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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 09:43

 

La légende noire sur les Borgia a la vie dure

Le prêtre et historien espagnol, Alberto Royo Mejía, tord le coup à la légende noire sur les Borgia, colportée notamment par Victor Hugo et Alexandre Dumas père, et qui ressort actuellement sur Canal+ (à grand renfort de publicité) :

A"Les plus récentes investigations publiées démontrent queLucrèce Borgia non seulement ne fut pas une épouse infidèle mais que jamais elle n’utilisa ni ne commanda d’utiliser un poignard, une épée, ni une arme quelconque. Elle n’utilisa pas non plus le mythique poison des Borgia (la cantarella). Mais plutôt, selon les termes de l’immortel historien anglais William Thomas Walsh, «Lucrèce […] de par l’histoire, les documents et les mémoires dignes de foi, était à son époque une des femmes les plus vertueuses et dignes de louange » (cf. Isabel La Cruzada, Espasa Calpe Argentina, 1945).

L’amour de la vérité exige d'être rigoureux et ouvert à toutes les possibilités que les faits et les raisonnements sains présentent à nos yeux. Pour cela nous allons réviser brièvement la vérité historique qui entoure Lucrèce et Alexandre VI. [...] Préfet de Rome, sous Sixte IV, il fut nommé légat du Pape, il réconcilia Henri IV de Castille avec sa soeur Isabelle (1472). Il réussit à chasser le Roi de France Charles VIII des États Pontificaux, et il s’allia ensuite avec Louis XII. En 1493 il promulgua une bulle fixant la « ligne alexandrine » qui détermina la division du Nouveau Monde entre la Castille et le Portugal. Il favorisa ses enfants (qu’il avait eus, violant la règle religieuse, avec Vanozza Catanei) et plus particulièrement César et Lucrèce.

On a tellement dit de choses sur Alexandre VI, et on a tellement calomnié sa mémoire, et celle de sa fille. Les calomnies commencèrent à toucher le grand public quand le radical et exalté Savonarole prêcha sa réforme morale que certains ont considérée comme précurseur du puritanisme protestant, et qu’il commença à crier par les rues que tous ceux qui suivaient le Pape était des ennemis du Christ, prophétisant à tous vents. « Je vous assure, in Verbo Domine, qu'Alexandre n’est absolument pas le Pape, et qu'il ne doit pas être traité comme tel », soutenait-il. Il alla jusqu'à prétendre qu’il avait acheté sa charge et qu’il ne croyait même pas en Dieu. Les gens simples se scandalisaient, mais la vérité est que malgré ses péchés personnels, la doctrine qu’Alexandre VI enseigna fut très fidèle à la Tradition et à la Révélation et même il manifestait une grande et tendre dévotion pour la Très Sainte Vierge. Il faut rappeler que nous sommes déjà à la Renaissance et que les luttes de pouvoirs se livraient non pas pour des motifs religieux mais pour de vils motifs matériels et humains. Les « familles », ou Maisons, assassinaient, calomniaient, corrompaient ou exilaient selon leurs besoins pour assurer ou augmenter leur pouvoir. C'est pourquoi les ennemis politiques de la Maison des Borgia [...] excitaient le peuple avec des histoires de simonie, d’immoralité et de corruption. Vices crédibles d’autant qu’ils étaient plus que fréquents à cette époque. Mais ce qui a été à l’origine des très graves et infamantes calomnies dirigés contre ses enfants César et Lucrèce, ce fut le fait d’avoir initié le plan de centralisation et d’unification de l’Italie, une action d’ailleurs en conformité avec l’Europe du moment. Cela signifiait, entre autre, en finir avec les noblesses et les pouvoirs corrompus qui opprimaient durement le peuple. C’est ainsi qu’agirent Louis XI en France, Henri VII en Angleterre, Isabelle et Ferdinand en Espagne. Pour avoir mis de l’ordre dans l'anarchie de la Renaissance, les nobles et les roitelets dépouillés n’ont rien trouvé de trop vil à dire contre le Pape et sa famille." (Source)

lu sur http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 09:34
L’on connaissait l’amour de Rubens pour les premiers plans. Dans ce magnifique auto-portrait de l’artiste avec Isabella Brant, sa première femme, il s’agit pour ainsi dire d’un plan unique, seulement dégagé sur la gauche de l’œuvre par une ligne d’horizon surplombée d’un ciel bleu, arrière-plan on ne peut plus discret qui donne néanmoins sa profondeur au tableau.   la suite...
(PNG)
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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 19:06

 

Car l’heure des saints vient toujours. Notre Eglise est l'Eglise des saints. 

