niveau. L’image de la messe et son aspect participatif et communal, surtout le fait d’être rassemblé au nom de quelque chose qui nous dépasse devient une manifestation tangible de la raison et la façon dont nous existons en tant que société.

Nous avons essayé dans les derniers siècles de remplacer l’aspect transcendant par un aspect nationaliste ou par d’autres idéologies politique ou psychologiques, mais nous voyons bien que ces remplaçants factices n’ont pas su se maintenir. Le principe qui nous unissait autrefois donne place à la force centrifuge. 

Le prêtre ou le pasteur dans une petite communauté ne peut pas être en compétition avec les grands prêcheurs chrétiens du monde.

La marge devient la première préoccupation et cela accélère le conflit entre des identités et pensées hétéroclites qui essaient de se remplacer les unes aux autres. Fatalement, ces idéologies de substitution se succèdent, se défont et invitent, sans le vouloir, la fragmentation de la société. L’esprit de communion est le but du catholicisme et celui-ci meurt sans lui.

Les fidèles sont contraints de pratiquer leur religion par Zoom, ou par YouTube, et donc de vivre cette communion de façon non charnelle. Est-ce que cela pose des dangers pour la pratique chrétienne?

Il y a là des dangers pour la vie chrétienne à tous les niveaux. Disons que pour le Christianisme traditionnel, dans les églises catholiques et orthodoxes, nous insistons sur la centralité du sacrement, qui est la raison pour laquelle nous sommes ensembles, la raison pour laquelle nous nous rassemblons en tant que Corps du Christ. C’est là le point central de la communion chrétienne, ce qui marque son unité.

Ce ne sont pas des choses qui sont abstraites ou arbitraires. Il faut absolument que cela se manifeste dans une ecclesia, un rassemblement, dans le fait d’être ensemble dans un espace commun, puis de participer à un repas ensemble. De participer seulement à un «corps virtuel» est une atteinte à l’idée de communion charnelle.

 

La suite...

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 10:32

Pour la messe – Monsieur le Président, laissez-nous la messe !

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 10:22

Quelques mois avant sa mort, l’acteur Michael Lonsdale avait posé sa voix bénévolement sur un documentaire en préparation portant sur l’Eucharistie, réalisé par Media Evangélisation & Media Investigation. "Il n'y a pas de plus grand don à protéger" que ce sacrement, disait-il, d’une voix profonde et lumineuse...  La suite ...

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19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 13:36

Il n'est pas sur EAQ et Per Ipsum... mais dans les agendas....

 

Saint Tanguy

abbé en Bretagne (date ?)

 

et sa sœur sainte Haude.
A quelle époque a-t-il vécu, nul ne peut le dire. Ce qu'il a fait, seule la légende peut en parler. Ce qui est sûr c'est qu'il fut très tôt l'objet d'un culte populaire à l'abbaye de Saint Matthieu, au Conquet, à la pointe océane du Finistère. Les statues qui l'honorent ne se comptent plus dans le Finistère et le Léon.
Voir aussi l'abbaye de Saint-Matthieu ou Saint-Mathieu ou Saint-Mahé de Fine-Terre (Loc Mazé Pen-ar-Bed ou Fin ar Bed) ou de Fine-Poterne.
Tanguy et Haude, chapelle de KersaintLa légende dit qu'il était fils d'un seigneur de Tremazan qui a laissé sa sœur Haude au pays alors qu'il est envoyé à la cour pour son éducation. A son retour sa belle-mère dénonce celle-ci comme déshonorant la famille. Tanguy la tue, la victime prend sa tête et rentre à la maison pour demander les sacrements. Horrifié Tanguy se repent sévèrement et se forme à la vie monastique sous la direction de l'évêque saint Pol de Léon avant de fonder sa propre abbaye.
Illustration: Tanguy et Haude, chapelle de Kersaint (29860).
- Une minute pour découvrir Saint Tanguy à Plougonvelin, vidéo
"Le souvenir de St Tanguy et de Ste Haude n'a pas totalement disparu: en dehors de la pointe St Matthieu et du Conquet, ils sont vénérés surtout à la chapelle de Kersaint, qui touche Trémazan."
Saint Tanguy et Sainte Haude (diocèse de Quimper et Léon) 

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17 novembre 2020 2 17 /11 /novembre /2020 23:16
 

 Sainte Élisabeth de Hongrie (1207-1231). Veuve, tertiaire de saint François

Élisabeth 

fille d'André II, roi de Hongrie, connut toutes les joies et toutes les grandeurs, mais aussi toutes les épreuves de la vie, et Dieu a donné en elle un modèle accompli aux enfants, aux jeunes filles, aux épouses, aux mères, aux veuves et aux religieuses, aux riches et aux pauvres. Après une enfance tout angélique, elle fut fiancée au jeune prince Louis de Thuringe. Dès lors Élisabeth donnait tout ce qu'elle avait aux pauvres. Sa piété, son amour de Dieu la poussait au sacrifice.