Qui s'approche d'elle avec méfiance ne croit voir que des portes closes, des barrières et des guichets, une espèce de gendarmerie spirituelle.

Mais notre Eglise est l'Eglise des saints.

Pour être un saint, quel évêque ne donnerait son anneau, sa mitre, sa crosse, quel cardinal sa pourpre, quel pontife sa robe blanche, ses camériers, ses suisses et tout son temporel ?

Qui ne voudrait avoir la force de courir cette admirable aventure ?
Car la sainteté est une aventure, elle est même la seule aventure.

 Qui l'a une fois compris est entré au cour de la foi catholique, a senti tressaillir dans sa chair mortelle une autre terreur que celle de la mort, une espérance surhumaine.

Notre Eglise est l'Eglise des saints. 

Mais qui se met en peine des saints ? 
On voudrait qu'ils fussent des vieillards pleins d'expérience et de politique, et la plupart sont des enfants.
Or l'enfance est seule contre tous. 
Les malins haussent les épaules, sourient : quel saint eut beaucoup à se louer des gens d'Eglise ?

 Hé ! Que font ici les gens d'Eglise ! Pourquoi veut-on qu'ait accès aux plus héroïques des hommes tel ou tel qui s'assure que le royaume du ciel s'emporte comme un siège à l'Académie, en ménageant tout le monde ? 
Dieu n'a pas fait l'Eglise pour la prospérité des saints, mais pour qu'elle transmît leur mémoire, pour que ne fût pas perdu, avec le divin miracle, un torrent d'honneur et de poésie. 
Qu'une autre Eglise montre ses saints !

 La nôtre est l'Eglise des saints. 

A qui donneriez-vous à garder ce troupeau d'anges ?

La seule histoire, avec sa méthode sommaire, son réalisme étroit et dur, les eût brisés. 
Notre tradition catholique les emporte, sans les blesser, dans son rythme universel.
Saint Benoit avec son corbeau, saint François avec sa mandore et ses vers provençaux, Jeanne avec son épée, Vincent avec sa pauvre soutane, et la dernière venue, si étrange, si secrète, suppliciée par les entrepreneurs et les simoniaques, avec son incompréhensible sourire, Thérèse de l'Enfant Jésus.

Souhaiterait-on qu'ils eussent tous été, de leur vivant, mis en châsse ?
Assaillis d'épithètes ampoulées, salués à genoux, encensés ?
De telles gentillesses sont bonnes pour les chanoines.

Ils vécurent, ils souffrirent comme nous. 
Ils furent tentés comme nous.

Ils eurent leur pleine charge et plus d'un, sans la lâcher, se coucha dessous pour mourir.
Quiconque n'ose encore retenir de leur exemple la part sacrée, la part divine, y trouvera du moins la leçon de l'héroïsme et de l'honneur.
Mais qui ne rougirait de s'arrêter si tôt, de les laisser poursuivre seuls leur route immense ?

Qui voudrait perdre sa vie à ruminer le problème du mal, plutôt que de se jeter en avant ? Qui refusera de libérer la terre ?

Notre Eglise est l'Eglise des saints.

Tout ce grand appareil de sagesse, de force, de souple discipline, de magnificence et de majesté n'est rien de lui-même, si la charité ne l'anime.

Mais la médiocrité n'y cherche qu'une assurance solide contre les risques du divin. 
Qu'importe ! Le moindre petit garçon de nos catéchismes sait que la bénédiction de tous les homme d'Eglise ensemble n'apportera jamais la paix qu'aux âmes déjà prêtes à la recevoir, aux âmes de bonne volonté.

 Aucun rite ne dispense d'aimer.

Notre Eglise est l'Eglise des saints. 

Nulle part ailleurs on ne voudrait imaginer seulement telle aventure, et si humaine, d'une petite héroïne qui passe un jour tranquillement du bûcher de l'inquisiteur en Paradis, au nez de cent cinquante théologiens.
« Si nous sommes arrivés à ce point, écrivaient au pape les juges de Jeanne, que les devineresses vaticinant faussement au nom de Dieu, comme certaine femelle prise dans les limites du diocèse de Beauvais, soient mieux accueillies par la légèreté populaire que les pasteurs et les docteurs, c'en est fait, la religion va périr, la foi s'écroule, l'Eglise est foulée aux pieds, l'iniquité de Satan dominera le monde !...»
et voilà qu'un peu moins de cinq cents ans plus tard l'effigie de la devineresse est exposée à Saint-Pierre de Rome, il est vrai peinte en guerrière, sans tabard ni robe fendue !, et à cent pieds au-dessous d'elle, Jeanne aura pu voir un minuscule homme blanc, prosterné, qui était le pape lui-même.

Notre Eglise est l'Eglise des saints.

Du Pontife au gentil clergeon qui boit le vin des burettes, chacun sait qu'on ne trouve au calendrier qu'un très petit nombre d'abbés oratoires et de prélats diplomates.

Seul peut en douter tel ou tel bonhomme bien pensant, à gros ventre et à chaîne d'or, qui trouve que les saints courent trop vite, et souhaiterait d'entrer au paradis à petits pas, comme au banc d'ouvre, avec le curé son compère.

Notre Eglise est l'Eglise des saints. 

Nous respectons les services d'intendance, la prévôté, les majors et les cartographes, mais notre cour est avec les gens de l'avant, notre cour est avec ceux qui se font tuer.

Nul d'entre nous portant sa charge, (patrie, métier, famille), avec nos pauvres visages creusés par l'angoisse, nos mains dures, l'énorme ennui de la vie quotidienne, du pain de chaque jour à défendre, et l'honneur de nos maisons, nul d'entre nous n'aura jamais assez de théologie pour devenir seulement chanoine. Mais nous en savons assez pour devenir des saints.

Que d'autres administrent en paix le royaume de Dieu ! Nous avons déjà trop à faire d'arracher chaque heure du jour, une par une, à grand-peine, chaque heure de l'interminable jour, jusqu'à l'heure attendue, l'heure unique où Dieu daignera souffler sur sa créature exténuée, Ô Mort si fraîche, ô seul matin !

Que d'autres prennent soin du spirituel, argumentent, légifèrent : nous tenons le temporel à pleines mains, nous tenons à pleines mains le royaume temporel de Dieu.

Nous tenons l'héritage des saints

Car depuis que furent bénis avec nous la vigne et le blé, la pierre de nos seuils, le toit où nichent les colombes, nos pauvres lits pleins de songe et d'oubli, la route où grincent les chars, nos garçons au rire dur et nos filles qui pleurent au bord de la fontaine, depuis que Dieu lui-même nous visita, est-il rien en ce monde que nos saints n'aient dû reprendre, est-il rien qu'ils ne puissent donner ? ».

Georges Bernanos, Jeanne relapse et sainte,  Plon 1934,  

lu sur  http://saintsdefrance.canalblog.com/ 

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 18:51
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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 12:02

« Divina Insidia – Le Piège Divin » de Pascal Roussel

      Tandis que la terre est embarquée dans une course folle, et que des millions de gens peinent à survivre, la haute finance poursuit inexorablement et sûre de l’impunité, son objectif destructeur.

L’histoire qui vous est ici contée est d’une surprenante actualité. De plus, elle pourrait être plus vraie que la vérité si celle-ci était dévoilée. Anne Standfort journaliste de talent, est entraînée, sous couvert d’un livre à écrire pour un mystérieux et richissime inconnu, dans les couloirs sombres de l’étrange « planète financière ». Elle va être confrontée, souvent choquée, parfois horrifiée, à une conception des valeurs du bien et du mal qui lui est étrangère.
Tout comme le lecteur, elle va découvrir la naissance et le fonctionnement d’une banque centrale, jusqu’à la mise en place d’une future monnaie mondiale. Elle va prendre conscience du pouvoir occulte de certaines loges maçonniques et de certaines familles oligarchiques dont la puissance illimitée n’est connue que de quelques initiés.
Tentant désespérément de conserver son sang froid, elle évoluera entre une réalité dont elle ignorait tout et un imaginaire qui la stupéfie.
Ni elle, ni son mari, ni son jeune fils ne sortiront moralement indemnes de cette aventure haletante qui bouleversera leur vie.
Histoire d’argent ?
Affaire de spiritualité ?
Ce livre pose les questions essentielles.
Il encourage le lecteur à se les poser aussi. Et plus encore, à n’avoir de cesse de trouver les réponses.