 Les deux jeunes époux, unis par la foi encore plus que par la tendresse, eurent toujours Dieu comme lien de leur affection. Louis était un prince éminent par ses vertus et sa sagesse. La dévotion d'Élisabeth n'était ni triste, ni exagérée ; on ne la voyait jamais qu'avec un visage doux et aimable.

 Elle aimait à porter aux pauvres de l'argent et des provisions. Un jour qu'elle portait dans son manteau du pain, de la viande, des œufs et autres mets destinés aux malheureux, elle se trouva tout à coup en face de son mari : « Voyons ce que vous portez » dit-il ; et en même temps il ouvre le manteau ; mais il n'y avait plus que des roses blanches et rouges, bien qu'on ne fût pas à la saison des fleurs.

 Quelle douleur pour Élisabeth, quand son mari partit pour la croisade ! Elle souffrit avec courage cette séparation qui devait être définitive. Élisabeth restait veuve avec trois enfants. Alors commença sa vie d'épreuves. Chassée du château, réduite à la pauvreté la plus entière, méprisée, elle sut se complaire en ses souffrances.

Elle meurt à Marbourg le 17 novembre 1231, à l'âge de 24 ans, sous l'habit du tiers ordre de saint François.

Élisabeth de Hongrie a été canonisée à Péruse le 27 mai 1235 par le pape Gregorio IX (Ugolino dei Conti di Segni, 1227-1241) ; la mémoire liturgique, fixée, à l'origine, au 19 novembre, fut déplacée, en 1969, au 17 novembre, son  dies natalis”. Mais en Hongrie sa fête est toujours célébrée le 19 novembre.

 Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :  >>>  Sainte Elisabeth de Hongrie

[AllemandAnglaisCroateEspagnolFrançaisItalienPortugais]

 

 

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14 novembre 2020 6 14 /11 /novembre /2020 10:16

Les catholiques sont appelés à manifester et prier sur les parvis d’églises pour que le gouvernement les autorisent à participer à nouveau à la messe .Les pouvoirs publics –très éloignés de ces préoccupations spirituelles et enlisés dans leur état d’esprit laïcard -ne peuvent comprendre l’attachement des catholiques à l’eucharistie, à la présence réelle.

L’écrivain et chroniqueur Philippe Barthelet analyse cette situation caractéristique de la confusion contemporaine entre le réel et le virtuel.

 

Le coronavirus accélère la confusion que l'on entretient dans l'esprit du public entre la réalité sensible et la réalité “virtuelle”, qui lui serait au fond bien supérieure.

La messe de minuit de Noël 1948 à Notre-Dame fut la première messe télédiffusée. Le cardinal Suhard, archevêque de Paris, prononça une homélie mémorable en faveur de ce moyen nouveau mis au service de la liturgie, n'hésitant pas à parler des « miracles de l'Église à travers les murailles » : « En faisant pénétrer dans les maisons la liturgie, la télévision la rend accessible à tous ceux qu'un cas de force majeure empêche d'y prendre part. » Loin de nous l'idée de faire une querelle de mots à un prince de l'Église, mais enfin, le cardinal Suhard ne semble pas distinguer très nettement le fait de « [rendre] accessible » (par l'image et le son) la liturgie et le fait « d'y prendre part », c'est-à-dire, parlons français, le fait de communier.

En 1948, il se trouvait donc un des grands noms du clergé de France pour, tout à son enthousiasme devant cette « invention naissante » , susceptible d'être « utilisée comme une extension providentielle de l'Église et du règne de Dieu » , pour, disions-nous, omettre de préciser ce qui peut-être allait encore de soi, savoir que la messe et le spectacle de la messe (sa retransmission par la télévision) étaient deux. Trois quarts de siècle ou presque sont passés et il semble bien que la distinction, qui n'était pas très nette chez le cardinal (mais sans doute sous-entendue) soit en voie d'effacement pour nos contemporains, clercs compris. Voilà bien la pierre d'achoppement.

Un ancien ministre de l'Intérieur, chargé des cultes, a réformé naguère la foi chrétienne en faisant de la messe une sorte de prière collective, un luxe pour temps de bonne santé, dont il fallait savoir se passer par temps d'épidémie en se confinant dans la prière intérieure.

Il semble n'avoir jamais entendu parler de ce que la théologie appelle la “présence réelle”, présence réelle du corps et du sang du Christ dans l'eucharistie. Étrange tautologie quand on y songe : une présence peut-elle n'être pas réelle ? C'est toute la question que posent, en dernière analyse, les réformés des diverses obédiences, qui « substituent en sa place une présence morale, une présence mystique, une présence d'objet et de vertu » ; Bossuet ajouterait aujourd'hui à cette liste des présences de substitution la présence virtuelle, au sens franglais de l'adjectif popularisé par l'ordinateur : non pas une possibilité, c'est-à-dire une vue de l'esprit, mais une réalité seconde, au moins équivalente à la réalité réelle et secrètement supérieure.