L'auteur, Pascal Roussel, analyste au sein du Département des Risques Financiers de la Banque Européenne d’Investissement (BEI). Auteur spécialisé dans les questions relatives aux risques liés aux changes et aux monnaies, Pascal Roussel a posé au cours de sa carrière un regard aigu sur l’économie. Il est, en outre, rédacteur indépendant pour les Editions Romaines.

Vidéo : Les Editions Romaines ont eu le plaisir de recevoir Pascal Roussel à propos de son nouveau livre, Divina Insidia – Le Piège Divin .


Version électronique : 5.00€ (PDF – Termes et Conditions)

Livre physique : 18.00€ + 2.00€  de frais d’envoi (l’adresse de livraison sera demandée lors du paiement - Termes et Conditions)

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 15:17

       

(JPEG)Editorial : Se sauver seul ou avec les autres ?

Actualité

-  Un enjeu, un projet, une équipe : Introduction à l’éducation relationnelle et affective par l’art

-  Le collectif Jean Ousset

-  Feuille de route : L’amour humain, foyer du don

-  Sexologie et éducation à l’amour (extraits des écrits de Jean-Paul II)

Dossier : l’amour humain

-  La famille au cœur du combat de l’homme

-  Amour ou sexualisme

-  Le mystère de l’altérité homme-femme

-  Quand et comment parler de la sexualité à vos enfants

-  Le mariage un service public à redécouvrir

-  Doit-on encore parler de politique familiale ?

-  La théologie du corps

Culture

-  Apprendre à voir : Quand les artistes nous parlent d’amour

-  Expo Van Dongen, un certain style de femme

Chroniques

-  Remonter au singe après en être descendu ?

-  Eté 2011

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 23:54

 

   Le gala de réouverture du Bolchoï de Moscou sur ARTE ...    

Théâtre mythique de Moscou bâti en 1825, le Bolchoï (« grand », en Russe) rouvre ses porte près 6 ans de travaux. Après une vie tumultueuse –construit suite à l’incendie du précédent théâtre en 1805, il est à nouveau ravagé par un incendie en 1853, puis reconstruit à l’identique à 1856-, l’édifice, qui était à sa construction la seconde plus grande scène du monde après Le Scala de Milan est désormais remis à neuf : restauration minutieuse des boiseries, réhabilitation des fondations, modernisation de la machinerie…

 

A évènement d’exception, soirée d’exception : Angela Gheorgiu, Placido Domingo, Dmitri Hvorostovski, Natalie Dessay, Violeta Urmana, ainsi que les Etoiles, Solistes et Corps de ballet du Théâtre Bolchoï interprétent des extraits de pièces lyriques et chorégraphiques qui ont fait la célébrité du théâtre.

 

Au programme : des extraits des Fiançailles du couvent de Prokoviev, du Prince Igor de Borodin, de Iolanta de Tchaïkovski, extraits de Don Quichotte de Minkus, « Valse » de La Belle au bois dormant, extraits du Lac des cygnes de Tchaïkovski. Grâce à l’inventivité du metteur en scène Dmitri Tcherniakov, la soirée retrace un brillant récit de l’histoire du lieu. Des projections sur grand écran en fond de scène permettent un véritable voyage dans le temps, témoignant ainsi de l’époustouflante technique gagnée grâce à la rénovation. La direction musicale a été confiée à Vassily Sinaisky et la chorégraphie à Alexis Ratmansky, aujourd’hui en résidence à l’American Ballet de New York.

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 09:31
... au Parlement Européen
ICI

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 21:46
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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 21:14

 

dsk-barbe

Brassens est mort il y a 30 ans ...  Cliquez sur la photo ... 

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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 06:43

 

De quoi DSK est-il le nom ?
Damien Le Guay


De quoi Dominique Strauss-Kahn est-il le nom ? L’interrogation n’a-t-elle pas, de façon toute subliminale, déjà résonné à nos oreilles ? N’est-elle pas un écho de cette autre question lancée naguère par le philosophe Alain Badiou ? À dire vrai, question connexe que voici : « De quoi Sarkozy est-il le nom ? » Et, d’un coup, par ses deux interrogations réunies, voici sans doute révélée toute la problématique sous-jacente au propos de Damien Le Guay. De cette révélation, le jeune essayiste nous donne ici quelques bribes, lueurs infernales qui irradient la société dans toutes ses couches sociales, dans tous ses domaines d’action.

Si, par son action au Fond monétaire international, par l’idéologie politico-économique dont il est le vecteur et qui se confond avec les dévoiements de la véritable pensée libérale en la matière, par son comportement et, d’une manière, par ce qui transpire de toutes les fibres de son être, DSK est un symptôme, c’est qu’il renvoie à une maladie.

Comme un médecin généraliste, l’auteur nous livre en l’espèce un diagnostic lucide : ce sont les tares engendrées par les idées libéral-libertaires ânonnées dans les cortèges de la révolution de Mai 68, leurs avatars successifs depuis lors qui se voient comme récapitulés dans la personne de Strauss-Kahn, dont, après le président du Conseil Joseph Laniel, un nouveau Mauriac aurait pu écrire que ce bonhomme là, en sa dégaine, en son sans-gêne, du même pas, nous promène son pesant de lingots.

Damien Le Guay doit-il demeurer généraliste ? C’est tout le corps social qui est malade — grand corps malade abîmé de s’être laissé gangrener depuis quarante ans par tous les idéologues de pacotille (et cela va du corps [le corps, oui, toujours le corps] enseignant au clerc dévoyé frotté de freudo-marxisme) qui l’ont évertué à troquer l’antique et contrit Je m’accuse par le névrotique : Mon Père, je Marcuse.

Si doit-on, dès lors, se faire chirurgien, d’aucuns répondront que c’est là l’œuvre du politique. Mais, pour affiner son scalpel, tenir ferme et précis son bistouri, ce dernier a aussi besoin de spécialistes. Poursuivant son internat, Damien Le Guay pourra se reporter aux analyses d’un Jean-Pierre Le Goff (La Gauche à l’épreuve, Tempus/Perrin), plus encore à celles d’un Jean-Claude Michéa (Le complexe d'Orphée : La gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès, Climats), spécialiste du socialisme, qui montre que Mme Parisot, la patronne du Medef, a levé le masque : le capitalisme, aujourd’hui, a bel et bien partie liée avec l’hyper-libéralisme décliné à toutes sauces.

En conséquence, de quoi DSK est-il le nom ? D’une posture de rassurant dévot de la matière, d’adorateur du Veau d’or fustigé avant-guerre par Bergson, d’une imposture qui veut nous faire accroire que de, nos jours, le social ne se réalise plus que dans une seule vertu, la vertu capital. À travers l’affaire DSK, est-ce la morale qui pousse ses derniers râles ? S’il en est ainsi, alors, tout bien pesé, à la fin de son cours, à l’adresse de ses étudiants d’HEC, Damien Le Guay, du haut de sa chaire, n’aura peut-être bientôt plus qu’à lancer : « Prenez garde ! Prenez garde qu’à l’avenir, de DSK, nul ne puisse dire un jour que vous êtes le nouveau nom… »

Hubert de Champris, sur http://www.libertepolitique.com

L'Oeuvre 2011, 19 €

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 13:08

 

A

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 08:05

 

D

François-Georges Dreyfus est décédé le 24 septembre à l’âge de 83 ans. Historien français, agrégé et professeur dhistoire et de science politique à luniversité de Strasbourg, il a été directeur de lInstitut détudes politiques (1969-1980), 
» suite              lu ici 

 

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 21:43

 

Compagnons recto St germain copie

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 18:33

   Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire , c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.

Jean  Jaurès,   juillet 1903

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 22:33


" Dans son essai Être consommé, William Cavanaugh a pour sa part bien résumé le problème. Li Chunmei, une Chinoise de 19 ans, est morte après avoir travaillé sans interruption 16 heures par jour pendant 60 jours d’affilée, à fabriquer des peluches pour les enfants des pays « développés » : « Nous achetons. Ils meurent. Y a-t-il une relation entre les deux ? ». Bien sûr: « Nous sommes invités à acheter des produits qui apparaissent miraculeusement sur les rayons des magasins, sans nous interroger sur leurs origines.» Tandis que le rasoir à 5 lames évince le rasoir à 4, 3 ou 2 lames, des gens souffrent de la manière dont ces affaires sont fabriquées et distribuées. La mythologie commerciale des marques, du besoin indéfini de nouveaux produits, cache des coulisses autrement moins confortables. Et pourtant, interroge Cavanaugh : « Qui d’entre nous choisirait consciemment de faire travailler autrui jusqu’à en mourir pour garantir le bas prix des choses qu’on achète ? ». Nous sommes partie prenante d’une telle économie, explique-t-il, parce que nous sommes « détachés » des producteurs par ce système. Le « libre marché » rend-il vraiment libre ? Toutes proportions gardées, la crise des agriculteurs en France, dont nous parlions dans le dernier numéro, relève du même système. Et les gens qui jettent la nourriture sont aussi partie prenante de ce systèmeL’individualisme et l’hédonisme matérialiste de la société de consommation détruisent les liens entre les êtres. À tel point qu’avec les biens matériels qu’on gaspille et jette ainsi sans discernement, au mépris de ceux qui les ont produits, ce sont les êtres humains eux-mêmes qu’on commence à mettre au rebut dès leur commencement (embryons surnuméraires) ou à leur crépuscule (euthanasie). Il serait temps enfin d’entendre l’alarme du Saint-Père. Funeste société de consommation ! "