C'est cette supériorité secrète que le virus a fait paraître au grand jour, et c'est la nouvelle bonne nouvelle que certains clercs ont annoncé, en prônant la « communion spirituelle » sur Internet. “Spirituel” doit s'entendre ici au sens d'immatériel, ou plutôt de dématérialisé”, et la “dématérialisation” est en effet le nom du nouvel avenir radieux qu'on nous promet.

Certains clercs ont, si l'on nous passe ce franglais, un problème avec la matière : l'eau bénite a été proscrite, elle chasse donc les démons mais transmettrait les virus ? Quant à la présence réelle du Christ dans l'eucharistie, certains religieux, comme le P. Nicolas Buttet, le fondateur de la fraternité Eucharistein, se demandent avec angoisse si nombre de prêtres croient à ce qu'ils disent, c'est-à-dire à ce qu'ils font, puisque pour eux dire c'est faire, faire advenir le corps et le sang du Christ sous les espèces, les apparences du pain et du vin consacrés.(dans Valeurs actuelles du 2 août 2020)

 « L'enfer est pavé de bonnes intentions » : (…) il est entendu désormais que nous ne distinguons plus le virtuel du réel, comment ne pas voir que cette campagne sanitaire relève directement de ces bonnes intentions qui pavent l'enfer (lequel, depuis six mois, doit se tordre de rire) ? Dans le même registre, « le diable dans un bénitier » (« "Se démener comme un diable dans un bénitier", s'agiter violemment », Littré) : le proverbe est devenu incompréhensible depuis que sur ordre de l'épiscopat, toujours au nom des bonnes intentions précitées, les bénitiers sont à sec. Les diables n'ont plus de violence à craindre, ils peuvent donc s'y prélasser à leur guise. Pour rester dans les proverbes d'enfer, « faire d'un diable deux » se disait jadis et mériterait de se redire, à l'heure où les politiques ne trouvent d'autres remèdes aux maux qu'ils ont créés que dans le redoublement de ces maux. Errare humanum est, perseverare diabolicum, et c'est bien le seul domaine où nous autres velléitaires aimons à persévérer. Le diable couinait son office.

 

dans Valeurs actuelles du 24 septembre 2020

Merci à EVR pour cet article.

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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 09:36

Prière et action ... De la part d'un abonné, une initiative.


" Devant la stupéfaction provoquée par les événements tragiques récents et compte tenu de la grave crise morale et spirituelle que traverse la France ( et de ses conséquences  socio-économiques), nous vous invitons vivement à participer à la neuvaine pour la France qui se déroulera du 15 au 23 novembre 2020.

Nous demanderons l'intercession de notre patronne secondaire Sainte Jeanne d'Arc dont nous fêtons cette année le centenaire de sa canonisation.

Elle s'articulera autour deux points :

1) Récitation quotidienne d'une dizaine de chapelet

2) Récitation chaque jour des litanies de Sainte Jeanne d'Arc.

Remplis de foi et pleins d'espérance dans le soutien de la Providence, nous comptons sur votre participation fervente ! ".

 

Prière pour la France - Litanies de Sainte Jeanne d'Arc - InfoCatho

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 23:35

sur KTO

à Frejus Toulon

à l'Abbaye du Barroux sous la forme dite extraordinaire

des propositions sur Facebook

ET vos propositions en commentaire...

 

 

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1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 11:27

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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 23:08

 

En se basant surtout sur la Sainte Ecriture, Saint Alphonse de Liguori dégage les principaux aspects de la prière en nous montrant sa nécessité, son efficacité et les conditions pour la réaliser.

« J'ai fait paraître divers ouvrages de spiritualité, mais j'estime n'avoir rien composé de plus utile que ce petit livre où je parle de la prière, indispensable et sûr moyen d'obtenir le salut éternel et les grâces requises à cet effet. Je n'en ai pas la possibilité, mais si je le pouvais, je voudrais imprimer autant d'exemplaires de ce petit livre qu'il se trouve de fidèles vivants sur cette terre et les distribuer à chacun d'eux, afin que chacun comprenne la nécessité où nous sommes tous de prier pour nous sauver. Je vous engage donc à le lire et le relire avec toute votre attention, non parce qu'il est le produit de mon esprit, mais un moyen offert par Dieu en faveur de votre salut. Dieu vous donne là un gage particulier de sa volonté de vous sauver. L'ayant lu, faites votre possible pour en amener d'autres à le lire. » (Saint Alphonse)

 
En vente ICI
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