Extrait d'un article de Jean-Michel Beaussant dans L'Homme nouveau  qui a dépassé son 1500e numéro.

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 20:10

 

... Chaque visiteur faisait connaître son blog

à 10 de ses amis ou relations


 

Et le nombre de visiteurs était multiplié par 100.

Et en plus ils s'abonnaient tous à la newsletter gratuite.

Et çà l'encourageait à continuer ...

N'était-ce qu'un rêve ???

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 19:50

 

A partir du 23 octobre 2011
Location ouverte
Le Journal d'un curé de campagne
de Georges Bernanos
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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 17:26

Le grand silence

tout sauf un documentaire : c'est une expérience unique.La communauté de la Grande chartreuse, dans les Alpes, est un siège monacal de premier ordre, ou l'ascèse est le…

Amour et silence

Amour et silence

Amour et Silence tire son prix autant de sa justesse de ton que de la richesse de son…

Saint-benoît labre

Ballotté de nouveau entre la chartreuse et la Trappe, il est forcé de s'adresser enfin à Sept-Fonts, où ses scrupules, ses…

Bruno

Bruno

Si ma vie et mon oeuvre vous interesse, suivez moi au desert de chartreuse… …

Chartreuse

Chartreuse

An 1084. Sept hommes bâtissent un petit ermitage au coeur d'une épaisse forêt du massif de la chartreuse dans les Alpes du Nord. En ce lieu sauvage et retiré, par des vies…

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 16:57

 

Face à la virtualité, redécouvrir le silence et la solitude

Extraits de l'homélie de Benoît XVI, hier, lors des vêpres à la chartreuse. Après avoir parlé du silence et de la solitude :

"Le progrès technique, en particulier dans le domaine des transports et de la communication, a rendu la vie humaine plus confortable, mais aussi plus agitée, parfois convulsive. Les villes sont presque toujours bruyantes: rarement on y est dans le silence, parce que le bruit de fond est toujours présent, dans certaines zones même la nuit. Dans les dernières décennies, ensuite, le développement des media a développé et amplifié un phénomène qui se profilait déjà dans les années soixante: la virtualité, qui risque de dominer la réalité. De plus en plus, même sans s'en rendre compte, les gens sont plongés dans le monde virtuel, en raison de messages audiovisuels qui accompagnent leur vie, du matin au soir. Les plus jeunes qui sont déjà nés dans cette condition, semblent vouloir remplir de musique et d'images chaque instant vide, comme par peur de resentir, justement, ce vide. C'est une tendance qui a toujours existé, surtout parmi les jeunes et dans les contextes urbains les plus développés, mais aujourd'hui elle a atteint un niveau tel qu'on parle de mutation anthropologique. Certaines personnes ne sont plus capables de rester longtemps dans le silence et la solitude.

J'ai voulu mentionner cette circonstance socio-culturelle, car elle souligne le charisme spécifique de la Chartreuse, comme un don précieux pour l'Eglise et le monde, un don qui contient un message profond pour notre vie et pour l'humanité toute entière. Je résumerais ainsi: en se retirant dans le silence et la solitude, l'homme, pour ainsi dire, s'«expose» au réel dans sa nudité, s'expose à ce «vide» apparent que j'ai mentionné avant, pour expérimenter au contraire la Plénitude, la présence de Dieu, de la Réalité la plus réelle qui soit, et qui est au-delà des dimensions sensibles. C'est une présence perceptible dans chaque créature: dans l'air que nous respirons, dans la lumière que nous voyons et qui nous réchauffe, dans l'herbe, dans les pierres ... Dieu, Creator omnium, traverse toute chose, mais il est au-delà, et justement pour cela, il est le fondement de tout. Le moine, en laissant tout, pour ainsi dire «risque»: il s'expose à la solitude et au silence pour ne rien vivre d'autre que de l'essentiel, et justement en vivant de cet essentiel, il trouve aussi une profonde communion avec ses frères, avec tout homme."

Michel Janva ici Lien permanent

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 15:19


ALe curé de la paroisse du Sacré Coeur à Bourg-en-Bresse, l'abbé François Rineau, 50 ans, a descendu en rappel l'église, avant de lancer une souscription auprès de la population pour sa rénovation.

Le prêtre espère ainsi "attirer l'attention" du public sur la dégradation de l'église et la nécessité de travaux pour un montant de 210 000 euros.

"La basilique a 70 ans seulement mais a subi des dégradations en maçonnerie-zinguerie, avec la pénétration d'eau dans les murs".

Ayant été construit après 1905, l'édifice est à la charge intégrale de l'Eglise.

Michel Janva  Lien permanent

P.S. : on peut aider en écrivant ici....    sacrecoeur.bourg@gmail.com

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 08:29

 

Même les singes et les macaques rejettent les idéologues du gender

Extrait de Courrier international n° 1090 du 22 sept. 2011:

S"C’est dans le choix des jouets que la différenciation des sexes est le plus marquée, explique Lise Eliot. Les garçons poussent des voitures, les filles des poussettes. On le constate même chez les primates. Dans une étude de 2002, des chercheurs ont donné deux jouets typiquement masculins (une voiture de police et un ballon), deux jouets typiquement féminins (une poupée et une casserole) et deux jouets non sexués (un livre d’images et un animal en peluche) à 44 singes vervets mâles et 44 femelles. Les singes n’avaient jamais vu ces objets auparavant et, de toute évidence, ils ignoraient leurs connotations. Résultat ? Si les mâles et les femelles ont été attirés de la même manière par les objets neutres, les mâles se sont mis à tourner autour des jouets de garçons, tandis que les femelles se sont intéressées à la poupée et – grrr ! – à la casserole. Hasard ? Peut-être mais, six ans plus tard, un deuxième groupe de chercheurs a obtenu un résultat identique avec des macaques rhésus."

Michel Janva ici  

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 23:56

 

Il y a une bonne raison pour parler d’humour anglais, même si leur humour vient de l’humeur française.

  Je vous parlais ici du mot amour qui n’est pas d’origine française mais occitane, le mot latin “amor” ayant évolué en “ameur” en français. Et bien c’est à peu près la même chose avec l’étymologie de l’humour !

En 1643 Corneille utilisait parfois le mot “humeur” dans un sens proche de celui qu’on donne aujourd’hui à “humour” : “Cet homme a de l’humeur1. Mais c’est au courant du XVIIIème siècle que nous avons emprunté aux Anglais le mot “humour, adopté tel quel par le français, avec le sens d’une forme d’esprit empreinte d’ironie, à la fois plaisante et sérieuse. On parle alors d’humour anglais.

L'humour anglo-saxon

C’est un juste retour à l’envoyeur, puisque l’humour anglais a tout logiquement pour étymologie l’humeurfrançaise. Ce dernier mot, du latin humor (eau, fluide…), désignait initialement les liquides présents dans les organismes vivants (sang, salive, bile, etc.) puis un état de caractère ou de tempérament d’une personne. En effet, on pensait avant, que les variations de l’humeur étaient dues au fluides corporels (exemple de la bile).

Le mot anglais humour multiplie ainsi les sens, se traduisant en français par “humour” ou “humeur” selon les cas.

Sources : Trésor de la langue française (articles “humour” et “humeur”)
Illustration : extrait de la couverture de L’humour anglo-saxon (éditions Langues pour tous) 
  1. Pierre Corneille, La Suite du menteurLire l’extrait sur Google Books []                                                   lu ici  http://www.anecdote-du-jour.com
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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 21:39
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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 21:37

 

" Nous n'avons pas besoin d'une religion qui ait raison là où nous avons déjà raison. Ce 

dont nous avons besoin, c'est d'une religion qui ait raison lorsque nous avons tort. "

L'Eglise catholique et la conversion

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